Dieu existe-t-il ?

La vérité est une.
Elle est éternelle et universelle.
Elle nous précède et nous englobe tous.

Il y a deux manières de la découvrir :

  • Par l’exercice de la raison naturelle (à travers l’observation de l’existant et la philosophie notamment) dont tous les hommes sont dotés.
  • Par la Révélation judéo-chrétienne à travers laquelle Dieu nous communique des pans supplémentaires et essentiels de la vérité que la raison naturelle n’aurait pas pu découvrir seule, mais qu’elle peut comprendre une fois reçus.

Raison et Révélation ne s’opposent aucunement ; venant d’une même source et contemplant la même vérité unique, elles s’épousent harmonieusement.

Cet article fait partie d’un dossier composé de 3 parties successives :

  1. Dieu existe-t-il ?
  2. Qui est Jésus ?
  3. Qu’est-ce que Jésus nous révèle ?

Dans cette première partie (« Dieu existe-t-il ? »), nous n’aurons recours qu’à la raison naturelle, par l’observation de l’existant et par la philosophie.

Si Dieu n’existe pas et qu’il n’a pas de projet éternel pour nous, alors notre propre existence est vaine. La question est donc de taille et mérite qu’on s’y attarde.

La définition minimale de Dieu

Si Dieu existe, il devrait au moins être, par définition :

  • à l’origine de tout ce qui est,

et donc être :

  • non temporel,
  • non spatial,
  • non matériel.

Les différentes approches logiques

L’exercice de la raison naturelle nous permet d’appréhender la question Dieu existe-t-il ? par de multiples raisonnements logiques indépendants. Les voici :

L’approche cosmologique (Kalam)

En résumé

L’approche cosmologique (aussi appelée « argument cosmologique du Kalam ») observe que :

  1. Tout ce qui a commencé à exister (y compris en physique quantique) a été produit par une cause de son existence extérieure à lui-même ;
  2. L’univers désigne la totalité de l’espace-temps et de la réalité matérielle (cela inclus les multivers, s’ils existent) ;
  3. Or, il est possible de savoir de manière certaine, par la logique et par la science, que l’univers a commencé d’exister (nous entendons par commencer d’exister : « X commence d’exister à T si X existe à l’instant T et que T est le premier instant où X existe ».) ;
  4. Donc, l’univers a été produit par une cause première extérieure à lui-même et à ses lois ; cette cause est ni temporelle, ni spatiale, ni matérielle, et est infiniment puissante et dotée d’intelligence et de volonté ;
  5. Les caractéristiques de cette cause première, incausée et à l’origine de tout et extérieure au tout et à ses lois, correspond à la définition minimale de Dieu.

Précisons que cette cause première ne peut pas :

  •  être cause d’elle-même, car la notion de cause de soi implique d’exister avant d’exister.
  • être issue du néant, car le néant n’a pas de pouvoir causal.

→ Frédéric Guillaud développe ce point en vidéo

La logique prouve que l’univers a commencé d’exister

La logique nous montre qu’il est impossible qu’une infinité d’événements nous aient réellement précédés avant d’atteindre l’instant présent.

En effet, si l’univers était éternel, cela impliquerait que son passé soit infini. Or, un processus qui n’a pas de commencement ne peut pas aboutir quelque part. Par exemple, il n’est pas possible de franchir une ligne d’arrivée après avoir couru un nombre infini de kilomètres. Ainsi, puisque notre univers abouti à l’instant présent, son passé n’est pas infini ; l’univers a donc un début.

L’exemple des feuilles numérotées :

Supposons qu’un passé infini soit possible. Il serait alors possible de construire un scénario où une infinité de personnes se passeraient l’une après l’autre une feuille de papier depuis toujours, tous les 1ers janvier de chaque année. Les personnes sont numérotées à partir d’aujourd’hui (0, -1, -2, -3…), en remontant jusque dans l’abysse d’un passé infini. La personne numérotée 0 a reçu le papier de son prédécesseur (le -1, donc) le 1er janvier 2023. Le -1 a reçu le papier de son prédécesseur, le -2, le 1er janvier 2022, etc., depuis un passé infini. Chaque personne recevant un papier de son prédécesseur.
Maintenant, ajoutons la consigne suivante : si le papier que la personne reçoit a déjà un numéro dessus, il ne fait rien et se contente de passer le papier à son successeur (le 1er janvier de l’année suivante). Mais si le papier que la personne reçoit est vierge, la personne en question écrit un numéro dessus puis le passe à son successeur (le 1er janvier de l’année suivante).

Question : quel sera le numéro sur le papier le 1er janvier 2023 ?

Là, on ne peut obtenir qu’une contradiction formelle :

  • D’une part, on sait que le papier doit forcément contenir un numéro, puisque si son prédécesseur l’avait reçu vierge, il aurait dû écrire un numéro dessus.
  • Mais, d’autre part, personne n’a pu écrire de numéro sur le papier, car où que l’on se situe dans la chaîne de personnes, tout prédécesseur aurait déjà donné un papier avec un numéro.

Comme ceci est valable quelle que soit la personne, il s’ensuit qu’aucune personne n’a pu écrire de numéro sur le papier. Nous obtenons alors la conclusion absurde où l’on sait à la fois qu’il doit y avoir un numéro sur le papier, mais que personne n’a pu l’écrire ; ce qui est impossible. L’hypothèse du passé infini est donc impossible d’un point de vue logique.

Il faut nécessairement une cause incausée qui puisse être à l’origine de l’existence et permettre la succession de causes ultérieures.

L’exemple des wagons :

Prenons l’exemple de wagons reliés les uns aux autres. Expliquer le mouvement d’un wagon par le mouvement d’un wagon précédent (et ainsi de suite, jusqu’à l’infini) ne fait que décaler la cause. Il nous faut postuler l’existence d’un premier élément initial mettant en mouvement les autres à sa suite : la locomotive. Ceci est vrai pour toute série causale. Il faut donc en conclure qu’il existe nécessairement une cause première à l’origine de tout.

→ Frédéric Guillaud, Ab initio de nihilo : un essai de reformulation de l’argument cosmologique (2019)

La science prouve que l’univers a commencé d’exister

La science nous montre de plusieurs manières qu’il est impossible que l’univers soit éternel :

Grâce au deuxième principe de la thermodynamique selon laquelle l’entropie tend à s’accroître dans un système isolé. Ainsi, l’univers s’achemine vers un état d’équilibre ayant une température proche du zéro absolu (en brûlant tout son énergie mécanique) et sa mort thermique. Autrement dit, si l’univers existait depuis un temps infini, il aurait déjà brûlé toute son énergie et serait thermiquement mort depuis un temps infini.

Grâce à la découverte du rayonnement électromagnétique du fond diffus cosmologique (à partir de 1964), confirmant la réalité du « big bang » et le modèle standard de la cosmologie (Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker).

Grâce au théorème de Borde-Guth-Vilenkin (à partir de 2003), démontrant qu’un univers qui est, en moyenne, en expansion tout au long de son histoire à nécessairement un début dans le temps et l’espace.

Les constantes physiques fondamentales et le réglage fin de l’univers

Depuis peu, nous savons que les constantes physiques fondamentales (une trentaine) et le rapport entre les forces au sein de l’univers (la force de gravitation, l’interaction électromagnétique, les interactions nucléaires forte et faible, etc.) durent avoir des valeurs numériques extrêmement précises pour permettre l’apparition de la vie. On parle ici de réglage ou d’ajustement fin (fine tuning). Si une seule de ces valeurs numériques avait été très légèrement différente, nous ne serions pas là pour en parler.

Le cosmologiste et astrophysicien Martin J. Rees, dans son livre Just Six Numbers: The Deep Forces That Shape the Universe, liste 6 constantes physiques sans dimensions essentielles possédant un réglage fin :

  1. N : Le rapport de la force électromagnétique à la force gravitationnelle entre une paire de protons.
  2. Epsilon (ε) : La mesure de l’efficacité nucléaire de la fusion de l’hydrogène à l’hélium.
  3. Oméga (Ω) : Le paramètre de densité, donnant l’importance relative de la gravité et de l’énergie d’expansion dans l’univers.
  4. Lambda (Λ) : La constante cosmologique, donnant un rapport de la densité d’énergie noire à la densité d’énergie critique de l’univers.
  5. Q : Le rapport de l’énergie gravitationnelle nécessaire pour séparer une grande galaxie à l’équivalent énergétique de sa masse.
  6. D : Les 3 dimensions spatiales visibles dans l’espace-temps.

En donnant des valeurs complètement aléatoires aux constantes fondamentales, il n’y aurait qu’une chance sur 10²²⁹ (soit le chiffre 1 suivi de 229 zéros) pour que l’Univers puisse contenir des étoiles.

Face à une telle profusion d’heureuses coïncidences en faveur de la vie, certains scientifiques ont dû construire la théorie des "univers parallèles" ou "univers multiples" (multivers) pour préserver leur conviction athée du parfait hasard. Selon leur théorie, quelque chose produirait continuellement des milliards de milliards d’univers hasardeux et, au petit bonheur la chance, certains, comme le nôtre, réuniraient l’ensemble des conditions requises pour permettre à la vie d’émerger. Or, cette théorie incroyablement complexe, motivée par la seule négation de Dieu, est aux antipodes du principe de parcimonie. Pour rappel, le principe de parcimonie (ou rasoir d’Ockham) souligne que plus une explication est complexe, plus elle nécessite la vérification de nombreuses hypothèses pour être vraie. Or, il est, en général, moins probable que l’on parvienne à vérifier un grand nombre d’hypothèses qu’un petit nombre d’hypothèses. Ainsi, dans une situation d’incertitude et lorsque l’on dispose de peu d’indices, l’explication la plus simple (ici celle d’un univers parfait créé par Dieu) a bien plus de chance de donner un résultat acceptable qu’une explication infiniment plus complexe (ici celle d’une infinité d’univers hasardeux).

L’existence d’obligations morales objectives

L’absence d’obligations morales chez les animaux

Les animaux n’ont pas d’obligations morales les uns envers les autres. En effet, dans le règne animal, il n’existe ni « meurtre » ni « vol ». Un ours qui pêche un saumon ne commet pas de meurtre, tout comme un rapace qui se saisit d’un lapin ne le vole pas, car aucune de ces actions n’est interdite. De telles actions, bien que préjudiciables pour les victimes, ne sont ni injustes ni immorales. Elles font seulement partie de la loi du règne animal.

Or, d’un point de vue purement matérialiste et athée, les êtres humains sont des animaux, de simples « singes améliorés ». Toujours de ce point de vue, les êtres humains – comme les autres mammifères – ne sont que des assemblages d’atomes qui vivent sur un petit caillou au beau milieu d’un univers froid et indifférent.

La présence d’obligations morales objectives chez les humains

Cependant, toute personne normalement équilibrée reconnaît intuitivement que la pédocriminalité ou que le viol sont, en eux-mêmes, de vraies atrocités, objectivement immorales. Et, en dépit de preuves du contraire, nous n’avons aucune raison de rejeter ces intuitions. Et si quelqu’un soutient le contraire, il serait moralement défaillant et aurait aussi tort que s’il croit que 2+2 = 9.

Le philosophe français Guillaume Bignon donne cette analogie : « Qui détermine les règles du volley-ball ? C’est le créateur (ou l’organisme créateur) du sport, dont la décision fait autorité. Il décide qu’il faut faire tomber le ballon dans le camp adverse en le faisant passer au-dessus du filet. Cela devient alors objectivement le but du jeu pour les sportifs participants. Dès lors, si l’un d’entre eux n’est pas d’accord avec ce but fixé par le créateur, s’il préfère de manière excentrique jongler avec le ballon et l’envoyer dans le filet en dansant le tango, alors il aura objectivement tort. Sa conception du volley n’est pas juste différente, elle est fausse. Mais retirez maintenant le créateur officiel du volley. Il ne nous reste alors que les volleyeurs en maillot sur le terrain, avec un ballon et un filet, mais aucun but objectif qui soit plus valable qu’un autre. Si deux joueurs ne sont pas d’accord sur le but à accomplir, l’un n’a pas plus raison que l’autre, puisqu’il n’y a plus l’avis privilégié du créateur qui fasse autorité. Chacun peut se fixer un but personnel, mais ce n’est pas le but du jeu. Et même si les deux équipes se mettaient d’accord, ce but partagé resterait subjectif, ça ne serait que le leur, puisqu’il ne serait pas plus vrai qu’un but contraire, que d’autres équipes pourraient à leur tour choisir. »

Cette objectivité des valeurs morales, vraie indépendamment de ce que les gens en pensent ou perçoivent, n’empêche pas que certaines personnes puissent se tromper, individuellement ou collectivement, dans leur rapport à la morale.

Exemple : Le fait que certaines cultures autorisent le cannibalisme ne rend pas cet acte simplement « subjectivement mauvais ». Il est objectivement immoral et les cultures qui l’autorisent ont tout simplement tort.

Mais alors comment expliquer que les êtres humains aient soudainement des obligations morales objectives auxquelles ils devraient se conformer, alors que les animaux n’en ont pas ?

  1. Soit ces obligations morales objectives ont émanées des atomes, et le monde purement matériel peut soudainement produire des règles impératives ou des normes absolues viennent faire jaillir des obligations morales ;
  2. Soit ces obligations morales objectives ont une source transcendante qui est, elle-même, le fondement ultime du bien.

Nous voyons que la première explication n’a pas de sens.

La seconde explication fait beaucoup plus sens. Mais elle est parfois contrée par le « dilemme d’Euthyphron« .

Les obligations morales objectives sont l’expression nécessaire de la nature juste et aimante de Dieu

Le « dilemme d’Euthyphron » pose la problématique ainsi :

  1. Dieu commande-t-il une chose parce qu’elle est bonne ?
  2. ou une chose est-elle bonne parce que Dieu la commande ?

Dans le premier cas, nous pouvons objecter que si une chose est bonne parce que Dieu le veut, alors la notion de « bon » est arbitraire. (Dieu aurait, par exemple, pu vouloir que le mépris et la haine de l’autre soient de bonnes choses.)

Dans le second cas, nous pouvons objecter que si Dieu veut une chose parce qu’elle est bonne, alors le fait quelle soit bonne ou mauvaise est indépendant de Dieu et, par conséquent, le bien et le mal trouve leur origine hors de Dieu et ce n’est plus Dieu qui est la source ultime des obligations morales.

L’écueil de ce dilemme est qu’il oublie une troisième possibilité : c’est justement parce que la nature de Dieu est le bien en lui-même qu’il ne peut pas vouloir des choses mauvaises. Dès lors ses commandements sont l’expression nécessaire de sa nature juste et aimante, et, par conséquent, ils ne peuvent pas être arbitraires et ne peuvent qu’être orientés vers le bien, en tant qu’ils sont le reflet de sa bonté morale.

En résumé

Nous pouvons résumer ces observations par le syllogisme suivant :

  1. Si Dieu n’existe pas, il n’existe pas d’obligations morales objectives.
  2. Or, il existe des obligations morales objectives.
  3. Donc Dieu existe.

L’existence du libre arbitre

  1. Si Dieu n’existe pas, alors mes actions et mes « choix » ne sont que le fruit d’un processus chimique et moléculaire déterminé, qui a lieu dans mon cerveau.
  2. Si tel était le cas, nous n’aurions pas de libre arbitre.
  3. Si le libre arbitre n’existait pas il n’y aurait ni bien, ni mal, ni coupable, ou encore ni raisonnements rationnels et ni raisonnements irrationnels. Nous serions forcés, par un implacable déterminisme, de faire ce que nous faisons, et de penser ce que nous pensons. D’être croyant pour certains et incroyants pour d’autres, par exemple.
  4. Or, ce n’est pas le cas. Nous avons donc un libre arbitre qui nous rend capables de faire des choix et de contrôler nos actions ; qui nous donne la capacité d’avoir pu agir différemment.
  5. Donc Dieu existe.

Réponses aux questions fréquentes

Si Dieu existe, comment peut-il permettre tant de mal et de souffrance ?

Certaines personnes doutent de l’existence de Dieu, en disant que s’il existait un Dieu – omniscient, omnipotent, et parfaitement bon – il ne permettrait pas au mal et à la souffrance d’exister.

(Notons au passage que dire cela, c’est reconnaître l’existence intrinsèque d’un bien et d’un mal objectifs dans le monde, or ce bien et ce mal objectifs confirment, en eux-mêmes, l’existence de Dieu.)

Réponse au sujet de l’existence du « mal moral »

Oui, le mal moral existe. Et oui, Dieu, étant omnipotent/tout-puissant, peut éliminer tout le mal. Mais, pour ce faire, il devrait priver les humaines de leur libre arbitre (empêchant ainsi guerres, agressions, abus, etc.). Mais, dans ce cas, nous ne serions alors plus que automates, car il est impossible de forcer quelqu’un à faire librement quelque chose.

Un dilemme se pose :

  • soit Dieu – parce qu’il est bon – choisit de nous créer libres, en sachant – parce omniscient – que le mauvais usage de notre libre arbitre peut être dévastateur ;
  • soit Dieu choisit de nous créer sans libre arbitre, mais alors il ne serait pas pleinement bon.

Après tout, Dieu aurait aussi pu créer un monde ne contenant qu’un électron et il n’y aurait pas de mal, mais quel intérêt ?

En tant que catholiques, nous croyons que Dieu, en raison de sa bonté :

  1. nous veut libre – pour que la relation d’Amour qu’il nous propose puisse être authentique ;
  2. et veut nous épargner le mal, ici sur Terre en nous donnant une Loi d’Amour qui pacifie nos relations, puis au Ciel, en ayant pris sur lui-même le mal et ses conséquences par son incarnation et son libre sacrifice sur la croix, pour nous donner, en échange, la vie et la joie éternelles.

Réponse au sujet de l’existence du « mal naturel »

Nous pourrions objecter que Dieu, étant pleinement bon, pourrait au moins empêcher tous les maux naturels : tsunami, tremblements de terre, irruptions volcaniques, maladies, etc. Mais, dans son omniscience, Dieu – qui ne veut pas le mal en soi en raison de sa bonté – peut le permettre en vue d’en tirer un plus grand bien.

Prenons un exemple : un enfant malade pourrait en vouloir à son père de lui avoir donné un médicament au goût infecte. Mais, avec le recul, l’enfant pourra réaliser que le mal qu’il a subit (avaler un médicament au goût infecte) avait pour raison un plus grand bien (avaler quelque chose de bénéfique pour la santé), et pourra remercier son père de lui avoir donné ce médicament.

N’étant pas omniscients, nous touchons à nos limites et certains maux, dont nous ne parvenons pas comprendre la raison, peuvent nous sembler injustifiable et nous mettre en colère. Mais cela n’empêche pas que Dieu, dans son omniscience et sa bonté, ait une raison moralement suffisante de permettre ces maux, quels qu’ils soient, toujours en vue d’en tirer un plus grand bien.

Cf. sur ce sujet le livre d’Alvin Plantinga, God Freedom, and Evil (Dieu, la liberté et le mal), 1974 (traduction française : 2010).

En tant que catholiques, nous croyons que le « mal naturel » (comme la maladie et la mort physique), étaient initialement absents de la Création. Ce n’est qu’ultérieurement qu’ils sont entrés dans le monde en raison d’un « mal moral » : le péché originel, la désobéissance volontaire de nos premiers parents. D’autres maux naturels (comme le Déluge ou les plaies d’Égypte) peuvent advenir en tant que châtiments collectifs en vue de recadrer une population lorsqu’elle persiste dans le « mal moral » et de mettre un terme à ses actes dévastateurs.

La connaissance n’implique pas nécessairement la foi

La raison conduit à la certitude de l’existence de Dieu. Toutefois la connaissance et la foi sont deux choses différentes.

L’apôtre Jacques observe : « Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu. Fort bien ! Mais les démons, eux aussi, le croient et ils tremblent. » (Jc 2, 19)

La foi implique une adhésion libre et volontaire à ce que l’on sait. Les démons savent que Dieu existe, mais ont librement choisi de ne pas mettre leur foi en Lui, de ne pas accueillir son Amour.

Ressources

L’enquête en vidéo (3h24)

Livres

Vidéos

En français :

En anglais :