Hors de l’Église point de salut ?

Nous entendons parfois l’adage “Hors de l’Église point de salut”, mais il ne figure pas dans les Écritures.

Voici l’explication permettant de le comprendre :

  1. Jésus – en raison de son sacrifice expiatoire – est l’unique sauveur du genre humain : quelles que soient nos origines et nos croyances, seul Jésus peut nous sauver.
  2. L’Église est le corps mystique de Jésus ; lui en est la tête (Ep 1, 22-23).
  3. L’Église est répartie en trois étages :
    • L’Église militante (ou combattante/pèlerine) qui se trouve sur Terre.
    • L’Église pénitente (ou souffrante) qui se trouve au Purgatoire.
    • L’Église triomphante qui se trouve au Ciel.
  4. Sur Terre, par le baptême, la foi et nos actes, nous sommes membres de l’Église, le corps mystique de Jésus.
  5. Chaque être humain est doté d’une raison naturelle dont la conscience parle à l’âme en l’aidant dans sa recherche authentique de la Vérité et dans son discernement du bien et du mal (celle-ci peut être altérée par un handicap, auquel cas la personne peut être non responsable de ses actes).
  6. C’est cette raison naturelle qui permet à la personne de reconnaître Jésus comme vrai homme et vrai Dieu, sa doctrine comme parfaite et l’Église comme son corps.
  7. Dès lors, qui ne rejette pas sa raison naturelle se rallie à Jésus, à sa doctrine et à son Église dès lors qu’il peut les découvrir en vérité.
  8. Mais, si une personne ne pouvait pas faire cette découverte (parce qu’elle y a pas accès ou parce que des motifs graves l’en auraient détournés), mais s’efforçait tout de même de pratiquer le bien (par fidélité à sa conscience aiguillonnée par sa raison naturelle), il est présupposé qu’elle aurait adhéré à Jésus, à sa doctrine et à son corps, si elle en avait eu les moyens. Dès lors, la grâce du salut – toujours donnée par Jésus – lui est offerte.

Conclusion :

L’Église étant le corps de Jésus et Jésus était l’unique sauveur, il n’y a point de salut hors de l’Église ; cela s’étendant à l’adhésion indirecte lorsqu’une adhésion directe n’est pas pleinement possible, en raisons de circonstances indépendantes de la volonté de la personne.

Jésus : “Je suis tout à tous, et je veux qu’ils soient avec moi dans le Royaume des Cieux, lequel est ouvert à tous pourvu qu’on sache vivre dans la justice. La justice réside dans la pratique de la Loi et dans l’exercice de l’amour. On n’accède pas à ce Royaume par les droits de la fortune, mais par une sainteté héroïque. Que celui qui désire y entrer me suive et fasse ce que je fais : qu’il aime Dieu par dessus tout et son prochain comme moi, je l’aime ; qu’il ne blasphème pas le Seigneur, qu’il sanctifie ses fêtes, honore ses parents, ne lève pas une main violente sur son semblable, ne commette pas d’adultère, ne vole pas son prochain d’aucune façon, ne fasse pas de faux témoignages, ne désire pas le bien d’autrui, mais qu’il soit content de son sort en le considérant toujours comme transitoire, et comme une route et un moyen pour conquérir un sort meilleur et éternel ; qu’il aime les pauvres, les affligés, les petits de la terre, les orphelins, les veuves, et qu’il ne pratique pas l’usure. Celui qui agira ainsi, quelles que soient sa nation et sa langue, sa condition et sa fortune, pourra entrer dans le Royaume de Dieu dont moi, j’ouvre les portes.
Venez à moi, vous tous dont la volonté est droite. Ne vous effrayez pas de ce que vous êtes ou de ce que vous avez été. Je suis l’Eau qui lave le passé et fortifie pour l’avenir. Venez à moi, vous qui avez ignoré la sagesse. Elle se trouve dans ma parole. Venez à moi, refaites-vous une vie nouvelle sur d’autres idées. Ne craignez pas de ne pas savoir, de ne pouvoir agir. Ma Doctrine est facile et mon joug est léger. Je suis le Rabbi qui donne sans demander d’autre compensation que votre amour. Si vous m’aimez, vous aimerez ma Doctrine — donc aussi votre prochain —, et vous obtiendrez la Vie et le Royaume.” (Valtorta, 453.6)