Introduction
Padre Pio (1887-1968) est un prêtre capucin italien. Il fut le premier prêtre connu de l’histoire à être stigmatisé. Le cœur de sa vie était la messe, et la confession. Totalement absorbé par la vie spirituelle, en dépit des flots incessants de pèlerins qui cherchaient à le voir, à le toucher, à le rencontrer, il vivait sa vocation dans une communion permanente avec le Ciel. Il reçut de très nombreux charismes et phénomènes surnaturels. Tout ce qu’il était et avait ne concourait qu’à un seul but : le salut des âmes en leur faisant aimer Jésus.
Le Padre Pio, dans son âme, son esprit et son corps, concrétisa pleinement l’appel de Jésus à être “parfaits comme votre Père céleste est parfait” (Mt 5, 48).
Il existe de très nombreux livres sur le Padre Pio.
La présente synthèse est principalement issue du livre témoignage de la journaliste catholique polonaise Maria Winowska : Le vrai visage du Padre Pio.
Ici, les numéros de page donnés [entre crochets] renvoient à l’édition suivante : Maria Winowska, Le vrai visage du Padre Pio, Vie et survie, “Tel qu’en lui-même l’éternité le change”, Fayard, nouvelle édition de 1976 (première édition : 1955), 180 pages.
Dates clés
- 25 mai 1887 : naissance à Pietrelcina (de “pietra piccina”, petite pierre), dans la province de Bénévent (Campanie, Italie), dans une famille très pauvre
- son père : Grazio “Orazio” Maria Forgione (1860–1946), agriculteur, il partira deux fois aux États-Unis pour gagner de quoi faire vivre sa famille
- sa mère : Maria Giuseppa “Peppa” Di Nunzio Forgione (1859–1929)
- son frère aîné : Michele (né en 1882)
- ses trois sœurs cadettes : Felicita (née en 1889), Pellegrina (née en 1892) et Grazia (née en 1894)
- 26 mai 1887 : baptême à l’église Santa Maria degli Angeli (Sainte Marie des Anges) sous le nom de Francesco (François) Forgione
- 22 janvier 1903 : entrée l’Ordre des frères mineurs capucins de Saint François d’Assise, à Morcone
- 27 janvier 1909 : vœux solennels
- décembre 1908 : réception de la tonsure, les ordres mineurs et le sous-diaconat dans la cathédrale de Bénévent
- 18 juillet 1909 : ordination en tant que diacre dans le couvent de Morcone et prise du nom de frère Pio (en hommage au pape Pie V)
- 10 août 1910 : ordination en tant que prêtre à la cathédrale de Bénévent et nomination à Santa Maria degli Angeli de Pietrelcina (là où il fut baptisé)
- 1914 : il est le directeur spirituel de nombreuses personnes (il a 27 ans)
- 20 septembre 1915 : stigmatisation invisible (connue de sa mère)
- 1915-1917 : il sert comme infirmier à la compagnie militaire de l’hôpital Sainte-Trinité, à Naples
- 4 septembre 1916 : envoi au couvent franciscain de San Giovanni Rotondo
- août 1917 : il est diagnostiqué de la tuberculose
- mai 1918 : il est réformé de l’armée
- 20 septembre 1918 : stigmatisation visible et complète (aux mains, aux pieds et au thorax) qu’il cache par ses manches et des mitaines
- 23 septembre 1968 : décès à San Giovanni Rotondo (province de Foggia, Pouilles, Italie)

La messe
“Ses gestes sont sobres, un peu brusques. Sa voix, d’un timbre juste, légèrement voilée. À peine au pied de l’autel, son visage se transfigure. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner qu’il se meut dans un monde qui, pour nous, demeure opaque. Et je comprends soudain pourquoi sa messe attire les foules, subjugue et fascine. Dès le premier instant, violemment, nous voici plongés en plein mystère. Comme des aveugles autour de quelqu’un qui voit. Car, c’est nous les aveugles, qui sommes en deçà de la réalité… N’est pas précisément le rôle des mystiques de nous rappeler nos yeux atrophiés, ces yeux intérieurs faits pour capter une lumière autrement éblouissante que celle qui éclaire nos yeux mortels ?” [Winowska, p19]
“[La grâce de Padre Pio] est de nous faire voir la messe avec des yeux neufs ! En profondeur, donc, en réalité.” [Winowska, p20]
“Le temps semble arrêté. Disons plutôt : ne compte pas. Ce prêtre qui s’attarde devant l’autel semble nous entraîner tous dans une nouvelle dimensions où la durée change le sens.” [Winowska, p21]
Pas deux de ses messes ne se ressemblaient [Winowska, p23].

La vie mystique
Enfant
Il reçut ses premières visions mystiques de Jésus Christ à 5 ans.
Il connut ses premières extases spirituelles à 15 ans.
Enfant, il refusait de jouer avec les jeunes de son âge en raison des blasphèmes qu’ils proféraient.
Novice
Au noviciat, il se passait de nourriture pendant des jours ; la communion lui suffisant. [Winowska, p48]
Sa santé était fragile. Le Père Infirmier mesura sa température à 48°C. [Winowska, p49]
Comme le curé d’Ars, durant la nuit, il endurait de véritables escrimes nocturnes contre le diable, faisant un vacarme d’enfer et empêchant ses condisciples de fermer l’œil. [Winowska, p49]
“C’est que réellement ses nuits étaient mouvementées ! En rentrant dans sa cellule, il la trouvait sens dessus dessous, les livres par terre, l’encrier cassé, le lit en désordre. Des monstres affreux surgissaient de toutes parts dès que, obéissant à la sainte règle, il essayait de prendre quelque repos. Le matin, on le voyait souvent avec des balafres, les yeux pochés et couvert de bleus.” [Winowska, p50]
“En raison de son cas exceptionnel le jeune novice changea souvent de résidence et, tour à tour, fut transféré à Pianisi, Morcone Venafro, Serracapriola, Montefusco.” [Winowska, p50]
Prêtre
À ses débuts, au moment de la consécration, ravi en Dieu, Padre Pio perdait le sens du temps. Face à cette situation, son supérieur, Don Salvatore, l’avertissait mentalement et lui intimait l’ordre de continuer ; Padre Pio obéissait alors sur-le-champ. Après la célébration, il restait pendant des heures à rendre grâce, caché derrière le maître-autel, se retrouvant souvent, par mégarde, enfermé dans l’église [Winowska, p51].
Maria Winowska témoigne :
“Avec sa barbe légèrement grisonnante, son teint fleuri et à peine ridé, son port très droit et ses mouvements rapides, il ne porte certes pas son âge : 68 ans.” [Winowska, p40]
“Souriant, débonnaire, très simple”, Padre Pio vit dans un monde tout surnaturel qui échappe au commun des mortels. Il semble nous regarder sans voir, “ou plutôt qu’il regarde “autre chose”” [Winowska, p40]. “Jamais je n’ai vu quelqu’un évoquant à un tel point la pure intériorité.” [Winowska, p29]
Les souffrances du Christ
Saint Paul apôtre : “Maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église. De cette Église, je suis devenu ministre, et la mission que Dieu m’a confiée, c’est de mener à bien pour vous l’annonce de sa parole, le mystère qui était caché depuis toujours à toutes les générations, mais qui maintenant a été manifesté à ceux qu’il a sanctifiés.” (Col 1, 24-26)
Les stigmates
Comme des dizaines de Saints mystiques (Saint François d’Assise, Sainte Catherine de Sienne…), le Padre Pio avait les stigmates du Christ, d’abord invisibles (à partir du 20 septembre 1915), puis visibles (à partir du 20 septembre 1918). Il les avait aux mains, aux pieds et au thorax.
“Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que cet homme, qui, maintenant, monte vers l’autel, souffre. Son pas est lourd et trébuche. On ne marche pas aisément avec des pieds transpercés. Lourdement, ses bras s’appuient sur l’autel qu’il baise. Il a tous les réflexes des blessés aux mains qui ménagent les gestes. Puis, la tête légèrement levée, il regarde la croix.” [Winowska, pp20-21]
Dieu permit de rendre les stigmates du saint prêtre visibles, toujours avec ce seul objectif : attirer les âmes à lui et les sauver. “Pêcheur d’hommes, il doit leur servir d’appât. Viendraient-ils si nombreux des quatre coins de l’horizon s’ils ne voulaient, comme Thomas l’Apôtre, toucher ses pieds et ses mains ? Voir ses plaies ruisselantes de sang ? Surprendre quelques signes de monde invisible que leur propose la foi ? Dieux connaît la pâte avec laquelle il nous a faits et au cours de l’histoire il ne nous marchande pas les signes ! Cependant, ne cesse de nous rappeler l’Église, ceux-ci n’ont de sens que par ce qu’ils signifient. “Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu !” (Jn 20, 29). La nuit de la foi est infiniment plus précieuse que tous les charismes.” [Winowska, p37]
C’était là sa vraie croix.
“Être “en spectacle au monde et aux hommes”, servir d’hameçon aux pécheurs attirés par ses stigmates, souffrir que ses plaies, secret d’amour, soient dévorées par des yeux curieux et indiscrets : peut-on imaginer plus dur martyr ? S’il s’y prête, c’est qu’une soif plus cruelle le consume – la grand pitié des âmes dont il est la proie depuis quarante ans ! On l’exalte d’habitude comme un stigmatisé. Je crois qu’il passera surtout dans l’histoire comme un nouveau curé d’Ars, prisonnier du confessionnal et ouvrier de rédemption. Dieu a fait fleurir sa chair des cinq plaies rédemptrices que pour cela.” [Winowska, p38]
Il n’aimait guère les photos. Mais, Mary Pyle, l’une de ses filles spirituelles du Padre Pio, raconta que “de guerre lasse, sollicités de toutes parts, ses supérieurs lui ont ordonné de ne plus bouder les pellicules. Pendant des années, les photographes avaient beau s’acharner, de face, de dos, se faufilant en cachette, essayant même de l’avoir par surprise : les pellicules demeuraient vierges. Le même film pouvait capter des vues impeccables : dès que l’appareil était braqué sur le Père, le déclic opérait à vide.” [Winowska, p42]
Saint Paul apôtre : “Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus.” (Ga 6, 17)
Livré au mains des médecins
Le Père Provincial de Foggia mandate le Dr Luigi Romanelli, athée, pour procéder à une enquête médicale approfondie sur le Padre Pio. “Ce qui veut dire : examen minutieux des “lésions”, leur description clinique et traitement adéquat pour les faire disparaître”, mais également une analyse rigoureuse de tous ses organes [Winowska, pp80&82]
Devant l’incompréhension médicale, le Dr Bigmani de Rome décide de poser des scellés sur les bandages couvrant les blessures du Padre Pio [Winowska, p80]. Mais rien n’y change.
Ces examens sont une torture pour le Padre Pio. Physique, notamment lorsque les docteurs vérifient à de multiples reprises le vide dans les mains du Padre Pio en pressant leurs doigts de part et d’autre. Mais, surtout morale, devant cette violation perçante et scrutatrice du “secret du Roi”. [Winowska, p81]
Au bout de quinze mois de ce régime, le Dr Luigi Romanelli écrira dans son rapport : “J’ai la conviction et même la certitude que ces plaies ne sont pas superficielles. En les pressant avec mes doigts j’ai senti un vide traversant toute l’épaisseur de la main […provoquant] chez le patient une douleur aiguë […]. Les lésions aux pieds présentent les mêmes caractéristiques […] La blessure du flanc est une coupure nette, parallèle aux côtes, d’une longueur de sept à huit centimètres, incisant des tissus mous, d’une profondeur difficile à vérifier et qui saigne abondamment. Ce sang a toutes les caractéristiques du sang artériel et les lèvres de la plaie montrent qu’elle n’est pas superficielle.” [Winowska, p81] Le Dr Bigmani notera que “ces étranges lésions [persistaient] sans jamais s’infecter et sans la moindre supputation.” [Winowska, p82]
“Chose curieuse : on ne trouva aucune trace de ses anciennes affections pulmonaires.” [Winowska, p82]
Le Dr Festa vint compléter l’équipe. Ses confirmations contribuèrent à “dissiper les préventions de certains milieux du Vatican et des supérieurs du Padre Pio” qu’on laissa enfin en paix. [Winowska, p82]
Persécuté par l’Église
Des flots de pèlerins assaillent le Saint prêtre ancré sur le roc qu’est le Christ
Le curé d’Ars disait que “le cœur des Saints demeure stable comme le rocher au milieu de la mer”.
Il y avait une telle affluence de pèlerins que les moines vivaient “en continuel état de siège” et n’avaient “de paix ni de jour ni de nuit”. Éreintés, ceux-ci se relayaient à San Giovanni Rotondo par roulements. Seul Padre Pio restait, indéfectible. [Winowska, p14]
La confession
L’expérience de la messe du Padre Pio suscitait le désir de confesser ses péchés, comme en témoigne un ancien pécheur endurci : “Que voulez-vous, après sa messe, je ne pouvais pas ne pas me confesser. Ce fut plus fort que moi.” [Winowska, p28]
Les confessions duraient 5 minutes tout au plus. [Winowska, p30].
Avec Padre Pio en confesseur, “on a beau venir avec un programme tout fait et une “liste de péchés” bien alignés, d’un mot, il bouscule tout. En un clin d’œil, l’âme est mise à nu. Elle se voit. Elle se sait vue. Telle plaie cachée, oubliée, s’étale soudain dans toute son horreur. Des blindages savants sont réduits en miettes. Les masques, ces masques qui finissent par adhérer à notre chair, tombent. Une lumière inexorable fouille les plus secrets replis de la conscience. Quel étalage d’horreurs, quel hideux remue-ménage !
Et c’est lorsque l’âme, soudain illuminée, se voit boue et souillure face à l’infinie pureté de Dieu, qu’éclatent des torrents de larmes purificatrices. Broyée de contrition, elle accueille avidement les deux mots familiers, enfin chargés de sens : “Atto di dolore” : “acte de contrition”, dit Padre Pio et il lève la main.
Ses gestes ne diffèrent en rien de ceux des autres prêtres. Il est certainement dur et exigeant. Si les foules l’assiègent comme jadis le curé d’Ars, c’est qu’avec lui la confession prend tout son sens. “Chaque fois, il me semble plonger dans le sang du Christ, me dira un des pénitents, l’âme en sort toute régénérée et comme remise à neuf.”
J’observe les visages étonnamment pacifiés, parfois rayonnant d’une joie secrète, des femmes qui viennent de se confesser et s’agenouillent près de moi pour réciter les prières de la pénitence. L’une d’elles me dit : “On se sent, après, si léger !”” [Winowska, p30]
Les hommes étaient confessés, à la sacristie, le matin jusqu’à 9h et dans l’après-midi tant qu’il convient, sans rendez-vous [Winowska, p26].
Cela était plus compliqué pour les femmes. Elles, étaient confessées entre 9h et 11h30, dans un endroit dédié [Winowska, p26]. Elles devaient retirer une carte numérotée auprès d’un frère et patienter leur tour, durant au moins trois ou quatre jours [Winowska, p25].
De manière générale, Padre Pio passait moins de temps à confesser les femmes pour trois raisons :
- Elles étaient nettement plus nombreuses que les hommes
- Leurs péchés étaient d’ordinaire bien moins graves
- Beaucoup d’entre elles ne venaient pas avec une réelle contrition, mais davantage poussées par la curiosité (voir le Padre Pio et ses stigmates de près, le toucher). Si tel était le cas, il agitait alors violemment de sa main gauche un grand mouchoir à carreaux pour chasser ces curieuses comme des mouches [Winowska, p30].
Ce qui rendait également la confession du Padre Pio si recherchée était sa capacité surnaturelle à lire dans les âmes.
En confession, il lui arrivait souvent d’énumérer les péchés mortels d’un pénitent oublieux, allant jusqu’à lui dire le nombre exact de messes qu’il avait manquées depuis des années [Winowska, p44].
Padre Pio ne connaissait pas un mot d’anglais, mais cela ne semblait nullement faire obstacle lorsqu’il confessait des étrangers. De jeunes américains témoignèrent après s’être confessés : “Padre Pio nous comprend, c’est sûr. Comment ? C’est son affaire. Et il nous a dit ce que nous attendions.” [Winowska, p28]
L’humilité
Maria Winowska témoigne : “Il m’a conquise par son extrême humilité. Cet homme se sent vraiment rien devant Dieu. Tous ceux que j’ai interrogés sur ce point s’accordent à dire qu’il décline violemment les actions de grâces qui le prennent pour cible : “Remercie le Seigneur ! C’est Lui et personne d’autre que tu dois remercier ! C’est Dieu qui t’a accordé cette grâce ! Adresse à Lui et non à moi tes remerciements !”” [Winowska, p38].
L’amour
Padre Pio était un homme mangé, par amour des âmes.
Padre Pio : “La charité est la reine de toutes les vertus. Comme dans le collier un fil unique retient toutes les perles, ainsi dans la vie spirituelle l’amour unit toutes les vertus. Lorsque le fil casse, les perles s’éparpillent, là où il n’y a point d’amour les vertus se dispersent et s’étiolent.” [Winowska, p111]
Les charismes
Le Padre Pio est connu pour avoir eu de très nombreux charismes :
Lecture des âmes
Communication avec les anges
Guérisons
Une chose est constante : “les grâces que [le Padre Pio] obtient – nous ne nous lasserons pas de le répéter – sont toujours au service de son apostolat. À travers les corps malades ou infirmes [dont il obtient la guérison miraculeuse], c’est aux âmes qu’il en a.” [Winowska, p108]
Parfum surnaturel
“Les guérisons, obtenues par l’entremise de Padre Pio, sont souvent précédées et annoncées par une bouffée de parfum caractéristique.” [Winowska, p108]
Sa présence – visible ou invisible –, ses affaires personnelles, ses linges maculés de sang ou même les objets qu’il touchait déployaient souvent un parfum exquis et fort, tellement agréable, qui ne ressemble à rien, tout en évoquant une gamme d’odeurs connues (jonquilles, roses, ambre, violette, héliotrope, nard, encens, jasmin…) [Winowska, pp103-106],
“Le critère décisif de ces effluves, c’est leur finalité. Le Padre Pio n’embaume pas pour le plaisir d’embaumer […], mais pour une fin d’apostolat ou un bien à faire. De près ou de loin ses “parfums” raniment, encouragent, braquent l’attention sur un danger imminent, tancent, mettent en garde, rappellent sa présence, ses conseils, sa direction.” [Winowska, p10]
Maria Winowska donne plusieurs exemples : le constat des docteurs Luigi Romanelli et Festa ; le cas de deux jeunes mariés polonais résidant en Angleterre qui sentirent ce parfum alors qu’ils étaient sur le point d’abandonner le long pèlerinage qu’ils avaient entrepris en direction de San Giovanni Rotondo ; le cas d’une pauvre femme des environs du couvent qui, si elle n’avait levé la tête en sentant un mystérieux parfum, se serait tuée alors qu’elle ramassait des châtaignes sur une pente assez roide en marchant à reculons ; la guérison du bras inerte de la jeune Joséphine Marchetti de Bologne précédée des effluves de roses et de jonquilles dans tout son logement [Winowska, pp102-106].
Bilocations
Parfois, il s’interrompt brusquement, se fige, semble ailleurs. Puis, après un moment, reprend le fil. Aux curieux qui aimeraient en savoir plus, il les envoie promener d’une façon qui leur enlève toute envie d’insister. [Winowska, p93]
Le père Saint Louis Orione ( (1872-1940 ; fondateur de la Petite-Œuvre de la Divine Providence, des Petites Sœurs missionnaires de la charité, des Sacramentines aveugles et des Ermites de Saint-Albert ; dont le corps est toujours intact au Sanctuaire de Notre Dame de la Garde de Tortone) “vit de ses propres yeux Padre Pio à la basilique de Saint-Pierre de Rome, le jour de la béatification de Sainte Thérèse de Lisieux.” Cela étonne moins lorsque nous savons que Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus était de tous les Saints la plus chère au Padre Pio. [Winowska, p93]
Toucher le cœur des plus grands pécheurs
“Ne croyons surtout pas [que le Padre Pio] poursuit des proies faciles. Un examen attentif des témoignages nous convainc plutôt du contraire.
Franc-maçons. Protestants. Théosophes. Marxistes. Spirites. Athées virulents. Débauchés invétérés. Assassins. Imposteurs. Courtisanes. Histrions. Possédés. Gibier de potence… On dirait plutôt qu’il se spécialise dans les cas graves et laisse de côté le menu fretin !” [Winowska, p109]
Fils et filles spirituelles du Padre Pio
Le couvent, autrefois isolé au milieu de nulle part, fut progressivement environné de maisons construites par les fils et les filles spirituelles du Padre Pio qui, à force de venir, ont décidé de ne plus repartir [Winowska, p41].
L’une de ses filles spirituelles, Mary Pyle, explique que “lorsqu’il prend quelqu’un en charge, c’est pour toujours. Une fois, il m’a dit : “Quando io ho sollevato un’anima, non la lascio ricadere più ! : Une fois que j’ai ramassé une âme, qu’elle soit bien tranquille : je ne la laisserai plus retomber !” [Winowska, p41].
Carte géographique du Padre Pio
Les lieux clés de sa vie :
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