Notre Père

Il s’agit de la seule prière enseignée par Jésus lui-même à ses disciples. Nous la trouvons dans les évangiles de Saint Matthieu (Mt 6) et de Saint Luc (Lc 11) :

Dans l’évangile de Saint Matthieu :

Jésus : “Lorsque vous priez, ne faites pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et au coin des rues, afin d’être vus des hommes. En vérité, je vous le dis, ils ont reçu leur récompense. Pour toi, quand tu veux prier, entre dans ta chambre, et, ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est présent dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

Dans vos prières, ne multipliez pas les paroles, comme font les païens, qui s’imaginent être exaucés à force de paroles. Ne leur ressemblez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Vous prierez donc ainsi :

Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié.
Que votre règne arrive ; que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donnez-nous aujourd’hui le pain nécessaire à notre subsistance.
Remettez-nous nos dettes, comme nous remettons les leurs à ceux qui nous doivent.
Et ne nous induisez point en tentation, mais délivrez-nous du mal.

Car si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne pardonnera pas non plus vos offenses.” (Mt 6, 5-15)

Dans l’évangile de Saint Luc :

Jésus : “Un jour que Jésus était en prière en un certain lieu, lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit : Seigneur, apprenez-nous à prier, comme Jean l’a appris à ses disciples.

Il leur dit :

Lorsque vous priez, dites :

Père, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive.
Donnez-nous aujourd’hui le pain nécessaire à notre subsistance,
et remettez-nous nos offenses, car nous remettons nous-mêmes à tous ceux qui nous doivent ;
et ne nous induisez pas en tentation.” (Lc 11, 1-4)

Voici le passage correspondant dans la vision reçue par Maria Valtorta :

Révélation privée :

Jésus : “Écoutez. Quand vous priez, dites ceci :

Notre Père qui es aux Cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne sur la terre comme il est dans le Ciel,
et que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel.
Donne‑nous aujourd’hui notre pain quotidien,
remets‑nous nos dettes,
comme nous les remettons à nos débiteurs.
Ne nous induis pas en tentation,
mais délivre‑nous du Malin.

[…]

Rien d’autre n’est nécessaire, mes amis. Dans ces mots est renfermé comme en un cercle d’or tout ce qu’il faut à l’homme pour son âme comme pour sa chair et son sang. Avec cela, demandez ce qui est utile à celui‑là ou à ceux‑ci. Et si vous accomplissez ce que vous demandez, vous acquerrez la vie éternelle. C’est une prière si parfaite que les vagues des hérésies et le cours des siècles ne l’entameront pas. Le christianisme sera désuni sous la morsure de Satan et beaucoup de parties de ma chair mystique seront détachées, morcelées, formant des cellules particulières dans le vain désir de se créer un corps parfait comme le sera le Corps mystique du Christ, c’est‑à‑dire formé de tous les fidèles unis dans l’Église apostolique qui sera, tant que la terre existera, l’unique véritable Église. Mais ces petits groupes séparés, privés par conséquent des dons que je laisserai à l’Église Mère pour nourrir mes enfants, garderont toujours le titre d’églises chrétiennes en raison de leur culte pour le Christ et, au sein de leur erreur, elles se souviendront toujours qu’elles sont venues du Christ. Eh bien, elles aussi prieront avec cette prière universelle. Souvenez‑vous‑en. Méditez‑la continuellement. Appliquez‑la à votre action. Il ne faut pas autre chose pour se sanctifier. Si quelqu’un était seul, dans un milieu païen, sans église, sans livre, il aurait déjà tout ce que l’on peut savoir en méditant cette prière ainsi qu’une église ouverte dans son cœur pour la réciter. Il aurait une règle de vie et une sanctification assurée.” (Valtorta, 203.5)