Les bugs du darwinisme

Dans la sphère catholique contemporaine, il est coutume de dire que la science explique le comment et que la religion explique le pourquoi. Cette posture est notamment désignée par le terme non-overlapping magisteria (NOMA). C’est une manière élégante de concilier les deux et de s’épargner un réel travail d’approfondissement. Mais cette diplomatie d’apparat – visant à passer pour des gens éclairés et respectables – masque des divergences fondamentales et ne joue ni en faveur du savoir, ni de la recherche de la vérité.

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Qui a créé l’univers : Dieu ou le néant ?

Le postulat philosophique fondamental des sciences modernes est qu’il n’est pas sérieux de recourir à Dieu et aux contenus religieux pour expliquer l’origine et le fonctionnement des phénomènes observables. Au mieux, Dieu peut être toléré – à la manière d’Isaac Newton, d’Albert Einstein, de Voltaire ou de certains maçons – comme un grand architecte ou horloger initial, à l’origine de notre univers aux propriétés physiques et mathématiques parfaites, mais totalement étranger à notre sort. En somme, un Dieu extérieur et lointain ; ni personnel, ni relationnel.

Dans ce nouveau paradigme, l’explication biblique :

Dieu x Perfection x Amour = Tout l’univers observable

a été remplacée par l’équation suivante :

Néant x Hasard x Temps = Tout l’univers observable.
Soit : 0 x h x t =
Soit : 0 =

Ex nihilo nihil fit” ou “rien ne vient de rien” (Parménide, 540-480 avant JC)

“On veut faire de la nuit le jour.” (Job 17, 12)

Ainsi :

  • Puisque Dieu n’a pas pu décider de créer le cosmos, la terre et la diversité des êtres avec fulgurance, par étapes successives et délibérées, alors ces derniers sont très progressivement sortis du néant au cours de milliards d’années, au gré d’innombrables mutations hasardeuses, sélections des plus aptes et isolats génétiques (théorie de l’évolution par auto-genèse de Charles Darwin).
  • Puisque Dieu n’a pas pu décider de disloquer avec fulgurance la Pangée, alors elle s’est morcelée, imperceptiblement, au fil de centaines de millions d’années (théorie de la dérive lente des continents d’Alfred Wegener). → Sur ce sujet, lire notre article sur les travaux de Fernand Crombette.
  • Puisque les Égyptiens – plus proches des hommes préhistoriques que nous selon la chronologie évolutionniste – n’ont pas pu élaborer une langue, une écriture et une architecture si complexes en un temps bref, alors leur histoire doit nécessairement s’étendre sur de longs millénaires. → Sur ce sujet, lire notre article sur les travaux de Fernand Crombette.

Ces théories du temps vertigineux semblent, aujourd’hui, les plus élégantes et plausibles dès lors que l’on refuse, a priori, l’explication divine (telle que formulée dans la Bible).

Il est aussi probable qu’un doctorant souhaitant explorer d’autres pistes ne trouve ni directeur de thèse, ni financement, ni revue “prestigieuse” pour publier son travail, ni poste à la fin de ses recherches. (Voir plus bas le sort que connurent les pionniers de la découverte du Big Bang de la part de la communauté scientifique.)

Ensuite, la très grande majorité des Occidentaux se rangent volontiers derrière les conclusions faisant autorité. Ceci pour trois raisons, au moins :

  1. Parce qu’ils n’ont ni les compétences, ni le vocabulaire, ni le temps pour comprendre les disciplines mobilisées ;
  2. Parce qu’ils n’ont aucune raison de douter des compétences des “experts” ;
  3. Parce qu’ils souhaitent – consciemment ou non – s’épargner les désagréments sociaux encourus en cas de non adoption de la norme dominante.

Mais ce n’est pas parce qu’une théorie semble élégante et fonctionner, qu’elle est vraie.

Nos dernières connaissances sur l’univers

L’univers a un début et une fin, et il évolue

Jusqu’au milieu du XXème siècle, les scientifiques pensaient que l’univers était stable et existait de toute éternité. Depuis, quelques décennies nous avons découvert qu’il avait, au contraire :

  • un début (concept proposé en 1927 par le chanoine catholique et astrophysicien belge, Georges Lemaître, docteur du MIT ; surnommé par ses détracteurs “big bang”),
  • une évolution (que l’on peut appréhender par le principe entropique),
  • une fin (“la mort thermique de l’univers”).

Les premiers scientifiques allemands et russes à avoir prédit ces réalités furent persécutés/exterminés par les nazis et les communistes qui ne pouvaient pas accepter de telles fissures dans leurs édifices athées.

En URSS :

En Allemagne :

Aux États-Unis aussi, défendre le début, la fin et l’évolution de l’univers pouvait détruire les carrières. Ainsi, dans les années 1960, George Gamow (1904-1969), Ralph Alpher (1921-2007) et Robert Herman (1914-1997) – figurant parmi les pionniers de la théorie du Big Bang – sont persona non grata et, face aux portes closes, doivent abandonner la physique.

Albert Einstein lui-même rejeta ces hypothèses dans un premier temps au motif qu’elles étaient trop proches du récit biblique et alla jusqu’à bidonner certaines de ses équations pour préserver sa croyance. En effet : la Bible parle bien d’une genèse, d’une fin des temps et d’une histoire divine progressive.

Pourtant, en 1964, Arno Penzias et Robert Wilson découvrent par hasard l’écho du Big Bang : le fond diffus cosmologique (ou “rayonnement fossile”).

Les réglages fins de l’univers

Depuis peu, nous savons que les constantes physiques fondamentales (une trentaine) et le rapport entre les forces au sein de l’univers (la force de gravitation, l’interaction électromagnétique, les interactions nucléaires forte et faible, etc.) durent avoir des valeurs numériques extrêmement précises pour permettre l’apparition de la vie. On parle ici de réglage ou d’ajustement fin (fine tuning). Si une seule de ces valeurs numériques avait été très légèrement différente, nous ne serions pas là pour en parler.

Le cosmologiste et astrophysicien Martin J. Rees, dans son livre Just Six Numbers: The Deep Forces That Shape the Universe, liste 6 constantes physiques sans dimensions essentielles possédant un réglage fin :

  1. N : Le rapport de la force électromagnétique à la force gravitationnelle entre une paire de protons.
  2. Epsilon (ε) : La mesure de l’efficacité nucléaire de la fusion de l’hydrogène à l’hélium.
  3. Oméga (Ω) : Le paramètre de densité, donnant l’importance relative de la gravité et de l’énergie d’expansion dans l’univers.
  4. Lambda (Λ) : La constante cosmologique, donnant un rapport de la densité d’énergie noire à la densité d’énergie critique de l’univers.
  5. Q : Le rapport de l’énergie gravitationnelle nécessaire pour séparer une grande galaxie à l’équivalent énergétique de sa masse.
  6. D : Les 3 dimensions spatiales (visibles) dans l’espace-temps.

Face à une telle profusion d’heureuses coïncidences en faveur de la vie, certains scientifiques ont dû construire la théorie des “univers parallèles” ou “univers multiples” (multivers) pour préserver leur conviction athée du parfait hasard. Selon leur théorie, quelque chose produirait continuellement des milliards de milliards d’univers hasardeux et, au petit bonheur la chance, certains, comme le nôtre, réuniraient l’ensemble des conditions requises pour permettre l’émergence de la vie. Or, cette théorie incroyablement complexe, motivée par la seule négation de Dieu, est aux antipodes du principe de parcimonie. Pour rappel, le principe de parcimonie (ou rasoir d’Ockham) souligne que plus une explication est complexe, plus elle nécessite la vérification de nombreuses hypothèses pour être vraie. Or, il est, en général, moins probable que l’on parvienne à vérifier un grand nombre d’hypothèses qu’un petit nombre d’hypothèses. Ainsi, dans une situation d’incertitude et lorsque l’on dispose de peu d’indices, l’explication la plus simple (ici celle d’un univers parfait créé par Dieu) a bien plus de chance de donner un résultat acceptable qu’une explication infiniment plus complexe (ici celle des multivers hasardeux).

“Les cieux proclament la gloire de Dieu, le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.” (Ps 18, 2)

Cf le livre Dieu, la science et les preuves : L’aube d’une révolution, 13 octobre 2021.

Sur la théorie de l’évolution

La théorie de l’évolution soutient que :

  1. le brassage génétique, les mutations aléatoires et l’expression des gènes tout au long de l’existence produiraient des changements chez les êtres vivants,
  2. parmi ces changements, ceux favorisant le plus la survie et la procréation d’êtres féconds seraient retenus par la sélection naturelle et transmis à davantage de descendants (plus les facteurs sélectifs seraient nombreux, plus les évolutions seraient rapides),
  3. sur des échelles de temps extrêmement longues, les dérives entraînées par ces changements successifs iraient jusqu’à produire de nouvelles espèces (il s’agirait d’un phénomène non pas individuel, mais populationnel),
  4. ainsi, l’ensemble de la biodiversité connue émanerait d’un seul être unicellulaire nommé LUCA (Last Universal Common Ancestor) qui aurait vécu il y a plus de 3,5 milliards d’années,
  5. LUCA serait lui-même le fruit de circonstances ayant ajusté harmonieusement, sans volonté et par le plus total des hasards, les bons éléments chimiques et énergétiques entre eux (principe auto-genèse),
  6. Ces éléments et tout ce que l’on trouve dans l’univers seraient eux-mêmes le fruit du hasard.

[Nous soutenons que les deux premiers points de cette théorie sont vrais et que les quatre derniers sont des extrapolations fausses.]

Comme le résume le chercheur canadien Jean-Marcel Gaudreault, depuis plus d’un siècle, le darwinisme et les idées qui en découlent “laissent entendre que Dieu, le bien et le mal n’existent pas, que la vie n’a aucun but, que l’être humain peut diriger sa vie par lui-même en fabricant son propre destin et que ce sont les affrontements qui mènent au triomphe des plus performants qui seraient le moteur de l’évolution.”

Malheureusement, traumatisée par l’affaire Galilée et ne voulant pas être taxée d’arriérée, une grande partie de l’Église s’est laissée séduire par la suggestion de l’évolutionnisme. En 1996, Jean-Paul II lui-même y voyait “plus qu’une hypothèse” et, en 2014, le pape François nomma Yves Coppens (1934-2022) à l’Académie pontificale des sciences. Or, ce célèbre paléontologue matérialiste n’a jamais caché qu’il voyait l’homme comme le produit du déterminisme naturel et évolutif, puis de la culture qu’il a engendrée. Dès lors, c’est la science athée qui pose le référentiel dans lequel les croyants sont intimés de se contorsionner. Ils en viennent à se convaincre que l’évolution serait le système que Dieu, dans sa parfaite intelligence, a établi pour créer la biodiversité et l’homme avec qui il entretient une relation unique. Ainsi, le prêtre jésuite et paléontologue, Pierre Teilhard de Chardin, fit beaucoup pour concilier la théorie de l’évolution (le hasard des mutations génétiques et la sélection naturelle) avec la foi catholique. De même, Jacques Arnold (ex-dominicain, théologien et historien des sciences), promeut dans ses livres la position “Dieu et Darwin”.

→ Voir la position de l’Église sur le sujet dans le temps.

Mais rappelons que la théorie darwinienne de l’évolution reste, malgré ses prétentions, une théorie ; d’ailleurs plus philosophique que scientifique.

À ce jour, elle présente de graves lacunes et reste à prouver.

Génétique : infiniment petit, infiniment parfait

Au temps de Darwin, on voyait la cellule comme un simple globule homogène constituant une brique élémentaire agençable à souhait. Dès lors, le passage de l’inerte au vivant au moyen d’un déterminisme environnemental particulier semblait plausible. (Certains, comme les américains Stanley Miller et Harold Clayton Urey, ont même essayé de reproduire ce passage en laboratoire à l’aide de soupes primordiales.) On imaginait ensuite que la nature ordonnait ces briques au hasard et retenait les combinaisons les plus aptes à survivre et à produire des descendants féconds.

Aujourd’hui, nos connaissances ont énormément avancé. Et plus nous pénétrons l’infiniment petit, plus nous y découvrons des univers d’une complexité vertigineuse. Ainsi, le génome humain ressemble à un livre de 3 milliards de caractères issues d’un alphabet à 4 lettres (A, T, C, G) tenant sur le noyau d’une cellule. Nous faisons également des découvertes contre-intuitives : l’humain possède relativement peu de gènes (20.000 à 25.000), soit bien moins qu’un grain de riz. Nos outils s’affutent aussi de manière exponentielle : le premier séquençage complet du génome humain fut achevé en 2003. Il prit plusieurs années et coûta 3 milliards de dollars. En 2020, le même séquençage prend une journée et coûte 600 dollars. L’ADN s’avère être l’espace de stockage le plus puissant connu. En 2019, Catalog, une start-up basée à Boston, est parvenue à enregistrer tout le contenu anglophone de Wikipédia sur des brins d’ADN.

Les études sur le génome ont mis en évidence que notre espèce trouve son origine dans un “couple originel” unique. Les chercheurs ont nommé ces deux individus l’Adam Chromosome-Y et l’Ève mitochondriale. Ils sont respectivement les ancêtres communs patrilinéaire et matrilinéaire les plus récents de l’humanité. Par ailleurs, contrairement à ce qu’avançaient initialement les chercheurs, ils estiment désormais que les deux vécurent à la même époque. Cette double constatation corrobore le récit biblique.

Faire remonter l’ensemble du vivant à un être unicellulaire (LUCA pour Last Universal Common Ancestor) semble fantaisiste. Supposons que cette toute première cellule ait existé, elle n’aurait hérité d’aucun code génétique car n’ayant aucun ancêtre, puis elle serait morte sans descendant car elle aurait été incapable de se reproduire.

Fausse extrapolation n°1 : Non, ce n’est pas parce que les êtres évoluent au sein de leur espèce (micro évolution) qu’ils produisent de nouvelles espèces (macro évolution)

L’ADN peut connaître des mutations et les systèmes moléculaires peuvent changer ou disparaître, pouvant ainsi faire apparaître des nouvelles variétés et races au sein d’une même famille. Ces changements s’opèrent par la pression du milieu et tendent vers une hyper spécialisation adaptée à une niche écologique. Il y a donc une dégradation des facultés d’adaptation au fil du temps. On parle ici de micro évolution.

Exemples :

  • Le chihuahua (race) descend du loup gris (ancêtre commun de tous les chiens). D’un côté le chihuahua s’est spécialisé au sein d’une niche écologique, de l’autre ses facultés d’adaptation se sont globalement dégradées par rapport à celles du loup.
  • Les ressources alimentaires disponibles sur les îles peuvent appliquer une pression sélective qui conduit certains animaux à être beaucoup plus petits (“nanisme insulaire” ; surtout chez les carnivores et les herbivores) ou beaucoup plus grands (“gigantisme insulaire” ; surtout chez les rongeurs et les marsupiaux) que leurs voisins continentaux. Ainsi, retrouve-t-on des éléphants nains sur les îles méditerranéennes ou les plus grands rats au monde sur les îles de Flores ou de Tenerife.
  • L’expérience menée en laboratoire sur deux décennies par Henrique Teotonio et son équipe (Institut scientifique Gulbenkian, Portugal) sur la mouche drosophile conclue à l’observation de micro évolutions génétiquement irréversibles.
  • Rappelons encore que presque toutes les espèces possèdent, dans le registre fossile, une “version” qui fait plusieurs fois leur taille actuelle. Nous y trouvons, par exemple, des paresseux géants mesurant 2 mètres. La micro évolution et l’adaptation à des niches écologiques ont entraîné ce changement d’échelle.

“La sélection permet aux systèmes vivants de s’adapter de plus en plus finement à une tâche ou niche biologique, cependant, il leur devient alors plus difficile de s’adapter à d’autres situations.” (Michael J. Behe, professeur de biologie moléculaire à l’université de Lehigh aux États-Unis, Darwin devolves, édition française, p.227)

Croire que, en raison des changements génétiques significatifs qui s’opèrent au sein d’une même espèce, ces changements puissent sur un temps considérable aller jusqu’à produire de nouveaux systèmes moléculaires, des structures génétiques complexes et des taxons supérieurs (nouveau genre, nouvelle famille, nouvelle espèce) est une extrapolation spéculative. On la nomme macro évolution.

Or, elle est démentie par les faits.

En effet :

  • Nous avons deux types d’ADN dans chacune de nos cellules : l’ADN nucléaire (présent dans le noyau de nos cellules ; il est transmis pour moitié par le père et pour moitié par la mère, et contient tout notre programme génétique) et le génome ou ADN mitochondrial (plus simple, il est situé dans les mitochondries présentes au sein de la cellule ; il est généralement transmis par la mère et permet de remonter un fil généalogique sur des dizaines de générations). Or, la recherche sur le génome mitochondrial dément l’évolution inter-espèces et montre une grande stabilité au sein des espèces (cf. David Thaler & Mark Stoeckle, Why should mitochondria define species?, Vol. 33, n. 1-2 (1-30), 2018).
  • La reproduction naturelle (non contrôlée) ne produit pas de nouveaux gènes.
  • La reproduction domestique (contrôlée) peut seulement entraîner des “dérives génétiques”, élastiques, neutres ou diminutives sur l’ADN.

Fausse extrapolation n°2 : Non, ce n’est pas parce qu’on observe des structures similaires chez des espèces distinctes qu’elles ont nécessairement un ancêtre commun

Au temps de Darwin, on comprenait les espèces à partir de l’observation oculaire de leurs caractéristiques.

Aujourd’hui, l’embryologie nous permet de constater que si certaines structures définitives peuvent sembler similaires, les sites d’où elles dérivent lors de leur formation peuvent différer selon les classes de vertébrés. Ainsi, nous savons que des ressemblances structurelles finales peuvent être déterminées par des gènes totalement différents selon les espèces. L’observation oculaire est insuffisante pour établir des rapprochements.

Absence de formes transitionnelles et graduelles dans le registre fossile

Selon la théorie de l’évolution, des centaines de millions de générations se seraient succédé sur une frise de 3,5 milliards d’années entre le premier être unicellulaire et nous. De plus, il faudrait des millions de mutations aléatoires pour en obtenir une qui apporte un avantage fonctionnel qui soit retenu par la sélection naturelle et transmis aux générations futures, au point de se généraliser à toute l’espèce ou d’en créer une nouvelle dans une niche écologique particulière. En conséquence, nos sols devraient regorger d’une quantité prodigieuse de squelettes fossilisés, vestiges de ce long tâtonnement évolutif graduel.

Or, dans les faits, les fossiles manquent cruellement de formes transitionnelles graduelles convaincantes entre les espèces.

“[…] le nombre de variétés intermédiaires qui ont autrefois existé a dû être considérable. Pourquoi donc chaque formation géologique, dans chacune des couches qui la composent, ne regorge-t-elle pas de formes intermédiaires ? La géologie ne révèle assurément pas une série organique bien graduée, et c’est en cela, peut-être, que consiste l’objection la plus sérieuse qu’on puisse faire à ma théorie.” (Charles Darwin, L’Origine des espèces, Chapitre IX : Insuffisance des archives géologiques, 1859)

 

Darwin ajoutait aussitôt : “Je crois que l’explication se trouve dans l’extrême insuffisance des documents géologiques.”

Aujourd’hui, le “registre fossile” (c’est-à-dire l’ensemble des fossiles qui ont été retrouvés sur le globe) est quasi complet, en dépit des innombrables recherches géologiques et des millions de fossiles collectés. C’est-à-dire, que lorsque nous trouvons de nouveaux fossiles dans le sol, ceux-ci appartiennent presque toujours à des espèces déjà présentes dans le registre fossile. La découverte de nouvelles espèces fossilisées devient de plus en plus rare.

Par ailleurs, les fossiles retrouvés jusqu’à présents montrent toujours des individus “finis”, pleinement fonctionnels (et non d’innombrables échecs évolutifs non viables nécessaires à l’obtention de quelques nouveaux caractères avantageux).

“Il n’y a qu’une poignée de spécimens. Vous pouvez tous les mettre dans une petite boîte à chaussures et avoir encore de la place pour une bonne paire de souliers.” (William Kimbel, paléoanthropologue de l’Arizona State University et directeur de l’Institut des origines humaines, National Geographic, août 2011)

“L’extrême rareté des formes transitionnelles dans les archives fossiles persiste comme le petit secret de la paléontologie. Les données ne se trouvent qu’aux extrémités et aux nœuds des branches des arbres évolutifs qui ornent nos manuels ; le reste n’est qu’une déduction, aussi raisonnable soit-elle. Pas la preuve de fossiles. Nous nous considérons comme les seuls étudiants véritables de l’histoire de la vie. Mais pour préserver notre explication préférée de l’évolution au moyen de la sélection naturelle, nous regardons des données si mauvaises que nous ne voyons jamais le processus même que nous prétendons étudier.” (Stephen Jay Gould, paléontologue évolutionniste et professeur à Harvard, dans Evolution’s Erratic Pace, Natural History, vol.86, mai 1987, p.14)

À ce jour, les plus solides éléments avancés par les évolutionnistes se sont, par la suite, révélés défaillants :

  • Le cœlacanthe n’est pas la forme transitionnelle entre les poissons et les mammifères/vertébrés terrestres. La morphologie du cœlacanthe contemporain est similaire à celle de ses ancêtres fossilisés (que les scientifiques pensaient être éteints avant les dinosaures). De plus, il ne vit qu’en eau profonde. La stabilité du cœlacanthe reste une énigme pour les évolutionnistes.
  • L’archéopteryx n’est pas la forme transitionnelle entre les reptiles et les oiseaux. Non seulement l’archéopteryx volait, mais on a retrouvé par la suite des fossiles d’oiseaux plus anciens.
  • L’archaeoraptor n’est pas la forme transitionnelle entre les oiseaux et les dinosaures théropodes terrestres. Il s’agissait d’un faux composé par des chinois à partir de plusieurs fossiles provenant de différentes espèces.
  • Le rodhocetus n’est pas la forme transitionnelle entre la baleine et son ancêtre mammifère terrestre. Le paléontologue américain Philip D. Gingerich qui a découvert le rodhocetus a fini par se désolidariser de cette hypothèse : en effet, il avait ajouté une nageoire caudale et des pattes imaginaires à son fossile, alors que ce dernier en est dépourvu. Il avait également imaginé la migration des yeux et des narines à partir de quelques fragments. Des découvertes plus complètes ont invalidées ces migrations. La thèse du pakicetus inachus, un mammifère quadrupède ongulés terrestre présenté en 2001, par le National Geographic, comme une baleine primitive “qui marche” (sur la base de la disposition de la cavité au niveau des molaires, de la pliure dans un os de l’oreille moyenne, et de la position des os de l’oreille à l’intérieur du crâne) n’est pas plus convaincante. Des reconstitutions et des mises en scène d’artistes sont systématiquement mobilisées pour renforcer visuellement ces propositions dans l’esprit des lecteurs.
  • es supposées formes transitionnelles entre les singes et l’homme ne sont pas plus solides :

À l’opposé de rendre compte d’une évolution buissonnante, graduelle et remplie d’innombrables “échecs”, le registre fossile collecté de par le monde témoigne d’apparitions soudaines, à l’instar de l’explosion cambrienne ou de l’apparition subite des plantes à fleurs, contredisant l’adage Natura non facit saltum (La nature ne fait pas de sauts).

Darwin s’en alarmait, en 1879, dans une lettre adressée à son ami, le botaniste et explorateur Dr Joseph Hooker : “Le développement rapide, pour autant que nous puissions en juger, de toutes les plantes supérieures au cours des temps géologiques récents est un mystère abominable. […] Pourquoi ne pouvons-nous pas voir des formes intermédiaires entre les gymnospermes – comme chez les conifères – et les plantes à fleurs ? Et pourquoi, lorsqu’elles apparaissent, sont-elles déjà si diverses ?”

 

En 1881, quelques mois avant sa mort, Darwin écrivait encore à Hooker : “Rien n’est plus extraordinaire dans l’histoire du règne végétal, me semble-t-il, que le développement apparemment très soudain ou abrupt des plantes supérieures. Je me suis parfois demandé s’il n’y avait pas eu, quelque part, pendant de longs âges, un continent extrêmement isolé, peut-être près du pôle Sud.”

Le réel rejoint le récit biblique de la Genèse présentant la création sous la forme de grandes phases successives.

140 ans plus tard, le problème demeure.

La complexité irréductible

Un système présente une “complexité irréductible” lorsqu’il est “composé de plusieurs parties ajustées et interagissantes, qui contribuent chacune à sa fonction élémentaire, alors que l’absence d’une quelconque de ces parties empêche le fonctionnement du système.” (Michael J. Behe ; cf. Darwin’s Black Box: The Biochemical Challenge to Evolution)

Exemples de complexité irréductible : les flagelles bactériens, la coagulation en cascade, le système immunitaire, l’œil, etc.

Ainsi, pour fonctionner, l’œil requiert la coopération de très nombreuses fonctions. Il doit intégrer un récepteur hypercomplexe (globe oculaire), un moyen de transmettre l’information captée (nerf optique), un moyen d’intégrer et de décoder l’information (système nerveux central), la capacité de bien interpréter l’information (cerveau). Si un seul de ces éléments venait à manquer, l’œil serait un désavantage pour son porteur. Il faut donc que tous ces éléments se soient constitués et agencés harmonieusement simultanément pour avoir été retenus par la sélection naturelle comme un avantage sélectif significatif et transmis. Pire : selon les évolutionnistes, cette prouesse, uniquement due au hasard, se serait produite une quarantaine de fois sur des branches complètement isolées au cours de l’histoire.

Bien que Darwin ne voyait pas ce problème comme insurmontable, il l’introduisait par ces mots :

“Il semble absurde au possible, je le reconnais, de supposer que la sélection naturelle ait pu former l’œil avec toutes les inimitables dispositions qui permettent d’ajuster le foyer à diverses distances, d’admettre une quantité variable de lumière et de corriger les aberrations sphériques et chromatiques.” (Darwin, L’Origine des espèces)

Attention aux mises en scène

Incapacité à obtenir un arbre du vivant cohérent

Selon le critère retenu pour comparer les espèces entre elles et essayer de les relier au sein d’un arbre du vivant schématique, on obtient souvent des résultats différents. Ainsi, si on se base sur la morphologie des espèces, on obtiendra un arbre. Mais si on se base sur les analyses moléculaires, les chances qu’on obtienne un autre arbre sont très élevées.

Par ailleurs, par manque de formes intermédiaires, seuls les extrémités des branches et les inter-nœuds de l’arbre sont peuplés.

→ Trisha Gura, T. Bones, molecules…or both?, Nature, n°406, 2000, pp.230–233.

→ Graham Lawton, Why Darwnin Was Wrong About the Tree of Life, New Scientist, 21 janvier 2009, p39.

Successifs ou concomitants ?

Alignons quelques dizaines de crânes de chiens de différentes races morts récemment. Il serait alors tentant de vouloir les classer de manière à obtenir une suite logique et graduelle entre eux et d’expliquer qu’ils appartiennent à des espèces distinctes qui se sont succédé sur une même branche évolutive. Et pourtant, tous ces crânes, parfois extrêmement différents, sont ceux d’individus concomitants issus de la même espèce.

Poilus ou non ?

Notons encore que les squelettes excavés ne nous donnant aucune information sur l’épiderme, la pilosité, la forme des lèvres, des oreilles ou du nez des individus. Les reconstitutions graphiques produites par les tenants de l’évolutionnisme sont de simples vues d’artistes visant à mettre en scène leurs vues. Beaucoup, comme celle du rodhocetus, se sont avérées erronées.

Le problème des “convergences évolutives”

La communauté scientifique a distribué le monde du vivant (composé d’animaux, de plantes, de champignons, de protistes, de bactéries et d’archées) en règnes, eux-mêmes distribués en embranchements, eux-mêmes distribués en classes, elles-mêmes distribuées en ordres, eux-mêmes distribués en familles, elles-mêmes distribuées en genres, eux-mêmes distribués en espèces. En nomenclature biologique, on parle de “rangs taxinomiques”.

Ces regroupements sont constitués sur la base des similitudes biologiques.

Ainsi, par exemple les vertébrés sont distribués en 5 classes :

  1. les mammifères (nourrissent les jeunes par lactation, possèdent trois osselets dans l’oreille moyenne, les espèces terrestres ont une peau recouverte de poils),
  2. les oiseaux (peau recouverte de plumes),
  3. les reptiles (peau recouverte d’écailles soudées entre elles),
  4. les poissons (peau recouverte d’écailles que l’on peut enlever une à une),
  5. les amphibiens (peau nue et humide).

Les évolutionnistes ont tout logiquement ordonné cette distribution du monde vivant sous la forme d’un arbre (classement arborescent et buissonnant), accréditant l’idée d’évolution graduelle d’une espèce à l’autre.

Le problème c’est que l’on retrouve sur des embranchements différents des espèces qui ont des caractéristiques génétiques et fonctionnelles analogues.

Exemples :

  • La chauve-souris possède des ailes qui ressemblent à celles du dinosaure ptérodactyle et vole, son système reproductif correspond à celui des mammifères. Comment la classer ? Chez les oiseaux (oui mais ce n’est pas possible, car elle n’a pas de plume) ? Chez les mammifères (oui mais ce n’est pas possible, car ils ne volent pas) ? Aux côtés des ptérodactyles (oui mais ce n’est pas possible, car des dizaines de millions d’années les séparent) ? Ici, la théorie de l’évolution voudrait que l’on croie qu’un mammifère terrestre aurait très progressivement acquis des ailes similaires à celles du ptérodactyle, disparu des dizaines de millions d’années plus tôt, lui permettant de voler comme les oiseaux.
  • On trouve dans la branche indépendante des cétacés (appartenant aux mammifères) et dans la branche indépendante des poissons, des espèces possédant un aileron et des nageoires caudales similaires, placés au même endroit.
  • L’ornithorynque (appartenant aux mammifères) et le canard (appartenant aux oiseaux) possèdent un bec et des pattes similaires.
  • Le smilodon, le thylacosmilus atrox et le morse possèdent des dents de sabre similaires, bien qu’ils se trouvent dans des branches distinctes.
  • Le loup de Tasmanie (appartenant aux marsupiaux) et le loup gris (appartenant aux canidés) possèdent de très nombreuses similitudes physionomiques.
  • Les chauves-souris et les dauphins possèdent le même “gène radar” qui leur permet de se repérer dans l’espace grâce aux ultra-sons. Ce gène identique est composé de 27.000 caractères en moyenne alors que ces espèces se trouvent dans deux branches distinctes.

Les évolutionnistes ont nommé ces similitudes “convergences biologiques”.

Ils voudraient que l’on croie que ces caractéristiques communes aient émergé chez des espèces distinctes, sans héritage des caractères acquis, par des mutations aléatoires sur des réseaux de gènes extrêmement complexes, et grâce à la seule orientation de la sélection naturelle exercée dans des contraintes environnementales similaires.

De plus, les fossiles qui sont présentés comme des formes transitionnelles restent rares, peu convaincants, voire inexistants sur les cinq continents (comme pour les chauves-souris).

Mais cette explication est purement spéculative, car non démontrable et non reproductible.

De plus, elle impose de croire, par exemple, que les ailes des chauves-souris ont patiemment poussé sur des millions de générations avant que les chauves-souris ne puissent s’en servir pour voler et qu’au cours de cette très longue “attente”, ces encombrantes ailes embryonnaires qui ne servaient à rien furent retenues par la sélection naturelle comme favorisant le plus la survie et la reproduction de leurs porteurs. Nous sommes en plein science-fiction.

Fausse extrapolation n°3 : Non, ce n’est pas parce que les humains et les chimpanzés ont une physionomie et un génome proches qu’ils ont un ancêtre commun

Du fait que les humains et les chimpanzés ont une physionomie proche et un génome très homologue (le séquençage de leur ADN donne entre 95% et 96% de similarités), les évolutionnistes en déduisent qu’ils sont cousins et partagent un ancêtre commun.

Mais cette extrapolation rencontre deux grands problèmes :

Dégradation, pas amélioration

Comme l’univers qui se dirige vers sa mort thermique en raison de l’entropie, ou les êtres vivants qui se dirigent vers leur mort en raison du vieillissement cellulaire, toutes les espèces se dirigent inexorablement vers leur fin génétique du fait que les mutations génétiques détériorent à chaque génération un peu plus leur “copie génétique”.

“Comme la rouille ronge l’acier d’un pont, les mutations rongent nos génomes et nous ne pouvons rien faire pour les arrêter.” (Alex Williams)

Dans toutes les espèces :

  • Les mutations génétiques trop fortes entraînent des privations organiques, des déficiences, des dépigmentations… allant dans le sens inverse d’un “perfectionnement”. Ainsi, avec la trisomie 21, c’est tout le corps qui déraille à un gène près.
  • Les individus présentant une trop grande mutation génétique deviennent stériles et cessent d’être interféconds, empêchant la transmission de leurs caractéristiques génétiques marginales. Ainsi, un âne croisé avec une jument donne un mulet stérile et une ânesse croisée avec un cheval donne un bardeau stérile.
  • Les essais ou catastrophes nucléaires provoquent, dans les populations touchées, des lésions, des cancers, des malformations, des difformités… soit de la souffrance, pas des hommes plus aptes que leurs parents.
  • On estimerait que les mutations heureuses seraient de l’ordre 1 sur 25.000. Mais cela n’apporte rien qui soit l’assise ou l’amorce d’un nouvel organe et n’engendre pas de nouvelles espèces, tout au plus de nouvelles particularités au sein de la même espèce.

→ Consultez cet article pour en savoir plus sur l’impossibilité mathématique de l’évolution.

La génétique, l’embryologie et l’observation empirique convergent vers une grande stabilité des espèces, à l’opposé du narratif évolutionniste.

Conséquences de la théorie de l’évolution

Contrairement aux prétentions rationalistes de cette théorie, observons qu’attribuer au néant l’origine de l’infinie richesse de l’univers observable (auto-genèse ou génération spontanée sans créateur) relève de la croyance et n’a rien de rationnel.

Observons maintenant que, par-delà leurs graves carences scientifiques, les théories philosophiques du néant créateur, de l’évolution hasardeuse et du temps vertigineux changent nos perceptions et favorisent :

  • La réduction de l’homme à un élément insignifiant.
  • Le déclassement de l’homme au rang d’espèce comme les autres.
  • L’absence de sens.
  • L’absence d’espérance.
  • L’absence de relation à Dieu.
  • La vacuité de la Rédemption par la Crucifixion.
  • La déchristianisation de l’Occident.
  • Le darwinisme social promu par Herbert Spencer, visant à justifier le laisser-faire libéral, puis la sociobiologie. L’idée étant qu’il serait nécessaire pour le perfectionnement évolutif de l’espèce humaine que les plus fragiles périssent au profit des plus aptes (anti-christianisme).
  • L’eugénisme pré et post natal, notamment promu par Francis Galton (cousin de Darwin). L’idée étant qu’il faudrait atténuer la dégradation du patrimoine génétique de l’espèce humaine en empêchant les porteurs de gènes déficients de vivre ou de se reproduire (anti-christianisme). Mises en application au cours du XXème siècle : avortements, stérilisations forcées, camps d’internement.
  • La peur de la procréation et de la domestication (comme facteurs d’une surpopulation alarmante). En effet, la présentation du paléolithique comme une période extrêmement longue à la démographie humaine très stable (en-deçà de 10 millions d’individus), suivi par l’envolée de notre démographie en raison de la domestication des plantes et des animaux au néolithique, peut nous conduire à percevoir la domestication alimentaire comme un dysfonctionnement aux conséquences dommageables (la mise à mal d’écosystèmes limités par une population exponentielle).
  • Le transhumanisme. En effet, l’évolutionnisme le rend acceptable en le présentant comme la poursuite logique de notre longue adaptation à un milieu sans cesse changeant.
  • La nécessité de la mort, de la cruauté et de la souffrance comme éléments essentiels à la sélection, à l’amélioration et à la diversification des espèces. À l’inverse, la Bible enseigne que la mort, la cruauté et la souffrance sont des conséquences de la désobéissance de l’homme (péché) postérieures à la création et la biodiversité. Nous sommes en présence de deux approches philosophiques antinomiques : pour l’évolutionnisme, la mort est un bien ; pour la Bible, elle est un mal.

Sur les méthodes de datation

Par lamination géologique

Les méthodes de datation conventionnelles reposent sur l’observation et le comptage des couches géologiques, des varves (dépôts sédimentaires saisonniers, abandonnés par les eaux de fonte des glaciers) ou des dépôts alluviaux. Elles attribuent ensuite la formation de ces strates à des périodes de temps extrêmement longues et aux conditions climatiques variables. Or, si cette explication est élégante, elle reste de l’ordre de l’hypothèse et n’est pas unique.

Oui, il y a stratification. Oui, ces strates peuvent témoigner de changements climatiques. Mais leur méthode et temps de formation peut trouver une autre explication.

En effet, des expériences en laboratoire ont montré que des strates superposées peuvent se former au sein de colonnes d’air ou d’eau en mouvement, par brassage et répartition des particules selon leur granulométrie.

→ Cf. les travaux du polytechnicien et sédimentologue Guy Berthault, du professeur Pierre Y. Julien et de l’ingénieur Yong Qiang Lan, déposés à l’Académie des Sciences de Paris et publiés au Bulletin de la Société géologique de France, t. 164, n° 5, pp. 649-660, 1993, sous le titre “Expériences sur la stratification de mélanges sableux hétérogranulaires”. Guy Berthault conclut que “la lamination [géologique] est un phénomène mécanique, et non chronologique”.

La vidéo ci-dessous résume ces expériences.

Par carbone14

Le carbone 14 (C14) est la forme radioactive du carbone commun C12. Il se forme dans la haute atmosphère et se désintègre dans la basse atmosphère au rythme de quatorze désintégrations par minute et par gramme de carbone atmosphérique. La datation par le C14 ne s’applique qu’aux matières organiques (végétaux, cheveux, ongles, os, etc.).

Le principe est le suivant : dès que la vie quitte l’organisme, le stock de C14 n’est plus renouvelé par des échanges avec l’atmosphère. Le carbone 14 (“élément père” instable) se désintègre lentement et se transforme alors en carbone 12 (“élément fils” stable : le carbone commun) en suivant une courbe de régression bien connue : la quantité initiale en C14 présente dans l’organisme est divisée par deux tous les 5730 ans ± 40 ans (on parle ici de “demi-vie” ou de “période radioactive”). Le C14 aurait une durée de vie maximale de 50.000 ans. En observant le stade de transformation du C14 en C12, on pourrait déduire l’âge de l’organisme concerné.

Sauf qu’appliquer ce procédé présuppose d’avoir un rapport C14/C12 constant dans l’atmosphère terrestre.

Or, ce rapport fluctue selon :

  • La quantité de rayons cosmiques pénétrant l’atmosphère terrestre (celle-ci varie selon l’activité solaire, la présence de nuages magnétiques ou l’intensité du champ magnétique de la Terre) qui affecte directement la quantité de C14.
  • Les activités humaines (combustion, déforestation, essais nucléaires, etc.).

De plus, si nous admettons le fait du Déluge universel, il nous faut considérer l’immersion totale des matières organiques à cette période (stoppant la production de C12) et la séquestration de quantité de végétaux (et donc de C12) sous forme de pétrole, de gaz et de charbon. Des phénomènes qui auraient bouleversé le rapport C14/C12 présent dans l’atmosphère terrestre. → Au sujet du Déluge, lire notre article sur les travaux de Fernand Crombette.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

→ Cet article pour en apprendre davantage sur les problèmes inhérents à la datation par carbone 14.

→ Le livre des allemands Christian Blöss et Hans-Ulrich Niemitz, C14-Crash, La fin de l’illusion de pouvoir dater avec les méthodes radiocarbone et la dendrochronologie, 2000, 462 pages.

Où sont les sépultures pré-néolithiques ?

Le narratif dominant enseigne que les humains enterrent leurs morts depuis 100.000 ans. Si cela est exact, l’ensevelissement fut pratiqué par au moins 4000 générations successives (en prenant une moyenne d’âge de 25 ans par génération). Cela devrait, potentiellement, représenter des millions de sépultures pré-néolithiques et de squelettes. Or, à ce jour, les archéologues ne disent en avoir retrouvé que quelques centaines.

Sur l’âge de la Terre

Certains matériaux naturels, en raison de leur vitesse d’accumulation, imposent une limite temporelle maximale à l’âge de la Terre. (Mais pas de limite temporelle minimale, car on ignore leur quantité d’origine.) Il en va ainsi de la poussière cosmique, de l’hélium présent dans l’air et le sol, du sodium et des sédiments présents dans les mers, du lichen présent dans les océans, de la poussière cosmique tombant sur la Terre (14 millions de tonnes/an), ou encore de la désintégration des radiohalos de polonium 214. Parmi l’ensemble de ces matériaux, la limite temporelle maximale la plus courte contraint toutes les autres. Or, les résultats montrent des durées de formation extrêmement plus courtes que les milliards d’années enseignés.

L’existence de comètes de courte durée au sein d’un univers très vieux est également une énigme.

→ Voir exposé vidéo à ce sujet.

Sur l’âge de l’univers

L’âge de l’univers est extrapolé à partir des datations géologiques. Si ces dernières sont erronées, alors les datations de l’univers le sont ipso facto.

Points de vigilance

Ne pas confondre science dure (théorie), ingénierie (pratique) et théories scientifiques (spéculations)

L’un des biais les plus fréquents est d’accorder une confiance excessive aux discours scientifiques en raison des prouesses techniques dont nous sommes capables :

Puisque nos connaissances scientifiques nous permettent de mettre au point des ordinateurs quantiques et de miner des astéroïdes, alors elles devraient pareillement nous procurer de solides capacités pour établir nos origines.

Mais c’est là une fâcheuse confusion entre sciences dures, ingénierie (application pratique et approximative de calculs théoriques) et théories scientifiques. Or, faire décoller des vaisseaux ne requiert pas de connaître avec exactitude l’âge de la Terre.

Vase clos et inertie

Par bien des aspects, le monde académique athée actuel peut ressembler à une bulle close sur elle-même.

D’un côté, il déploie un attirail considérable pour se convaincre de sa légitimité à dire la vérité et pour s’en décerner le prestige : prix, médailles, trophées, publications, diplômes, titres, etc. (Exemple : La médaille Darwin-Wallace, la plus haute distinction dans le domaine de la biologie évolutionniste décernée par la Linnean Society of London.) De l’autre, il tolère mal ce qui peut le déstabiliser (et le faire réellement progresser).

Ce fonctionnement en roue libre peut aisément s’emballer dans une mauvaise direction et produire toute une cohorte d’aberrations.

” Nombre de publications scientifiques, peut-être bien la moitié, pourraient être fausses. Affligée d’études caractérisées par des échantillons trop petits, des effets minimes, des analyses exploratoires non valides et des conflits d’intérêts flagrants, le tout avec une obsession à suivre les modes d’importance douteuse, la science a pris le chemin de l’obscurantisme.”

Richard Horton, Rédacteur en chef du Lancet*

” Il n’est tout simplement plus possible de croire à nombre d’études cliniques publiées, ou de compter sur le jugement de médecins respectés ou de procédures médicales établies. Je ne prends pas de plaisir à cette conclusion, que j’ai atteinte lentement et avec réticence au cours de mes vingt ans en tant que rédactrice du New England Journal of Medicine.”

Dr Marcia Angell, Rédactrice en chef du New England Journal of Medicine*

Aussi, est-il fréquent de constater que les contenus qui faisaient autorité une vingtaine d’années auparavant sont considérés comme obsolètes de nos jours, spécialement dans les domaines spéculatifs (sociologie, anthropologie, psychologie, sciences de l’éducation, théories des origines, etc.).

Exemple : Dans les années 1990, la quasi-totalité des évolutionnistes affirmait que seule une petite partie du génome était utile, taxant le reste de d’”ADN poubelle” inutile, accumulé au fil de millions d’années d’évolution. Sans surprise, il fut constaté, quelques décennies plus tard, que l’’”ADN poubelle” est utile lors de la synthèse des protéines et ne peut plus être utilisé dans le narratif évolutionniste.

Lorsque les paléontologues sont contraints d’abandonner une piste qui leur semblait prometteuse pour prouver la théorie de l’évolution, les manuels scolaires, les médias et les musées continuent, pendant des années, à véhiculer cette piste obsolète. On assiste alors à une véritable inertie éducative.

Exemple : La théorie environnementale de l’éthologue néerlandais Adriaan Kortlandt, visant à expliquer l’acquisition de la bipédie en lien avec la formation du grand rift Est africain, fut popularisée par le paléoanthropologue français Yves Coppens, sous le nom d’East Side Story. Celle-ci fut démentie dans les années 2000, mais continua à se répandre dans le grand public longtemps après.

Querelles incessantes

Derrière le discours médiatique présentant au grand public le narratif évolutionniste comme une évidence cohérente, établie et allant de soi, se cachent des coulisses bien différentes.

Les failles de l’évolutionnisme décrites plus haut et son manque d’assises dans les champs de la physique, de la chimie ou des mathématiques, rendent cette théorie – pourtant séduisante sous l’angle logique – très insatisfaisante sur le plan scientifique. Ainsi, ses défenseurs, loin de s’unir dans un consensus général, s’enlisent dans des querelles internes sans fin. Lire aussi Does evolutionary theory need a rethink? (revue Nature, 2014).

Ainsi, par exemple, ils sont incapables de s’accorder sur le mammifère terrestre qui serait l’ancêtre supposé des baleines : certains y voient un ours, d’autres un félin, d’autres encore un cervidé ou un hippopotame. Et que faire avec ces tissus mous retrouvés dans des os de dinosaures, avec ces plantes à fleur qui envahissent la planète sans prévenir, ou avec ces arbres de la vie qui craquent de tous côtés ? 🙊

La foi catholique

Les catholiques croient :

  1. Que la Bible est un livre inspiré par Dieu. La Bible et la Création ont le même Auteur ; il ne peut donc y avoir d’incohérence entre les deux ;
  2. Que Jésus est Dieu incarné sur Terre ; à ce titre Jésus ne se trompe pas et ne nous trompe pas ;
  3. Que les quatre évangiles canoniques sont des récits fidèles des actes et des paroles de Jésus (mais pas toujours chronologiques).
  4. Que Jésus est à la fois pleinement homme (et non un grand singe évolué) et pleinement Dieu. Qu’il a librement choisi de s’incarner et de se sacrifier pour racheter l’homme qui a librement choisi de pécher (et non les autres espèces qui n’ont pu pécher puisque régies par leur instinct). Adam et Jésus partagent une unité de nature : l’espèce humaine.

→ Lire un résumé de la foi catholique

Or :

L’Ancien Testament :

  • affirme que Dieu a créé chaque être selon son espèce.
  • décrit la création des espèces animales et végétales comme d’emblée achevées (et Adam est d’emblée créé homme).
  • se présente comme un récit généalogique, chronologique et historique explicite (non allégorique) et précis (non évasif) de la descendance masculine d’Adam (noms, âge de paternité, âge de décès).

Le Nouveau Testament :

  • résume la généalogie complète de Jésus :

Ainsi, Mt 1, 1-17 en déroulant la lignée essentiellement légale et royale de Jésus, et Lc 3, 23-38 en déroulant la lignée essentiellement biologique et adamique de Jésus, le Nouveau Testament nous dit explicitement (en nommant chaque père de famille) qu’il s’est écoulé :

  • 72 générations entre Adam et Saint Joseph,
  • 75 générations entre Adam et la Sainte Vierge Marie.

Ici, n’oublions pas que les premières générations de l’humanité avaient une longévité autrement plus longue que nous (par exemple, Mathusalem, le grand-père de Noé, aurait vécu 969 ans).
L’évangile de Saint Matthieu nous donne ce décompte :

  • depuis Abraham jusqu’au roi David = 14 générations,
  • depuis le roi David jusqu’à l’exil à Babylone = 14 générations,
  • depuis l’exil à Babylone jusqu’à Jésus Christ = 14 générations.

Soit 42 générations depuis Abraham jusqu’à Jésus Christ (Mt 1, 17).

  • ni ne rejette, ni ne relativise le moindre élément de l’Ancien Testament, mais le reconnaît comme historique.
  • confirme, par les paroles de Jésus : l’explication créationniste donnée par la Genèse et la chronologie donnée par l’Ancien Testament :

Phrases de Jésus :

 

“Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme” (Mt 19, 4 ; Mc 10, 6)

 

“depuis la fondation du monde, depuis le sang d’Abel [le fils d’Adam et Ève] jusqu’au sang de Zacharie” (Luc, 11, 50-51)

  • confirme la réalité du Déluge universel :

Saint Pierre apôtre : “Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir, au temps où se prolongeait la patience de Dieu, quand Noé construisit l’arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l’eau.” (1 P 3, 20)

Saint Pierre apôtre : “dans les derniers jours, des moqueurs viendront avec leurs moqueries, allant au gré de leurs convoitises […] ils oublient que, jadis, il y avait des cieux, ainsi qu’une terre sortie de l’eau et constituée au milieu de l’eau grâce à la parole de Dieu. Par ces mêmes éléments, le monde d’alors périt dans les eaux du Déluge.” (2 P 3, 3-6)

Le credo catholique affirme que Dieu est “le Créateur du ciel et de la terre” et le Catéchisme de l’Église catholique affirme que “Dieu crée librement à partir de rien” (CEC 296-298).

Enfin, la Commission Biblique a répondu le 30 juin 1909 sur le caractère historique des premiers chapitres de la Genèse :

Question 1 : Les divers systèmes exégétiques qui ont été conçus pour exclure le sens littéral historique des trois premiers chapitres du livre de la Genèse, et qui ont été défendus sous l’apparence de la science, s’appuient-ils sur un fondement solide ?

Réponse : Non.

Question 2 : Est-il possible […] d’enseigner que les trois chapitres précités de la Genèse ne contiennent pas des narrations de choses véritablement arrivées, c’est-à-dire qui correspondent à la réalité objective et à la vérité historique, mais sont soit des fables empruntées aux mythes et aux cosmogonies des peuples anciens et adaptées par l’auteur sacré à la doctrine monothéiste après expurgation de toute erreur polythéiste, soit des allégories ou des symboles dépourvus du fondement de la réalité objective et qui ont été proposés sous l’apparence de l’histoire pour inculquer des vérités religieuses et philosophiques, soit enfin des légendes pour une part historiques et pour une part inventées qui ont été composées librement en vue de l’instruction et de l’édification des âmes ?

Réponse : Non pour les deux parties.

Question 3 : Est-il possible en particulier de mettre en doute le sens littéral historique lorsqu’il s’agit de faits racontés dans ces mêmes chapitres qui touchent au fondement de la religion chrétienne, comme sont, entre autres, la création de toutes choses faite par Dieu au commencement du temps ; la création particulière de l’homme ; la formation de la première femme à partir du premier homme ; l’unité du genre humain ; le bonheur originel des premiers parents dans l’état de justice d’intégrité et d’immortalité ; le commandement donné par Dieu à l’homme pour éprouver son obéissance ; la transgression du précepte divin, à l’instigation du diable sous la forme du serpent ; la déchéance des premiers parents de cet état primitif d’innocence ; ainsi que la promesse du Rédempteur à venir ?

Réponse : Non.

Question 4 : Dans l’interprétation des passages de ces chapitres que les Pères et les docteurs ont compris de diverse manière sans transmettre quelque chose de certain et de défini est-il permis, le jugement de l’Église étant sauf et l’analogie de la foi étant sauvegardée, de suivre et de défendre l’opinion que chacun, avec prudence, aura considérée comme juste ?

Réponse : Oui.

Question 5 : Toutes les choses et chacune, c’est-à-dire les mots et les phrases, qui figurent dans les chapitres précités, doivent-elles toujours et nécessairement être entendues au sens propre, de sorte qu’il n’est jamais permis de s’en écarter, même lorsqu’il apparaît que les façons de parler ont été utilisées de façon impropre, métaphorique ou analogique, et que la raison interdit de tenir le sens propre ou que la nécessité contraint à l’abandonner ?

Réponse : Non.

Question 6 : Le sens littéral et historique étant présupposé, est-il possible de mettre en œuvre, de façon sage et utile, une interprétation allégorique et prophétique de certains passages de ces mêmes chapitres, conformément à l’exemple lumineux des saints Pères et de l’Église elle-même ?

Réponse : Oui.

Question 7 : Bien que lors de la composition du premier chapitre de la Genèse, l’intention de l’auteur sacré n’ait pas été d’enseigner de manière scientifique la constitution interne des réalités visibles et l’ordre complet de la création, mais plutôt celle de transmettre à son peuple une connaissance populaire telle que le permettait le langage commun de l’époque, et qui était adaptée aux sens et aux capacités des hommes, faut-il, dans l’interprétation de ces choses, rechercher exactement et constamment le caractère propre du discours scientifique ?

Réponse : Non.

Question 8 : Dans cette désignation et cette distinction des six jours dont il est question dans le premier chapitre de la Genèse, le mot yôm (jour) peut-il être compris aussi bien au sens propre, comme un jour naturel, que dans un sens impropre, comme un certain laps de temps, et est-il permis de discuter de cette question entre exégètes ?

Réponse : Oui.

Ainsi, si on accepte la théorie de l’évolution, on est de facto en désaccord avec l’un des 4 points de la foi catholique mentionnés précédemment. Être catholique et évolutionniste constitue un grand écart inconciliable.

Jean Cuivre expose ces éléments en vidéo.

De plus, Luisa Piccarreta et Maria Valtorta, deux mystiques catholiques italiennes, ont reçu d’abondantes visions et dictées de Jésus Christ, au XXème siècle, authentifiées factuellement et théologiquement. Nous pouvons considérer ces révélations privées comme des contenus théologaux (d’origine divine et non humaine).

Or, dans ces révélations privées, Jésus Christ – Le Maître qui ne se trompe pas et qui ne trompe pas – et l’Esprit de Vérité disent :

  • À Luisa Piccarreta qu’Adam a été créé par Dieu il y 6000 ans.

Jésus-Christ : “Ma fille bien-aimée, je veux te faire connaître l’ordre de ma Providence. À tous les deux mille ans, j’ai renouvelé le monde. À la fin du premier deux mille ans, je l’ai renouvelé par le déluge. À la fin du second deux mille ans, je l’ai renouvelé par ma venue sur la terre où j’ai manifesté mon Humanité. À travers elle, comme à travers un treillis, ma Divinité s’est laissé deviner. Les bons et les très saints des deux mille ans qui ont suivi cette venue ont vécu des fruits de mon Humanité et ont joui un peu de ma Divinité. Actuellement, nous sommes près de la fin de la troisième période de deux mille ans. Il y aura un troisième renouveau.” (à Luisa Piccarreta, le 10 mai 1919, Le Livre du Ciel, tome 12, p. 85, éd. Résiac)

  • À Maria Valtorta que les théories de l’autogenèse et de l’évolution sont fausses.

Jésus-Christ : “Le Puissant et l’Infini n’avaient certainement pas besoin d’obtenir l’homme d’une évolution séculaire de singes. Le singe fut ce qu’il est dès l’instant où il fut créé et fit ses premiers bonds sur les arbres du paradis terrestre. L’homme fut ce qu’il est dès l’instant où Dieu le créa à partir de la boue et où il lui insuffla l’esprit, ce qu’il n’avait fait à aucune autre créature.” (à Maria Valtorta, Les Cahiers, 14 juillet 1944, éd. Centro editoriale valtortiano)

Jésus-Christ : “Est-il logique, purement logique et raisonnable, d’admettre le miracle du chaos qui s’ordonne tout seul, engendre tout seul la cellule, que la cellule évolue en espèce, et cette espèce en d’autres toujours plus parfaites et plus nombreuses, tandis que Dieu est décrit comme incapable de réaliser tout seul toute la création ? Est-il logique et raisonnable de soutenir la thèse de l’évolution de l’espèce, et même d’une espèce donnée jusqu’à la forme animale la plus parfaite puisque dotée de parole et de raison – même cela seulement –, quand on voit que, depuis des millénaires, toutes les autres créatures animales n’ont acquis ni raison ni parole bien qu’elles coexistent avec l’homme ? Chaque animal est tel qu’il a été créé il y a des millénaires de cela. Il y a eu, certes, des réductions structurelles, des croisements par lesquels les premières races créées ont produit des races hybrides. Mais on n’a jamais vu, au cours des années et des millénaires, le taureau cesser d’être ce qu’il est, pas plus que le lion ou le chien, qui vit pourtant avec l’homme depuis des siècles. On n’a pas davantage vu les singes devenir des hommes, ou du moins des animaux hommes, malgré les millénaires passés et ses contacts avec l’homme, dont il peut certes imiter les gestes mais pas la parole. Ces créatures inférieures démentent, avec l’évidence des faits, les élucubrations des amateurs de science uniquement rationnelle. Ils sont tels qu’ils étaient. La variété de leurs espèces témoigne de la toute-puissance de Dieu. Mais elles n’ont pas évolué. Elles sont restées telles qu’elles étaient, avec leurs instincts, leurs lois naturelles, leur mission particulière, qui n’est jamais inutile en dépit de ce qu’elle peut paraître. Dieu ne crée pas d’œuvres inutiles et totalement nuisibles.” (à Maria Valtorta, Les Cahiers, de septembre à novembre 1950, éd. Centro editoriale valtortiano)

L’Esprit Saint : “Il n’y a pas eu d’auto genèse, il n’y a pas eu d’évolution. Il y a eu simplement la Création voulue par le Créateur. Votre raison, dont vous êtes si orgueilleux, devrait suffire à vous convaincre qu’à partir de rien, on ne peut former quelque chose d’initial, et qu’à partir d’une chose initiale unique, on ne peut former le tout. […] L’homme n’est pas le résultat d’une évolution , de même que la Création n’est pas le produit d’une autogenèse.” (à Maria Valtorta, Leçons sur l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Romains, n° 23, commentaires de Rm 7, 14-25, éd. Centro editoriale valtortiano)

Si nous admettons ces révélations privées comme théologales et véridiques aux côtés de la Bible, la science moderne se trompe à la fois sur nos origines et sur notre chronologie.

“Oui, Dieu est si grand qu’il dépasse notre science.” (Jb 36, 26)

Dernières précisions

Quid des dinosaures ?

Le mot “dinosaure“, qui vient du grec deinos (“terriblement grand”) et sauros (“lézard”), ne fut inventé que récemment – en 1841 – par l’anatomiste britannique Richard Owen.

La Bible affirme que la mort n’existait pas dans la Création avant le péché originel perpétré par les premiers humains. Ainsi, aucune espèce animale (dinosaures inclus) ne mourut/disparut antérieurement à l’homme et à son péché.

Les dinosaures auraient survécu, aux côtés des premiers hommes, jusqu’à l’arrivée du Déluge, au moins.

L’Ancien Testament contient d’ailleurs un passage décrivant deux animaux (que le rédacteur nomme Behémoth et Léviathan) ayant tous les traits de dinosaures :

“Vois donc Behémoth ; je l’ai fait tout comme toi. Comme le bœuf, il mange de l’herbe. Vois donc : sa force est dans ses reins, et sa vigueur dans les muscles de son ventre. Il se raidit comme un cèdre, les nerfs de ses cuisses s’entrelacent ! Ses os sont des tubes de bronze, ses membres, comme des barres de fer. C’est lui la première des œuvres de Dieu ; son Créateur lui fournit un glaive. Les montagnes lui paient leur tribut, ainsi que toutes les bêtes sauvages qui s’y ébattent. Sous les lotus il est couché, dans le secret des roseaux et des marais. Les lotus le protègent de leur ombre, les saules de la rivière l’entourent. Voici que le fleuve grossit ; lui ne bronche pas. Le Jourdain jaillirait-il vers sa gueule, il resterait calme. C’est par les yeux qu’on va le prendre, avec des crocs, lui percer le naseau. Et Léviathan, vas-tu le pêcher à l’hameçon, et lui serrer la langue avec une corde ? Lui passeras-tu un jonc dans le naseau, d’un crochet lui perceras-tu la mâchoire ? Va-t-il redoubler envers toi les supplications et te dire des mots tendres ? Fera-t-il alliance avec toi ? Le prendras-tu pour serviteur à vie ? Joueras-tu avec lui comme avec un oiseau, l’attacheras-tu pour tes petites filles ? Sera-t-il mis en vente par des associés, et débité entre marchands ? Cribleras-tu de dards sa peau, et sa tête, de harpons ? Pose seulement la main sur lui : imagine la lutte, tu ne continueras pas ! Vois, la témérité est illusoire : rien qu’à son aspect, n’est-on pas terrassé ? N’est-il pas cruel dès qu’on le réveille ? Qui donc oserait me tenir tête, à moi ? Qui m’a donné d’avance, que je doive le payer de retour ? Tout ce qui est sous les cieux est à moi. Je ne passerai pas ses membres sous silence, ni le détail de ses prouesses, ni l’élégance de ses proportions. Qui a jamais soulevé le devant de sa cuirasse ? Qui pénétrera dans sa double denture ? Qui a jamais ouvert les battants de sa gueule ? Autour de ses dents, c’est l’effroi ! Son dos : des rangées de boucliers étroitement rivés par un sceau, si rapprochés l’un de l’autre que l’air ne passe pas entre eux. Ils adhèrent l’un à l’autre, pris ensemble, sans fissure. Ses éternuements font jaillir la lumière ; ses yeux sont les paupières de l’aurore. De sa gueule partent des éclairs, des étincelles de feu s’en échappent. De ses naseaux sort une fumée, comme d’une marmite chauffée et bouillante. Son haleine embrase les braises, et de sa gueule sort une flamme. En son cou réside la force, devant lui bondit l’épouvante. Les fanons de sa chair tiennent ferme, durs sur lui et compacts. Son cœur est dur comme pierre, dur comme la meule de dessous. Quand il se dresse, les vaillants prennent peur et se dérobent par crainte des coups. L’épée l’atteint sans pouvoir s’enfoncer, pas plus que lance, trait ou javeline. Il regarde le fer comme paille, le bronze, comme bois vermoulu. Le tir de l’arc ne le fait pas fuir ; pour lui, les pierres de fronde se changent en fétu de paille. La massue lui semble un fétu, il se rit du sifflement du javelot. Son ventre est garni de tessons pointus, herse qu’il traîne sur la vase. Il fait bouillonner le gouffre comme un chaudron, transforme la mer en brûle-parfums. Il laisse derrière lui un sillage de lumière ; on dirait que l’abîme a pris des cheveux blancs. Sur terre il n’a pas son pareil, lui qui fut créé intrépide. Tout ce qui est altier, il le toise, lui, le roi de tous les fauves.” (Jb 40, 15 – 41, 26)

Récemment, plusieurs études ont rapporté avoir trouvé des tissus souples et des microstructures de type cellulaire dans les os de dinosaures :

Ces résultats vont à l’encontre de la vision évolutionniste affirmant que les dinosaures disparurent il y a 66 millions d’années, une période vertigineuse, bien trop éloignée pour restituer des éléments organiques flexibles ou du carbone 14 (ne pouvant pas dépasser les 50.000 ans).

Soit la datation est fausse, soit les tissus sont faux. On ne peut pas avoir les deux simultanément.

Les évolutionnistes et spécialistes mondiaux des dinosaures, John “Jack” Horner et Mark B. Goodwin (University of California, Berkeley), se sont rendu compte en 2009 que de nombreux fossiles de dinosaures qu’on pensait appartenir à des espèces différentes (mais proches et graduelles) étaient, en réalité, des individus de la même espèce, fossilisés à différents stades de leur développement. C’est notamment le cas de nombreux hadrosauridae. Sur la base de ces travaux, ils avancèrent qu’un tiers des espèces de dinosaures pourraient ne jamais avoir existé.

Quid de Neandertal ? Fausse extrapolation n°4 : ce n’est pas parce que certains hommes préhistoriques ont une physionomie plus animale qu’ils sont antérieurs à Homo sapiens

Lorsque Maria Valtorta se montra perplexe quant à la nature des “hommes-singes” découverts par les archéologues de son temps, Jésus, dans sa dictée du 30 décembre 1946 (cf. Les Cahiers), lui demanda de méditer sur le sixième chapitre de la Genèse. Voici les premiers versets de ce chapitre :

“Quand les hommes commencèrent à se multiplier sur la terre et qu’ils eurent des filles, les fils des dieux s’aperçurent que les filles des hommes étaient belles. Ils prirent pour eux des femmes parmi toutes celles qu’ils avaient distinguées. Alors le Seigneur dit : ‘Mon souffle n’habitera pas indéfiniment dans l’homme : celui-ci s’égare, il n’est qu’un être de chair, sa vie ne durera que cent vingt ans.’ En ces jours-là, et même plus tard, il y avait des géants sur la terre. Les fils des dieux s’approchaient des filles des hommes et elles en avaient des enfants : ce sont les héros du temps jadis, des hommes de renom. Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toutes les pensées de son cœur se portaient uniquement vers le mal à longueur de journée. Le Seigneur se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre ; il s’irrita en son cœur et il dit : ‘Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés – et non seulement les hommes mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel – car je me repens de les avoir faits.’ Mais Noé trouva grâce aux yeux du Seigneur.” (Gn 6, 1-8)

Mais devant son incompréhension persistante, Jésus lui sourit et lui dit :

“Tu n’es pas la seule à ne pas comprendre. Les savants et les hommes de science ne comprennent pas non plus, pas plus que les croyants ou les athées. Écoute-Moi attentivement : les fils de Dieu sont les fils de Seth [cf. la généalogie de Noé donnée en Gn 5 et le terme ‘enfants de Dieu’ en Jn 1, 12 et Rm 8, 12-17]. Ils virent que les filles des hommes, c’est-à-dire les filles de Caïn, étaient belles. Ainsi, après que les fils de Dieu eurent épousé ces filles de l’homme, il en résulta quelques ‘héros’, fameux à travers les siècles. Ce sont ces premiers hommes qui frappent vos hommes de science. Ils en déduisent qu’aux premiers temps, l’homme était plus grand et plus fort qu’actuellement, et, de la structure de leur crâne, ils en concluent que l’homme dérive du singe. Ce sont les erreurs habituelles de l’homme, devant les mystères de la Création.
Tu n’as toujours pas compris ? Je t’explique mieux : tu sais comment la désobéissance à l’ordre de Dieu, et ses conséquences, ont pu inoculer le mal chez les innocents, avec ses manifestations diverses de luxure, de gourmandise, de colère, d’envie, d’orgueil, d’avarice. Mais songe quelle décadence encore plus profonde, quelle soumission complète au pouvoir de satan, devait provoquer le fratricide. Adam et Ève avaient manqué à l’obéissance, ce qui les a détournés d’aimer Dieu de tout leur cœur, toute leur âme, toute leur force, comme le Seigneur l’ordonna explicitement longtemps après. Ils en furent punis, mais ils ne péchèrent pas dans l’autre branche de l’amour, celle envers le prochain ; ils restèrent ainsi fils de Dieu. Ils ne maudirent même pas Caïn, mais pleurèrent sur sa mort, dans la chair et dans l’esprit, reconnaissant le caractère juste de la punition que Dieu avait infligée aux hommes. Eux, et leurs descendants venus au monde par la suite [de Seth jusqu’à Noé et ses enfants] restèrent donc fils de Dieu.
Mais Caïn, lui, pécha contre l’amour de Dieu et contre l’amour du prochain. Il enfreignit totalement la loi de l’amour ; et Dieu le maudit, car il ne se repentit pas. Ainsi lui et ses descendants ne furent plus que les fils, animaux, d’une espèce d’apparence humaine – ils avaient tué l’esprit en eux –. Quels fleuves de péché dans le cœur de ces hommes-animaux, qui se sont totalement privés de Dieu ! Non seulement Caïn a écouté les conseils du Maudit, mais il en a fait son maître bien-aimé, tuant sur son ordre. La chute de ce rameau [la descendance de Caïn], possédé par Satan, n’eut pas de cesse et comporta mille visages. Chacun d’eux devint alors un satan, qui viole les normes les plus élémentaires et instinctives de l’homme doté d’âme, ainsi rabaissé à l’état animal. Et leurs fils et leurs filles furent des monstres. Ce sont ces monstres qui induisent aujourd’hui vos scientifiques en erreur. Ces monstres avaient des formes puissantes, une beauté sauvage, une ardeur belliqueuse. Ils allèrent même, pour les plus dépravés, jusqu’à s’unir aux bêtes sauvages. Et leurs filles séduisirent les fils de Dieu, c’est-à-dire les descendants de Seth, jusqu’à Noé, père de Sem, Cham et Japhet. Ce fut alors que Dieu, pour empêcher que le rameau des fils de Dieu ne se corrompe en entier avec le rameau des fils des hommes (dépourvus de toute spiritualité) envoya le déluge (dont les archéologues ont retrouvé les traces en Mésopotamie, berceau de l’ascendance d’Abraham et de Noé).
Et l’homme, l’homme actuel, délire sur les lignées somatiques, sur les formes des joues ! Ne voulant pas admettre un Créateur, parce qu’il est trop orgueilleux pour se reconnaître créature, il admet descendre des bêtes sauvages ! Tout simplement pour pouvoir se dire : ‘Nous, nous avons évolué par nous-mêmes, de l’animal à l’homme !’
Il s’auto-dégrade, pour ne pas vouloir se faire humble devant Dieu. Et il s’abaisse. Oh ! comme il s’abaisse ! Au temps des premières corruptions, il eut effectivement l’aspect animal. Aujourd’hui, il en a les pensées et le cœur, et son âme, toujours plus profondément unie au mal, a pris, chez beaucoup trop d’entre vous, le visage de satan.
Écris-la, cette dictée. J’aurai ainsi pu traiter cet argumentaire plus amplement, pour combattre les théories coupables de trop de pseudo-savants. Il doit y avoir une punition pour ceux qui ne veulent pas entendre les paroles que tu écris sous Ma dictée. En allant aussi loin, J’aurai révélé de grands mystères, pour que l’homme sache que les temps sont mûrs. Il n’est plus temps de contenter les hommes sur de petites choses. Sous la métaphore des histoires antiques, vous trouverez les véritables clés de tous les mystères de l’Univers, et Je les aurai expliqués au travers de mon patient et petit porte-voix [Maria Valtorta] ; parce que l’homme doit savoir la vérité pour se retrouver sur le même pied que l’ennemi, dans la dernière lutte qui précédera la fin du monde. Cette page viendra en aide à certains contre les restes d’une pseudo-science qui atrophie les cœurs, et elle réconfortera ceux dont la spiritualité est déjà forte et qui voient en tout le signe irréfutable de Dieu.”

En résumé :

  • “Les fils de Dieu” = Descendants de Seth jusqu’à Noé et ses fils. Branche ayant péché envers l’amour de Dieu, mais pas envers l’amour du prochain.
  • “Les fils et les filles des hommes” = Descendantes de Caïn. Branche, possédée par satan, devenue animale et monstrueuse (psychiquement et corporellement) pour avoir complètement tué l’esprit en elle par le double péché contre l’amour de Dieu et du prochain, lors du fratricide commis par Caïn sur Abel.
  • “Les héros du temps jadis” = Descendants issus de l’union des fils de Dieu et des filles des hommes ; assimilés à des “hommes-singes” (Neandertal) par les scientifiques. Ces croisements se retrouveraient aujourd’hui sur le plan génétique : selon le Neandertal Genome Project, de l’institut Max Planck pour une Anthropologie de l’évolution (Leipzig, Allemagne), entre 1 et 4% du génome des Sapiens eurasiens actuels proviendraient de Neandertal.

Il est vrai que les squelettes attribués à l’homme de Neandertal témoignent d’une constitution physique plus grande et vigoureuse que celle d’Homo Sapiens. Leur boîte crânienne plus développée laisse à penser qu’ils avaient un cerveau également plus gros (mais un cervelet plus petit) : le volume moyen du cerveau serait de 1410 cm³ chez Neanderthalensis et de 1350 cm³ chez Sapiens.

Crânes Homo sapiens et Homo neanderthalensis
Homo sapiens (à gauche) versus Homo neanderthalensis (à droite)

“Bien rasé, coiffé et habillé, un Néandertalien passerait inaperçu dans le métro de New York.” (Carleton S. Coon, anthropologue, 1939)

Quid des peintures rupestres ?

Il ne fait aucun doute que les peintures rupestres furent effectuées par nos ancêtres les plus lointains. Le seul point de désaccord concerne la période de leur réalisation et la durée de cette pratique.

Quid de la chronologie de l’Égypte antique ?

Pour des raisons chronologiques, les égyptologues pensent qu’il a fallu des millénaires pour que les scribes perfectionnent les hiéroglyphes (Noël Derose, Si le monde savait…, 4ᵉ éd., 2020, p151). Mais songeons à l’informatique. 70 ans seulement auront suffi pour passer des premiers ordinateurs à la “suprématie quantique“. Pourquoi, un tel laps de temps serait imposé aux scribes, alors même qu’ils évoluaient dans un environnement physique et psychique autrement plus sain que le nôtre ?

Le chercheur français Fernand Crombette (1880-1970) a décelé des anomalies dans la méthode de lecture des hiéroglyphes établie par Jean-François Champollion (1790-1832). En instaurant une méthode plus pertinente basée sur le copte monosyllabique ancien, Crombette retrouve dans les hiéroglyphes, et avec une grande précision, la présence des hébreux au pays des pharaons, en concordance parfaite avec le récit biblique.

→ Découvrir les travaux de Fernand Crombette

Les américains :

retrouvent également la concordance biblique en reprenant toute la chronologie égyptienne.

Mot de la fin

Jésus : “Voilà trouvée la route de la vérité. La vérité est ici, ô hommes qui la cherchez. La vérité est Dieu. C’est la clé pour comprendre la science. Il n’y a de doctrine sans défaut que celle de Dieu. Comment l’homme peut-il apporter des réponses à ses pourquoi, s’il n’a pas Dieu pour lui répondre ? Qui peut dévoiler les mystères de la création, même seulement et simplement ceux-ci, sinon le suprême Ouvrier qui a fait toute cette création ? Comment comprendre ce prodige vivant qu’est l’homme, en qui s’unissent la perfection animale et cette perfection immortelle qu’est l’âme, par laquelle nous sommes des dieux si nous avons en nous une âme vivante, c’est-à-dire libre des fautes qui aviliraient la brute et que pourtant l’homme accomplit et se vante d’accomplir ?

Je vous répète ces mots de Job, à vous qui cherchez la vérité : “Interroge les bêtes de somme et elles t’instruiront, les oiseaux et ils te feront comprendre. Parle à la terre et elle te répondra, aux poissons et ils te feront savoir.”

Oui, la terre, cette terre verdoyante et fleurie, ces fruits qui se gonflent sur les arbres, ces oiseaux qui prolifèrent, ces courants de vents qui répartissent les nuages, ce lever de soleil qui ne se trompe pas depuis des millénaires, tout parle de Dieu, tout explique Dieu, tout dévoile et découvre Dieu. Si la science ne s’appuie pas sur Dieu, elle devient une erreur qui avilit au lieu d’élever. Le savoir n’est pas corruption s’il est religion. Qui connaît en Dieu ne tombe pas, car il a le sentiment de sa dignité, parce qu’il croit en son avenir éternel. Encore faut-il chercher le Dieu réel. Pas les fantômes qui ne sont pas des dieux mais des délires des hommes encore enveloppés dans les langes de l’ignorance spirituelle, pour lesquels il n’y a pas ombre de sagesse dans leur religion ni ombre de vérité dans leur foi.” (Valtorta, 242.9)

Ressources

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En anglais