Le péché et la réconciliation

La miséricorde de Dieu est infinie pour le repentant qui vient à lui

Dieu nous a créé par Amour et désire vivre avec nous pour l’éternité.
Il l’a prouvé : il s’est incarné et a librement accepté de passer parmi les pires tortures pour nous.
Jésus n’est pas venu pour les biens portants, mais pour les malades. Il est le médecin de nos âmes.
Il sait de quoi nous sommes faits et connaît nos faiblesses et nos blessures.
Il désire nous pardonner et nous relever.
Sa miséricorde, bien supérieure à celle des humains, est infinie.
Cependant, elle n’est pas automatique. Elle est rencontre. Pour s’exercer, elle a besoin que le pécheur entre dans une démarche de repentance et de changement.
Jésus a institué le sacrement de la réconciliation (« confession ») pour cela.

Jésus s’adressant à un ami de Zachée, anciennement grand proxénète et nouvellement converti : « C’est vrai ! Ton crime est grand. Tu as beaucoup à réparer. Mais moi, la Miséricorde, je t’affirme que, même si tu étais le démon en personne et si tu avais commis tous les crimes de la terre, si tu le veux, tu peux tout réparer et être pardonné par Dieu, par le Dieu vrai, grand et paternel. Si tu le veux. Unis ta volonté à la mienne. Moi aussi, je veux que tu sois pardonné. Unis-toi à moi. Donne-moi ta pauvre âme déshonorée, ruinée, couverte de cicatrices et avilie, depuis que tu as abandonné le péché. Je la mettrai dans mon cœur, là où je mets les plus grands pécheurs, et je l’emmènerai avec moi dans le Sacrifice rédempteur. Le sang le plus saint, celui de mon cœur, le dernier sang de celui qui sera consumé pour les hommes, se répandra sur les plus grandes ruines et les régénérera. Pour le moment, garde l’espérance, une espérance plus grande que ton crime immense, dans la miséricorde de Dieu, car elle est sans bornes, ô homme, pour qui sait se confier à elle. » (Valtorta, 524.4)

Jésus : « Ce qui m’afflige, c’est votre crainte. Elle me prouve que non seulement vous ne m’avez pas perçu comme roi, mais pas même comme ami. Pourquoi ne venez-vous pas ? Mais revenez donc ! Ce que la joie de m’aimer ne vous avait pas permis de comprendre, vous a été rendu clair par la douleur de m’avoir fait souffrir. Oh ! venez, venez, mes amis ! N’augmentez pas votre ignorance en restant loin de moi, vos doutes en vous cachant, vos amertumes en vous interdisant mon amour. Vous voyez ? Nous souffrons autant vous que moi d’être séparés. Moi, plus encore que vous. Venez donc, faites-moi cette joie. » (Valtorta, 489.4)

Message de Jésus à sœur Josefa Menendez : « Je veux maintenant quelque chose de plus, car si Je demande l’amour pour répondre à celui qui me consume, ce n’est pas le seul retour que Je désire des âmes. Je désire qu’elles croient en ma Miséricorde, qu’elles attendent tout de ma Bonté, qu’elles ne doutent jamais de mon Pardon.
Je suis Dieu, mais Dieu d’Amour ! Je suis Père, mais un Père qui aime avec tendresse et non avec sévérité. Mon Cœur est infiniment saint, mais aussi infiniment sage et, connaissant la misère et la fragilité humaines, il s’incline vers les pauvres pécheurs avec une Miséricorde infinie. J’aime les âmes après qu’elles ont commis leur premier péché, si elles viennent me demander humblement pardon. Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, Je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliards, Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave dans le même sang le dernier comme le premier péché ! » (L’Appel à l’Amour, 11 juin 1923)

Le péché

Qu’est-ce que le péché ?

Le mot péché vient du latin pecco (« fauter »). Le péché s’est se couper de Dieu en choisissant volontairement le mal, une fois que l’on sait ce qu’est le mal.

En péchant nous transgressons la loi divine et luttons contre Dieu, notre prochain et nous-mêmes.

« Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression. » (1 Jn 3, 4)

Jésus : « Le péché, c’est quand quelqu’un se révolte sciemment contre l’ordre donné par Dieu et dit : “Je sais que ce que je fais est mal, mais je veux le faire quand même.” Dieu est juste. Il ne peut punir quelqu’un qui fait le mal en croyant faire le bien. Il punit celui qui, ayant eu la possibilité de connaître le bien et le mal, choisit ce dernier et y persiste. » (Valtorta, 204.6)

Jésus : Pécher c’est « commettre l’adultère avec satan » (Valtorta, 76.6) en se désunissant de Dieu.

Il y a péché que lorsque les décisions et les actes choisissent librement de faire le mal. Un terrain mauvais et des pensées mauvaises ne constituent pas en soi un péché, mais y prédisposent s’il ne sont pas vigoureusement rejetés.

Saint Curé d’Ars : « Il ne faut pas croire que, toutes les fois que l’on est tenté, l’on offense le bon Dieu ; le péché ne se trouve que dans le consentement et dans le plaisir que l’on y prend. » (Sermon sur l’impureté)

Quelle est l’origine du péché ?

Le péché est entré dans l’univers avec la chute d’Adam et Ève, brisant l’harmonie initiale entre les hommes et Dieu, entre les hommes entre eux, et entre les hommes et la création. Depuis, il se transmet de manière héréditaire, de génération en génération.

La grâce sanctifiante

Sans le secours de Dieu, à travers sa grâce et sa miséricorde, il est impossible de s’extraire du péché et d’avoir la vie éternelle.

« Si tu retiens les fautes, Seigneur Seigneur, qui subsistera ? » (Ps 129, 3)

La dynamique du péché

Nous pouvons identifier quatre niveaux distincts qui nous aide à comprendre la dynamique du péché :

1. Le terrain familial, sociétal, personnel, plus ou moins abîmé.

Jésus dit qu’à l’origine de tout péché, on trouve initialement de mauvaises fréquentations.

2. Les pensées (psychisme humain complexe et blessé).

3. Les décisions (Jésus : celui qui désir une femme à déjà commis l’adultère = décidé de transgresser l’interdit = échafauder un plan pour parvenir à cette fin ; ex : le roi David qui désir la femme d’un autre)

4. Les actes (concrétisation de la décision ; passage à l’acte).

Les textes nous mettent particulièrement en garde contre :

  • l’orgueil,
  • la luxure,
  • l’amour de l’argent ou la philargyrie (« La racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. » 1 Tm 6, 10),
  • la quête du pouvoir.

Les Dix Commandements

Le mal c’est aller à l’encontre de la loi morale et de la loi divine.

Parce qu’il n’est pas toujours facile de savoir ce qui est mal dans un monde qui banalise, valorise et institue le mal, il faut revenir à la parole de Dieu.
Dans la Bible, Dieu nous a donné les Dix Commandements pour nous donner un cadre sain et immuable pour vivre en amitié avec lui, avec les autres, avec nous-même et avec la création.

Les voici :

Aimer Dieu de tout son être :

  • 1 : Ne pas avoir d’autres dieux que Dieu ; l’aimer plus que tout et l’adorer.
  • 2 : Ne pas employer le nom de Dieu irrespectueusement.
  • 3 : Ne pas travailler le jour du Seigneur.

Aimer son prochain comme soi-même :

  • 4 : Honorer ses parents.
  • 5 : Ne pas tuer.
  • 6 : Ne pas succomber à l’impureté et à l’adultère.
  • 7 : Ne pas voler.
  • 8 : Ne pas mentir.
  • 9 : Ne pas succomber à la concupiscence charnelle.
  • 10 : Ne pas succomber à la convoitise matérielle.

Identifier les péchés

Les péchés graves (liste indicative)

En rouge, sont les 4 péchés qui crient vengeance au Ciel.

En orange, sont les 7 péchés capitaux. Ils font partie des péchés graves (cf. Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologiae) et désignent les vices « de tête » (du latin capita, d’où « capitaux »), en raison de leur potentiel à en entraîner bien d’autres (et possiblement plus graves). En savoir plus sur les 7 péchés capitaux.

Premier Commandement : Ne pas avoir d’autres dieux que Dieu ; l’aimer plus que tout et l’adorer.

  • Idolâtrie. L’idolâtrie est l’adoration, la vénération ou la croyance en de faux dieux. Parce que c’est un rejet direct de Dieu, c’est un péché grave (1 Corinthiens 6:9-10). L’idolâtrie comprend le culte des images (Cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas vénérer les images religieuses. La vénération d’images telles qu’un crucifix est la vénération de la personne représentée, et non l’image réelle en elle-même.)
  • Occultisme, spiritisme, divination, magie, vaudou et sorcellerie. Tenter de commander les pouvoirs de l’occulte, de contrôler ou de parler aux démons ou aux esprits (en particulier Satan), la tentative de deviner l’avenir et l’utilisation de charmes magiques (Deutéronome 18, 10-11 ; CCC 2116).
  • Sacrilège. Profaner ou traiter indignement les sacrements et les actions liturgiques de l’Église ainsi que les choses consacrées à Dieu (CCC 2120).
  • Athéisme. Parce que l’humanisme athée cherche faussement l’homme et la gloire humaine et rejette Dieu, l’athéisme est un péché grave (CCC 2125). C’est un péché contre la vertu de la religion (Rm 1, 18).

Deuxième Commandement : Ne pas employer le nom de Dieu irrespectueusement.

  • Blasphème. Proférer de la haine, de l’opprobre, de la défiance ou dire du mal de Dieu. Le blasphème contre l’Église. Avoir de l’irrévérence pour le Nom de Dieu, ses paroles, ses œuvres, la Sainte Vierge Marie, les saints et toutes les choses sacrées (CCC 2148). Ne pas donner d’amour et de respect à notre Créateur. (Jc 2, 7)
  • Parjure et Faux Serments. Rompre ses vœux, ses serments ou ses promesses faits à Dieu ou au nom de Dieu (CCC 2152). S’engager à commettre une mauvaise action. Au cours de son Sermon sur la Montagne, Jésus parle contre les pécheurs qui prêtent de faux serments (Mt 5, 33-34).

Troisième Commandement : Ne pas travailler le jour du Seigneur et le sanctifier.

  • Ne pas observer un ou plusieurs préceptes (commandements) de l’Église (CEC 2041-2043) :
    • Sanctifier le dimanche (jour de la Résurrection du Seigneur) et les principales fêtes liturgiques, en participant à la célébration eucharistique et en s’abstenant des œuvres serviles.
    • Confesser ses péchés au moins une fois par an.
    • Communier au moins chaque année à Pâques.
    • S’abstenir de viande et jeûner aux jours d’ascèse et de pénitence fixés par l’Église pour préparer les fêtes liturgiques et nous disposer à acquérir la maîtrise sur nos instincts et la liberté du cœur.
    • Subvenir aux besoins matériels de l’Église, selon ses possibilités.

Quatrième Commandement : Honorer ses parents.

  • Manquer de respect pour ses parents — enfants et adultes. Les enfants doivent obéir à leurs parents, et les adultes doivent respecter et veiller aux soins de leurs parents, lorsqu’ils deviennent âgés et infirmes.
  • Manquer de respect pour ses enfants, ne pas leur enseigner la foi.
  • Désobéir à l’autorité légale et mépriser les lois.

Le Cinquième Commandement : Ne pas tuer.

  • Meurtre. Tuer intentionnellement une personne, tel que le meurtre d’Abel par son frère Caïn en Gn 4, 10 (CCC 2268). L’homicide indirect peut également être de nature grave (comme le refus d’aider une personne en danger). Cependant, l’Église enseigne que la légitime défense est permise pour la préservation de sa vie : si l’attaquant est mortellement blessé ou tué, la mort de l’attaquant n’est pas un péché. Ceux qui utilisent une agression inutile pour se défendre peuvent pécher mortellement si l’attaquant est tué ou gravement blessé.
  • Avortement. La vie humaine commence à la conception (fécondation de l’ovule par le spermatozoïde). Dieu : « Avant de vous former dans le ventre, je vous connaissais, et avant que vous ne soyez nés, je vous ai consacrés » (Jérémie 1, 5). L’avortement est donc un meurtre. Le livre chrétien le plus ancien (outre des parties de la Bible) est la Didache, un livre composé par les douze apôtres ou leurs disciples. La Didache proclame l’ancien enseignement de l’Église catholique : « Vous ne tuerez pas l’embryon par avortement et ne ferez pas périr le nouveau-né » (Didachè 2, 2). Tous les catholiques qui avortent volontairement ou participent à un avortement sont automatiquement excommuniés de l’Église catholique (CCC 2272 et CIC Canon 1314).
  • Euthanasie. Mise à mort directe des malades, des handicapés ou des mourants. La volonté et les mesures prises pour provoquer la mort d’une personne constituent un acte de meurtre (CCC 2277). Ceux qui souffrent et approchent de la mort doivent pouvoir mourir (ou se rétablir, ce qui est parfois une possibilité) naturellement. L’administration d’analgésiques est autorisée, à condition que les médicaments ne soient pas voulus comme une fin ou un moyen de précipiter la mort. L’arrêt de procédures médicales lourdes, dangereuses, extraordinaires ou disproportionnées par rapport au résultat attendu peut être légitime; c’est le refus d’un « traitement trop zélé » (CCC 2278). Dans ce cas, la mort n’est pas volontaire, mais est simplement acceptée comme inévitable et ne peut être empêchée.
  • Suicide. Meurtre de soi. Il est contraire à l’amour de Dieu, de soi, de la famille, des amis et des prochains (CEC 2281). Il est d’une nature particulièrement grave, s’il est destiné à donner un exemple à suivre. La coopération volontaire dans un suicide est également contraire à la loi morale. Cependant, la responsabilité et la gravité du suicide peuvent être diminuées dans les cas de troubles psychologiques graves, d’angoisse, de peur grave des difficultés, de la souffrance ou de la torture. Mais cela ne le rend pas moralement permis. C’est le jugement de Dieu qui mesurera la gravité ou la responsabilité du péché.
  • Scandale. Attitude ou un comportement qui conduit un autre à faire le mal. Si quelqu’un est délibérément conduit à une infraction grave, son tentateur commet un péché grave (CCC 2284 et 2285). Jésus : « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer. » (Mt 18, 6).
  • Abus de drogues. L’abus de drogues nuit gravement à la vie et constitue une infraction grave. Seule une utilisation thérapeutique légitime est acceptable (CCC 2290).
  • Gourmandise ou gloutonnerie (gastrimargie). La gourmandise est un amour excessif pour la nourriture et une passion désordonnée pour les appétits verbeux. Elle constitue un péché capital (CCC 1866, 2290) opposé à la vertu de la tempérance, et elle peut constituer un péché grave.
  • Abus d’alcool. L’abus d’alcool peut également être excessivement dangereux et nocif pour le corps, et parfois pour les prochains (CCC 2290). Elle est contraire à la tempérance et est une passion désordonnée (1 Co 6, 9-10).
  • Terrorisme. Menacer, blesser et tuer sans discernement (CCC 2297). D’autres formes de violence corporelle (enlèvements, prises d’otages, amputations non médicales, mutilations et stérilisations) sont également contraires à la loi morale.
  • Colère extrême. « La colère est un désir de vengeance. Si la colère atteint le point d’un désir délibéré de tuer ou de blesser gravement un prochain, elle est gravement contre la charité ; c’est un péché mortel » (CEC 2302). Jésus : « Quiconque est en colère contre son frère sera passible de jugement » (Mt 5, 22). Il s’agit d’un péché capital opposé à la vertu de douceur.
  • Haine. Souhaiter délibérément le mal (CCC 2303 et Galates 5:19-20).
  • Extorsion. Obtenir quelque chose d’autrui par la contrainte ou l’intimidation. C’est un acte de violence et de vol (1 Co 6, 9-10).

Sixième Commandement : Ne pas succomber à l’impureté et à l’adultère.

  • Adultère. Infidélité conjugale : union charnelle ou convoitise entre une personne mariée et quelqu’un qui n’est pas son conjoint légitime (CCC 2380). Jésus : « Je vous le dis, quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur » (Mt 9, 28).
  • Polygamie.
  • Divorce. Le divorce condamne ceux qui divorcent et se remarient (Mt 5, 32) et ceux qui divorcent au sens civil (sauf par dérogation grave). Le divorce entre deux chrétiens baptisés est un péché mortel (CCC 2384).
  • Mariage illégitime. Se marier ou aider quelqu’un à se marier lorsque les degrés de parenté l’interdisent, lorsqu’il existe un obstacle connu, ou sans publication de bans, devant un fonctionnaire d’État ou un ministre protestant sans dispense.
  • Masturbation. Stimulation délibérée des organes sexuels afin de tirer du plaisir sexuel (CCC 2352). Elle enfreint les deux aspects de la loi naturelle de la sexualité : l’enfantement au sein d’un mariage valide, et l’unification des époux par un acte d’amour.
  • Fornication. Union charnelle entre un homme célibataire et une femme célibataire (CCC 2353 ; 1 Co 6, 18).
  • Pornographie. Communication d’actes sexuels réels ou simulés à un tiers. Elle est gravement contraire à la charité parce qu’elle pervertit le mariage et le sexe (CEC 2354). Elle est gravement scandaleuse lorsqu’elle est exposée à des enfants.
  • Bestialité (zoophilie).
  • Prostitution. Elle réduit une personne à un instrument de plaisir et de luxure sexuels. Elle est gravement contraire à la charité et à la chasteté, et souille le corps, le temple de l’Esprit Saint. Cependant, la misère, le chantage ou la pression sociale peuvent réduire la gravité du péché, mais elle est toujours un péché (CCC 2355).
  • Viol (CCC 2356). Ce crime viole le respect, la liberté, l’intégrité physique et morale de la victime et peut la marquer physiquement et psychologiquement à vie.
  • Impureté contre la nature : sodomie et actes homosexuelles. Bien qu’il reste à déterminer si l’homosexualité est un stigmate génétique, social ou personnel, les actes homosexuels sont condamnés par Dieu (1 Co 6, 9-10 ; Gn 18, 20 ; Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; CCC 2357). Si les homosexuels naissent avec cette condition, ils sont appelés à vivre une vie de pureté et de chasteté chrétiennes, en communion avec l’amour du Christ. Ces personnes peuvent vivre une vie d’épreuve, que tous les autres doivent traiter avec compassion et sensibilité.
  • Inceste. Relation intime entre parents ou beaux-parents dans un degré qui interdit le mariage entre eux (CCC 2388 ; 1 Co 5, 1).

Septième Commandement : Ne pas voler.

  • Vol. Toute personne a droit à la propriété privée légale obtenue par un travail légitime, un héritage ou un don. Violer le droit d’une personne à la propriété par le vol est un péché grave, surtout si la perte de la propriété blesse gravement la victime (CCC 2408). La gravité du vol est déterminée par le préjudice qu’il cause à la victime. Un pauvre qui vole un pain commet un péché moins grave qu’un riche qui vole les économies d’une personne démunie. Saint Paul nous dit que les voleurs n’hériteront pas du royaume de Dieu (1 Co 6, 9-10).
  • Tricherie. Un tricheur escroque sa victime de ses biens. Elle est moralement grave, à moins que les dommages causés à la victime ne soient exceptionnellement légers (CCC 2413).
  • Escroquer un travailleur de son salaire (Jc 5, 4). Cela nuit à la capacité du travailleur de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. C’est un péché qui crie vengeance au ciel (CCC 1867).
  • Paris injustes. Les paris injustes dans les jeux de hasard sont graves s’ils privent quelqu’un de ce qui est nécessaire pour subvenir à ses besoins et à ceux des autres (CCC 2413).
  • Profiter des pauvres (Ex 2, 23). L’exploitation économique ou sociale des pauvres nuit à la dignité et aux droits naturels des victimes. C’est un péché qui crie vengeance au ciel (CCC 1867).

Huitième Commandement : Ne pas mentir.

  • Faux témoignage et parjure. Déclaration publique contraire à la vérité. Le parjure est un faux témoignage sous serment. Ils contredisent la justice (CEC 2476) et sont particulièrement graves lorsqu’ils condamnent l’innocent, exonèrent le coupable ou augmentent la peine de l’accusé.
  • Adulation. Discours ou attitude qui encourage ou confirme quelqu’un dans des actes malveillants et une conduite perverse. C’est un péché grave s’il rend l’un complice des vices ou des péchés graves d’un autre (CEC 2480).
  • Mentir. Il s’agit de l’offense la plus directe contre la vérité. La gravité de ce péché est mesurée par la vérité qu’il pervertit, les circonstances, les intentions du menteur et le mal fait aux victimes (CCC 2484). Le mensonge est un péché qui provient de Satan qui est « le père de tous les mensonges » (Jn 8, 44).

Neuvième Commandement : Ne pas succomber à la concupiscence charnelle.

  • Luxure. Plaisir sexuel recherché pour lui-même ; désir désordonné ou une jouissance démesurée du plaisir sexuel. Il s’agit d’un péché capital opposé à la vertu de chasteté. Ce péché et vice de la chair est désordonné parce qu’il sépare le plaisir sexuel de sa place naturelle : dans le Sacrement du Mariage qui est ordonné à la procréation des enfants et à un amour unificateur entre mari et femme (CEC 2351). La faiblesse de la volonté humaine et le manque de conformité à Dieu sont le résultat de la chute de l’humanité qui provoque un désordre entre l’âme et le corps (appelé concupiscence) qui se manifeste notamment dans la luxure. Ce péché peut être surmonté par la prière et la grâce à travers les sacrements chrétiens. Christ veut que nous surmontions la luxure et la remplaçions par l’amour chrétien et la pureté du cœur (Mt 9, 28). Jésus : « Heureux les cœurs purs car ils verront Dieu » (Mt 5, 8).

Dixième Commandement : Ne pas succomber à la convoitise matérielle.

  • Avarice. Accumulation des richesses recherchées pour elles-mêmes ; cupidité et le désir d’amasser des biens terrestres sans limite ; passion pour la richesse et le luxe. Il s’agit d’un péché capital et d’un vice mortel opposé à la vertu de libéralité. Rechercher le bonheur temporel au détriment des devoirs spirituels risque d’entrainer vers l’avarice. (CCC 2536)
    • la phylargyrie (amour de l’argent et de la richesse)
    • la pléonexie (désir d’enrichissement)
  • Envie. Tristesse à la vue des biens d’autrui et désir immodéré de les acquérir pour soi-même. Il s’agit d’un péché capital opposé à la vertu de l’Amour fraternel. L’envie peut avoir de graves conséquences et nuire à autrui. Si elle porte un préjudice grave, c’est sûrement un péché grave.

Offenses contre la Foi :

  • Doute volontaire de la foi. Le doute volontaire de la foi ne tient pas compte de la vérité révélée de Dieu et de son Église (CEC 2088). Les risques sont la cécité spirituelle et la perte de la foi.
  • Incrédulité, hérésie, apostasie, schisme. L’incrédulité est la négligence de la vérité révélée ou le refus volontaire d’y consentir. L’hérésie est un déni obstiné post-baptismal d’une vérité qui doit être crue avec la foi divine et catholique. L’apostasie est une répudiation totale de la foi chrétienne. Le schisme est le refus de la soumission au Pontife romain ou de la communion avec les membres de l’Église (CCC 2089). Ces péchés tendent ou brisent les liens d’unité avec le délinquant et l’Église catholique.

Offenses contre l’Espérance :

  • Désespoir dans l’espérance. Cesser d’espérer le salut de Dieu ou d’espérer obtenir son pardon (CCC 2090). L’espérance chrétienne soutient la foi et la dépendance du croyant envers Dieu, et ne doit pas être négligée ou rejetée.
  • Présomption. Présomption que nous pouvons nous sauver sans l’aide de Dieu. Ou présomption que la puissance de Dieu ou sa miséricorde nous mériteront le pardon sans notre repentance ni notre conversion (CEC 2092).

Offenses contre la Charité :

  • Indifférence. Négliger ou refuser l’amour divin. Ne pas considérer la bonté de la charité et nier sa puissance (CEC 2094).
  • Ingratitude. Échouer ou refuser de reconnaître et de rendre l’amour de Dieu (CEC 2094).
  • Tiédeur. Négligence en réponse à la charité de Dieu. Ou refuser de se donner à l’incitation de la charité (CCC 2094).
  • Paresse spirituelle (acédie). Refus de la joie qui vient de Dieu ; lassitude et dégoût de l’engagement. Un pécheur qui se livre à l’acédie peut même être repoussé par la bonté divine (CCC 2094). Il s’agit du plus grave des péchés capitaux ; il est opposé à la vertu du zèle.
  • Orgueil. Il s’agit d’un péché capital opposé à la vertu d’humilité
  • Haine de Dieu. Rejeter volontairement Dieu. Refuser de reconnaître et de louer la bonté et l’obéissance de Dieu (CEC 2094). Ce péché grave naît de l’orgueil et est contraire à l’amour de Dieu.

Jésus : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jn 15, 10-12)

Les péchés contre l’Esprit Saint

  • La présomption de la Miséricorde du Seigneur
  • Le désespoir
  • La contestation de la Vérité connue
  • L’envie d’un autre bien spirituel
  • L’obstination dans le péché jusqu’à l’impénitence finale

Les péchés mortels

Les « péchés graves » qui peuvent devenir des « péchés mortels » s’ils sont commis :

  • volontairement,
  • et en pleine connaissance de leur nature.

Les structures de péchés

Ce terme désigne les péchés collectifs auxquels nous co-participons (ex : l’esclavagisme moderne de certains travailleurs dont nous consommons les produits ; la prédation des ressources naturelles ; etc.).

Les virus spirituels et leurs remèdes

Dans un discours prononcé le 22 décembre 2014, à l’adresse du haut clergé et de la curie et ayant fait date, le pape François liste quinze maladies de l’âme ou « virus spirituels » :

  1. Le fantasme de l’immortalité de qui se croit immunisé ou indispensable
  2. Le « marthalisme » ou l’activité excessive (en référence à Marthe de Béthanie)
  3. La pétrification mentale et spirituelle
  4. La planification excessive et le fonctionnarisme
  5. La mauvaise coordination
  6. L’Alzheimer spirituel
  7. La maladie de la rivalité et de la vanité ;
  8. La schizophrénie existentielle
  9. La rumeur, la médisance et le commérage
  10. La maladie de diviniser les chefs
  11. L’indifférence aux autres
  12. Le visage lugubre
  13. L’accumulation ;
  14. Les cercles fermés
  15. La maladie du profit mondain et des exhibitionnismes

Puis, le pape François donna un an plus tard, en décembre 2015, douze remèdes, « catalogue des vertus nécessaires », pour y répondre :

  1. Le caractère missionnaire et pastoral : ne pas fonctionner en cercle fermé
  2. Aptitude et sagacité : faire preuve de professionnalisme
  3. Spiritualité et humanité : ne pas se comporter comme des robots
  4. Exemplarité et fidélité : ne pas scandaliser
  5. Rationalité et amabilité : faire preuve de souplesse et de sens de l’organisation
  6. Innocuité et détermination : réfléchir avant d’agir en ayant une vision claire des choses
  7. Charité et vérité : éviter une miséricorde tiède ou un rigorisme glacé
  8. Honnêteté et maturité : assainir les relations hiérarchiques
  9. Déférence et humilité : lutter contre l’orgueil
  10. Générosité et attention : ne pas céder à la superficialité
  11. Impavidité et promptitude : se battre pour rester libre
  12. Fiabilité et sobriété : être cohérent

Le sacrement de la réconciliation

Plus nous progressons dans notre vie spirituelle, plus notre conscience du péché s’aiguise.

Au début de chaque messe, nous commençons par nous reconnaître humblement pécheur.

« Je confesse à Dieu tout-puissant,
je reconnais devant mes frères
que j’ai péché en pensée, en parole,
par action et par omission.
Oui, J’ai vraiment péché.
C’est pourquoi je supplie
la bienheureuse Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu. »

Cette démarche nous purifie de nos péchés véniels avant d’accueillir l’eucharistie en nous, de devenir tabernacle vivant.

Toutefois, nous nous confessons régulièrement à un prêtre pour obtenir, à travers lui, le pardon de Dieu. Nous nous lavons le corps en prenant régulièrement des douches. Mais nous avons également besoin – et plus encore – de nous laver l’âme, car nous pêchons régulièrement en pensées, en paroles, par action et par omission.

L’Église demande que les fidèles se confessent au moins une fois par an. La Vierge Marie a parlé de confession mensuelle (autour du premier samedi du mois).

Ce sacrement synthétise : repentance, conversion, pénitence, confession, pardon et réconciliation.

Saint Jean, L’Évangéliste : « Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous nous décevons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous. » (1 Jn 1, 8 ; Valtorta, 119.11)

« Apprenez que le démon ne veut que vous arrêter à la connaissance de vos misères, tandis que la connaissance [en vous-mêmes de Dieu] doit toujours être accompagnée de l’espérance de la miséricorde divine. » (Saint Catherine de Sienne)

La confession est la démarche par laquelle le fidèle, après un sérieux examen de conscience va voir un prêtre et lui dit l’intégralité des péchés qu’il sait avoir commis (depuis sa dernière confession), afin de recevoir le sacrement de réconciliation et de faire la paix avec Dieu.

Jésus à ses apôtres : « Recevez l’Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » (Jn 20, 22-23)

Pour la préparer, on peut relire ce qu’est le péché et ses seuils de gravité, puis dresser la liste de nos péchés sur un papier pendant plusieurs jours au fur et à mesure que les souvenirs reviennent.

Pour nous aider dans notre examen de conscience, puis dans notre confession, nous pouvons prier l’Esprit-Saint, la Vierge Marie, notre saint patron, notre ange gardien, et Saint Alphonse-Marie de Liguori (docteur de l’Église et patron des confesseurs et des théologiens moralistes).

Questions que l’on peut se poser lors de son examen de conscience

Combien de temps s’est écoulé depuis ma dernière confession ?

Ai-je oublié ou dissimulé des péchés lors de ma dernière confession ?

Ai-je accompli la pénitence donnée par le prêtre ?

Ai-je réparé le mal fait à mon prochain, s’il y en avait ?

Ai-je suivi le conseil du prêtre ?

Je m’examine par rapport aux rapport aux Dix Commandements. (Voir liste ci-dessus)

Je m’examine par rapport aux péchés graves/mortels non confessés. (Voir liste ci-dessus)

Je m’examine par rapport aux péchés parmi les 7 capitaux. (Voir liste ci-dessus)

Je m’examine par rapport aux préceptes (commandements) de l’Église. (Voir liste ci-dessus)

Je m’examine par rapport aux péchés contre le Saint-Esprit. (Voir liste ci-dessus)

Je m’examine par rapport à mes devoirs et à ma manière de vivre.

Je m’examine par rapport aux vertus :

  • 3 vertus théologales :
    1. la foi,
    2. l’espérance,
    3. et la charité.
  • 4 vertus cardinales :
    1. la justice,
    2. la prudence,
    3. la force,
    4. et la tempérance.

Je m’examine par rapport à mes passions dominantes et les pathologies de mon âme.

Je m’examine par rapport aux 8 vices principaux :

  1. la gastrimargie (but premier en mangeant = recherche du plaisir, et non de nourrire son corps ; concupiscence du manger ; intempérance de la bouche et du ventre)
  2. la luxure
  3. la philargyrie (amour de l’argent et de la richesse)
  4. la colère
  5. la tristesse
  6. l’acédie (anxiété ou dégoût du cœur)
  7. la cénodoxie (vaine gloire, vanité)
  8. l’orgueil

Je m’examine par rapport aux 7 œuvres de miséricorde corporelles (Mt 25, 31-45) :

  1. Nourrir les affamés
  2. Donner à boire aux assoiffés
  3. Vêtir ceux qui sont nus
  4. Accueillir les pèlerins
  5. Assister les malades
  6. Visiter les prisonniers (ou rançonner les captifs)
  7. Ensevelir les morts

Je m’examine par rapport aux 7 œuvre de miséricorde spirituelles :

  1. Conseiller ceux qui sont dans le doute
  2. Enseigner les ignorants
  3. Avertir les pécheurs
  4. Consoler les affligés
  5. Pardonner les offenses
  6. Supporter patiemment les personnes ennuyeuses
  7. Prier Dieu pour les vivants et pour les morts

Je m’examine par rapport à mes occasions de péché (lieux, moments).

Je m’examine par rapport à mes fréquentations.

Ai-je provoqué le péché chez autrui ? :

  1. par le conseil
  2. par la dissimulation
  3. par l’ordre
  4. par la participation
  5. par le consentement
  6. par le silence
  7. par la provocation
  8. par la défense du mal commis
  9. par la louange ou la flatterie

Ai-je une vraie contrition à cause de mes péchés ?

Ai-je le désire d’amender ma vie et de ne pas répéter mes péchés ?

Considérez les circonstances qui modifient sérieusement le péché.

Considérez les manières dont vous avez omis des actes ou des devoirs – péchés par omission (ex : charité)

Est-ce que je considère les prêtres In Persona Christi (comme étant le Christ) ; cela m’aide à savoir que je me confesse à Dieu et non à un homme.

Source : https://www.mariereine.com/petit-guide-pour-bien-se-confesser/

La confession

En cas de chute, le pécheur est enjoint à reconnaître sa méprise (conscience), à se repentir (repentance) et à réparer son tort (pénitence).

Pour cela, Jésus a institué le sacrement de réconciliation et en a confié la charge à ses ministres ordonnés.

Étapes :

On se présente devant le prêtre en faisant le Signe de la Croix. Puis, après le mot d’accueil du prêtre (par exemple : « Que le Seigneur qui éclaire chaque cœur vous aide à connaître vos péchés et à vous confier en sa miséricorde« ), répondre : « Amen » et « Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché. Ma dernière confession remonte à __ semaines, mois ou années. »

Puis, on dit :

« Depuis, voici les péchés que j’ai commis :

  • Envers Dieu…
  • Envers mon prochain…
  • Envers moi-même…

J’en demande pardon à Dieu, et à vous mon père pénitence et absolution. »

On commence par les péchés les plus graves (mortels), en donnant pour chacun le nombre de fois et sans les justifier.

Il ne faut cacher aucun de nos péchés.

Jésus à un pécheur : « pour avoir pitié, j’ai besoin que tu t’humilies. Parle. » (Valtorta, 128.1)

Saint Jérôme : « car si le malade rougit de découvrir sa plaie au médecin, la médecine ne soigne pas ce qu’elle ignore. »

Cette démarche nous fait entrer dans une profonde humilité (ce que satan déteste).

« Tire-moi de la boue, sinon je m’enfonce. » (Ps 68, 69)

Après avoir confessé nos péchés, nous disons l’acte de contrition, en nous engageant à éviter les attitudes, les situations, les personnes, les lieux et les choses qui entraînent au péché :

Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

Je m’accuse de tous ces péchés, de tous ceux que j’aurais pu avoir oublié et de tous ceux de ma vie passée ; j’en demande très humblement pardon à Dieu, et à vous mon Père, pénitence et absolution si vous m’en jugez digne.

Puis le prêtre, imposant les mains, nous donne l’absolution sacramentelle de tous nos péchés en nous signant du signe de la Croix. Il peut également nous donner des pénitences.

Ce n’est pas le prêtre qui pardonne, mais Dieu à travers lui.

On ne confesse jamais deux fois un même péché, car ce serait manquer de foi envers l’authenticité de ce sacrement. On peut toutefois reparler d’un péché grave/mortel déjà confessé avec le confesseur, en lui précisant qu’il l’a déjà été.

Si nous oublions de confesser un péché grave/mortel, nous sommes quand même pardonnés, mais nous devons le mentionner lors de votre prochaine confession.

La confession peut être douloureuse, mais ô combien salutaire et purificatrice !

Un prêtre disait : « Je n’aime pas me confesser, mais j’aime m’être confessé. »

Ce sacrement nous remet sur les rails après avoir déraillé et nous permet de poursuivre notre route vers le Ciel.

Kyrie eleison : « Seigneur, prends pitié »
Christe eleison : « Christ, prends pitié »

« Le repentir est renouvellement, purification, élan vers les hauteurs. »

Jésus : « Il n’est pas de faute si grande qu’elle ne puisse être lavée par le repentir d’abord, par la grâce ensuite, enfin par le Sauveur. Il n’est pas de si grand pécheur qu’il ne puisse lever son visage humilié et sourire à une espérance de rédemption. Il lui suffit de renoncer complètement à la faute, de résister héroïquement à la tentation, d’avoir une volonté sincère de renaître. » (Valtorta, 96.4)

Jésus : « Je sauverai ceux qui se repentent et reviennent à Dieu. Les impénitents n’obtiendront pas de rédemption. » (Valtorta, 131.4)

Comment être sûr que Dieu comprend qu’on l’aime, malgré nos fautes répétées ? En demandant pardon.

Individuellement, tous les baptisés (et pas seulement les prêtres) peuvent décider de pardonner ou non.

« Jusqu’à toi vient toute chair avec son poids de péché ; nos fautes ont dominé sur nous : toi, tu les pardonnes » (Ps 64, 3-4)

« Et toi, tu t’es attaché à mon âme, tu me tires du néant de l’abîme. Tu as jeté, loin derrière toi, tous mes péchés. » (Is 38, 17)

« Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi blancs que neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme de la laine. » (Is 1, 18)

« Heureux l’homme dont la faute est enlevée, et le péché remis !
Heureux l’homme dont le Seigneur ne retient pas l’offense, dont l’esprit est sans fraude !
Je me taisais et mes forces s’épuisaient à gémir tout le jour :
ta main, le jour et la nuit, pesait sur moi ; ma vigueur se desséchait comme l’herbe en été.
Je t’ai fait connaître ma faute, je n’ai pas caché mes torts. J’ai dit : ‘Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés.’ Et toi, tu as enlevé l’offense de ma faute.
Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives ; même les eaux qui débordent ne peuvent l’atteindre.
Tu es un refuge pour moi, mon abri dans la détresse ; de chants de délivrance, tu m’as entouré. » (Ps 31, 1-7)

Matthieu, Zachée, Marie Madeleine, le bon larron, crucifié à côté de Jésus, Paul de Tarse… sont autant de saints qui furent de grands pécheurs.

« C’est ainsi qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Lc 15, 7)

Réponses aux objections fréquentes

« Je n’ai rien à me reprocher. »

Cette affirmation est un mensonge qu’on se fait à soi-même pour éviter d’avoir à regarder la réalité en face.

Saint Jean apôtre : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous. » (1 Jn 1, 8-10)

La confession est humiliante et aliénante.
La confession est un acte d’homme libre. Le prêtre est là pour relever le pécheur, non pour l’écraser. La confession n’entretient pas le remords, mais efface le péché, s’ouvre sur une profonde et joyeuse libération. Ainsi, elle libère l’âme et lui rend la paix.

« Je me confesse directement à Dieu. »

Pour être certains que Dieu nous a réellement pardonnés, nous avons besoin d’un signe venant de Dieu : c’est le sacrement de la réconciliation où le prêtre est instrument visible du pardon de Dieu. Ce ne sont pas les prêtres qui s’attribuent le pouvoir de pardonner les péchés, mais Jésus qui leur a donné en disant à ses Apôtres, le soir de Pâques : « À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » (Jn 20, 23)

« Je n’ai pas envie de me confesser. »

Plus le besoin est grand, plus il doit surmonter le manque d’envie et la bonté de son
péché, pour éviter de continuer à porter ses fautes comme un lourd fardeau. Ayez foi en l’amour de Dieu et allez avec courage demander le pardon de Dieu.

« Je retombe toujours dans les mêmes fautes. »

Peut-être, mais sans la confession, vous auriez commis sans doute des fautes plus graves. En effet, la grâce de la confession est d’effacer les péchés, mais aussi de donner lumière et force pour éviter de tomber plus bas et pour progresser vers un amour plus parfait de Jésus.

Saint Paul apôtre : « nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. » (2 Co 5, 20)

« Je ne sais pas comment me confesser. »

Des livrets existent pour vous aider et le prêtre vous accueillera tel que vous êtes, là où vous en êtes et vous guidera simplement dans votre démarche. Il suffira simplement de lui en parler au début.

« Je n’arrive pas à pardonner. »

La démarche du pardon n’est ni facile ni automatique. Elle peut prendre du temps. Mais avoir la volonté de pardonner est déjà une étape dans le pardon. Dieu nous accueille avec nos joies et nos limites.

Combattre le péché

La victoire de Jésus sur le péché, mort à notre place et ressuscité, est définitive. Nous pouvons, si nous le voulons, nous y associer pour rejoindre le Ciel. Toutefois, la lutte spirituelle contre la tentation, le péché et ses conséquences demeure jusqu’à la Parousie.

Le diable est celui qui nous accuse jour et nuit (Ap 12, 10). Dieu est celui qui fait tout pour nous sauver, tous.

Nous ne devons pas nous identifier à notre péché ou penser qu’il est en nous : il est devant nous (Ps 50). C’est pourquoi, il faut nous en délester en le remettant à Dieu.

Il ne faut pas s’arrêter sur nos pensées malsaines et culpabiliser. Il faut passer à autre chose. Ne pas décider de les mettre en œuvre, et ne pas les réaliser. Chercher à faire le bien. C’est comme en voiture : pour changer de direction, il faut avancer.

Face aux tentations, le Saint Curé d’Ars nous propose de prier ainsi : « Mon Dieu, venez à mon aide ; vous savez que sans vous, je ne peux que me perdre ; mais, aidé de votre grâce, je suis sûr de sortir victorieux du combat. Ah ! Vierge sainte, devons-nous dire, ne permettez pas que le démon ravisse mon âme qui a coûté tant de souffrances à votre divin Fils » (cf. Sermon sur l’impureté).

Favoriser notre terrain par notre conversion, par notre vie de prière et sacramentelle, par nos œuvres, par nos fréquentations (y compris familiales).

Ressources

En français :

En anglais :