Pour les catholiques, le droit naturel découle de l’ordre naturel tel que Dieu l’a voulu et créé dans sa bonté et sa perfection. Il en est ainsi pour les deux sexes.
“Dieu les créa homme et femme et les bénit” (Gn 1, 27-28 & 5, 2)
“Jude : Toi aussi, tu as fait aujourd’hui un miracle invisible et pourtant réel, n’est-ce pas, Maître ?
Jésus : Oui, mon frère.
Philippe : Il aurait été préférable qu’il soit visible.
Jésus : Voulais-tu que je change la petite fille en garçon ? Le miracle, en réalité, est une altération de ce qui est fixé, un désordre bénéfique par conséquent, que Dieu accorde pour consentir à la prière de l’homme, pour lui montrer qu’il l’aime ou le persuader qu’il est Celui qui est. Mais étant donné que Dieu est ordre, il ne viole pas l’ordre exagérément. La fillette est née femme et elle reste femme.” (Valtorta, 262.10)
Mais, depuis peu, nous assistons, dans les sociétés occidentales, à la valorisation croissante de la dysphorie de genre. La dysphorie de genre désigne l’inadéquation qu’une personne peut ressentir entre son corps biologique et la représentation qu’elle se fait d’elle-même. De tels cas ne datent pas d’hier. Ce qui est nouveau c’est la volonté politique de faire de ces souffrances, autrefois extrêmement rares, un phénomène culturel de masse. Et ce dès le plus jeune âge.
Cette démarche vise à substituer aux réalités biologiques innées et fondées sur l’ordre naturel, des singularités choisies et construites, fondées sur le ressenti intime, individuel, auto-déterminé et déclaré.
Et les résultats sont au rendez-vous.
Nous avons identifié sept grandes étapes dans ce processus. Voici leur restitution synthétique et ordonnée.
Décryptage en sept étapes
Étape 1 : Changer les règles
- Ne plus considérer le genre comme étant corrélé à une réalité biologique, pour le considérer comme culturellement “assigné à la naissance”.
- Changer la sémantique : écriture inclusive, création de pronoms (“ael”, “ul”, …), remplacer les mentions “père” et “mère” par “parent 1” et “parent 2”, “gender-affirming”, “gender confirmation”, “true self”, “morinom” (deadname), etc.
Exemple : Le réseau social Yubo.live (destiné aux 13-19 ans) propose 35 typologies de genre, Facebook en propose plus de 50, Tumblr en propose plus de 500.
- Financer des études en faveur de l’idéologie transgenre.
Le 10 février 2025, l’eurodéputée française Laurence Trochu a révélé, que la Commission européenne a financé des dizaines de projets, à hauteur de 8 millions d’euros, visant à promouvoir l’idéologie transgenre. Exemples :
-
- 180.000 euros pour étudier le militantisme LGBT au sein de la société homophobe italienne
- 185.000 euros pour “adapter les technologies de procréation médicalement assistée aux revendications trans et queer”
- 215.000 euros visant à redéfinir “la violence de genre pour y inclure les personnes transgenres et intersexes”
- 750.000 euros pour “définir ce qu’est l’hétérosexualité”
- 750.000 euros pour “rendre les plans d’égalité encore plus inclusifs [envers les identités LGBTQI+ et les minorités intersectionnelles]”
- 1,26 millions d’euros pour étudier les parcours des trans en Europe et notamment leurs parcours de prostitution
- 1,5 million d’euros pour “étudier l’influence des hormones sur les transgenres et leurs bienfaits psychosociaux”
- 2,37 millions d’euros pour “cartographier les mouvements anti-genre en Europe” pour les combattre par des stratégies militantes.
- Obtenir la prise en charge des frais médicaux par l’argent public et l’accélération des procédures de transition.
- Instaurer le délit de “transphobie” pour damer toute réflexion critique.
Étape 2 : Influencer
- Inonder l’espace culturelle, éducatif et médiatique à destination du grand public pour défaire les repères traditionnels (cancel culture) et susciter de fortes remises en question/crises de l’identité, notamment chez les plus malléables, c’est-à-dire les jeunes. Ces derniers amplifient ensuite cette dynamique par l’émulation et l’exhibition sur les réseaux sociaux (notamment favorisé par les confinements).
Exemples :
-
- Les productions de Disney ou de Netflix généralisent la présence d’acteurs trans.
- Les livres pour enfants faisant la promotion du gender fluide se multiplient.
- Avec l’appui d’élus, des ateliers de lecture pour enfants sur l’identité de genre sont confiés à des dragqueens (comme à Saint-Senoux ou à Lamballe-Armor où les dragqueens ont lu des histoires sur le thème de la “peur” à des enfants à partir de 3 ans et les ont maquillés, avec le soutien du maire, Philippe Hercouët).
- Les spectacles et les lectures de contes par des hommes déguisés en femmes sont infligés aux enfants dès le plus jeune âge. Le 11 décembre 2022, à Bordeaux, le Blonde-Venus de l’iBoat (financé par la municipalité) a organisé un “Cabaret Baby Party” avec un dragqueen pour les 0-3 ans. Un concept importé du Royaume-Uni par Morgane James.
- Au Québec, la dragqueen Barbada de Barbades, après ses tournées dans les bibliothèques pour enfants, veut produire une émission jeunesse.Ici, la question n’est pas pourquoi les enfants auraient besoin de rencontrer des dragqueens, mais pourquoi des dragqueens auraient besoin de rencontrer des enfants ?
- Mettre en avant des dragqueens lors des Jeux olympiques et paralympiques, portant la flamme olympique ou blasphémant la Sainte Cène, devant des millions de téléspectateurs (dont de jeunes enfants).
- L’émission de téléréalité Drag Race France diffusée sur la chaîne de télévision publique France 2 et la plateforme de VoD spécialisée WOW Presents Plus.
Résultat : En 2024, le genre serait le deuxième sujet de discussion principal chez les jeunes français après l’écologie.
Étape 3 : Déclencher le désir de transition
- Rendre le sujet de la transidentité appréciable et déclencher le désir de transition chez un nombre croissant de jeunes en les exposant de manière répétée à ce sujet. En psychologie sociale, on parle de “effet de simple exposition” (mere-exposure effect, familiarity principle).
Résultats :
Selon un sondage Gallup, publié le 17 février 2022, 7,1 % des adultes américains s’identifieraient comme LGBTQI.
Selon une enquête du Pew Research Center, publiée en juin 2022, parmi les jeunes adultes américains (18 à 29 ans), 2% s’identifieraient comme transgenres et 3% comme non binaires.
Selon un sondage YouGov réalisée en 2019 en ligne sur 1002 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, pour “L’Obs”, 11% des adultes se reconnaîtraient dans le terme “non-binaire” ; 14% des 18-44 ans rejetteraient la dichotomie homme/femme ; 49% des 18-24 ans soutiendraient une mesure visant à reconnaisse une identité de genre “neutre”.
Selon une enquête IPSOS publiée le 1er juin 2023, 22 % des jeunes Français nés en 1997 et après se déclareraient LGBT+ (contre 4 % chez les Français nés entre 1948 et 1964). La dysphorie de genre aurait augmenté, selon les pays, de 1000% à 4000% (cf. Caroline Eliacheff et Céline Masson, La fabrique de l’enfant trans-genre, Comment protéger les mineurs d’un scandale sanitaire, Éd. de l’Observatoire, 2022).
La chercheuse en médecine Lisa Littman a qualifié cet engouement de “dysphorie de genre à apparition rapide” (rapid-onset gender dysphoria, ROGD) en raison de l’influence collective et de la contagion sociale qui le caractérisent.
Cela n’est pas neutre puisque la dysphorie de genre s’accompagne souvent d’un profond mal-être. Ainsi, selon l’étude Transgender Identity and Suicide Attempts and Mortality in Denmark réalisée entre 1980 et 2021 sur plus de 6,6 millions de Danois de plus de 15 ans, les personnes transgenres risqueraient huit fois plus de faire une tentative de suicide que pour le reste de la population. Et entre 30 et 50% des personnes transgenres auraient déjà fait une tentative de suicide. Selon l’étude Suicidality Among Transgender Youth: Elucidating the Role of Interpersonal Risk Factors publiée en 2020, 82% des personnes transgenres ont songé à se suicider et 40% ont fait une tentative de suicide, le taux de suicide étant plus élevé chez les jeunes transgenres.
Étape 4 : Présenter le corps comme un problème et la transition comme une solution
- Le corps est présenté comme un problème qui doit se plier aux ressentis/sentiments.
- La transition de genre est présentée comme une solution au mal-être existentiel que peuvent ressentir les jeunes et aux questions d’identité qu’ils peuvent se poser (notamment suite aux influences médiatiques auxquels ils sont exposés).
Un enfant est un être en formation, en constante évolution. Il manque d’expérience, de recul, de formation et de sens critique pour arrêter un choix pouvant être irréversible et durablement dommageable pour sa santé.
Étape 5 : Écarter les obstacles ayant un reliquat d’autorité
- Obtenir le consentement des parents en mentionnant le possible suicide de leur enfant demandeur en cas de non transition. Lorsque le risque d’opposition est trop élevé, certains établissements scolaires accompagnent la transition de leurs élèves sans en informer les parents (cf. le documentaire The War On Children).
- Menacer les médecins le personnel médical d’ostracisme, voire de radiation, en cas de non coopération.
- Menacer les contestataires intellectuels, associatifs, politiques et religieux d’effacement social, d’humiliation publique ou de poursuites judiciaires pour “transphobie”.
- Censurer les canaux de diffusion.
Exemples :
En 2018, Ryan T. Anderson (PhD en philosophie politique) a publié le livre When Harry Became Sally Responding to the Transgender Moment. Ce fut le premier livre qu’Amazon retira de sa plateforme, alors qu’il figurait en tête des ventes, au motif “de ne pas vendre de livres qui présentent l’identité LGBTQ+ comme une maladie mentale”. Sans, toutefois, être en mesure de citer un passage où l’auteur aurait affirmé une telle chose.
En 2018, la professeure adjointe à l’école de santé publique de l’université Brown, Lisa Littman a vu son étude sur la dysphorie de genre à apparition rapide (ROGD) révisée après publication et désaffichée par son université.
Les auteurs du livre La fabrique de l’enfant transgenre ont vu leurs conférences censurées.
À la demande de la mairie de Paris, l’annonceur JCDecaux a retiré les affiches publicitaires du livre Transmania, Enquête sur les dérives de l’idéologie transgenre, en arguant, dans le média Têtu, que l’affiche était “contraire à [leur] charte de la déontologie de la communication extérieure”.
La critique est surveillée de près. Dix universités européennes se sont par exemple alliées pour mener The Resist Project visant à scruter les discours critiques à l’égard de la théorie du genre en vue de les dénoncer comme “populistes” et menaçant pour “les droits des femmes, des personnes LGBTQI+ et des migrants”. D’un côté, cette initiative ouvertement militante reçoit le soutien financier de l’Union européenne, du gouvernement britannique et de la Secrétariat d’État suisse. De l’autre, elle est promue par les grands médias (eux aussi fortement subventionnés), tels que Médiapart.
Étape 6 : Traiter
- Enclencher le processus de transition et de stérilisation de l’enfant, en suivant ces étapes :
- transition sociale (changement d’identité : pronom, nom),
- prise de bloqueurs de puberté (dès l’âge de 9 ans),
- prise d’hormones (processus de stérilisation),
- ablation des organes sexuels et “chirurgie d’affirmation de genre” (tentatives d’imitation des attributs sexuels du genre opposé, afin que la personne apparaisse extérieurement comme elle se sent intérieurement),
- traitement continu.
Résultat : D’individu sain, le transitionneur deviendra un patient à vie au profit de l’industrie pharmaceutique, au frais du contribuable. Ils espéraient trouver la libération en rejetant les réalités naturelles. Les voilà rendus dépendants à vie de l’arsenal technique de la très lucrative industrie pharmaceutique.
Le coût pour transitionner de homme à femme est de l’ordre de 100.000 euros, et pour transitionner de femme à homme est de 40.000 euros ; en France, ces sommes (auxquelles il faut ajouter les traitements continus) sont remboursées par la sécurité sociale.
D’autres secteurs s’engouffrent dans la vague pour étendre leur marché. Exemple : les marques de cosmétiques développent des gammes de maquillage pour les hommes ou encore des cache-barbe en crème.
Le marché mondial de la chirurgie de conversion sexuelle devrait croître de 209,07 millions de dollars au cours de la période 2021-2025.
Étape 7 : Se positionner face à l’échec
La transition de genre est loin de régler le problème.
Ainsi l’étude “Psychiatric Morbidity Among Adolescents and Young Adults Who Contacted Specialised Gender Identity Services in Finland in 1996–2019: A Register Study“, publiée dans la revue Acta Paediatrica, le 4 avril 2026, et conduite par Sami-Matti Ruuska, Katinka Tuisku, Timo Holttinen et Riittakerttu Kaltiala, montrerait que :
- chez les garçons ayant suivi un traitement de féminisation, ils sont passés de 9,8% à nécessiter un suivi psychiatrique avant la première consultation à 60,7% deux ans plus après ;
- chez les filles ayant suivi un traitement de masculinisation, elles sont passées de 21,6% à nécessiter un suivi psychiatrique avant la première consultation à 54,5% deux ans plus après.
Le collectif
Globalement, le mouvement trans aura tendance à :
- Minorer les inconvénients (traitement médical, voire chirurgical, à vie ; ablation érogène et stérilisation pour les castrés ; etc.). Ex : Présenter les bloqueurs de puberté comme d’un simple “traitement qui permet de mettre pause sur la puberté. Ça ne met pas un stop sur la puberté. Ça la met en attente, le temps que l’enfant grandisse, puisse prendre la décision de commencer une transition ou non. Et c’est du coup un traitement qui est totalement réversible. […]” (lu ici).
- Marginaliser les cas de détransitions et la parole des victimes. Ou bien préférer parler d’ “une pause due à la transphobie qui nuit à leurs conditions matérielles et les empêchent de poursuivre leur vie comme elles l’entendent (rejet familial, difficultés à trouver un logement, un travail, etc)” (lu ici).
- Occulter les conséquences sur la santé et la vie :
- détérioration de la santé et effets secondaires induits par les produits chimiques hormonaux et les opérations chirurgicales,
- hausse des suicides en raison de la résurgence des problèmes de fond une fois l’euphorie de la transition de forme passée. (Ces suicides seront imputés à la “transphobie systémique du patriarcat cisgenre”.)
- À imputer à la société “réactionnaire” et “transphobe” toutes les ombres au tableau du mouvement trans : dépression, suicide, interruption de transition, détransition.
Mais, cela ne résiste pas aux faits. La Suède a une culture très progressiste, favorable aux personnes transgenres. Or, une étude suédoise, publiée en 2011 et ayant suivit sur le long terme 324 personnes sexuellement réassignées, constate que les taux de mortalité, de morbidité, de suicide et de criminalité demeurent nettement supérieurs à la moyenne chez les personnes trans. 10 à 15 ans après la réaffectation chirurgicale, le taux de suicide y était ainsi 20 fois supérieur.
L’individu
Mais, malgré les biais du groupe, si la personne trans voit ses problèmes profonds, non résolus par ces interventions extérieures, refaire surface et la dépression revenir, elle se trouvera à un carrefour à trois embranchements :
- Soit elle se victimise accusant la société “réactionnaire” d’être à l’origine de son mal-être.
- Soit elle s’enfonce, possiblement jusqu’au suicide (le taux de suicide chez les personnes trans est supérieur après leur transition).
- Soit elle détransitionne afin d’essayer de retrouver son état antérieur (ce qui ne sera pas complètement possible si elle a déjà commencé le traitement chimique).
Objectifs
Cette mutation présente plusieurs intérêts pour les forces au pouvoir :
- instituer le relativisme et ériger le mensonge en vérité : une jeune de 18 ans qui décide de se faire couper les seins parce qu’elle croit être un garçon devrait être approuvée par les autorités, protégée par le droit, financée par le contribuable, être considérée comme normal par tous sous peine de sanction,
- stériliser les personnes,
- diviser et détruire les familles,
- monter les jeunes (novateurs) contre leurs aînés (dépassés), à l’instar de la révolution culturelle chinoise,
- saper le christianisme,
- susciter de nouveaux besoins pour créer et développer de nouveaux marchés économiques,
- préparer l’essor du transhumanisme (se métamorphoser selon ses desiderata en recourant aux dernières technologies disponibles).
Le tout en donnant une coloration bienveillante éthique (défense des minorités) à cet agenda.
Une surenchère dans la déconstruction
Après les mouvements pour le droit au divorce et à l’avortement, viennent ceux des homosexuels, suivis de ceux des transsexuels et des transgenres, eux-mêmes suivi des “neo pronouns”, des agenders (personnes affirmant ne pas avoir de genre), des xenogenre (personnes ne parvenant pas à définir leur genre selon les catégories habituelles), etc.
Ces vagues successives cherchent à aller toujours plus loin sur la rive de la “normalité”, ajoutant régulièrement des lettres à l’acronyme LGBTQIA+ (pour Lesbien, Gay, Bi, Trans, Queer, Intersexe, Asexuel et ainsi de suite).
Ainsi, aujourd’hui, commence à émerger une catégorie de personnes s’identifiant comme “non humaines” ou “alter humaines” (alterhuman). Cela peut signifier une identification à :
- un animal existant, tel qu’un chat, un cheval, un oiseau, un poisson… (ils s’appellent les “therians” ou “furries”),
- un animal disparu, tel qu’un dinosaure,
- une créature mythique, telle qu’un dragon, une licorne (ils s’appellent les “otherkin”),
- une plante, telle qu’un arbre,
- un être céleste appartenant à un autre plan (ils s’appellent les “celestials”),
- un concept, tel qu’une idée, une théorie, une esthétique, une aura, une couleur (ils s’appellent “conceptkin”),
- un objet (ils s’appellent “objectkin”),
- etc.
Vous croyez à une plaisanterie d’adolescents ? Il y a peu, une professeur d’une école Church of England (Royaume Uni) a menacé et qualifié de “méprisable” (despicable) une collégienne de 13 ans parce qu’elle refusait de reconnaître la nouvelle identité de l’une de ses camarades qui déclarait être un chat. En Grand-Bretagne, certaines écoles ayant un règlement vestimentaire l’imposent à tous, sauf aux élèves ayant une identité alternative pour ne pas discriminer leur identité véritable (“true self”). Ainsi, les élèves disant être des chats peuvent porter de grandes oreilles factices en cours. Cf. l’article de vice.com.
La France à l’avant garde
Il est intéressant d’observer que, dans cette dynamique de déconstruction, la France occupe une place d’avant garde. En effet, dans les années 1960, de nombreux philosophes, écrivains et chercheurs en sciences sociales français ont produit une abondante littérature postmoderne et déconstructiviste. Parmi eux, nous trouvons par exemple Louis Althusser, Jean Baudrillard, Simone de Beauvoir, Hélène Cixous, Gilles Deleuze, Jacques Derrida, Michel Foucault, Félix Guattari, Luce Irigaray, Julia Kristeva, Jacques Lacan, Jean-François Lyotard, Jacques Rancière, René Girard ou Monique Wittig. Ils rencontrèrent un franc succès dans les départements américains de lettres (Humanities) dans les années 1970 et 1980 sous les appellations de French Theory et de post-structuralism. Cette semence donnera notamment naissance aux études culturelles, aux études de genre et aux études postcoloniales qui revinrent ultérieurement, avec un véritable effet boomerang, en France.
Observons que la France fut le premier pays au monde à ouvrir la voie à la dé-classification de la transidentité de la liste des maladies mentales, ou à l’inscription du droit à l’avortement dans une Constitution nationale.
Cet avant-gardisme postmoderne et déconstructiviste français prolonge celui des Lumières, de la révolution et la république franc-maçonne.
L’Union européenne
Dans son document stratégique de 24 pages, intitulé “LGBTIQ+ equality strategy 2026 – 2030” et publié le 8 octobre 2025, la Commission européenne défend notamment :
- “l’autodétermination du genre” sans limite d’âge,
- la reconnaissance légale des identités trans,
- le changement d’état civil sur simple déclaration, y compris pour les mineurs,
- la médicalisation des mineurs,
- la criminalisation des parents s’opposant à la transition de leur enfant,
- la pénalisation financière des États dérogeant à ces vues (au nom des droits de l’homme),
- la défense des migrants et demandeurs d’asile LGBTIQ+ (p9).
Un rapport faussé à la vérité
Ces lois d’affirmation, ces campagnes de banalisation, ces pratiques de travestissement chimiquement et chirurgicalement assistées… faussent le rapport à la vérité. Elles contribuent à faire croire, au sujet et aux autres, qu’il n’est pas ce qu’il est. À le conforter dans sa croyance dysphorique.
Cette légalisation et cette promotion du mensonge érigent le faux en vrai.
“On veut faire de la nuit le jour ; face aux ténèbres, on prétend que la lumière est proche.” (Jb 17, 12)
“Malheureux, ces gens qui déclarent bien ce qui est mal, et mal ce qui est bien, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui rendent amer ce qui est doux et doux ce qui est amer !” (Is 5, 20)
Or, Jésus affirme que le diable est celui qui “ne s’est pas tenu dans la vérité, parce qu’il n’y a pas en lui de vérité. Quand il dit le mensonge, il le tire de lui-même, parce qu’il est menteur et père du mensonge.” (Jn 8, 44)
Dans une relation de couple, le mensonge atteint le partenaire. Ainsi, si une femme se met en couple avec une femme, ayant l’apparence d’un homme et s’affirmant homme, elle se trouve dans une relation homosexuelle, en dépit des apparences (comme l’attestent ses chromosomes XX) ; même si la vérité est connue.
Dans ce témoignage personnel, Lithès raconte comment il a eu une relation amoureuse d’un an et demi avec un homme se faisant passer pour une femme et a fondé de sérieux projets de famille sans se douter de la supercherie.
Pourtant, certains faits demeures indéniables
- Il faut un père et une mère pour avoir un enfant.
- Aussi loin qu’une personne puisse aller dans le déguisement et la mutilation de son corps, des éléments de son identité demeurent indélébiles :
- Sur le plan physique : Les femmes possèdent une paire de chromosomes sexuels de types identiques (XX) ; les hommes possèdent une paire de chromosomes sexuels de types distincts (XY). Les chromosomes et les marqueurs cellulaires demeurent masculins ou féminins, en dépit de tous les efforts déployés pour modifier l’apparence extérieure, et la législation. Changer de sexe est impossible. Chacune de nos cellules est sexuée. Chacun de nos chromosomes est sexué.
Il s’agit d’un déni de la réalité la plus élémentaire. Même le biologiste américain Jerry Allen Coyne, pourtant athée et progressiste/wokiste, s’est senti obligé de s’exprimer publiquement pour demander à la gauche de ne pas nier les sciences du vivant pour servir ses idéologies. - Sur le plan spirituel : L’âme créée par Dieu est liée à un corps sexué, destiné à ressusciter à la fin des temps.
- Sur le plan physique : Les femmes possèdent une paire de chromosomes sexuels de types identiques (XX) ; les hommes possèdent une paire de chromosomes sexuels de types distincts (XY). Les chromosomes et les marqueurs cellulaires demeurent masculins ou féminins, en dépit de tous les efforts déployés pour modifier l’apparence extérieure, et la législation. Changer de sexe est impossible. Chacune de nos cellules est sexuée. Chacun de nos chromosomes est sexué.
- Supprimer un organe parfaitement fonctionnel, c’est la définition même de la mutilation.
- Il est incohérent de déclarer qu’un enfant est inapte à consentir à une relation sexuelle et, en même temps, qu’il possède toutes les facultés pour choisir rationnellement son identité de genre et de changer de sexe, avec toutes les conséquences irréversibles qui peuvent s’en suivre.
La vérité rend libre. Dieu est vérité.
La détransition
Aujourd’hui, de plus en plus de détransitionneurs prennent la parole publiquement pour alerter sur les dangers inhérents au processus de transition. Retrouvez ci-dessous plusieurs de leurs témoignages :
- Témoignage de Karlee (vidéo de 33 minutes)
- Témoignage de Janick Christen :
- Témoignage de Lyo Kessler :
- Te témoignage de Rose : Mal Diagnostiquée, elle souffrait du trouble de personnalité limite et non de dysphorie de genre
- Témoignage de Romain
- Témoignage d’Élie
L’Être Trans est une chaine youtube contenant de nombreux témoignages de détransitionneurs.
→ Ouvrir notre playlist de témoignages
Le collectif Post Trans accompagne les personnes s’engageant dans leur détransition (télécharger leur brochure).
Une ancienne féministe présente ses excuses
Aide aux parents
Collectifs d’aide aux parents confrontés au désir de transition ou à la transition de leurs enfants.
En France :
En Suisse :
Ressources
Témoins
Ancien(ne)s trans :
Collectifs d’étude
En France :
- Généthique : 1er site d’actualité bioéthique
Au Royaume-Uni :
- Transgender Trend : Organisation critique du phénomène transgenre fondée en 2015, avec une approche scientifique
Livres
En français :
Analyses générales :
- Abigail Shrier, Dommages irréversibles, Comment le phénomène transgenre séduit les adolescentes, Cherche Midi, 2022, 416 pages.
- Jean-François Braunstein, La Religion woke, Grasset, 2022, 288 pages.
- Caroline Eliacheff et Céline Masson :
- La fabrique de l’enfant trans-genre, Comment protéger les mineurs d’un scandale sanitaire, Éditions de l’Observatoire, 9 février 2022, 112 pages. Interview des auteurs.
- Le sermon d’Hippocrate : La médecine sous l’emprise des idéologies identitaires, Éditions de l’Observatoire, 19 février 2025, 256 pages.
- La fabrique de l’enfant trans-genre, Comment protéger les mineurs d’un scandale sanitaire, Éditions de l’Observatoire, 9 février 2022, 112 pages. Interview des auteurs.
- Pauline Quillon, Enquête sur la dysphorie de genre. Bien comprendre pour aider vraiment les enfants, Éditions Mame, 2022, 160 pages.
- Marguerite Stern et Dora Moutot, Transmania, Enquête sur les dérives de l’idéologie transgenre, Éditions Magnus, 2024, 398 pages.
- Gérard et Nicole Delépine, Dysphorie de genre, Éditions Fauves, 30 octobre 2023, 240 pages
Témoignage :
En anglais :
- Ryan T. Anderson, When Harry Became Sally Responding to the Transgender Moment, 2018.
- Abigail Shrier, Irreversible Damage, The Transgender Craze Seducing Our Daughters, Regnery Publishing, 2020.
- Gérard and Nicole Delépine, Gender Dysphoria, Fauves Editions, 2023, 240 pages.
Documentaires et vidéos
Mauvais genre, Une épidémie mondiale
Lien direct | 1h32
The War On Children
Documentaire de Robby Starbuck, The War On Children (“La Guerre contre les enfants”) au sujet de la sexualisation des enfants. Visible ici.