Selon l’enseignement biblique
Dieu crée à partir de rien. On parle de création “ex nihilo”.
Ainsi, avant que Dieu crée l’univers, n’y avait rien.
Nos dernières connaissances sur l’univers
L’univers a un début et une fin, et il évolue
Jusqu’au milieu du XXème siècle, les scientifiques pensaient que l’univers était stable et existait de toute éternité.
Depuis, quelques décennies nous avons découvert qu’il avait, au contraire :
- un début (l’hypothèse de l’atome primitif, supposant une masse super dense qui n’a cessé de s’étendre après avoir explosé, fut proposée en 1927 par le prêtre catholique et astrophysicien belge, Georges Lemaître, docteur du MIT, professeur à l’université catholique de Louvain et puis président de l’Académie pontificale des sciences à partir de 1960 ; ses détracteurs s’en moquèrent en la désignant sous le terme “Big Bang”, avant qu’elle ne soit accréditée par la découverte du rayonnement électromagnétique du fond diffus cosmologique en 1964),
- une évolution (dont rend compte le principe entropique),
- une fin (“la mort thermique de l’univers”).

Les premiers scientifiques russes et allemands à avoir prédit ces réalités furent persécutés/exterminés par les communistes et les nazis qui ne pouvaient accepter de telles fissures dans leurs édifices athées. En effet, la Bible parle bien d’une genèse, d’une histoire divine progressive et d’une fin des temps.
En URSS :
- Maximilian Musselius (1884-1938 ; astrophysicien) : fusillé au terme de dix ans d’emprisonnement
- Innokenti Balanovski (1885-1937 ; astrophysicien) : condamné à dix ans de prison et fusillé
- Vsevolod Frederiks (1885-1944 ; astrophysicien) : meurt après six années de Goulag
- Alexander Friedmann (1888-1925 ; mathématicien) : persécuté et possiblement assassiné selon George Gamow
- Jacob Tamarkin (1888-1945 ; mathématicien) : s’enfuit aux États-Unis
- Boris Numerov (1891-1941 ; astronome) : fusillé au terme de dix ans d’emprisonnement
- Vladimir Fock (1898-1974 ; physicien théoricien) : emprisonné
- George Gamow (1904-1968 ; physicien théoricien) : s’enfuit aux États-Unis
- Evgueni Perepelkine (1906-1938 ; astrophysicien) : emprisonné et fusillé
- Matveï Bronstein (1906-1938 ; physicien théoricien) : torturé et fusillé
- Dmitri Eropkine (1908-1938 ; astrophysicien) : fusillé au terme de dix ans d’emprisonnement
- Lev Landau (1908-1968 ; physicien théoricien) : emprisonné et torturé, avant d’être réhabilité et d’obtenir le prix Nobel de physique en 1962
- Nikolaï Aleksandrovitch Kozyrev (1908-1983 ; astronome) : envoyé au Goulag et exécuté
- Léonid Pliouchtch (1939-2015 ; mathématicien) : interné en hôpital psychiatrique
En Allemagne :
- Felix Hausdorff (1868-1942 ; mathématicien) : interné avec sa femme dans un camp, ils se suicident
- Albert Einstein (1879-1955 ; physicien théoricien) : contraint de s’exiler
- Max Born (1882-1970 ; physicien) : contraint de s’exiler
- Otto Stern (1888-1969 ; physicien) : contraint de s’exiler en Amérique
Aux États-Unis aussi, défendre le début, l’évolution et la fin de l’univers pouvait détruire les carrières. Ainsi, dans les années 1960, George Gamow (1904-1969 ; physicien théoricien), Robert Herman (1914-1997 ; cosmologiste) et Ralph Alpher (1921-2007 ; cosmologiste) deviennent persona non grata en raison de leur adhésion à la théorie du Big Bang et, face aux portes closes, doivent abandonner la physique.
Albert Einstein lui-même rejeta ces hypothèses dans un premier temps au motif qu’elles étaient trop proches du récit biblique et alla jusqu’à bidonner certaines de ses équations pour préserver sa croyance.
Pourtant, en 1964, Arno Penzias et Robert Wilson découvrent par hasard l’écho du Big Bang : le fond diffus cosmologique (ou “rayonnement fossile”), accréditant les travaux de Georges Lemaître.
Le Big Bang une théorie sur le point d’imploser ?
Voici les principales faiblesses de la théorie du Big Bang identifiées par le père Victor Warkulwiz :
- G Gamow et R Alpher ont “prédit” le fond diffus cosmologique en supposant que l’univers débuta dans un état hautement comprimé de radiation et extrêmement chaud. Mais ils auraient pu obtenir le même résultat en partant de biens d’autres modèles (par exemple en supposant que l’univers est enclos dans une sphère cristalline froide).
- Le décalage vers le rouge, expliqué par le seul effet Doppler-Fizeau, viole la loi de conservation de l’énergie (V. Gentry, “un des secrets les mieux gardés de la thèorie du BigBang”).
- Le principe cosmologique – l’une des trois hypothèses de base de la théorie du Big Bang – ne fut jamais vérifiée : toute chose apparaît de manière à peu près semblable, quel que soit l’endroit dans l’univers à partir duquel on l’observe, excluant, par exemple, un univers en rotation.
- La théorie du Big Bang se base sur une textrapolation de la théorie de la gravitation d’Einstein, bien au-delà de ses limites de validité.
- D’après la théorie du Big Bang, les galaxies éloignées (correspondant au début de l’univers) n’auraient pas eu le temps d’acquérir une forme spirale. Or, l’observation montre que les galaxies ont toutes la même forme spirale, quelque soit leur éloignement.
- Problème de l’horizon et problème de la platitude qui amenèrent A Guth à proposer “l’énergie noire”.
- Il existe d’autres modèles en accord avec la Genèse. Par exemple, l’interprétation de Gentry (NID), explique les décalages vers le rouge des galaxies lointaines par décalage Doppler + gravitationnels
associe le fond diffus cosmologique (2,7K) au rayonnement de cavité, plutôt qu’au rayonnement résiduel du Big Bang.
Ressources :
- Père Victor Warkulwiz (prêtre catholique, Ph.D. en physique ; 1941-2019), Les Doctrines de Genèse 1-11, Éditions Leparex, 592 pages. Titre original : The Doctrines of Genesis 1-11: A Compendium and Defense of Traditional Catholic Theology on Origins, 2007, 556 pages. Son livre fut encouragé par Mgr Robert Francis Vasa, évêque de Baker (Oregon, USA), puis évêque de Santa Rosa (Californie, USA).
- Alexander Williams et John Hartnett, L’effondrement du Big Bang, Redécouvrir l’Univers, Éditions La Lumière, 2021, 407 pages. Titre original : Dismantling the Big Bang: God’s Universe Rediscovered, 2005, Éditions Master Books, 346 pages.
- Article de Dominique Tassot (PhD), Orage sur le Big Bang.
L’univers possède des réglages fins
Depuis peu, nous savons que les constantes physiques fondamentales (une trentaine) et le rapport entre les forces au sein de l’univers (la force de gravitation, l’interaction électromagnétique, les interactions nucléaires forte et faible, etc.) doivent toutes avoir des valeurs numériques extrêmement précises pour permettre l’apparition de la vie. On parle ici de réglage ou d’ajustement fin (fine tuning). Si une seule de ces valeurs numériques avait été très légèrement différente, nous ne serions pas là pour en parler.
Le cosmologiste et astrophysicien Martin J. Rees, dans son livre Just Six Numbers: The Deep Forces That Shape the Universe, liste 6 constantes physiques sans dimensions essentielles possédant un réglage fin :
- N : Le rapport de la force électromagnétique à la force gravitationnelle entre une paire de protons.
- Epsilon (ε) : La mesure de l’efficacité nucléaire de la fusion de l’hydrogène à l’hélium.
- Oméga (Ω) : Le paramètre de densité, donnant l’importance relative de la gravité et de l’énergie d’expansion dans l’univers.
- Lambda (Λ) : La constante cosmologique, donnant un rapport de la densité d’énergie noire à la densité d’énergie critique de l’univers.
- Q : Le rapport de l’énergie gravitationnelle nécessaire pour séparer une grande galaxie à l’équivalent énergétique de sa masse.
- D : Les 3 dimensions spatiales visibles dans l’espace-temps.
En donnant des valeurs complètement aléatoires aux constantes fondamentales, il n’y aurait qu’une chance sur 10²²⁹ (soit le chiffre 1 suivi de 229 zéros) pour que l’Univers puisse contenir des étoiles. (Or, sans étoile, pas de vie.)
Le nombre de parties d’échecs différentes "raisonnables" possibles (appelé le "nombre de Shannon") est estimé de 10^123. (Ce nombre monte à 10^600 pour le jeu de Go.) Le nombre de Shannon est non seulement beaucoup plus grand que le nombre d’atomes présents dans l’univers observable (compris entre 4×10^78 et 6×10^79), mais que le nombre d’atomes qui existeraient dans des milliards et des milliards d’univers identiques au nôtre. Et le "Nombre de Shannon" est lui-même extrêmement plus petit que la probabilité qu’une seule cellule apparaisse par hasard.
Face à une telle profusion d’heureuses coïncidences en faveur de la vie, certains scientifiques ont dû construire la théorie des "univers parallèles" ou des "univers multiples" (multivers) pour préserver leur conviction athée que la vie est le fruit d’un parfait hasard. Selon leur théorie, quelque chose produirait continuellement des milliards de milliards d’univers hasardeux et, au petit bonheur la chance, certains, comme le nôtre, réuniraient l’ensemble des conditions requises pour permettre à la vie d’émerger. Or, cette théorie incroyablement complexe, motivée par la seule négation de Dieu, est aux antipodes du principe de parcimonie. Pour rappel, le principe de parcimonie (ou rasoir d’Ockham) souligne que plus une explication est complexe, plus elle nécessite la vérification de nombreuses hypothèses pour être vraie. Or, il est, en général, moins probable que l’on parvienne à vérifier un grand nombre d’hypothèses qu’un petit nombre d’hypothèses. Ainsi, dans une situation d’incertitude et lorsque l’on dispose de peu d’indices, l’explication la plus simple (ici celle d’un univers parfait créé par Dieu) a bien plus de chance de donner un résultat acceptable qu’une explication infiniment plus complexe (ici celle d’une infinité d’univers hasardeux).
“Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.” (Ps 18, 2)
Cf le livre Dieu, la science et les preuves : L’aube d’une révolution, 13 octobre 2021.