La Création et la place de l’Homme en son sein

Une Création parfaite

Dieu a librement voulu et décidé de créer l’univers.

“Par la parole du Seigneur les cieux ont été faits.” (Ps 33, 6)

C’est une œuvre de pur amour qu’Il aime, un don gratuit et bon.

Dieu a créé l’univers en six “étapes” (Valtorta, 87.2), “phases” (Valtorta, 362.2) ou “périodes” (mot de Crombette) régulières – métaphoriquement appelées “jours” – avec fulgurance, facilité (simple parole) et joie.

Jésus : “Le Tout-Puissant, qui pouvait faire naître l’univers du chaos en un instant, l’a fait en phases régulières et séparées en espaces de temps appelés jours.” (Valtorta, 362.2)

Ces étapes sidérales et ascensionnelles furent toujours plus puissantes, rapides et parfaites (cf. Maria Valtorta, Leçon n° 23 sur l’Épître de Saint Paul aux Romains). Chaque élément de sa création prend sa place dans une grande unité cohérente, dans une harmonie toute parfaite.

“Dieu créa l’Univers à partir du chaos. Il le créa en établissant un ordre parfait au sein des matières et des éléments chaotiques, et en formant les mondes, les saisons, les créatures et les éléments qui existent depuis des millions de siècles.” (Maria Valtorta, Leçon n°15, 92, sur l’Épître de Saint Paul aux Romains)

Ainsi, Dieu commença par créer les anges, le ciel, le globe terrestre et les eaux, puis :

Jour 1

Création de la lumière primordiale (à ne pas confondre avec la lumière solaire) et des ténèbres. Dieu vit que cela était bon.

Jour 2

Séparation des eaux en deux : au-dessus et en-dessous du firmament. Les eaux d’en-dessous s’amassèrent en un même océan, dégageant un continent unique primitif (aujourd’hui nommé Pangée).

[Le philosophe Emmanuel Kant posa ici l’hypothèse que les eaux du dessus formèrent un anneau aqueux ceinturant la terre, dont le volume hydrique équivalait à celui de l’océan unique entourant la Pangée. Plus tard, Fernand Crombette montra que la Pangée avec le niveau océanique antédiluvien – soit – 2000 mètres – avait la forme d’une fleur parfaite à huit pétales et que la future ville de Jérusalem se trouvait à l’exact centre géographique de cette fleur.]

[À la fin du deuxième jour, le texte de la Genèse ne nous dit pas que “cela était bon”, car la dualité ne peut se satisfaire ; elle a besoin de la trinité.]

Jour 3

Création des végétaux [ceux-ci se nourrissaient et croissaient alors de la lumière primordiale/surnaturelle (créée le jour 1), puis le rôle nourricier de cette lumière fut, ultérieurement, confié au soleil (en jour 4). Comme pour l’homme dont la source nutritive n’est pas la même s’il se trouve dans le sein de sa mère ou hors de celui-ci.] Dieu vit que cela était bon.

Jour 4

Création des astres, dont le Soleil et la Lune. Dieu vit que cela était bon.

Jour 5

Création des poissons et des oiseaux. Dieu vit que cela était bon.

Jour 6

Création des animaux terrestres.

Enfin, création de la dernière créature : l’homme et de la femme. Dieu les fait “avec un peu de boue et avec son souffle” (Valtorta, 170.3), cf. Gn 2, 7. C’est “dans un excès d’amour, [que Dieu] a créé l’humanité” (Valtorta, 203.7). Ces derniers dominent les créatures inférieures.

À ce moment là, oiseaux, animaux terrestres et êtres humains consomment exclusivement des végétaux.

Dieu vit que cela était très bon.

Jour 7

Dieu chôme et contemple amoureusement son ouvrage. En se faisant, il nous apprend à prendre le temps, nous aussi, de le contempler et de l’aimer.

La perfection de la création sera atteinte avec Jésus Christ.

“La Perfection, c’est Jésus. La Perfection, c’est le Christ, l’Homme-Dieu. La Perfection, c’est le Fils de Dieu et de l’Homme, Celui qui pour la Divinité n’a eu que le Père, et pour l’Humanité n’a eu que la Mère. Celui qui, dans un vêtement de chair, a renfermé deux Natures. Celui qui, dans sa chair d’homme, a fusionné ces deux Natures, qui restent toujours séparées par la distance infinie qui existe entre la perfection de l’homme, même le plus saint, et la perfection de Dieu. […]” (Valtorta, Leçon n°15, 97, sur l’Épître de Saint Paul aux Romains)

La création et son ordre parfait sont commentés en détails par Dieu, sous la plume de Maria Valtorta, dans sa Leçon n°14 et sa Leçon n°15 sur l’Épître de Saint Paul aux Romains.

La vie ne se cantonne pas à notre seule planète.

“Je serais un Dieu Créateur bien petit et limité si je n’avais créé que la Terre comme monde habité ! D’un battement de ma volonté, j’ai suscité des mondes et des mondes du néant et je les ai projetés, poussières lumineuses, dans l’immensité du firmament. La terre, dont vous êtes si férocement orgueilleux, n‘est que l’un des grains de poussière tournant dans l’infini, Et s’il n’est pas le plus grand, c’est certainement le plus corrompu. Des vies et des vies pullulent dans les millions de mondes qui font la joie de votre regard dans les nuits sereines, et la perfection de Dieu sera manifeste lorsque vous pourrez voir, par la vue intellectuelle de l’esprit de nouveau réuni à Dieu, les merveilles de ces mondes.” (Valtorta, Les Cahiers, 22 août 1943)

Caractéristiques des créatures de Dieu

Les anges

Révélation privée :

Jésus : “Les anges, créatures spirituelles, serviteurs du Très-Haut et ses messagers, ont été créés par Lui, tout comme l’homme, les animaux et tout ce qui fut créé.” (Valtorta, 487.6)

Spécificités

Les anges :

  • furent créés, tous en même temps (Sainte Françoise Romaine, 17ème vision) et bien avant les humains
  • vivent au Paradis, voient et louent Dieu
  • sont des êtres de raison (intelligence) et libres (ils peuvent choisir le bien ou le mal, une fois pour toutes)
  • sont des “purs esprits créés par Dieu à sa ressemblance spirituelle” (Valtorta, 266.11),
  • sont immortels et ne vieillissent pas
  • ne peuvent pas se reproduire

La mission des anges

Les anges :

  • sont les serviteurs de Dieu
  • “servent de lien entre l’homme – la perfection de la création visible et matérielle – et Dieu – la perfection du Ciel et de la terre, le Créateur du Royaume spirituel et du règne animal.”

Les catégories d’anges

Les anges sont :

  • des “archanges”, les principaux sont :
    • Saint Michel (Michaël en hébreu) : son nom veut dire “Quis ut Deus” (“Qui est comme Dieu ?”) ; il est le chef de l’armée du Seigneur contre satan et le prince de l’Église ; il fut fait Saint Patron de la France en 496, par Clovis, roi des Francs ; la France lui est consacrée solennellement en 1912 au Mont Saint-Michel)
    • Saint Gabriel : son nom veut dire “Dieu annonce” ou “Force de Dieu” (Valtorta, 136.6)
    • Saint Raphaël : son nom veut dire “Dieu guérit” (créé en même temps que la matière)
  • des chérubins (Valtorta, 126.3)
  • des séraphins (Valtorta, 126.3)
  • des “anges-gardiens”, chargés de protéger les humains et d’intercéder pour eux (Valtorta, 182.4)

Révélation privée :

Jésus : “En l’homme, même le plus saint, il y a toujours la chair et le sang pour mettre un abîme entre Dieu et lui. Et cet abîme s’approfondit par suite du péché qui alourdit même la partie spirituelle de l’homme. Alors Dieu crée les anges, ces créatures qui atteignent le sommet de l’échelle de la création comme les minéraux en marquent la base : les minéraux, la poussière qui forme la terre, les matières non organiques en général. Ils sont de purs miroirs de la Pensée de Dieu, des flammes qui s’appliquent à agir par amour ; ils sont toujours prêts à comprendre, empressés d’agir ; leur volonté est libre comme la nôtre, mais cette volonté toute sainte ignore les révoltes et l’attrait du péché. Voilà ce que sont les anges adorateurs de Dieu, ses messagers auprès des hommes, nos protecteurs, qui nous donnent la Lumière qui les enveloppe et le Feu qu’ils recueillent en adorant.”

Lucifer et de nombreux anges ont usé de leur liberté pour refuser – par orgueil – Dieu, leur place et leur rôle. Ils sont devenus des démons.

→ Lire notre dossier sur les anges

Les eaux, les minéraux, les poussières

  • ne peuvent pas se reproduire
  • peuvent changer d’apparence ou de nature

Les végétaux

  • peuvent se reproduire
  • prisonniers de leurs racines, ils ne peuvent se déplacer
  • n’ont pas la lymphe vitale (le sang)
  • n’ont pas de volonté propre
  • n’ont pas d’âme

Les animaux

  • possèdent la lymphe vitale (le sang) ;
  • peuvent se reproduire ;
  • peuvent se déplacer (mouvement),
  • possèdent un instinct, un appétit volitif, des capacités d’alerte rudimentaires et des capacités cognitives rudimentaires
  • ne peuvent raisonner (mais peuvent rêver)
  • n’ont pas d’âme : leur mort physique entraîne leur disparition définitive (Valtorta, 287.5)
  • sont les “serviteurs et amis” des humains (Valtorta, 82.1)
  • La Bible décrirait même deux dinosaures, aux chapitres 40 et 41 du Livre de Job, et la Vierge Marie évoque la présence des dinosaures dans son œuvre Marie trône de la Sagesse.

Les humains

Les quatre niveaux présents dans l’être humain

Les humains conjuguent quatre niveaux :

  1. l’animal, comprenant :
    • la chair éphémère comprenant, elle-même, les deux premiers règnes, minéral et végétal
    • la reproduction
    • le mouvement
  2. la conduite morale, comprenant :
    • l’intelligence ouvrant à des compréhensions et visions supérieures
    • la raison rendant capable de maîtriser les instincts
    • la parole permettant de rendre gloire à Dieu-Créateur, de le prier, d’évangéliser ceux qui l’ignorent, d’exprimer ses besoins et ses émotions, et à saisir ceux des autres. Contrairement à celui des animaux, le langage de l’homme est complexe et peut s’enrichir (Valtorta, 126.2).
    • la liberté
  3. le cœur
  4. l’âme, qui est :
    • d’origine divine
    • simultanément, créée et l’infusée dans la chair (Valtorta, 348.10, note)
    • supérieure à la chair ; Jésus : “L’âme a une valeur infinie en comparaison de la chair et du sang” (Valtorta, 275.10)
    • dotée de trois forces/puissances : Mémoire ; Intelligence ; Volonté
    • immatérielle (Valtorta, 86.3)
    • spirituelle
    • indivisible
    • et, une fois créée, immortelle (la vie de l’âme n’est pas un cadeau passager, mais éternel ; Jésus : “le mystère [de l’immortalité de l’âme est] le plus certain et le plus consolant de la foi. C’est celui qui nous donne l’assurance de notre origine, de notre but, de ce que nous sommes, et cela enlève toute amertume à nos séparations.” cf. Valtorta, 167.12) Notre corps change tout le temps (ses cellules se renouvellent constamment et son apparence change), jusqu’à dépérir, mais l’âme traverse le temps.
    • Sainte Catherine de Sienne décrit son âme comme sa “cellule intérieure”

Les singularités de l’être humain

  • Seul l’homme est créé à l’image de Dieu (Gn 1, 26). “L’homme est à l’image de Dieu à cause de son âme divinisée par la Grâce, et ressemble à Dieu à cause de la charité qui est rendue possible par cette même Grâce.” (Valtorta, Leçons sur l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Romains, n° 23, commentaires de Rm 7, 14-25)
  • Seul l’homme reçoit le souffle de Dieu (Gn 2, 7).
  • “Seul l’homme, le roi de la création, a la position droite du roi qui domine ses sujets, avec un visage qui regarde en face et en haut, sans avoir besoin de se tordre le cou. En haut, là où se trouve la demeure du Père” (Valtorta, 76.2). “[Il] est le chef-d’œuvre de la Création terrestre” (Valtorta, 444.3)
  • Le corps de l’humain n’est que la carapace de son âme. Sachons bien distinguer ce corps et ses pulsions qui appartiennent au règne animal inférieur, de notre âme qui aspire à l’élévation spirituelle.
  • Les humains ont des anges gardiens (cf. Valtorta, 69.4 & 182.4).
  • Seul l’homme possède une volonté et une capacité d’initiative libres. Celles-ci peuvent varier au cours de sa vie terrestre, mais son choix est définitif à l’instant de sa mort terrestre.
  • L’humain est la plus parfaite des créatures.

Jésus : “[…] l’homme, la plus parfaite des créatures, plus parfait que le soleil parce qu’il a une âme en plus de la matière, l’intelligence en plus de l’instinct, la liberté en plus de l’ordre, l’homme semblable à Dieu par l’esprit, semblable à l’animal par la chair, le demi-dieu qui devient dieu par participation, par la grâce de Dieu et sa propre volonté […]” (Valtorta, 506.2)

Jésus : “l’homme est la créature parfaite, au-dessus de tout ce qui est vivant, dans le temps et dans le monde ; il est fait de matière comme les animaux, les minéraux et les plantes, et d’esprit comme les anges du Ciel ; comme ces derniers, il est destiné, s’il reste fidèle dans l’épreuve, à connaître et à posséder Dieu, par la grâce d’abord, au Paradis ensuite. L’homme, cette synthèse qui embrasse tous les états, a une mission que les autres créatures n’ont pas et qui devrait être pour lui, non pas un devoir seulement, mais une joie : aimer Dieu. Rendre intelligemment et volontairement un culte d’amour à Dieu, en retour de l’amour qu’il a montré à l’homme en lui donnant la vie, puis le Ciel après la vie. Rendre un culte intelligent.” (Valtorta, 555.6)

Jésus : “L’homme : véritable anneau de jonction entre la terre et le Ciel, véritable trait d’union entre le monde spirituel et le monde matériel, être où la matière sert de tabernacle à l’esprit, être où l’esprit vivifie la matière non seulement pour la vie mortelle, qui est limitée, mais aussi pour la vie immortelle qui doit venir après la résurrection finale.” (Valtorta, Leçons sur l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Romains, n° 23, commentaires de Rm 7, 14-25)

  • L’humain domine la création (Gn 1, 28).
  • L’humain est la plus aimée des créatures de Dieu (Valtorta, 126.3173.7298.7). Il “vaut bien plus” qu’un animal (Valtorta, 182.5). Jésus (suite à la noyade des porcs dans lesquels ont été transférés les démons des deux possédés de Gamla) : “Mieux vaut que périssent deux milliers de porcs qu’un seul homme.” (Valtorta, 186.6)
  • Parce que les êtres humains ont été créés le “sixième jour”, le chiffre “6” les représente.
  • La fin de l’humain est d’”aimer et servir son Dieu pendant la vie terrestre, le connaître dans sa Vérité, et jouir de Lui dans l’autre vie, éternellement.” (Valtorta, Leçons sur l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Romains, n° 23, commentaires de Rm 7, 14-25) :
    • but immédiat (limité dans le temps) : aimer et servir Dieu sur terre ;
    • but ultime (éternel) : jouir au Ciel de sa présence.

Le corps humain

Jésus : “Le corps humain est un temple magnifique qui renferme un autel. Sur l’autel, c’est Dieu qui devrait se trouver.” (Valtorta, 123.4)

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