Un regard catholique sur l’homosexualité

Le péché a dénaturé la sexualité

Dieu nous aime le premier.

Il a créé le monde et les êtres de manière parfaite. Mais cette perfection fut fissurée par le péché originel, des anges, puis des humains. Depuis, les conséquences du péché originel se diffusent dans tous les interstices de la vie.

Par la sexualité, Dieu fait le don aux êtres humains devenir co-créateurs, en donnant la vie pour peupler le Ciel.

Lorsque la sexualité est détournée de sa finalité (par la luxure, les relations stériles, l’avortement…), elle devient peccamineuse.

Jésus : « Aucune raison ne justifie la fornication. Aucune. » (Valtorta, 174.13)

Cela concerne tant les hétérosexuel(le)s que les homosexuel(le)s.

En dépit de certains courants progressistes qui cherchent à insinuer des flottements, la Bible, Jésus et l’Église catholique ont toujours été clairs sur le sujet.

Ce que dit la Bible sur l’homosexualité

Ancien Testament

“Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination.” (Lv 18, 22)

“Quand un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, tous deux commettent une abomination ; ils seront mis à mort, leur sang retombera sur eux.” (Lv 20, 13)

Cette condamnation à mort étant propre aux temps où le livre du Lévitique fut composé, soit environ 1500 ans avant Jésus Christ, et est absente du christianisme.

Nouveau Testament

Saint Paul apôtre : “Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont vénéré la création et lui ont rendu un culte plutôt qu’à son Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen. C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions déshonorantes. Chez eux, les femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature. De même, les hommes ont abandonné les rapports naturels avec les femmes pour brûler de désir les uns pour les autres ; les hommes font avec les hommes des choses infâmes, et ils reçoivent en retour dans leur propre personne le salaire dû à leur égarement.” (Rm 1, 25-27)

De nombreux passages condamnent également les impudiques et les débauchés (1 Co 6, 9 ; Ep 5, 5 ; 1 Tm 1, 10 ; He 13, 4 ; Ap 21, 8 ; Ap 22, 15 ; etc.). Saint Paul va jusqu’à demander aux chrétiens de ne pas avoir de relation avec eux (1 Co 5, 9 & 11).

Ce que dit le Magistère de l’Église catholique sur l’homosexualité

La doctrine catholique (1975)

Congrégation pour la Doctrine de la foi, Déclaration Persona Humana, Sur certaines questions d’éthique sexuelle, 29 décembre 1975 :

“De nos jours, à l’encontre de l’enseignement constant du Magistère et du sens moral du peuple chrétien, quelques-uns en sont venus, en se fondant sur des observations d’ordre psychologique, à juger avec indulgence, voire même à excuser complètement, les relations homosexuelles chez certains sujets.

Ils font une distinction — et, semble-t-il, avec raison — entre les homosexuels dont la tendance provenant d’une éducation faussée, d’un manque d’évolution sexuelle normale, d’une habitude prise, de mauvais exemples ou d’autres causes analogues est transitoire ou du moins non incurable, et les homosexuels qui sont définitivement tels par une sorte d’instinct inné ou de constitution pathologique jugée incurable. Or, quant à cette seconde catégorie de sujets, certains concluent que leur tendance est à tel point naturelle qu’elle doit être considérée comme justifiant, pour eux, des relations homosexuelles dans une sincère communion de vie et d’amour analogue au mariage en tant qu’ils se sentent incapables de supporter une vie solitaire.

Certes, dans l’action pastorale, ces homosexuels doivent être accueillis avec compréhension et soutenus dans l’espoir de surmonter leurs difficultés personnelles et leur inadaptation sociale. Leur culpabilité sera jugée avec prudence. Mais nulle méthode pastorale ne peut être employée qui, parce que ces actes seraient estimés conformes à la condition de ces personnes, leur accorderait une justification morale. Selon l’ordre moral objectif, les relations homosexuelles sont des actes dépourvus de leur règle essentielle et indispensable. Elles sont condamnées dans la Sainte Écriture comme de graves dépravations et présentées même comme la triste conséquence d’un refus de Dieu.(Rm 1, 24-27) Ce jugement de l’Écriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il atteste que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés et qu’ils ne peuvent en aucun cas recevoir quelque approbation.”

La dénonciation des lobbies homosexuels cherchant dévier la doctrine catholique (1986)

Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Homosexualitatis problema, Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la pastorale à l’égard des personnes homosexuelles, 1er octobre 1986 (signée par le cardinal Joseph Ratzinger) :

§9 : “Au sein même de l’Église s’est formé un courant, constitué par des groupes de pression aux appellations diverses et de dimensions variées, qui tâche de se faire passer comme le représentant de toutes les personnes homosexuelles qui sont catholiques. En fait, ses adhérents sont pour la plupart des gens qui ignorent l’enseignement de l’Église ou cherchent d’une manière ou d’une autre à le saper. On tente de réunir sous l’égide du Catholicisme des personnes homosexuelles qui n’ont aucune intention d’abandonner leur comportement homosexuel. Une des tactiques utilisées consiste à affirmer, d’un ton de protestation, que toute critique ou réserve à l’égard des personnes homosexuelles, de leur activité et de leur style de vie, est purement et simplement une forme de discrimination injuste. On assiste même, en certaines nations, à une véritable tentative de manipulation de l’Église pour obtenir le soutien, souvent bien intentionné, de ses pasteurs en faveur d’un changement des normes de la législation civile. Et cela, en vue de mettre celle-ci en accord avec les conceptions de ces groupes de pression selon lesquels l’homosexualité est une chose parfaitement inoffensive sinon tout à fait bonne. Bien que la pratique de l’homosexualité représente une menace sérieuse pour la vie et le bien-être d’un grand nombre de personnes, les protagonistes de ce courant ne renoncent pas à leur action et refusent de prendre en considération l’étendue du risque qui y est impliqué.”

§14 : “Ces considérations étant faites, la Congrégation désire demander aux Évêques d’être spécialement vigilants vis-à-vis de programmes qui tendraient, même en prétendant en paroles ne pas le faire, à exercer une pression sur l’Église pour qu’elle change sa doctrine. L’examen attentif des déclarations publiques qui y sont contenues et des activités qu’ils promeuvent, révèle une ambiguïté étudiée à travers laquelle on cherche à égarer les pasteurs et les fidèles. On présentera par exemple la doctrine du Magistère, mais seulement comme si elle était une source facultative dans la formation de la conscience individuelle. On ne reconnaît pas le caractère spécifique de son autorité. Certains groupes utilisent même le mot “catholique” pour désigner ou bien leur organisation ou bien ceux à qui ils entendent s’adresser, sans pour autant défendre et promouvoir la doctrine du Magistère, mais au contraire, en l’attaquant quelquefois ouvertement. Leurs membres peuvent bien prétendre vouloir conformer leur vie à l’enseignement de Jésus ; en fait ils abandonnent l’enseignement de son Église. Ce comportement contradictoire ne peut en aucune manière recevoir le soutien des Évêques.”

La non admission au sacerdoce des hommes présentant un penchant homosexuel (2005)

La Congrégation pour l’éducation catholique a formulé la norme visant à ne pas admettre au sacerdoce les hommes présentant un penchant homosexuel (Instruction sur les critères de discernement vocationnel à l’égard des personnes présentant des tendances homosexuelles en vue de l’admission au séminaire et aux Ordres sacrés, 31 août 2005 ; approuvée par le pape Benoît XVI).

La bénédiction non sacramentelle des couples en situation irrégulière et des couples de même sexe (2021-2023)

Mgr Víctor Manuel Fernández, nommé à la tête du dicastère pour la Doctrine de la foi le 1er juillet 2023 par le pape François, a ouvert quelques mois plus tard, à la veille de Noël, la voie à la bénédiction des couples LGBT.

Chronologie :

  • 15 mars 2021 : la Congrégation pour la doctrine de la foi précise que la bénédiction des unions homosexuelles – en tant que relation qui implique une pratique sexuelle hors mariage – ne peut être considérée comme licite (source)
  • 10 mai 2021 : Dans un mouvement de “désobéissance pastorale”, plus d’une centaine d’églises, en Allemagne, organisent des cérémonies de mariage ouvertes “à tous ceux qui s’aiment”, y compris homosexuels et lesbiennes. (source)
  • 10 mars 2023 : l’Église catholique allemande vote à 93 % (176 voix pour, 14 voix contre et 12 abstentions), en Assemblée synodale, en faveur de la bénédiction des couples de même sexe à partir de mars 2026, contre l’avis de Rome. Lors du même vote, ils accordent la possibilité pour les laïcs de prêcher pendant la messe. (source https://www.famillechretienne.fr/40001/article/les-allemands-votent-en-faveur-dune-benediction-pour-les-couples-qui-saiment
  • 18 décembre 2023 : Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (dirigé par le Cardinal Victor Manuel Fernández) publie la déclaration Fiducia supplicans, sur la signification pastorale des bénédictions qui autorise la bénédiction non sacramentelle “des couples en situation irrégulière et des couples de même sexe”.
  • La déclaration Fiducia supplicans est critiquée par des théologiens (notamment les Dominicains Emmanuel Perrier et Thomas Michelet dans la Revue thomiste) et refusée par certains épiscopats (notamment le SECAM, Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar).
  • Le Cardinal Victor Manuel Fernández précise qu’il faut pas confondre deux types de bénédictions : celle “liturgique ou ritualisée” et celle “spontanée et pastorale”, ces dernières n’étant en aucun cas un mariage, une approbation ou une ratification “de quoi que ce soit”. Les prières “pastorales” pour les couples en situation irrégulière doivent être “très brèves” et ne pas excéder “quelques secondes”.

Ce que dit le Catéchisme de l’Église catholique sur l’homosexualité

CEC, paragraphes 2357-2359 (1992)

Voici le chapitre “Chasteté et homosexualité” du Catéchisme de l’Église catholique (1992) :

§2357 “L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que “les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés” (CDF, décl. “Persona humana” 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.”

§2358 “Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.”

§2359 “Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.”

Ce que dit Jésus Christ sur la sexualité et l’homosexualité (révélations privées)

Révélation privée :

Jésus : “Ne dites pas, vous qui êtes venus régulièrement à mes instructions, que je ne parle pas selon l’ordre des commandements, et que j’en saute certains. Vous écoutez, je le vois. Vous écoutez bien. J’applique mon discours aux souffrances et aux plaies que je vois en vous. Je suis le Médecin. Le médecin s’adresse d’abord aux plus malades, à ceux qui sont le plus près de la mort, ensuite il se tourne vers ceux qui sont moins malades. Je fais de même.

Aujourd’hui, je dis : “Ne commettez pas d’impureté.”

Ne tournez pas vos regards tout autour en cherchant à lire sur le visage de quelqu’un le mot : “luxurieux”. Soyez charitables les uns envers les autres. Aimeriez-vous qu’on le lise sur votre visage ? Non. Alors, ne cherchez pas à lire dans l’œil troublé du voisin, sur son front qui rougit et regarde par terre.

D’ailleurs… dites-moi, vous surtout les hommes. Lequel d’entre vous n’a jamais goûté ce pain de cendre et d’ordure qu’est la satisfaction sexuelle ? N’y a-t-il de luxure que celle qui vous pousse pour une heure entre les bras d’une prostituée ? N’est-ce pas aussi de la luxure, la profanation du mariage avec votre femme, profanation car c’est la légalisation du vice qui recherche la satisfaction réciproque des sens, en en évitant les conséquences ?

Mariage veut dire procréation et l’acte signifie et doit être fécondation. Sans cela, c’est de l’immoralité. On ne doit pas faire de la couche nuptiale un lupanar, et elle devient telle si elle est souillée par la passion et si elle n’est pas consacrée par des maternités. La terre ne repousse pas la semence. Elle l’accueille et en fait une plante. La semence ne quitte pas la glèbe après qu’on l’y a déposée, mais elle suscite aussitôt une racine et s’y agrippe pour croître et former l’épi. La plante naît du mariage entre la terre et la semence. L’homme, c’est la semence, la femme c’est la terre, l’épi c’est l’enfant. Se refuser à faire un épi et perdre sa force dans le vice, c’est une faute. C’est une prostitution, commise sur le lit nuptial, mais en rien différente de l’autre, aggravée même par la désobéissance au commandement qui dit : “Soyez une seule chair et multipliez-vous.”

Vous voyez donc, vous les femmes volontairement stériles, épouses légales et honnêtes, non pas aux yeux de Dieu mais aux yeux du monde, que malgré cela vous ressemblez à des prostituées et commettez également l’impureté, même si vous ne fréquentez que votre mari, parce que ce n’est pas la maternité, mais le plaisir que vous recherchez, et cela bien trop souvent. Vous ne réfléchissez pas que le plaisir est un poison que l’on absorbe, de quelque bouche contagieuse qu’il vienne. Il brûle d’un feu qui, poussé par son désir de se rassasier, se pousse hors du foyer et dévore, toujours plus insatiable. Il laisse un âcre goût de cendre sur la langue. Il donne le dégoût, la nausée et le mépris de soi-même et de son compagnon de plaisir car, quand la conscience se réveille – elle se réveille entre deux fièvres –, il ne peut naître que le mépris de soi-même qu’on a avili plus bas qu’une bête.

“Ne commettez pas l’impureté”, est-il dit.

La fornication vient en grande partie des actes charnels de l’homme. Et je ne m’arrête pas non plus à cette union inconcevable, un vrai cauchemar, que le Lévitique condamne en ces termes :

“Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme” et “tu ne donneras ta couche à aucune bête ; tu en deviendrais impur. Une femme ne s’offrira pas à un animal pour s’accoupler à lui. Ce serait une souillure.” Mais après avoir abordé le devoir des époux à l’égard du mariage qui cesse d’être saint quand, par malice, il devient infécond, j’en viens à parler de la fornication proprement dite entre homme et femme par vice réciproque et par paiement en argent ou en cadeaux.

Le corps humain est un temple magnifique qui renferme un autel. Sur l’autel, c’est Dieu qui devrait se trouver. Mais là où se trouve la corruption, Dieu n’est pas. Le corps de l’impur a donc un autel déconsacré et sans Dieu. Semblable à un homme ivre qui se roule dans la fange et dans les vomissements de son ivresse, l’homme s’avilit dans la bestialité de la fornication et devient pire qu’un ver et que la bête la plus immonde.

Or, dites-moi, si l’un de vous s’est dépravé au point de vendre son corps comme on vend du blé ou un animal, quel bien vous en est-il venu ? Prenez-vous le cœur en main, examinez-le, interrogez-le, écoutez-le, voyez ses blessures, la douleur qui le fait frissonner et puis parlez et répondez-moi : ce fruit était-il si doux pour mériter cette souffrance d’un cœur qui était né pur et que vous avez contraint à vivre dans un corps impur, à battre pour donner vie et chaleur à la luxure, et l’user dans le vice ?

Dites-moi : mais êtes-vous dépravées au point de ne pas sangloter secrètement en entendant une voix d’enfant qui appelle : “ maman ” et en pensant à votre mère, ô femmes de plaisir échappées de la maison, ou chassées pour que la pourriture de ce fruit pourri ne corrompe pas les autres enfants ? En pensant à votre mère qui peut-être est morte de la douleur de devoir se dire : “ J’ai enfanté un être qui fait ma honte ” ?

N’avez-vous pas senti votre cœur se briser en rencontrant un vieillard que ses cheveux blancs rendaient respectable, à la pensée que vous avez jeté le déshonneur sur ceux de votre père comme de la boue prise à pleines mains, et avec le déshonneur le mépris de son village natal ?

Ne sentez-vous pas le regret vous étreindre les entrailles en voyant le bonheur d’une épouse ou l’innocence d’une jeune fille, et de devoir vous dire : “ Moi, j’ai renoncé à tout cela et je ne l’aurai jamais plus ! ” ?

Ne sentez-vous pas la honte qui vous défigure lorsque vous rencontrez le regard d’un homme plein de convoitise ou de mépris ?

Ne ressentez-vous pas votre misère quand vous avez envie du baiser d’un bébé et que vous n’osez plus dire : “ donne-le-moi ” parce que vous avez tué des vies qui devaient naître, rejetées par vous comme un fardeau ennuyeux et une gêne inutile, détachées de l’arbre qui les avait conçues, et jetées au fumier ? or maintenant ces petites vies vous crient : “ assassines ! ”

Surtout, ne tremblez-vous pas à la pensée du Juge qui vous a créées et qui vous attend pour vous demander : “ Qu’as-tu fait de toi-même ? Est-ce pour cela que je t’ai donné la vie ? Nid de vermine et de pourriture, comment oses-tu te tenir en ma présence ? Tu as eu tout de ce qui était pour toi un dieu : le plaisir. Va au lieu de l’éternelle malédiction. ”

Qui pleure ? Personne ? Vous dites : personne ? Et pourtant mon âme va à la rencontre d’une autre âme en pleurs. Pourquoi y va-t-elle ? Pour jeter l’anathème à une prostituée ? Non. Parce que son âme me fait pitié. Tout en moi est répulsion pour son corps souillé, qui transpire une sueur immonde. Mais son âme !

Père ! Père ! C’est pour cette âme aussi que j’ai pris chair et que j’ai quitté le Ciel pour être son Rédempteur et celui de tant d’âmes, ses sœurs ! Pourquoi ne devrais-je pas recueillir cette brebis errante, l’amener au bercail, la purifier, l’unir au troupeau, lui donner des pâturages et un amour qui soit parfait comme seul le mien peut l’être ? Mon amour est bien différent de ce à quoi elle donnait jusqu’ici le nom d’amour – qui n’était, en fait, que haine –, c’est un amour très compatissant, complet, très doux pour qu’elle ne pleure plus le temps passé autrement que pour dire : “ J’ai perdu trop de jours loin de toi, éternelle Beauté. Qui me rendra le temps perdu ? Comment savourer, dans le peu de temps qu’il me reste à vivre, ce que j’aurais savouré si j’étais toujours restée pure ? ”

Et pourtant ne pleure pas, âme foulée aux pieds par toute la luxure du monde. Ecoute : tu es une loque dégoûtante, mais tu peux redevenir une fleur. Tu es un fumier, mais tu peux redevenir un parterre embaumé. Tu es un animal immonde, mais tu peux redevenir un ange. Un jour tu l’as été. Tu dansais sur les prés en fleurs, rose parmi les roses, fraîche comme elles, exhalant le parfum de ta virginité. Sereine, tu chantais des chansons d’enfant, puis tu courais vers ta mère, vers ton père et tu leur disais : “Vous êtes mes amours.” Et l’invisible gardien qu’a toute créature à son côté souriait devant la blancheur azurée de ton âme…

Et puis, pourquoi ? Pourquoi as-tu arraché tes ailes de petite innocente ? Pourquoi as-tu foulé aux pieds un cœur de père et de mère pour courir vers d’autres cœurs dont tu n’étais pas sûre ? Pourquoi as-tu abaissé ta voix pure en lui faisant prononcer des mots mensongers d’un faux amour ? Pourquoi as-tu brisé la tige de la rose, pourquoi t’es-tu violée toi-même ?

Repens-toi, fille de Dieu. Le repentir est renouvellement, purification, élan vers les hauteurs. L’homme ne peut-il pas te pardonner ? Ton père lui-même ne le pourrait-il plus ? Dieu, lui, le peut. Car la bonté de Dieu ne peut se comparer à la bonté humaine et sa miséricorde est infiniment plus grande que la misère de l’homme. Honore-toi toi-même, en rendant, par une vie honnête, ton âme digne d’honneur. Justifie-toi auprès de Dieu, en ne péchant plus contre ton âme. Fais-toi un nom nouveau auprès de Dieu. Voilà ce qui a de la valeur. Tu es le vice. Deviens l’honnêteté. Deviens le sacrifice. Deviens la martyre de ton repentir. Tu as bien su martyriser ton cœur pour faire jouir la chair. Maintenant, sache martyriser ta chair pour donner une paix éternelle à ton cœur.

Va. Allez tous. Chacun avec son fardeau et ses pensées. Réfléchissez. Dieu vous attend tous et ne rejette aucun de ceux qui se repentent. Que le Seigneur vous donne la lumière pour connaître votre âme. Allez.” (Valtorta, 123.3-5)

Tous concernés

Mais il est important de comprendre que nous sommes tous blessés par le péché originel. Les hétérosexuels ont souvent un rapport désordonné et pécheur à la sexualité.

Vivre une sexualité saine, apaisée et vertueuse, s’inscrivant dans le plan de Dieu, constitue souvent un combat spirituel, a fortiori dans un monde qui pousse au désordre, banalise, légalise, encourage le péché.

Un combat qui nous concerne tous, pas seulement les homosexuels.

Comme pour tout péché grave, les personnes pratiquant l’homosexualité ne peuvent pas recevoir l’eucharistie, mais peuvent recevoir la bénédiction du prêtre au moment de la communion.

Solutions

Choisir la transparence

Si un homme sujet à des tendances homosexuelles décide, en conscience, d’épouser une femme à l’Église par amour et de fonder une famille avec elle, il est bon qu’il soit un livre ouvert pour elle, dès les fiançailles. Afin qu’ils puissent portent à deux ce combat. La dissimulation n’accentuerait que le fossé. Et vice-versa pour une femme ayant des penchants homosexuels.

Choisir l’abstinence

Il est aussi possible de vivre de manière abstinente, en amis, entre personnes du même sexe. Dans ce cas, ces personnes sont invitées à recevoir la communion en privée pour ne pas susciter de scandale public.

Témoignages

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Becket Cook, homosexuel et catholique pratiquant (en anglais) : son site Internet, son compte youtube, son compte x/twitter, son compte instagram, son compte facebook, son podcast.