Définition
La chrétienté est l’espace territorial où l’Évangile imprègne la culture, les institutions et les structures sociales.
Structuration tripartite
La chrétienté médiévale était composée de trois grands corps s’articulant de manière symbiotique : le clergé qui guidait les âmes vers leur salut, maintenait la salubrité morale de la société et supervisait les œuvres de charité, la noblesse d’épée qui protégeait la société et assurait le pouvoir temporel, et enfin le tiers état – paysans et artisans – qui pourvoyait aux besoins matériels de l’ensemble.
Faire société sous l’autorité de Dieu et du droit naturel
La chrétienté reconnaît un ordre naturel régissant le cosmos et, par conséquent, l’homme. Cette observation l’amène à reconnaître la triple nature de l’homme : sociale, raisonnée et spirituelle, ainsi que son aspiration à la survie et au bien. Dès lors, pour la chrétienté, le droit devrait être la simple traduction juridique de cet ordre intrasèque (“droit naturel”, stable), et non pas la simple volonté de ceux qui ont le pouvoir de légiférer (“droit positif”, changeant).
Les humains sont égaux en ce qu’ils sont pareillement créés et aimés par Dieu. Mais, dans leur nature, tous les hommes sont inégaux en force, en esprit et en capacité. Ainsi, occupent-ils des positions différentes dans la société. Comme pour l’Église, la société est un corps formé de nombreux membres, tous différents, mais tous nécessaires les uns aux autres et soucieux du bien de l’ensemble. Chacun reçoit sa position de Dieu.
Ici, le rôle de l’Église est multiple : rappeler aux dirigeants qu’ils sont, comme elle, les dépositaires et les serviteurs d’une autorité supérieure, enseigner au peuple la soumission au droit naturel, à l’autorité et à Dieu, rappeler le strict devoir des favorisés de donner leur superflu aux indigents pour sauver leur âme. Elle remplie également un rôle central d’assistance spirituelle en invitant les pauvres à offrir leur condition en action de grâce, et d’assistance matérielle par le biais de ses auspices et innombrables œuvres de charité. Elle-même s’offre en modèle à tous, en conjuguant autorité ecclésiale, vœu de pauvreté et bonnes œuvres.
« Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l’autorité se rebelle contre l’ordre établi par Dieu. Or, les rebellent attirent sur eux-mêmes la condamnation. […] Aussi doit-on se soumettre non seulement par crainte du châtiment, mais par conscience. […] Rendez à chacun ce qui lui est dû : à qui l’impôt, l’impôt ; à qui les taxes, les taxes ; à qui la crainte, la crainte ; à qui l’honneur, l’honneur. » (Rm 13, 1-7)
Les hommes seront jugés selon leurs actes et proportionnellement aux avantages qu’ils ont reçu.
« Prêtez l’oreille, vous qui dominez sur la multitude, qui vous enorgueillissez de foules de nations, car la puissance vous a été donnée par Dieu et la force par le Très-Haut, qui examinera vos œuvres et sondera vos pensées. Si donc, étant serviteurs de son royaume, vous n’avez pas jugé équitablement, ni observé la loi, ni suivit la volonté de Dieu, il fondra sur vous d’une manière effroyable et rapide. Car le jugement sera sévère pour les gens haut placés ; les petits sont traités avec miséricorde ; mais les puissants seront examinés puissamment. Dieu, en effet, n’exceptera personne et n’aura égard à aucune grandeur, car c’est Dieu qui a fait les petits et les grands, et de tous il prend un soin pareil ; mais les plus grands sont menacés d’un plus grand châtiment. » (Sg 6, 2-8)
Cette proportionnalité est réaffirmée par Saint Françoise d’Assise, dans sa Lettre aux chefs des peuples.
La haine des fonctions dirigeantes n’a pas de sens.
Jésus : « Je n’ai aucun parti pris contre les puissants. » (Valtorta 113 .3)
La tentation de la rébellion est donc expressément interdite ; notamment parce que le vol est interdit par le 8ème commandement du Décalogue et que les conflits sont contraire au commandement d’Amour et engendrent de plus grands malheurs encore. De plus, l’homme n’a pas à se faire justice lui-même. Dans l’épreuve, il doit s’en remettre à Dieu dans la prière. En somme, Robin des Bois n’est pas un héros catholique. Joker (qui combat l’injustice par le crime) non plus n’est pas cool comme essaie de nous le faire avaler le journal “catholique” en ligne Aleitia.
Jésus Christ : « il n’est permis à personne de s’ériger en juge pour un frère, et encore moins en justicier. Un seul est Juge : Dieu. » (Valtorta, 606.13)
Toutefois, « si les ordonnances des législateurs et des princes sanctionnent ou commandent quelque chose de contraire à la loi divine ou naturelle, la dignité du nom ‘chrétien’, le devoir et le précepte apostolique proclament qu’il faut obéir “à Dieu plutôt qu’aux hommes” (Ac 5, 29) » [pape Saint Léon XIII, Encyclique Quod Apostolici Muneris, Sur les erreurs modernes, 1878].
Cette vision de la vie sociale a été bouleversé, à partir de la Renaissance (16ème siècle) avec l’émergence du relativisme philosophique et de l’athéisme. En effet, dès que les travailleurs se croient aussi compétents que ceux qui les gouvernent et cessent de croire tant à la vie après la mort qu’au jugement de Dieu, ils cherchent à s’emparer du pouvoir par la révolte et la violence afin d’améliorer leur présente condition matérielle à laquelle ils ramènent la totalité de leur existence.
Cette lutte des classes s’est intensifiée avec l’envolée énergétique (charbon, vapeur, mines) et industrielle. En effet, l’enjeu du conflit était la possession des moyens de production et leur formidable puissance technique permettant de dominer le monde.
« Il fallut du temps et de l’expérience avant que les travailleurs apprennent à faire la distinction entre les machines elles-mêmes et la manière dont elles sont utilisées par le capital ; et qu’ils dirigent leurs attaques non contre les instruments matériels de production, mais contre la forme sociale particulière dans laquelle ils sont utilisés » (Marx, Le Capital, Critique de l’économie politique, Livre premier, Le développement de la production capitaliste, section IV : la production de la plus-value relative, chapitre XV : Machinisme et grande industrie, V : Lutte entre travailleur et machine, 1867.)
Tout comme le capitalisme, le marxisme est une idéologie matérialiste glorifiant technique, industrie et science. Leurs points de désaccord concernent la possession, la régulation et la répartition (par le marché ou l’État) des outils, des productions et des bénéfices.
Aujourd’hui, la chrétienté est l’alternative sainte au marxisme et au libéralisme.
Les fruits de la chrétienté
Artisanats, architecture, arts…
Aujourd’hui, lorsqu’on visite une ville française on se dirige spontanément vers ses quartiers les plus anciens. Car, construit au Moyen Âge, par des artisans qui avaient le souci du bien, du beau et du vrai nous on légué un patrimoine empreint de foi, incomparablement plus beau que les bâtiments modernes, les préfabriqués à bas-coûts, les centres commerciaux ou les zones industrielles qui ceinturent nos agglomérations. La moindre chapelle romane est plus belle que l’intégralité des constructions modernes.
« Pauvre Europe ! Retourne à ton Seigneur Jésus Christ ! Là est ta source pour tout ce que tu portes de plus beau. » (Bienheureux Karl Leisner ; 1915-1945)
Musique sacrée de Sainte Hildegarde de Bingen.
Si on reconnaît un arbre à ses fruits, la Chrétienté fut certainement l’ère qui apporta le plus d’âmes au Ciel.
Les fêtes saintes rythmaient, avec les saisons, la vie de la société. Aujourd’hui encore, le calendrier agricole est jalonné de dictons mémnotechniques en lien avec les jours des Saints (ex pour le 25 novembre : “À la Sainte Catherine, tout bois prend racine”).
Dieu et la France
La France est la fille aînée de l’Église et l’éducatrice des peuples (pape Saint Jean-Paul II, 1er juin 1980, Bourget, France).
Les trois Saintes Marie (Marie Jacobé de Cléophas, femme d’Alphée et mère des cousins germains de Jésus ; Marie Madeleine ; Marie Salomé, femme de Zébédée et mère de Jacques de Zébédée et de l’évangéliste Jean de Zébédée) et Lazare sont venus en France et y ont fini leurs jours.
Marie est la Reine et la Sainte patrone de la France.
« Le royaume de France est le royaume de Marie. » (Pape Pie XI, 22 mars 1922)
Avec plus de 3000 manifestations mariales, la France est, de loin, le pays le plus visité par la Sainte Vierge. Elle donna plusieurs messages en ce sens à Jeanne-Louise Ramonet (à Kerizinen) :
Le 27 décembre 1947 : « Ô France que J’aime entre toutes les nations, ô France que Je voudrais sauver, pourquoi restes-tu sourde à mes appels ? Préfères-tu voir tes champs devenir un champ de bataille, ta terre piétinée par des adversaires, ne laissant derrière eux que cadavres et sol rougi ? Préfères-tu voir tes villes détruites, anéanties, englouties ? Ô France, ta vie est en danger. Je ne puis te sauver sans toi. Je trouve bien de ces âmes ardentes qui prient et se sanctifient selon mes demandes et mes désirs : avec elles Je puis encore espérer ton salut. Mais tes fautes sont si graves, tes péchés sont si lourds, surtout tes péchés contre la pureté, qu’il faut que tous prient, prient toujours et sans se lasser ! »
Le 29 mai 1948 : « Je descends pour relever et sauver la France… Le temps n’est plus lointain où la France, ma nation préférée, recouvrera son vrai et clair visage… Dans quelque temps, Je lui donnerai un grand chef, un roi. Elle connaîtra alors un tel redressement que son influence spirituelle sera prépondérante dans l’univers. Mais Je descends surtout pour vos âmes, pour les pécheurs. C’est par la Bretagne, qui m’est restée le plus fidèle, que Je veux rechristianiser la France qui, revenue au Christ, revêtira un caractère tellement religieux qu’elle redeviendra la lumière des peuples païens. »
En 1952 : « Je couvrirai de ma protection ces terres bretonnes d’où doit surgir une France nouvelle, une France chrétienne gouvernée par ce grand monarque, envoyé spécial de Dieu, défenseur de l’Eglise et de la liberté. Sous son règne, toute justice sera rendue. »
La Vierge Marie parle du “caractère du Français” qui “veut tout savoir avant d’apprendre et tout comprendre avant de savoir” (9ème apparition de Pellevoisin, 9 septembre 1876).
En plus de la Vierge Marie, la France a deux patronnes secondaires :
- Sainte Jeanne d’Arc (nommée par Pie XI, le 2 mars 1922)
- Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (nommée par Pie XII, le 3 mai 1944)
Ne pas confondre : La France est catholique. La république est maçonique. (D’où l’expression des “deux France“.) Rappelons-nous que des milliers de prêtres non jureurs moururent en martyrs.
7 mystiques bretones et normandes reçurent le même message prophétique du retour d’un grand Roi catholique, descendant de Saint Louis :
- Mère Yvonne Aimée à Malestroit
- Soeur Claire Ferchaud à Loublande
- Jeanne-Louise Ramonet à Kérizinen
- Jacqueline Aubry à L’île Bouchard
- Marie Julie Jeahenny à La Fraudais
- Marie Martel à Tilly sur Seules
- Soeur Olive Marie du Christ Roi à Plogoff
Prière pour la France (dictée par Jésus-Christ à Marcel Van en 1945)
Seigneur Jésus, aie compassion de la France,
daigne l’étreindre dans ton Amour
et lui en montrer toute la tendresse.
Fais que, remplie d’Amour pour toi,
elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre.
Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester à jamais fidèles
et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout l’univers.
Amen.
Jésus à Marcel Van : « Ô mon enfant, dis aux Français que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon cœur brûlant d’amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter. Quant à toi, mon enfant, je veux que tu la récites aussi mais tu la réciteras également en français (ton directeur y pourvoira) ; car j’ai voulu, ô ma petite fleur, que dès le début de ta croissance, tu sois orienté par la petite fleur de France, vers le soleil de mon Amour. »
Vive le Christ qui aime les Francs !