Enseignements de Jésus sur l’argent

L’argent n’est pas neutre. Il a une force d’attraction et de corruption. Judas trahi notre Seigneur pour trente pièces d’argent, remises par les grands prêtres et les anciens d’Israël (Mt 26, 14-16). Son amour de l’argent l’avait rendu voleur (Jn 12, 6). De nombreux Saints, à l’instar de Saint François d’Assise ou Saint Ignace de Loyola, ont renoncé à l’argent pour vivre, comme le Christ, dans la main providentielle de Dieu. C’est ce basculement auquel il invite ses apôtres en leur demandant de partir en mission sans se procurer “ni or, ni argent, ni monnaie de cuivre”, mais également “ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton” (Mt 10, 9-10). Se dépouiller de tout le matériel pour laisser la place à tout le spirituel.

Alors que le monde court après l’argent et que les membres d’un même sang se déchirent pour un héritage, Jésus nous propose quelque chose de radicalement différent. Dans les évangiles, 15% de ses discours seraient liés à l’argent.

La valeur de l’argent

Beaucoup ont pour coutume de dire que l’argent est “neutre”. Que seul l’usage que l’on en fait est soit “positif”, soit “négatif”. C’est là le langage du monde, mais ce n’est pas ce qu’enseigne Jésus. Jésus n’y va pas par quatre chemins. Il qualifie l’argent de “sang de Mammon” (Valtorta, 151.2).

Révélation privée :

Jésus : “Crois-tu donc que seul l’argent a de la valeur ? C’est la chose la plus inutile et la plus sale qui existe sur terre. Il ne sert que pour les choses matérielles, le péché et l’enfer. Il est rare que l’homme s’en serve pour le bien.” (Valtorta, 149.4)

Révélation privée :

Jésus : “Hier ! C’est toujours hier, quand on meurt ! L’honneur ou l’or que la créature désirait si ardemment n’est toujours que de la poussière ! Le fruit dont on était fou perd toute saveur ! La femme ? L’argent ? Le pouvoir ? La science ? Que reste-t-il ? Rien ! Rien que la conscience et le jugement de Dieu devant qui se présente l’âme, pauvre, dénuée des protections et des richesses humaines, et chargée seulement de ses actes.” (Valtorta, 589.6)

L’un des trinômes de satan

Révélation privée :

Jésus : “[La chair, la puissance et l’argent forment] le trinôme de Satan opposé au trinôme de Dieu : foi, espérance, charité.” (Valtorta, 606.3)

Donner de la valeur à l’argent en fait une idolâtrie

Jésus : “Il y a de nombreux autels consacrés à de faux dieux qui ont pour nom : argent, pouvoir, sensualité, connaissance rationnelle, etc.” (Maria Valtorta, Les Cahiers, 29 mai 1944)

Choisir le vrai trésor

Jésus : “Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

[…]

Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.

C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?
Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”
Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.
Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.” (Mt 6, 19-34)

Révélation privée :

Jésus : “Que votre trésor soit votre âme et non pas l’argent.” (Valtorta, 61.6)

Révélation privée :

Jésus : “Les trésors de la terre ne durent pas, mais les trésors du Ciel sont éternels. […] vous ne pouvez pas emporter les pièces de monnaie, qui sont matérielles, dans le Royaume où tout est spirituel, mais vous pouvez emporter la fécondité de cet argent.” (Valtorta, 173.2)

Jésus : “En présence du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs, les couronnes et l’argent ne sont que broutilles, mais la seule chose qui ait de la valeur, c’est une vie vécue selon la Loi !” (Valtorta, 131.3)

Révélation privée :

Jésus : “rappelle-toi que troquer les biens éternels contre un honneur humain provisoire, cela revient à échanger son droit d’aînesse contre un plat de lentilles. Et bien pire encore…” (Valtorta, 402.2)

Le poids de l’argent

Dans ce passage des évangiles, Jésus rencontre un jeune homme qui se voit empêché de le suivre en raison des grandes richesses qui le possèdent :

Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : “Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ?”
Jésus lui dit : “Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère.”
L’homme répondit : “Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse.”
Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : “Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi.”
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : “Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu !”
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : “Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu !
Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.”
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : “Mais alors, qui peut être sauvé ?”
Jésus les regarde et dit : “Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu.”
(Mc 10, 17-27)

Lisons ce passage dans le détail, à travers la vision qu’en reçut Maria Valtorta :

Révélation privée :

Jésus quitte la route de Jéricho pour prendre un chemin secondaire qui mène à Doco.
Il s’y trouve depuis peu quand une caravane passe. C’est une riche caravane, qui certainement vient de loin. Les femmes sont montées sur des chameaux, enfermées dans des palanquins qui oscillent, attachés sur les échines bossues. Les hommes sont montés sur des chevaux fougueux ou d’autres chameaux. Un jeune homme s’en détache, fait agenouiller son chameau et glisse en bas de la selle pour aller vers Jésus. Un serviteur accourt pour tenir l’animal par la bride.
Le jeune homme se prosterne devant Jésus et lui dit après une profonde salutation :
“Je suis Philippe de Canata, fils de vrais israélites et resté tel. Je suis disciple de Gamaliel depuis que la mort de mon père m’a mis à la tête de son commerce. Je t’ai entendu plus d’une fois. Je connais tes actes, j’aspire à mener une vie meilleure pour obtenir cette vie éternelle dont tu assures la possession à celui qui crée ton Royaume en lui-même. Dis-moi donc, bon Maître : que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ?
– Pourquoi m’appelles-tu bon ? Dieu seul est bon.
– Tu es le Fils de Dieu, bon comme ton Père. Ah ! dis-moi, que dois-je faire ?
– Pour entrer dans la vie éternelle, observe les commandements.
– Lesquels, mon Seigneur ? Les anciens ou les tiens ?
– Les miens se trouvent déjà dans les anciens. Ils ne les modifient pas. Il s’agit toujours d’adorer d’un amour sincère l’unique vrai Dieu et de respecter les lois du culte, de ne pas tuer, de ne pas voler, de ne pas commettre d’adultère, de ne pas porter de faux témoignage, d’honorer son père et sa mère, de ne pas nuire à son prochain, mais au contraire de l’aimer comme soi-même. En agissant ainsi, tu obtiendras la vie éternelle.
– Maître, j’ai observé tout cela depuis mon enfance.”
Jésus le regarde avec amour et, doucement, il lui demande :
“Et cela ne te paraît pas suffisant ?
– Non, Maître. Il est tellement grand, le Royaume de Dieu en nous et dans l’autre vie ! Dieu se donne à nous, or ce don est infini. Je sens qu’il nous est demandé bien peu, par rapport au Tout, à l’Infini parfait qui se donne. Je pense qu’on doit l’obtenir par de plus grands mérites que ce qui est requis pour lui être agréable et ne pas être damné.
– Tu as raison. Pour être parfait, il te manque encore quelque chose. Si tu désires être parfait comme le veut notre Père des Cieux, va, vends ce que tu as et offre-le aux pauvres, et tu auras dans le Ciel un trésor qui te fera aimer du Père, lui qui a donné son Trésor pour les pauvres de la terre. Puis viens, et suis-moi.”
Le jeune homme s’attriste et devient songeur, puis il se relève en disant :
“Je me souviendrai de ton conseil…”
Et il s’éloigne, tout affligé.
Judas murmure avec un petit sourire ironique :
“Je ne suis pas le seul à aimer l’argent !”
Jésus se retourne et l’observe… Puis il regarde les onze autres visages autour de lui, et soupire :
“Comme il est difficile à un riche d’entrer dans le Royaume des Cieux ! La porte en est étroite, son chemin est escarpé, et ceux qui sont chargés du poids volumineux des richesses ne peuvent le parcourir pour y pénétrer ! Pour entrer là-haut, il ne faut que des trésors de vertus, immatériels, et il faut savoir se séparer de tout attachement aux biens de ce monde et aux vanités.” (Valtorta, 576.5-8)

S’il est plus difficile pour les riches d’entrer dans le Royaume des Cieux, cela ne leur est pas impossible.

Prenons l’exemple Lazare :

Lazare, l’ami que Jésus ressuscite au bout de quatre jours, était le fils de Théophile (un prosélyte syrien exerçant comme proconsul d’Antioche) et d’Euchérie (une judéenne de lignée royale). À ce titre, Lazare était l’un des hommes les plus riches d’Israël et possédait, en plus de sa résidence principale à Béthanie, un palais à Jérusalem, une propriété à proximité du Cédron, le domaine de Gethsémani, le Cénacle, des vergers près de Gaza, une propriété aux confins de la Samarie et d’autres à Antioche.

Or, Lazare n’a pas été esclave de son héritage et a su tout quitter pour rester fidèle à sa foi, en venant avec ses sœurs (Marthe et Marie Madeleine) et leur serviteur (Maximin) en Gaule, où il devint le premier évêque de Marseille. Sa fidélité au Christ – plutôt qu’à son patrimoine terrestre – lui valut de devenir Saint. Pensons-y la prochaine fois que nous passerons par la gare parisienne qui porte son nom.

Révélation privée :

Quand tout le monde est en place, Jésus commence à parler :

“Ils sont partis, nos pauvres amis qui avaient besoin d’être bien réconfortés dans l’espérance, et même dans la certitude qu’il faut peu de connaissances pour être admis dans le Royaume, qu’il suffit d’un minimum de vérité sur laquelle la bonne volonté agit. Maintenant, je m’adresse à vous, qui êtes bien moins malheureux puisque vous vivez dans de bien meilleures conditions matérielles et avec des secours plus importants du Verbe. Mon amour va vers eux avec ma seule pensée. Ici, pour vous, mon amour vient avec la parole en plus. Vous recevez sur la terre comme au Ciel le secours d’une plus grande force car, à celui qui a reçu davantage, il sera demandé davantage. Eux, nos pauvres amis qui sont en train de retourner à leur galère, ne peuvent posséder qu’un minimum de bien et, en revanche, ils endurent un maximum de souffrances. Aussi n’y a-t-il pour eux que des promesses de bienveillance, car toute autre chose serait superflue. En vérité, je vous dis que leur vie est pénitence et sainteté et il ne faut pas leur imposer autre chose. Et en vérité, je vous dis aussi que, pareils aux vierges sages, ils ne laisseront pas leur lampe s’éteindre jusqu’à l’heure de l’appel. La laisser s’éteindre ? Non. Cette lumière est tout ce qu’ils possèdent. Ils ne peuvent la laisser s’éteindre.
En vérité, je vous dis que les pauvres sont en Dieu, comme moi je suis dans le Père. C’est pour cela que moi, le Verbe du Père, j’ai voulu naître pauvre et demeurer pauvre. Car, parmi les pauvres, je me sens plus proche du Père qui aime les petits et que les petits aiment de toutes leurs forces. Les riches possèdent beaucoup. Les pauvres n’ont que Dieu. Les riches ont des amis. Les pauvres sont seuls. Les riches ont beaucoup de consolations. Les pauvres n’en ont guère. Les riches ont des distractions. Les pauvres n’ont que leur travail. L’argent facilite tout pour les riches. Les pauvres ont encore la croix de devoir craindre les maladies et les disettes, car cela signifierait pour eux la faim et la mort. Mais les pauvres ont Dieu. C’est leur Ami. C’est leur Consolateur, celui qui les distrait de leur pénible présent par les espérances célestes, celui à qui l’on peut dire — et eux savent le dire, précisément parce qu’ils sont pauvres, humbles et seuls — : “Père, accorde-nous ta miséricorde.”
Sur cette propriété de Lazare, mon ami et l’ami de Dieu malgré sa grande richesse, mes propos peuvent paraître étrange. Mais Lazare est une exception parmi les riches. Lazare est arrivé à cette vertu qu’il est très difficile de trouver sur la terre et encore plus difficile à pratiquer pour l’enseigner à autrui : la vertu de la liberté à l’égard des richesses. Lazare est juste. Il ne s’en offense pas. Il ne peut s’en offenser, car il sait qu’il est le riche-pauvre et que, par conséquent, il n’est pas atteint par mon reproche caché. Lazare est juste. Il reconnaît que, dans le monde des grands, il en est comme je le dis. Je parle donc et je dis : en vérité, en vérité, je vous assure qu’il est beaucoup plus facile à un pauvre qu’à un riche d’être en Dieu ; et au Ciel de mon Père et du vôtre, beaucoup de sièges seront occupés par ceux qui, sur la terre, auront été méprisés comme étant les plus petits, comme la poussière que l’on piétine.
Les pauvres gardent au fond de leur cœur les perles de la Parole de Dieu. Elles sont leur unique trésor. Celui qui n’a qu’une seule richesse veille sur elle. Celui qui en possède beaucoup est préoccupé et distrait, orgueilleux et sensuel. A cause de tout cela, il n’admire pas avec des yeux humbles et pleins d’amour le trésor qui lui vient de Dieu, et il le confond avec les autres trésors, qui ne sont précieux qu’en apparence, ces trésors que sont les richesses de la terre. Il pense : “Je daigne accueillir les paroles de quelqu’un qui me ressemble par son corps !” Les fortes saveurs de la sensualité émoussent sa capacité à goûter ce qui est surnaturel. Des fortes saveurs !… Oui, elles sont très épicées, pour dissimuler leur puanteur et leur goût de pourriture…” (Valtorta, 206.9-10)

De nombreux autres Saints venaient de milieux extrêmement aisés et sont des modèles de détachement : Saint François d’Assise, Saint Ignace de Loyola, etc.

Dieu nous rend riche pour nous faire collaborateur de sa générosité envers les plus pauvres

Jésus : “Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.” (Lc 16, 9)

Révélation privée :

Jésus : “les pauvres sont autant de Jésus et que je suis en eux. Honorez toujours le pauvre que personne n’aime, si vous voulez être parfaites.” (Valtorta, 375.2)

Révélation privée :

Jésus : “Que les pauvres n’aient pas d’envie, que les riches ne suscitent pas la haine par l’étalage de leurs richesses et leur dureté de cœur.
Prenez soin des orphelins, des malades, de ceux qui n’ont pas de maison. Ouvrez-leur votre cœur avant de leur ouvrir votre bourse et votre maison, car si c’est de mauvaise grâce que vous donnez, vous ne faites pas honneur à Dieu, mais vous l’offensez, lui qui est présent en tout malheureux.
En vérité, en vérité je vous dis qu’il n’est pas difficile de servir le Seigneur. Il suffit d’aimer. Aimer le Dieu vrai, aimer son prochain, quel qu’il soit.
En toute blessure ou fièvre que vous soignerez, j’y serai. En tout malheur que vous soulagerez, je serai là. Et tout ce que vous ferez pour moi envers votre prochain, si c’est bien, c’est à moi que vous le ferez ; et si c’est mal, c’est à moi aussi que vous le ferez.” (Valtorta, 371.7)

Révélation privée :

Jésus : “Riches, défaites-vous de votre attachement aux richesses et achetez avec elles le Royaume par toutes sortes d’œuvres d’amour miséricordieux pour le prochain. Pauvres, renoncez à votre avilissement et marchez sur la route de votre Roi. Avec Isaïe, je vous dis : “Vous qui avez soif, venez boire de l’eau, vous qui n’avez pas d’argent venez acheter.” Avec l’amour, vous achèterez ce qui est amour, ce qui est nourriture impérissable, la nourriture qui rassasie et fortifie réellement.” (Valtorta, 453.6)

Révélation privée :

Jésus : “Mais moi, je n’avais plus d’argent. J’avais tout donné. Je donne toujours tout ce que je possède jusqu’au dernier sou, et j’ai travaillé pour donner de l’argent.” (Valtorta, 267.3)

Révélation privée :

Jésus : “Vous, qui êtes des disciples du Christ, soyez vraiment unis. Que les chefs soient pleins de douceur à l’égard des sujets, les sujets pleins de respect envers les chefs, tous unis dans l’amour. Car vous avez le même but : conquérir mon Royaume et être à ma droite au Jugement éternel. Rappelez-vous qu’un royaume divisé n’est plus un royaume et ne peut subsister. Soyez donc unis dans l’amour pour moi et pour ma doctrine. Que l’uniforme du chrétien — tel sera le nom de mes sujets — soit l’amour et l’union, l’égalité entre vous en ce qui concerne les vêtements, la communauté des biens, la fraternité des cœurs. Soyez un pour tous, et tous pour un. Que celui qui possède, donne humblement. Que celui qui n’a rien, accepte humblement et expose avec simplicité ses besoins à ses frères, avec la conviction qu’ils le sont effectivement ; et que les frères écoutent affectueusement les nécessités de leurs frères, se sentant vraiment tels pour eux.
1. Souvenez-vous que votre Maître a souvent eu faim, froid, qu’il a connu mille autres besoins et privations, et qu’il en a humblement fait part aux hommes, alors qu’il est le Verbe de Dieu.
2. Rappelez-vous que l’homme miséricordieux sera récompensé, ne serait-ce que pour une gorgée d’eau.
3. Rappelez-vous qu’il vaut mieux donner que recevoir.
Que ces trois souvenirs aident le pauvre à trouver la force de demander sans se sentir humilié, en considérant que je l’ai fait avant lui, et de pardonner s’il se voit repoussé, en tenant compte du fait que, bien des fois, on a refusé au Fils de l’homme la place et la nourriture que l’on donne au chien qui garde le troupeau. Et que le riche trouve la générosité de partager ses biens, en pensant que le vil argent — ces odieuses richesses que Satan fait rechercher et qui causent les neufs dixièmes des ruines de ce monde — se change, si on le donne par amour, en un trésor immortel dans le Paradis.” (Valtorta, 596.17)

Du juste équilibre

Jésus : “Le souci exagéré et apeuré de l’égoïste est différent du soin prudent du juste. C’est un péché que l’avarice pour le lendemain dont peut-être nous ne jouirons jamais, mais ce n’est pas un péché que l’économie pour se garantir le pain, à soi et à sa famille, en période de disette.” (Valtorta, 312.3)

Éloge de la légèreté

Révélation privée :

Jésus : “Je ne possède ni or, ni champs, ni vignobles, et je n’ai pas d’autre maison que celle de ma mère, si petite et si pauvre que le fisc la néglige. Je ne suis donc pas poussé par la crainte qu’on découvre de fausses déclarations, d’être taxé et puni. Tout ce que j’ai, c’est la Parole que Dieu m’a donnée et que j’annonce. Or elle est tellement élevée que l’homme ne saurait la taxer.” (Valtorta, 163.3)

Révélation privée :

Jésus : “Maintenant, prenez garde, veillez pour n’être pas surpris par le mensonge et pour ne pas servir les ennemis, même inconsciemment. Sachez vous garder libres comme les oiseaux qui préfèrent une nourriture frugale et une branche pour se reposer, plutôt que des cages dorées où la nourriture est abondante et où il y a un nid confortable, mais où le caprice des hommes les retient prisonniers.” (Valtorta, 467.9)

Saint François d’Assise : “Que les Frères ne s’approprient rien, ni maison, ni lieu, ni aucune chose ; mais comme pèlerins et étrangers en ce siècle, servant le Seigneur dans la pauvreté et l’humilité, qu’ils aillent avec confiance demander l’aumône. Et il ne faut pas qu’ils en rougissent : parce que le Seigneur s’est fait pauvre pour nous en ce monde. C’est là excellence de la très haute Pauvreté, qui vous a instituées, mes très chers Frères, héritiers et rois du royaume des cieux, vous a faits pauvres de biens, mais vous a élevés en vertus. Qu’elle soit donc votre partage, elle qui conduit à la terre des vivants. Attachez-vous y donc totalement, bien-aimés Frères, et, pour le nom de Notre Seigneur Jésus-Christ, ne veuillez jamais posséder autre chose sous le ciel.
Et que les Frères, en quelque lieu qu’ils soient ou se rencontrent, se montrent serviteurs les uns envers les autres, et qu’avec assurance, ils se manifestent réciproquement leur nécessité ; car si une mère nourrit et aime son fils selon la chair, avec combien plus d’affection chacun doit-il aimer et nourrir son frère selon l’esprit. Et si quelqu’un d’eux tombe en infirmité5, les autres Frères doivent le servir, comme ils voudraient qu’on les servît eux-mêmes.” (Règle bullata, chapitre sixième, année 1226)

Donner sans peur

Révélation privée :

Jésus : “Donnez beaucoup à ces malheureux […], tout l’argent que nous possédons. N’ayez pas peur. Il rentre comme il sort.” (Valtorta, 257.1)

Révélation privée :

Jésus : “Donnez pour posséder. Offrez de pauvres pièces de monnaie pour obtenir l’aide de Dieu.” (Valtorta, 462.6)

Les malheurs qu’encourent les riches cupides

Saint Jacques apôtre : “Et vous autres, maintenant, les riches ! Pleurez, lamentez-vous sur les malheurs qui vous attendent. Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites, votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille sera un témoignage contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé des richesses, alors que nous sommes dans les derniers jours ! Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont moissonné vos champs, le voici qui crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers. Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices, et vous vous êtes rassasiés au jour du massacre.” (Jc 5, 1-5)

Bien mal acquis ne sert jamais

Révélation privée :

Jésus : “l’argent et les denrées pris frauduleusement n’enrichissent pas et ne rassasient pas.” (Valtorta, 261.5)