Un contexte relativiste
Le monde occidental contemporain est très largement relativiste.
Ainsi, le discours ambiant nous dit que la vérité est relative et qu’il n’y a pas de vérité unique.
Sur le plan religieux, la pensée relativiste nous dit qu’”il n’y a pas de vérité unique, mais que chacun détient une part de la vérité” ou encore que “toutes les religions sont des chemins différents menant au même but, à Dieu”.
En somme, personne n’a tort et tout le monde à raison.
C’est posture est confortable, en ce qu’elle permet de juxtaposer des communautés hétérogènes dans une relative paix sociale. Mais elle est fausse.
La vérité existe et elle est une
Que cela nous plaise ou non, le monde est composé de certaines vérités factuelles. Et nombre d’entre elles étaient là avant nous et seront là après nous.
Exemple 1 : Si nous disons que nous sommes en Chine, alors que nous sommes en France, nous avons factuellement tort.
Affirmer que les différentes religions disent toutes la même chose avec un langage différent (comme le soutiennent les bahá’ís par exemple), est faux.
Exemple théologique : Le bouddhisme affirme que l’âme se réincarne sur Terre. Le christianisme affirme que la réincarnation n’existe pas. Ces deux affirmations théologiques sont inconciliables, donc au moins l’une des deux n’est pas vraie.
Exemple moral : L’islam affirme qu’un homme peut avoir jusqu’à quatre épouses simultanément. Le christianisme affirme qu’un homme ne peut avoir qu’une seule épouse. Ces deux affirmations morales sont inconciliables, donc au moins l’une des deux n’est pas vraie.
La vérité nécessite bien plus que le fait d’adhérer de toutes ses forces aux dires de nos parents, de nos professeurs, de notre société. La vérité implique une exigence radicale, en ce qu’elle doit être vérifiée par les faits.
Exemple : Lorsque l’islam affirme que la Bible a été modifiée, il ne doit pas se contenter de l’affirmer pour que cela soit véridique. Il doit apporter la preuve de son accusation en expliquant qui à fait cela, quand, comment, pourquoi et quels sont les passages concernés. À ce jour, aucun imam n’est en mesure d’apporter ces éléments. L’affirmation selon laquelle la Bible aurait été modifiée n’est qu’un récit qui se répète de génération en génération, sans fondement historique, archéologique ou scripturaire.
À l’inverse,
- les découvertes de Qumran, en 1947, donnant lieu à des fouilles de 1949 à 1956, vont exhumer près de 100.000 fragments de 200 manuscrits bibliques rédigés sur des parchemins et des papyrus, entre le troisième siècle avant J.-C. et l’an 68 après J.‑C. ;
- et les 500 manuscrits des textes de Nouveau Testament antérieurs à l’an 500, ainsi que les écrits des Pères de l’Église,
permettent de constater l’absence de modifications de la Bible.
La Vérité est une Personne
En tant que chrétien, nous croyons que la vérité n’est pas relative, mais absolue.
Mieux, nous croyons que la Vérité est une Personne, avec un visage et un nom.
Jésus ne nous dit pas “je vais vous montrer la vérité” ou encore “nous allons chercher la vérité ensemble”. (C’est là le rôle des philosophes.)
Jésus nous dit : “Je suis la Vérité” (Jn 14, 6).
Il s’agit de son identité propre.
Cela est cohérent si, comme les apôtres, nous croyons que Jésus est Dieu. En effet, seul Dieu peut dire – sans orgueil ni mensonge – “Je suis la Vérité”.
Les philosophes sont des humains qui, à force d’expériences, d’observations, d’échanges, de lectures et de réflexions, échafaudent progressivement une compréhension du monde personnelle qui leur semble juste. Ainsi, leur pensée se construit, évolue et s’affine dans le temps. Celle-ci peut, ensuite, être véhiculée et complétée par des “disciples” formant une “école philosophique”.
Or, la pensée de Jésus n’évolue pas. Il ne cherche pas la vérité. Il la révèle. En ceci, il n’est pas un philosophe. Ainsi, le contenu de ses échanges à l’âge de douze ans avec les docteurs du Temple et l’enseignement qu’il tiendra, vingt ans plus tard, à la même place, demeurent inchangés (Valorta, 486.3). Plus largement, Jésus “est pareil, au dernier jour, comme au premier de cette terre. Celui qui est comme le Père ne connaît pas de vieillissement dans sa nature divine.” (Valtorta, 589.6).
Ainsi peut-il affirmer, en plein conscience et assurance, que “le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas” (Mt 24, 35).
Depuis toujours, l’être humain recherche la vérité. Comme la Samaritaine, il a, au fonds de son puits intérieur, désespérément soif de vérité. Jésus est venu pour étancher notre soif : seule son eau peut nous désaltérer éternellement. Toute la vie chrétienne consiste à rechercher la vérité.
Jésus nous y encourage en nous disant “qui cherche trouve” (Mt 7, 8). Il nous invite à notre des chercheurs de vérité. Des enquêteurs du réel, tant matériel que surnaturel. Car il sait que “la vérité nous rend libres” (Jn 8, 32).
Jésus prouve ce qu’il affirme
Jésus ne s’est pas contenté d’affirmer être Dieu, il l’a prouvé par des miracles.
C’est pourquoi, Jésus répond à ses accusateurs :
Jésus : “si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père.” (Jn 10, 38)
L’aveugle de naissance à qui Jésus a rendu la vue, le constate et répond aux pharisiens :
L’aveugle guéri : “Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce. Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.” (Jn 9, 31-33)
Il en a donné bien des signes, comme le rapporte l’apôtre Saint Jean :
Saint Jean apôtre : “Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.” (Jn 20, 30-31)
L’engagement d’Edifiant.fr consiste à mettre en lumière ces preuves et à écouter Celui qui est la Vérité.
L’Amour est la plus grande des vérités
Parmi toutes les vérités, celle qui demeurera pour toujours est l’Amour, en ce que Dieu est Amour (1 Jn 4, 8) et que Dieu est éternel :
Saint Paul apôtre : “L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.
Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.
Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu. Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.” (1 Co 13, 8-13)
Voilà pourquoi l’homme est créé par Amour et destiné à l’Amour. Comment le constate Saint Augustin : “[Dieu] nous a faits pour [Lui] et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en [Lui].” (Saint Augustin, Confessions, I, 1, 1).