Le suicide ne sera jamais une bonne solution

Les épreuves sont bien réelles, c’est avec le Christ que nous pouvons les traverser

Soyons francs : la vie est dure. Le nier serait du déni.

Ce qui fait la différence ce sont pas les épreuves, mais la manière d’y répondre. Va-t-on essayer d’y répondre seul, par nos propres forces ? Ou bien en nous associant à la victoire du Christ sur le mal ?

Les chrétiens sont lucides face à la difficulté de la vie. Ils qualifient ce monde de “vallée de larmes” (d’après le Psaume 84, 7). La souffrance, la maladie, le mal et la mort ne sont pas la volonté de Dieu, mais les fruits du péché originel et de nos péchés personnels. Mais l’espérance et la force chrétiennes résident dans le fait que personne n’est seul. Jésus est avec toi dans ton épreuve. Jésus est toujours là. Mais il ne violente pas notre liberté. Si tu lui ouvres la porte de ton cœur, tu pourras coopérer avec lui et pleinement bénéficier de sa présence.

Jésus : “Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi.” (Ap 3, 20)

Jésus : “Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite.” (Jn 16, 23-24)

Oui, il faut oser ! car lorsqu’ “un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses” (Ps 33, 7) !

“j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu : “À quoi te servirait mon sang si je descendais dans la tombe ? La poussière peut-elle te rendre grâce et proclamer ta fidélité ? Écoute, Seigneur, pitié pour moi ! Seigneur, viens à mon aide !”
Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie. Que mon cœur ne se taise pas, qu’il soit en fête pour toi, et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !” (Ps 29, 9-13)

Comme nous l’avons vu dans notre dossier sur Jésus, nous avons qu’il n’est pas un maître spirituel parmi d’autres, ni même un prophète parmi d’autres. Il est Dieu lui-même venu sur Terre pour nous montrer combien il se soucie de nous et nous aime. Découvrir sa présence transforme nos vies et tout prend sens.

Jésus : “mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.” (Jn 16, 20-22)

Jésus : “Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger.” (Mt 11, 28-30)

La victoire est seulement possible dans l’union à Dieu.

“Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.” (Ps 22, 4)

“Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?” (Ps 26, 1)

Jésus : “Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde.” (Jn 16, 33)

Le suicide ne sera jamais une bonne solution

En 2024, on compte quelque 200.000 tentatives de suicide annuelles en France. Le gouvernement français cherche même à le légaliser avec l’euthanasie.

Mais, le suicide tue le corps, mais pas l’esprit. Le corps n’est plus là, mais l’esprit perdure avec les soucis qui l’accablent. La vie sur terre nous est offerte pour trouver le vrai Dieu, afin de lui remettre tous nos soucis.

Écoutons cet homme nous raconter comment il renonça au suicide et fut sauvé par Jésus :

Le lien entre suicide et orgueil

Révélation privée :

 

Judas : […] Est-ce que [le commandement de Dieu : “Tu ne tueras point ?”] n’interdit pas aussi de se tuer ? Si la vie est un don de Dieu, devons-nous l’aimer ou non ? […]

 

Jésus : […] Il est vrai que le suicide est un véritable meurtre. La vie, qu’il s’agisse de la nôtre ou de celle d’autrui, est un don de Dieu et le pouvoir de l’enlever est réservé à Dieu seul, puisque c’est lui qui l’a donnée. Qui se tue avoue son orgueil, or Dieu déteste l’orgueil.

 

Judas : Avoue son orgueil ? Je dirais plutôt son désespoir.

 

Jésus : Et qu’est-ce que le désespoir, sinon de l’orgueil ? Réfléchis, Judas. Pourquoi quelqu’un désespère-t-il ? Parce que les mal­heurs s’acharnent sur lui et qu’il n’en peut venir à bout par ses propres moyens. Ou bien parce qu’il est coupable et estime que Dieu ne peut lui pardonner. Dans ces deux cas, n’est-ce pas l’orgueil qui le domine ? L’homme qui ne veut se fier qu’à lui-même n’a plus l’humilité de tendre la main au Père et de lui dire : “Je ne puis, mais toi, tu le peux. Aide-moi, car c’est de toi que j’espère et attends tout.” Quant à celui qui prétend : “Dieu ne peut me pardonner”, il mesure Dieu à son aune : il sait qu’une personne offensée comme il l’a offensée ne pourrait pas pardonner. Là aussi, c’est de l’orgueil. L’humble compatit et pardonne même s’il souffre de l’offense qu’il a reçue. L’orgueilleux ne pardonne pas. Mais il se montre aussi orgueilleux en ce qu’il ne sait pas courber le front et reconnaître : “Père, j’ai péché, pardonne à ton pauvre fils coupable.” Or ne sais-tu pas, Judas, que tout sera pardonné par le Père, si le pardon est imploré d’un cœur sincère et contrit, humble et désireux de résurrection dans le bien ?

 

Judas : Mais certains crimes rendent le pardon impossible. Ils sont impardonnables.

 

Jésus : C’est toi qui le dis, et ce sera vrai parce que l’homme l’aura voulu. Mais en vérité je te dis que, même après le forfait des forfaits, si le coupable accourait aux pieds du Père – il s’appelle Père pour cela, Judas, c’est un Père d’une perfection infinie – si, en pleurant, en suppliant de lui pardonner, il s’offrait à l’expiation, mais sans désespoir, le Père lui donnerait le moyen d’expier pour qu’il mérite le pardon et sauve son âme.

 

Judas : Alors, tu dis que les hommes cités par l’Écriture comme s’étant donné la mort ont mal agi.

 

Jésus : Il n’est pas permis de faire violence à qui que ce soit, et pas plus à soi-même. Ils ont mal agi. Dans leur imparfaite connaissance du bien, ils auront en certains cas obtenu encore la miséricorde de Dieu. Mais quand le Verbe aura éclairé toute vérité et donné la force aux âmes par son Esprit, à partir de ce moment, il ne sera plus pardonné à ceux qui meurent dans le désespoir, ni au moment du jugement particulier, ni après des siècles de Géhenne, ni au jugement général, jamais. Est-ce là de la dureté de la part de Dieu ? Non : de la justice. Dieu dira : “Tu as voulu, toi, une créature douée de raison et de science surnaturelle, créée libre par moi, suivre le chemin que tu as choisi et tu as dit : ‘Dieu ne me pardonne pas. Je suis pour toujours séparé de lui. Je juge que je dois me faire justice pour mon délit. Je quitte la vie pour échapper aux remords’, sans penser que les remords ne t’auraient plus atteint si tu étais venu sur mon sein paternel. Qu’il en soit fait selon ton jugement. Je ne viole pas la liberté que je t’ai donnée.”

C’est cela que dira l’Éternel à celui qui se sera suicidé. Penses-y, Judas : la vie est un don que l’on doit aimer. Mais quel don est-ce ? Un don saint. C’est pourquoi il faut l’aimer saintement. La vie dure tant que la chair résiste. Ensuite commence la grande Vie, l’éternelle Vie, de béatitude pour les justes, de malédiction pour ceux qui ne le sont pas. La vie est-elle un but ou un moyen ? C’est un moyen. Elle est ordonnée à une fin qui est l’éternité. Par conséquent, donnons à la vie ce qu’il lui faut pour qu’elle dure et pour servir l’âme dans sa conquête : continence de la chair en tous ses désirs, en tous. Continence de la pensée en tous ses désirs, en tous. Continence du cœur dans toutes les passions humaines. Au contraire, que les passions qui viennent du Ciel soient sans li­mites : amour de Dieu et du prochain, volonté de servir Dieu et le prochain, obéissance aux paroles divines, héroïsme dans le bien et dans la vertu.

[…]

L’homme était la perfection de la création. Il avait de l’ange l’esprit et de l’animal une beauté parfaite dans tout son être animal et moral. Aucune créature ne pouvait l’égaler. Il était le roi de la terre comme Dieu est le Roi du Ciel, et un jour, ce jour où il se serait endormi pour la dernière fois sur la terre, il serait devenu roi avec le Père dans le Ciel. Satan a coupé les ailes de l’ange-homme, il lui a mis des griffes de bête sauvage et la soif de l’impureté. Il en a fait un être qui est plutôt un homme-démon qu’un homme tout court. Je veux effacer cet enlaidissement de Satan, supprimer la faim de la chair, corrompue, souillée, rendre ses ailes à l’homme, le faire redevenir roi, cohéritier du Père et du Royaume céleste. Je sais que l’homme, s’il en a la volonté, peut faire tout ce que je dis pour redevenir un roi et un ange. Je ne vous demanderais pas ce que vous ne pourriez faire. Je ne suis pas un de ces rhéteurs qui prêchent des doctrines impossibles.

 

(Valtorta, 69.1-4)

Une fois, une religieuse pleine de sagesse disait : “on ne peut pas tomber plus bas que dans la main de Dieu”.

Quelques conseils

Vous vous sentez au plus bas ? Et si vous en profitiez pour faire du tri, pour vous centrer sur l’essentiel, pour ouvrir la porte de votre cœur à Dieu ?

N’hésitez à entrer dans une église, à confier vos souffrances à Dieu, à en parler à un prêtre.

Jésus : “Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger.” (Mt 11, 28-30)

Écoutez de la louange et louez le Seigneur.

Tourner son regard vers soi, rend triste. Tourner son regard vers Dieu, donne la joie.

Parlez et recevez de l’aide.

Des chrétiens bénévoles ont mis en place plusieurs numéros de téléphones pour écouter et prier avec les personnes en souffrance, avec bienveillance. Ces numéros sont anonymes, gratuits et non surtaxés. Utilisez-les !

Le gouvernement français a aussi établi une ligne téléphonique de prévention pour aider les personnes tentées par le suicide

Numéro : 3114 (appel gratuit 24h/24, 7j/7), ainsi que le site 3114.fr.

Ce numéro est destiné aux :

  • personnes qui souffrent et qui pensent au suicide
  • personnes qui s’inquiètent pour un proche
  • personnes qui sont tristes parce qu’un proche s’est suicidé
  • professionnels qui ont besoin d’un conseil

Consultez un professionnel de santé.