Qu’est-ce que Jésus nous révèle ?

Cet article fait partie d’un dossier composé de 3 parties successives :

  1. Dieu existe-t-il ?
  2. Qui est Jésus ?
  3. Qu’est-ce que Jésus nous révèle ?

Maintenant que nous avons vu que Dieu existe (par l’exercice de la raison naturelle) et que Jésus est Dieu, observons dans cette troisième partie ce qu’Il nous révèle.

Jésus nous révèle un enseignement inédit

Jésus nous révèle qui est Dieu

Dieu a plusieurs attributs.

Dieu est Incréé et Éternel, Un et Trine, tout esprit, Amour parfait, Créateur de tout, Infini, « Être incorporel » (Valtorta, 244.7).

« – Simon Le Zélote : Qui donc est Dieu ?
– Jésus : Dieu est la Perfection qu’on ne peut atteindre, Dieu est la Beauté parfaite, Dieu est la Puissance infinie, Dieu est l’Essence incompréhensible, Dieu est la Bonté insurpassable, Dieu est la Compassion indestructible, Dieu est la Sagesse incommensurable, Dieu est l’Amour devenu Dieu. Il est l’Amour ! Il est l’Amour ! Tu dis que, plus tu connais Dieu dans sa perfection, plus il te semble t’élever ou plonger dans deux immensités infinies d’azur sans ombre… Mais quand tu comprendras ce qu’est l’Amour devenu Dieu, tu ne t’élèveras plus, ne plongeras plus dans l’azur, mais dans un tourbillon éblouissant de flammes, et tu seras aspiré par une béatitude qui sera pour toi mort et vie. Tu auras Dieu en ta totale possession quand, par ta volonté, tu seras arrivé à la comprendre et à le mériter. Alors, tu seras établi en sa perfection. » (Valtorta, 89.3)

Dieu est Amour

Jésus : « [L’Amour] est l’attribut roi et l’attribut premier [de Dieu], car tous les autres en découlent. » (Valtorta, 444.4).

Jésus : « L’Amour, c’est Dieu lui-même. » (Valtorta, 444.4)

Dieu est un être spirituel, un et trine

Dieu est Amour. Or, l’Amour n’est pas solitaire et stérile. L’Amour est, au contraire, communion et fertile. Ainsi, parce que le Dieu unique et vrai est Amour, sa nature est trinitaire.

« Dieu est unique mais non pas solitaire » (Fides Damasi : DS 71) et il est « très pur Esprit triniforme » (Valtorta, 397.1).

Les chrétiens croient en un Dieu un et trine parce que Jésus leur a révélé ce mystère et qu’ils mettent leur foi dans les paroles de Jésus. « Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne. Dieu seul peut nous en donner la connaissance en Se révélant comme Père, Fils et Saint-Esprit. » (CEC 261) En effet, Jésus en parle abondamment dans les Évangiles et à chaque moment clé de la vie de Jésus, la Trinité est là :

  • à l’Annonciation,
  • au Baptême,
  • à la Transfiguration,
  • à la Passion,
  • Etc.

Quand nous relisons ensuite l’Ancien Testament, avec l’éclairage qu’il nous a donné, nous réalisons que la Trinité est déjà présente, dès la Genèse (même si au départ la priorité de Dieu était d’affirmer son unicité face aux erreurs du polythéisme). Ainsi, nous retrouvons la Trinité dans l’Ancien Testament lorsque :

  • Le pluriel Elohim est employé pour désigner Dieu ;
  • « Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham » sous l’aspect de « trois hommes » (Gn 18, 1-2) ;
  • Le prophète Daniel rapporte une vision du Père et du Fils : « Je continuai à regarder : des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent. Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui. […] Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. » (Dn 7, 9-14)
  • Les prophètes Isaïe et Joël annoncent :
    • la venue d’un Messie : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière […] Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : “Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix” » (Is 9, 1 & 5) ;
    • le fait que Dieu « répandra son esprit sur tout être de chair » (Jl 3, 1) ;
  • Le Livre de la Sagesse parle de la « Sagesse de Dieu » comme d’une personne.

La Trinité est également présente dans les Épîtres (Nouveau Testament). Par exemple :

Saint Paul apôtre : « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. » (1 Co 12, 4-6)

Les juifs – parce qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme le Messie – et les musulmans – parce qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme le Fils de Dieu – ignorent la nature trinitaire du Dieu unique.

Jésus : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 19-20)

Le « trinitarisme » fait partie de la foi chrétienne depuis le début. Il fut affirmé, face à l’émergence d’hérésies, comme la doctrine officielle du christianisme au cours du premier concile de Nicée (325) et du concile de Chalcédoine (451). Cette doctrine est conjointe aux principales Églises chrétiennes (catholicisme, christianisme orthodoxe, protestantisme).

Dieu est un en trois personnes (hypostases) :

Le Père = La Pensée
Le Fils = Le Verbe
Le Saint Esprit = L’Amour

(Valtorta, 538.8)

unies en une même substance (ou essence, ou nature) divine. Ce sont des personnes (unies), mais pas des individus (isolables). Nous parlons de « Trinité consubstantielle » (Cc. Constantinople II en 553 : DS 421).

Chacune de ces trois personnes est Dieu tout entier.

Elles sont grandes, en saintes et puissantes en égale mesure (Valtorta, 4 janvier 1944).

Elles sont tellement unies, que voir le Fils suffit pour voir le Père :

– L’apôtre Philippe, lors du repas de la Cène : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. »
– Jésus : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? Qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : « Montre-nous le Père » ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? » (Jn 14, 8-10)

Les personnes divines sont inséparables dans ce qu’elles sont, mais aussi dans ce qu’elles font.

En revanche, « dans l’unique opération divine chacune manifeste ce qui lui est propre dans la Trinité » (CEC 267) :

Dieu-Père qui t’a créé par amour,
Dieu-Fils qui s’est incarné pour te sauver par amour,
Dieu-Esprit qui t’a parlé tant de fois pour te donner de bons désirs, par amour.

(Valtorta, 567.17)

Nous sommes « créés par le Père, sauvés par Jésus, purifiés par l’Esprit Saint » (Jésus-Christ à sœur Esultanza, le 8 juillet 2006)

Ainsi, « chaque personne divine opère l’œuvre commune selon sa propriété personnelle » (CEC 258).

La première personne : Dieu le Père. Il est la Pensée Incréée (créatrice).

La deuxième personne : Dieu le Fils, Jésus Christ. Il est le Verbe envoyé du Père (qui se revêtit de chair pour souffrir et expier la faute de l’homme, Valtorta, 126.3). Il n’y a aucune différence entre le Père et le Fils, « ni en substance ni en puissance » (Valtorta, 225.7). Il est Fils de Dieu par son Père céleste et Fils de l’Homme par Marie. Le concile de Chalcédoine (451) affirme que Jésus-Christ est à la fois Dieu et homme en « une seule personne et deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation » (on parle ici de dyophysisme).

La troisième personne : Dieu le Saint-Esprit. Il est l’Amour, envoyé par le Père au nom du Fils. Il est « le Maître, la Force, la Charité, la Sagesse » (Maria Valtorta, Leçon n°15, 98, sur l’Épître de Saint Paul aux Romains). Il habite en chaque être humain et leur est un ami fidèle. Il nous console, nous guide et nous ramène dans la vérité. Il nous fait regretter nos fautes et grandir en Dieu. Il poursuit la mission de Jésus sur terre et nous rappelle la Bonne Nouvelle. Selon Saint Thomas d’Aquin, les 7 dons ou vertus de l’Esprit-Saint sont :

  1. la sagesse,
  2. l’intelligence,
  3. la science,
  4. la force,
  5. le conseil,
  6. la piété,
  7. la sainte crainte (au sens de respect, d’humilité et d’émerveillement devant l’infinie grandeur du Tout-Autre).

Le Père est éternel, le Fils est engendré de toute éternité de l’être propre du Père, à partir duquel l’Esprit procède aussi éternellement. [Détails]

« C’est le Père qui engendre, le Fils qui est engendré, le Saint-Esprit qui procède » (Cc. Latran IV en 1215 : DS 804)

« un Dieu et Père de qui sont toutes choses, un Seigneur Jésus-Christ pour qui sont toutes choses, un Esprit Saint en qui sont toutes choses » (cf. 1 Co 8, 6 et Cc. Constantinople II : DS 421)

Symbole d’Athanase représentant les relations au sein de la Trinité
Prenons des images :

Le soleil est un, et pourtant il est à la fois astre (Père), lumière (Fils) et chaleur (Saint Esprit).

La rose est une, et pourtant elle est à la fois la tige (Père) à partir de laquelle est engendrée la fleur (Fils), qui répand son parfum (Saint Esprit).

Il ne faut pas penser la Trinité comme 1 + 1 + 1 = 1, mais comme 1 x 1 x 1 = 1.

La création est imprégnée de la nature trinitaire qui l’a conçu. Ainsi trouve-t-on :

  • Dans la matière : le poids, la mesure et l’ordre ;
  • Dans la lumière : la source, le rayon et l’éclat ;
  • Dans l’âme humaine : la mémoire, l’intelligence et la volonté.

« La foi catholique consiste en ceci : vénérer un seul Dieu dans la Trinité, et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les personnes, sans diviser la substance : car autre est la personne du Père, autre celle du Fils, autre celle de l’Esprit Saint ; mais du Père, du Fils et de l’Esprit Saint une est la divinité, égale la gloire, coéternelle la majesté » (Symbolum « Quicumque » ; DS 75 ; in CEC 266).

Si Dieu est un Père, cela suppose qu’il a un enfant (le Fils). Et puisque Dieu est éternel, alors il est Père depuis toujours et, donc, son Fils est lui, aussi, engendré depuis toujours. Cet engendrement éternel d’Amour, entre le Père et le Fils, est l’Esprit Saint (cf. Saint Maximilien Klobe).

Pour en savoir plus sur Jésus, lisez notre dossier lui étant dédié.

Dieu est tout-puissant

Dieu est tout

« Je suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, le Principe et la Fin. » (Ap 22, 13)

Dieu est créateur

Dieu est l’ »Auteur de tout ce qui est bon ». (Valtorta, 486.7)

Dieu a créé pour l’Amour

Jésus : « Dieu-Amour voulait être aimé, et il a créé dans ce but. » (Valtorta, 555.6)

Dieu est omniscient

« Du haut des cieux, le Seigneur regarde : il voit la race des hommes. Du lieu qu’il habite, il observe tous les habitants de la terre, lui qui forme le cœur de chacun, qui pénètre toutes les actions. » (Ps 32, 13-15)

« Il sonde les reins et les cœurs » (Ap 2, 23).

Jésus : « [Dieu] voit tout, même les actions les plus cachées » (Valtorta, 95.4)

Jésus : Dieu « voit tout, sait tout, tout ce qu’il fait est bien. » (Valtorta, 305.5)

Jésus : « Dieu voit tout et se souvient de tout. Souvenez-vous-en, vous aussi. » (Valtorta, 126.5)

Jésus : « Aucun microscope, aucun rayon électrique ou radiologique n’est aussi puissant que mon œil pour discerner le véritable aspect des créatures. Que tous ceux qui s’imaginent que, en tant qu’Homme, je ne connaissais pas les personnes perdent leurs illusions. Il n’y avait pas en eux de cachette dans laquelle je n’aie pu lire comme dans un livre ouvert exposé à une vive lumière. » (Valtorta, Les Cahiers, 5 juillet 1944)

Dieu est omniprésent

Jésus au petit Marziam : « Dieu est partout, mon enfant. Il veille sur le bébé qui naît comme sur le vieillard qui meurt. L’enfant qui naît en ce moment, à l’endroit le plus reculé de la terre, a sur lui le regard et l’amour de Dieu, et ce jusqu’à sa mort. » (Valtorta, 208.2)

Jésus répondant à des Romains sidérés par sa parfaite connaissance de leur architecture religieuse : « Je ne suis jamais sorti pour aller à Rome ou à Athènes, mais je n’ignore pas l’architecture de la Grèce et de Rome. Dans le génie de l’homme qui a décoré le Parthénon, j’étais présent, car je suis partout où il y a vie et manifestation de la vie. Là où un sage pense, un sculpteur sculpte, un poète compose, une mère chante sur un berceau, un homme se fatigue sur les sillons, un médecin lutte contre les maladies, un vivant respire, un animal vit, un arbre pousse, je suis là avec Celui de qui je viens. Dans le grondement d’un tremblement de terre ou le fracas de la foudre, dans la lumière des étoiles ou le mouvement des marées, dans le vol de l’aigle ou dans le bruit du moustique, je me trouve avec le Très-Haut, le Créateur. » (Valtorta, 204.4)

Dieu est parfait

Jésus : « toute œuvre, toute pensée, toute parole de Dieu est parfaite. » (Valtorta, 444.3)

Dieu est parfait et de même sa volonté.

Jésus : « les hommes s’agitent en vain si Dieu n’est pas présent à leurs efforts. Au contraire, l’homme qui fait confiance au Seigneur est victorieux sans avoir à se démener. Lui sait quand il est juste de récompenser par des victoires ou de punir par des défaites. Bien sot est l’homme qui veut juger Dieu, le conseiller ou le critiquer. Vous imaginez une fourmi qui, en observant le travail d’un sculpteur, dirait : “ Tu ne sais pas t’y prendre, je ferais mieux et plus vite que toi ” ? L’homme lui ressemble vraiment quand il veut faire la leçon à Dieu. Et à sa figure ridicule, il unit celle d’un ingrat et d’un prétentieux, oublieux de ce qu’il est : une créature, et de ce qu’est Dieu : le Créateur. Donc, puisque le Père a si bien créé un être qui peut se croire capable de conseiller Dieu lui-même, quelle sera la perfection de l’Auteur de toute créature ? Cette seule pensée devrait suffire à rabaisser l’orgueil, à détruire cette plante mauvaise et satanique, ce parasite qui, en s’insinuant dans une intelligence, l’envahit, la supplante, l’étouffe, tue tout arbre bon, toute vertu qui, sur terre, rend l’homme grand, vraiment grand, non par la richesse ou les couronnes, mais par la justice et la sagesse surnaturelles, et bienheureux dans le Ciel pour l’éternité. » (Valtorta, 405.7)

Dieu est le Père de tous

Dieu est le « Père universel » (Valtorta, 277.3).

Dieu est bon

Dieu est miséricordieux

Dieu est juste

Jésus : « Dieu est votre Roi, pas votre serviteur. Dieu est votre Père, mais un père n’est jamais un serviteur si on juge selon la justice. Dieu est juste. Vous ne l’êtes pas, mais lui l’est. Lui qui vous comble démesurément de ses bienfaits si seulement vous l’aimez un peu, il lui est impossible de ne pas vous châtier, puisque vous le méprisez à ce point. La Justice ne connaît pas deux chemins. Unique est son chemin. Vous obtenez en fonction de vos actes. Si vous êtes bons, vous recevez du bien ; si vous êtes mauvais, vous avez le mal. Et, soyez-en sûrs, le bien qui vous est donné est toujours plus grand que le mal que vous mériteriez à cause de votre manière de vivre en révolte contre la Loi divine. » (Valtorta, 606.10)

Dieu est venu parmi les humains

Dieu s’est inséré dans notre histoire pour la sauver et la diviniser. Ainsi, il s’est incarné dans une généalogie où l’on trouve de grands saints comme de grands pécheurs ; lui qui n’avait pas besoin de renaissance, est allé, comme les autres, se faire baptiser au Jourdain ; il a partagé nos joies (mariage de Cana, etc.) et nos peines (persécutions de la part des puissants, etc.).

Jésus nous révèle le mystère du salut

  • La clé du Paradis c’est l’Amour. Pour y entrer il nous faut demander la grâce d’aimer comme Dieu nous aime, jusqu’à aimer nos ennemis.
  • Pour aller au Ciel, il faut prendre les enfants pour modèle pour la pureté de leur cœur et de leurs intentions, et leur confiance filiale.
  • L’Évangile et le salut sont universellement accessibles à tous les peuples, à tous les êtres humains (Ep 3, 6).
  • La souffrance offerte est rédemptrice.

Jésus : « il n’y a pas de rédemption sans souffrance. Ma souffrance atteindra le corps, la chair et le sang, pour réparer les péchés de la chair et du sang. Elle sera morale pour réparer les péchés de l’âme et des passions. Elle sera spirituelle pour réparer les fautes de l’esprit. Elle sera complète. » (Valtorta, 346.5)