Le nom Joseph signifie “Que Dieu ajoute”.
Les évangélistes nous décrivent Joseph, l’époux de Marie, en peu de mots. Et pourtant, il y aurait tant à dire au sujet du Saint que Dieu a choisi pour veiller sur le Rédempteur et sa Mère.
Des apocryphes erronés
Les textes apocryphes :
- Le Protévangile de Jacques (IIème siècle), Le Pseudo-Matthieu (fin du VIème siècle) et Le Livre de la Nativité de Marie (IXème siècle) : ces apocryphes avancent que Joseph aurait été un homme veuf, ayant eu des enfants d’un premier mariage, avant de recevoir Marie pour seconde épouse (cf. Protévangile de Jacques, § 9.2 ; Pseudo-Matthieu, § 8.2 ; Livre de la Nativité de Marie, § 8.1).
- L’Histoire de Joseph le charpentier (IVème siècle) : cet apocryphe copte avance que Joseph serait mort à l’âge de 110 ans.
Ces théories sont invalidées par les visions des mystiques catholiques Marie d’Agréda (XVIIème siècle), Anne-Catherine Emmerich (XIXème siècle) et Maria Valtorta (XXème siècle).
Vie de Saint Joseph
Famille
Joseph descend du roi David.
- Son père : Jacob
- Son grand-père : Mattane
- Son arrière-grand : Éléazar
Source : Mt 1, 15-16 & Valtorta, 123.7
Joseph a un frère aîné nommé Alphée, ayant environ quinze ans de plus que lui. Alphée est marié à une galiléenne, fille de Cléophas, nommée Marie (dite “Marie d’Alphée”). Alphée et Marie ont quatre fils : Joseph, Simon, Jude et Jacques. Jude et Jacques font partie des douze apôtres de Jésus.
Époux de la Vierge Marie
Joseph est probablement né à Bethléem, en Judée, mais sa famille emménagea lorsqu’il était petit (Valtorta, 27) à Nazareth, en Galilée.
Avant de connaître Marie, Joseph fit le vœu en secret de ne pas se marier et de se consacrer à Dieu (“nazir”) (Valtorta, 12.6). Mais lorsque le Grand Prêtre le convoque pour faire partie des potentiels époux, il obéit (Valtorta, 12.6).
Les maris potentiels amenèrent chacun un rameau. Celui de Joseph fleurit miraculeusement, le désignant ainsi comme le choisi de Dieu.
Joseph a entre 15 et 20 ans environ de plus que Marie.
Marie habitait au Temple de Jérusalem, en Judée, où elle grandit de ses trois à quinze ans (Valtorta, 136.6).
Joseph habitait à Nazareth, en Galilée, où il exerçait le métier de menuisier-charpentier (métier qu’il enseignera plus tard à Jésus).
Lorsque Marie fut promise à Joseph, elle alla habiter à Nazareth, mais dans une autre maison que lui.
À l’étonnement de tous, Joseph “recula les noces le plus possible” (Valtorta, 577.7) et décida d’épouser Marie quand elle “aura seize ans, après la fête des Tentes” (Valtorta, 14.6).
Mais, lorsque l’ange l’avertit en songe de la maternité virginale de Marie, il s’empressa d’organiser leurs noces et de vivre avec elle avant le temps fixé (Valtorta, 577). Joseph épousa Marie alors qu’il est âgé de 33 ou 34 ans.
Respectant leurs vœux mutuellement de se consacrer tout à Dieu, ils cohabitèrent dans l’abstinence et la chasteté, faisant chambre à part, jusqu’à ce que la mort de Joseph ne les sépare.
Jésus : “Joseph de Nazareth était un juste. C’est à lui seul que pouvait être confié le Lys de Dieu et seul il le posséda. Ange en son âme comme en sa chair, il aima comme aiment les anges de Dieu. L’abîme de cet amour fort qui eut toutes les tendresses conjugales sans dépasser la barrière du feu céleste au-delà de laquelle se trouvait l’Arche du Seigneur, sera compris par peu de personnes sur la terre. C’est le témoignage de ce que peut être un juste pourvu qu’il le veuille, de ce qu’il peut, car même l’âme encore blessée par la tache originelle possède des forces puissantes d’élévation, de souvenir et de retour à sa dignité de fille de Dieu, et elle agit divinement pour l’amour du Père.” (Valtorta, 136.6)
Joseph et Marie accueillir l’enfant Jésus à Bethléem lors du recensement ordonné par César. Ils y séjournèrent jusqu’à ce que Jésus eut un an environ, recevant la visite des trois mages. Puis, ils durent fuirent en Égypte, dans la banlieue du Caire, à Mataréa, pour échapper aux persécutions sanguinaires du roi Hérode le Grand et au massacre des innocents. Lorsque Hérode mourut, ils retournèrent s’installer à Nazareth.
Ils vécurent une trentaine d’années ensemble.
Jésus : “Ceux qui s’imaginent que Marie n’a pas souffert de peines de cœur sont dans l’erreur. Ma Mère a souffert. Sachez-le bien. Saintement, puisqu’en elle tout était saint, et profondément.
Ceux qui s’imaginent que l’amour de Marie pour son époux était relativement tiède sous prétexte qu’il s’agissait entre eux d’une union spirituelle et non charnelle sont pareillement dans l’erreur. Marie aimait intensément son Joseph. Elle lui avait consacré trente années d’une vie fidèle. Joseph avait été pour elle un père, un époux, un frère, un ami, un protecteur.” (Valtorta, 42.8)
Passion corédemptrice de Saint Joseph
Jésus dit : “Que dit le livre de la Sagesse pour chanter ses louanges ? “En elle est, en effet, un esprit intelligent, saint, unique, multiple, subtil.” Il poursuit par l’énumération de ses dons et ce passage se termine sur ces mots : “… qui peut tout, surveille tout, pénètre à travers tous les esprits, les intelligents, les purs, les plus subtils… La Sagesse… traverse et pénètre tout à cause de sa pureté. Elle est en effet une effusion de la puissance de Dieu… aussi rien de souillé ne s’introduit en elle. Car elle est… une image de sa bonté. Bien qu’étant seule, elle peut tout, demeurant en elle-même elle renouvelle l’univers et, d’âge en âge passant en des âmes saintes, elle en fait des amis de Dieu et des prophètes.”
Tu l’as vu, ce n’est pas par culture humaine, mais grâce à une révélation surnaturelle que Joseph sait lire dans le livre scellé de la Vierge toute pure ; son “regard” lui permet de percevoir les vérités prophétiques en pénétrant un mystère surnaturel là où les autres n’auraient vu qu’une grande vertu. Imprégné de cette sagesse, qui est effluve de la vertu de Dieu et émanation certaine du Tout-Puissant, il avance d’une âme assurée dans l’océan de ce mystère de grâce qu’est Marie. Il se met en harmonie avec elle par des échanges spirituels dans lesquels, plus que les lèvres, ce sont deux esprits qui se parlent dans le silence sacré des âmes où ils n’entendent que la voix de Dieu ; or seuls la perçoivent ceux qui sont agréables à Dieu, parce qu’ils le servent fidèlement et sont remplis de lui.
La sagesse du Juste s’accroît par son union à celle qui est pleine de grâce et grâce à sa présence. Elle le prépare à pénétrer les secrets de Dieu les plus élevés et à savoir les protéger et les défendre contre les pièges des hommes ou des démons. Ce faisant, elle le renouvelle. Elle transforme le juste en saint et le saint en gardien de l’Epouse et du Fils de Dieu.
Sans soulever le sceau de Dieu, lui, le chaste qui porte désormais sa chasteté à un héroïsme angélique, peut lire la parole de feu inscrite sur le diamant virginal par le doigt de Dieu ; il y lit ce que, par prudence, il tait, mais qui est bien plus grand que ce que Moïse a pu graver sur les tables de pierre. Et, pour qu’aucun œil profane ne viole ce Mystère, il se place, tel un sceau sur le sceau, en archange de feu sur le seuil du paradis, où l’Eternel prend ses délices “en se promenant à la brise du soir” en devisant avec celle qui fait son amour, son Bois de lys en fleurs, sa Brise dont les parfums embaument, son frais Zéphyr du matin, sa belle Etoile, celle qui fait les délices de Dieu. La nouvelle Eve est là devant lui, non pas en tant qu’os de ses os ni chair de sa chair, mais comme la compagne de sa vie. C’est de l’Arche vivante de Dieu qu’il reçoit la tutelle, et il doit la rendre à Dieu aussi pure qu’il l’a reçue.
“Épouse de Dieu”, était-il écrit dans ce livre mystique aux pages immaculées… Lorsque, à l’heure de l’épreuve, le soupçon le tortura, il souffrit comme personne, à la fois en tant qu’homme et en tant que serviteur de Dieu, du sacrilège qu’il suspectait. Mais cette épreuve était encore à venir. En ce moment, en ce temps de grâce, il voit et se met au service de Dieu de la manière la plus authentique qui soit. C’est plus tard que viendra l’orage de l’épreuve, comme pour tous les saints, afin que, ainsi éprouvés, ils deviennent des coadjuteurs de Dieu.
Que lit-on dans le Lévitique ? “Parle à Aaron ton frère : qu’il n’entre pas à n’importe quel moment dans le sanctuaire derrière le voile, en face du propitiatoire qui se trouve sur l’arche. Il pourrait mourir, car j’apparais au-dessus du propitiatoire dans une nuée. Voici comment il pénètrera dans le sanctuaire : avec un taureau destiné à un sacrifice pour le péché et un bélier pour un holocauste. Il revêtira une tunique de lin consacrée, il portera à même le corps un caleçon de lin.”
Au moment où Dieu le veut et autant qu’il le veut, Joseph pénètre réellement dans le sanctuaire de Dieu, de l’autre côté du voile qui cache l’arche sur laquelle plane l’Esprit de Dieu ; il s’offre lui-même et offrira l’Agneau en holocauste pour le péché du monde et l’expiation de ce péché. Il le fait, vêtu de lin et avec sa virilité mortifiée, pour en abolir les instincts qui, un jour, au commencement des temps, ont triomphé, lésant les droits de Dieu sur l’homme, mais vont être écrasés dans le Fils, sa Mère et son père putatif, afin que les hommes reviennent à la grâce et pour rendre à Dieu ses droits sur l’homme. C’est par sa chasteté perpétuelle qu’il accomplit tout cela.
Joseph n’était pas au Golgotha ? Vous semble-t-il qu’il ne soit pas au nombre des corédempteurs ? En vérité, je vous dis qu’il fut le premier d’entre eux. C’est pourquoi il est grand aux yeux de Dieu, grand en raison de son sacrifice, de sa patience, de sa constance et de sa foi. Qui a la foi la plus profonde, sinon celui qui croit sans avoir vu les miracles du Messie ?
Que soit loué mon père putatif, cet exemple pour vous de ce qui vous manque le plus : la pureté, la fidélité et le parfait amour. Que soit loué celui qui a merveilleusement lu le Livre scellé, instruit par la Sagesse pour savoir comprendre les mystères de la grâce, l’homme élu par Dieu pour protéger le Salut du monde contre les pièges de tous ses ennemis.” (Valtorta, 13.8-11)
Mort de Saint Joseph
Joseph meurt chez lui, à Nazareth, à l’âge de 63 ou 64 ans (Valtorta, 42), entouré de Jésus et Marie.
Jésus accompagne son agonie en récitant les psaumes 15(16), 1-11 ; 83(84), 1-10; 84(85), 1-13 ; 131(132), 1-18 ; 111(112), 1-6 ; 90(91), 1-16 (Valtorta, 42).
Joseph meurt peu avant le commencement du ministère public de Jésus.
Apparence physique
Révélation privée :
“Joseph est un bel homme dans la force de l’âge. Il doit avoir trente-cinq ans tout au plus. Ses cheveux châtain foncé et sa barbe de la même couleur encadrent un visage régulier avec deux yeux doux, bruns mais presque noirs. Le front est large et lisse, le nez fin, légèrement arqué, des joues plutôt rondes, mates sans être olivâtres, les pommettes rosées. S’il n’est pas très grand, il est robuste et bien bâti.” (Valtorta, 18.2)
Révélation privée :
“Je vois saint Joseph (près de l’angle où se trouve la crèche). Il n’est pas bien grand, plus ou moins comme Marie [peut-être 1,55m ou 1,60m]. Robuste. Il a les cheveux grisonnants, bouclés et courts, et une barbe taillée au carré. Son nez est long et fin, aquilin. Ses joues sont creusées de deux rides qui partent des angles du nez et descendent se perdre du côté de la bouche, dans la barbe. Ses yeux sont noirs et semblent très bons. Je retrouve en lui le bon regard plein d’amour de mon père. C’est son visage tout entier qui est bon, pensif sans être mélancolique, digne, mais avec une telle expression de bonté ! Il est vêtu d’une tunique bleu violacé comme les pétales de certaines pervenches et il porte un manteau couleur poil de chameau. Jésus me le montre en me disant : “Voici le patron de tous les justes.”” (Valtorta, Les Cahiers, 10 janvier 1944)
Qualité d’âme
Révélation privée :
Jésus, commentant la vision des rois mages venus l’adorer lorsqu’il était encore un nouveau-né : “Mais, mes enfants, il y a deux autres enseignements à tirer de cette vision.
C’est d’abord l’attitude de Joseph qui sait rester à “sa” place. Il est présent en tant que gardien et protecteur de la Pureté et de la Sainteté, mais il n’en usurpe pas les droits. C’est Marie qui, avec son Jésus, reçoit les hommages et à qui les mages s’adressent. Joseph s’en réjouit pour elle et ne s’afflige pas d’être une figure secondaire. Joseph est un juste, il est le Juste. Et il est toujours juste, même à ce moment-là. Les vapeurs de la fête ne lui montent pas à la tête. Il reste humble et juste.
Il se réjouit des cadeaux. Non pas pour lui-même, mais parce qu’il pense qu’ils lui serviront à rendre plus agréable la vie de son épouse et de son doux enfant. Il n’y a aucune cupidité en Joseph. C’est un travailleur et il continuera à travailler. Mais il se réjouit qu’eux, ses deux amours, connaissent un peu d’aisance et de confort. Ni les mages ni lui ne savent que ces dons serviront à une fuite et à une vie d’exil au cours desquelles ces richesses s’évaporeront comme des nuages chassés par le vent, puis au retour dans leur patrie. Ils auront alors tout perdu, clients et meubles. Il ne leur restera que les murs de leur maison, protégée par Dieu parce que c’est là qu’il s’est uni à la Vierge et s’est fait chair.
Joseph est humble, lui, le gardien de Dieu et de la Mère de Dieu et Épouse du Très-Haut, jusqu’à présenter l’étrier à ces vassaux de Dieu. C’est un pauvre charpentier, car la violence des hommes a dépouillé les héritiers de David de leurs possessions royales. Mais il est toujours de race royale et a les manières d’un roi. C’est aussi de lui qu’il a été dit : “Il était humble parce qu’il était réellement grand.” (Valtorta, 34.16)
Saint Patron
Saint Joseph est le Saint Patron :
- de l’Église
- des familles
- de la santé
- des artisans
Il est également invoqué pour les besoins matériels et pour obtenir la grâce d’une bonne mort.
Fête
Saint Joseph est fêté le 19 mars en Occident et le 20 juillet en Orient.
Lieux d’apparitions et de pèlerinage
Saint Joseph est apparu à :
- Ferrières-en-Gâtinais (France, IIIème siècle)
- Cotignac (France, 1519)
- Basilique Sainte Marie Majeure (Rome, 1547)
- Cotignac (France, 1660)
- Kalisz (Pologne, 1670)
- Knock (Irlande, 1879)
- Tilly-sur-Seules (France, Calvados, 1896)
- Fatima (Portugal, 1917)
- Ghiaie di Bonate (Italie, 1944)
- Rome (Italie, 1949)
- Zeitoun (Le Caire, Égypte, 1968)
- Beit Sahour (Bethléem, Israël, 1983)
- Anguera (Salvador de Bahia, Brésil, 1987)
- Itapiranga (Amazonie, Brésil, 1994)
- Kallianpur (Inde, 1997)
- Jacarei (Sao Paulo, Brésil, 2012)
Source : https://www.mariedenazareth.com
Prière à Saint Joseph
Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé ;
Le Seigneur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux ;
Vous êtes béni entre tous les hommes
Et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
Priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
Et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.
Il existe également un chapelet à Saint Joseph.