Marie, la mère de Jésus, est la femme la plus vénérée à travers le temps et les continents.
Mais qui est-elle exactement ?
Le douzième chapitre du dernier livre de la Bible – le livre de l’Apocalypse – nous éclaire.
Il nous dit, en effet, qu’une femme mit au monde un fils que le diable cherchait à dévorer dès sa naissance et que celui deviendra “le berger de toutes les nations”. Et que ce fils fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son Trône (Ap 12, 4-5). Ce fils est Jésus, car lui seul peut prétendre au titre de berger de toutes les nations, donc la femme dont parle le texte est Marie, car elle seule enfanta Jésus.
Or, le texte précise que celle qui mit au monde cet enfant a “le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles” (Ap 12, 1). Elle est donc reine, et ses attributs royaux englobent l’univers (soleil, lune, étoiles).
Plus loin, le texte nous dit que ceux qui descendent de cette femme sont “ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus” et que le diable, en représailles de sa déchéance, est parti leur faire la guerre (Ap 12, 17).
- La mère du berger de toutes les nations
- La mère de ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus
- La reine de l’univers
Voilà Marie.
Caractéristiques
Annoncée par les prophètes
Marie est le chef-d’œuvre de Dieu. La “nouvelle Eve” (Saint Irénée de Lyon), prophétisée et attendue par tout le peuple juif. C’est par son fiat librement donné et en pleine connaissance de cause que le Salut a pu entrer dans la Création.
Le prophète Isaïe révéla que le Messie naîtra d’une vierge (Is 7, 14) et le Cantique des cantiques nous dit qu’elle est “la plus belle des femmes” (Ct 5, 9).
→ En savoir plus sur les prophètes
Mère de Dieu
Marie est la nouvelle Arche d’Alliance est ce qu’elle fut choisie par Dieu pour porter son Verbe.
“Si quelqu’un ne croit pas que la sainte Marie est mère de Dieu, il est séparé de la divinité.” (Homélie de Saint Grégoire de Nazianze, Lettre 101, I, 16)
Mère des hommes
“Ô Marie, Mère immaculée de Jésus et notre Mère, ravis par la splendeur de votre céleste beauté et pressés par les angoisses de ce temps, nous nous jetons dans vos bras, certains de trouver dans votre Cœur très aimant le repos de nos ferventes aspirations et le refuge assuré dans les tempêtes qui de toutes parts nous assaillent !” (Prière du vénérable pape Pie XII à Marie, Mère immaculée)
Mères des chrétiens
En effet, le douzième chapitre de l’Apocalypse nous dit que ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus sont les descendants de la Femme qui “mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations” et que le diable cherchait à dévorer dès sa naissance. (Ap 12, 4, 5 & 17)
Mère de l’Église
La Vierge Marie est désignée sous le vocable de “Mère de l’Église” (Mater Ecclesiae) depuis Ambroise de Milan au IVe siècle.
En 1964, le Concile Vatican II et le pape Paul VI promulguèrent ce titre.
Pape Paul VI : “C’est donc à la gloire de la bienheureuse Vierge et à notre réconfort que Nous proclamons Marie très sainte, Mère de l’Église, c’est-à-dire de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs, qui l’appellent Mère très aimante, et Nous voulons que, dorénavant, avec un tel titre très doux la Vierge soit encore plus honorée et invoquée par tout le peuple chrétien.” (lettre encyclique Lumen Gentium, 21 novembre 1964)
En 2018, le pape François institua la Mémoire obligatoire de la Vierge Marie Mère de l’Église, le lundi suivant la Pentecôte (décret Laetitia plena, 11 février 2018).
Montée aux Cieux avec son esprit et son corps
La Dormition de Marie
À la fin de son séjour terrestre, la Vierge Marie entra en contemplation extatique, et son esprit se sépara momentanément de son corps et fut ravi, en extase, aux Cieux, “comme une goutte de rosée aspirée par le soleil” (Valtorta, 651.12). Ce fait se nomme la Dormition de Marie. Sa Dormition, sur son lit funèbre, dura trois jours pendant lesquels elle fut continuellement veillée par l’apôtre Saint Jean.
L’Assomption de Marie
Au terme de ces trois jours, son corps fut élevé par les anges dans le ciel et réunifié à son esprit, aux portes du Paradis. Cette entrée triomphale de Marie aux Cieux se nomme l’Assomption de Marie. Ainsi, sa chair connut, de manière exceptionnelle, “la glorification avant la Résurrection finale et le Jugement dernier” (Valtorta, 651.12).
Révélation privée :
Jésus : “C’est un des miracles les plus éclatants de Dieu. Pas unique, en vérité, si on se souvient d’Enoch et d’Élie qui, parce qu’ils étaient chers au Seigneur, furent enlevés à la terre sans connaître la mort et furent transportés en un lieu connu de Dieu seul et des célestes habitants des Cieux. Ils étaient justes, mais ce n’était rien à côté de ma Mère, dont la sainteté n’est inférieure qu’à celle de Dieu.” (Valtorta, 651.6)
Ni décomposition ni tombeau
Sa chair humaine ne connut pas la corruption, car elle fut “sanctifiée pour avoir porté Dieu […], car Dieu est Vie et lorsqu’il comble de lui-même une créature, son action ressemble aux aromates qui préservent de la corruption de la mort” (Valtorta, 651.13). Tout comme Jésus, et à l’inverse des autres humains, sa chair fut glorifiée “avant la Résurrection finale et le Jugement dernier” (Valtorta, 651.12).
En conséquence, la Vierge n’a aucun tombeau. L’enciellement de Marie eut lieu dans la maison qu’elle occupait à Gethsémani (Jérusalem), avec Saint Jean (et non à Éphèse comme on le croit souvent). Cette maison de Gethsémani était située près du lieu de l’Ascension de Jésus et fut offerte par Lazare. Elle fut, par la suite, détruite et ses ruines perdues dans les vagues des destructions et des siècles (Valtorta, 651.8).
Révélation privée :
Jésus : “C’est pour cela qu’il n’y a pas de reliques du corps et du tombeau de Marie : Marie n’a pas eu de tombeau et son corps a été élevé au Ciel.” (Valtorta, 651.6)
Jésus et Marie vivent, maintenant et pour toujours, dans leur vraie chair glorifiée, au Ciel. C’est pourquoi ils peuvent nous apparaître physiquement sur Terre.
Deux miracles uniques au monde
Il y a eu des millions de miracles opérés par le vouloir de Dieu depuis des siècles. Mais parmi eux, deux miracles n’ont été accordés qu’à la seule mère de Jésus :
- L’immaculée conception : Le fait d’avoir été libérée, par anticipation, du mal héréditaire du péché originel et de ses conséquences. Ce premier miracle unique au monde n’est pas explicitement mentionné dans la Bible, mais a été approfondi au fil des siècles par l’Église au point de devenir un dogme au XIXème siècle.
- La maternité virginale : Le fait d’avoir conçu un enfant sans rapport sexuel. Ce second miracle unique au monde est explicitement raconté dans les Évangiles.
La gratification de ces deux miracles uniques au monde devraient nous faire méditer sur l’importance de Marie.
Toujours vierge
Les protestants arguent qu’elles auraient eu d’autres enfants, de manière biologique avec Joseph, après la naissance de Jésus. C’est absolument faux. En Araméen, il n’existait pas de termes spécifiques pour les mots “cousin germain”, “cousine germaine”, “beau frère” et “belle sœur”. On employait donc les mots “frères” et “sœurs”, au sens large. Jésus l’explique lui-même clairement à Maria Valtorta.
Révélation privée :
Jésus : “[…] La virginité de Marie après l’enfantement et la chasteté de Joseph sont très combattues par ceux qui, étant fange et pourriture n’admettent pas qu’une créature humaine, comme eux, puisse être aile et lumière. Leur âme est tellement corrompue, leur esprit tellement prostitué avec la chair, qu’ils en sont devenus incapables de penser qu’un homme comme eux puisse respecter sa femme en voyant en elle l’âme et non la chair et s’élever au point de vivre dans une atmosphère surnaturelle, désirant non ce qui est charnel, mais ce qui est divin. Eh bien, à ces négateurs de la beauté suprême, à ces larves incapables de devenir papillons, à ces reptiles souillés par la bave de leurs passions, incapables de comprendre la beauté d’un lys, moi, je dis que Marie fut et demeura vierge, et que seule son âme fut mariée à Joseph, comme son esprit ne fut uni qu’à l’Esprit de Dieu et c’est par son opération qu’elle conçut l’Unique qu’elle porta : moi, Jésus Christ, Fils unique de Dieu et de Marie. Ce n’est pas une tradition qui a fleuri par la suite à cause d’un respect plein d’amour pour la bienheureuse Femme que fut ma Mère. C’est une vérité connue dès les premiers temps. […]” (Valtorta, 35.10)
Matthieu est très clair dans son évangile. Il répète par deux fois : “Lève-toi, prends l’enfant et sa Mère et pars en Égypte” (Mt 2, 13) et “Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa Mère et mets-toi en route pour la terre d’Israël” (Mt 2, 20) pour souligner que Jésus est l’enfant de Marie et non le sien.
Révélation privée :
Jésus précise : “Matthieu n’est pas né dans les siècles suivants. Il était contemporain de Marie. Matthieu n’était pas un pauvre ignorant, un sauvage crédule et susceptible de croire à n’importe quelle faribole. C’était un receveur, diriez-vous aujourd’hui, un gabelou, disions-nous à l’époque. Il savait voir, entendre, comprendre, distinguer la vérité de l’erreur. Matthieu n’a pas appris les choses par ouï-dire, par des personnes interposées. Il a recueilli ses renseignements des lèvres même de Marie à qui son amour pour le Maître et pour la vérité l’avait engagé à demander des renseignements. Je ne pense pas que ces négateurs de l’inviolabilité de Marie imaginent qu’elle ait pu mentir. Ma parenté elle-même aurait pu la démentir si elle avait eu d’autres enfants. Jacques, Jude, Simon et Joseph étaient disciples avec Matthieu. Il était donc facile à ce dernier de confronter les versions s’il en avait existé plusieurs. Or Matthieu ne dit jamais : ‘Lève-toi et prends ta femme.’ Il dit : ‘Prends sa Mère.’ Il dit d’abord : ‘Vierge mariée à Joseph’, ‘Joseph son époux’. Qu’ils ne viennent pas me dire, ces négateurs, que c’était une façon de parler des Hébreux, comme si le terme de ‘femme’ eût été infamant. Non, négateurs de la pureté. Dès les premières paroles de la Bible[65], on lit : ‘… et il s’unira à sa femme’. Avant la consommation du mariage, on l’appelle ‘compagne’ et ensuite ‘femme’ à diverses reprises et dans plusieurs chapitres. Il en est ainsi pour les épouses des fils d’Adam. De même, Sarah est appelée ‘femme’ d’Abraham : ‘Sarah ta femme.’ Et il est dit à Lot : ‘Prends ta femme et tes deux filles.’ Dans le livre de Ruth il est écrit : ‘La Moabite, femme de Mahlôn.’ Dans le premier livre des Rois, on trouve : ‘Elqana eut deux femmes’ ; et plus loin : ‘Puis Elqana connut sa femme Anne’, et encore ‘Eli bénit Elqana et la femme de celui-ci’. Toujours au Livre des Rois, il est dit : ‘Bethsabée, femme d’Urie le Hittite, devint la femme de David et lui donna un fils.’ Et que lit-on dans le livre de Tobie, livre d’azur que l’Église vous chante à vos noces pour vous conseiller d’être saints dans le mariage ? On y lit : ‘Or quand Tobie accompagné de sa femme et de son fils arriva…’ et encore : ‘Tobie réussit à s’enfuir avec son fils et sa femme.’ Et dans les Évangiles, c’est-à-dire à l’époque du Christ où par conséquent on écrivait en langage moderne – moderne pour ce temps-là – et où il n’y avait donc pas lieu de suspecter des erreurs de retranscription, il est dit précisément dans Matthieu au chapitre 22 : ‘… et le premier, ayant pris femme, mourut et laissa sa femme à son frère.’ Et Marc au chapitre 10 : ‘Celui qui répudie sa femme…’ Enfin, Luc appelle Élisabeth, femme de Zacharie, quatre fois de suite et au chapitre 8 : ‘Jeanne, femme de Kouza’. Comme vous le voyez, ce mot n’était pas un terme proscrit par ceux qui suivaient les chemins du Seigneur, un terme impur qu’il ne fallait pas proférer et encore moins écrire, là où il était question de Dieu et de ses œuvres admirables. Donc, en disant : ‘l’Enfant et sa Mère”, l’ange vous montre que Marie fut la vraie Mère de Jésus sans être la femme de Joseph. Elle restera toujours : la Vierge, épouse de Joseph. Voilà le dernier enseignement de ces visions. C’est une auréole qui resplendit sur la tête de Marie et de Joseph. La Vierge inviolée. L’homme chaste et juste. Ce sont les deux lys au milieu desquels j’ai grandi, ne respirant que parfum de pureté.” (Valtorta 35.10-11)
[Ici, pour appuyer les passages cités de : Mt 1, 16.19 ; 2, 13-20, Jésus utilise les citations de : Gn 2, 24 ; 3, 17 ; 17, 15 ; 19, 15 ; Rt 4, 10 ; 1S 1, 1-2.19 ; 2, 20 ; 2S 11, 27 ; Tb 1, 9-20.]
Disciple parfaite
Elle rejoint le Temple de Jérusalem à l’âge 3 ans où elle vit, sert et apprend jusqu’à son adolescence.
Si tôt sa vocation reçue à l’Annonciation et son fiat donné, Marie se mit en route “avec empressement” pour servir (Lc 1, 39).
Marie est présente lors de toutes les étapes de la vie de Jésus-Christ :
- à sa conception,
- à sa naissance,
- à sa présentation au Temple,
- à son examen de la majorité,
- à son premier miracle (à Cana),
- à sa crucifixion,
- à sa Résurrection,
- à la Pentecôte.
Aucune autre personne au monde n’a passé plus de temps en compagnie de Jésus et ne le connaît de manière plus intime que sa Mère.
Corédemptrice et médiatrice
Révélation privée :
Jésus : “Comprenez-le une bonne fois, c’est par Marie que vous avez tout, absolument tout ! Vous devriez l’aimer et la bénir à chaque souffle.” (Valtorta, 637.7)
→ Lire notre article sur Marie Corédemptrice
Missionnaire parfaite
Révélation privée :
Jésus : “J’ai besoin de ma Mère, et vous aussi. Ce que le Christ ne fait pas par sa parole, Marie le fait par son silence. Ce que n’opère pas ma puissance, sa pureté l’opère. Oh ! ma Mère !” (Valtorta, 503.10)
Mère de l’Église
Elle accompagne les premiers chrétiens et est la Mère de l’Église.
Les catholiques n’adorent pas Marie (car elle est une créature pleinement humaine), mais la vénère (pour la co-Rédemption qu’elle nous a transmise) et la prie (pour sa parfaite proximité avec Jésus-Christ).
Jésus dit qu’ “il ne sera pas possible de persévérer dans le Christ si la grâce ne se fortifie pas par [l’aide de Marie], Mère pleine de grâce.” (Valtorta, 304.3)
La Reine du Ciel qui écrasera définitivement le Serpent
Lucifer a dit “non” (non serviam) et a tout perdu. Marie a dit “oui” (fiat) et a tout obtenu.
Le chapitre 12 du dernier livre de la Bible – l’Apocalypse – présente la Marie comme la Reine des Cieux qui écrasera définitivement la tête du Serpent à la fin des temps.
En 1531, dans l’apparition de Guadalupe au Mexique, la Vierge se présenta à Juan Diego sous le nom de Coatlaxopeuh, ce qui signifie en nahuatl “Celle qui écrase la tête du serpent”.
En 1830, en plein Paris, rue du Bac, la Vierge apparaît à Catherine Labouré debout sur un globe, un serpent sous ses pieds.
Révélation privée :
Jésus : “[Marie] est la Femme qui, depuis des siècles, maintient le Serpent sous ses pieds.” (Maria Valtorta, Les Carnets, 26 juin 1953)
Révélation privée :
Marie : “Je suis terrible comme une armée rangée en bataille parce que la tâche qui m’a été confiée par le Seigneur est de vaincre Satan, d’écraser la tête de l’antique Serpent, d’enchaîner l’énorme Dragon et de le précipiter dans son Abîme de feu, de combattre et d’abattre celui qui s’oppose au Christ, c’est-à-dire l’Antéchrist, pour préparer la Seconde Venue de Jésus, qui instaurera son Règne Glorieux parmi vous. C’est là mon dessein…” (Père Don Stefano Gobbi, Le livre Bleu, réédition du 8 Septembre 1990, p.786, 1174 pages)
Retirer Marie, comme cherche à le faire les protestants, reviendrait à libérer le Serpent.
Sainteté suréminente
“La sainteté [de Marie] n’est inférieure qu’à celle de Dieu.” (Valtorta, 651.6)
Joyau du Paradis
Révélation privée :
Jésus, enseignant à Marie-Madeleine : “Ma Mère est la femme à l’âme d’enfant. Plus encore, elle est la Femme à l’âme angélique, telle Eve sortie des mains du Père. Imagines-tu, Marie, ce qu’a dû être le premier lys fleuri dans le jardin terrestre ? Ceux qui conduisent à cette eau sont bien beaux, eux aussi. Mais le premier sorti des mains du Créateur ! Était-ce une fleur ou un diamant ? Étaient-ce des pétales ou des feuilles d’argent très pur ? Eh bien ! ma Mère est plus pure que ce premier lys qui a parfumé les vents. Et son parfum de Vierge inviolée emplit le Ciel et la terre, et c’est derrière elle que marcheront les hommes bons dans les siècles des siècles.
Le Paradis est lumière, parfum et harmonie. Mais si le Père ne s’y délectait pas dans la contemplation de la Toute-Belle qui fait de la terre un Paradis, si le paradis devait à l’avenir ne pas posséder le Lys vivant au sein duquel se trouvent les trois pistils de feu de la divine Trinité, la lumière du Paradis, son parfum, son harmonie et sa joie seraient amoindris de moitié. La pureté de ma Mère sera le joyau du Paradis.” (Valtorta, 377.4)
Prières à Marie
Je vous salue Marie
Ave Maria, gratia plena,
Dominus tecum,
Benedicta tu in mulieribus,
Et benedictus fructus ventris tui Iesus.
Sancta Maria mater Dei,
Ora pro nobis peccatoribus,
Nunc, et in hora mortis nostræ.
Amen.
Traduction française:
Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
[Et notre Mère ; ajout donné par la Vierge, à Garabandal]
Priez pour nous, [pauvres] pécheurs,
Maintenant, et à l’heure de notre mort.
[Ô doux Père fait leur connaître ton Fils ; ajout donné à Monique Marie pour la conversion du monde]
Amen.
Le 7 octobre est le jour de la fête de Notre Dame du Rosaire :
Salve Regina
Salve, Regina, mater misericordiæ. Vita, dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exsules filii Hevæ.
Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, Advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte.
Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria. [phrase ajoutée par Saint Bernard de Clairvaux, 1090-1153]
Traduction française de cette antienne médiévale :
Salut, Reine, Mère de Miséricorde, notre Vie, notre Douceur, et notre espérance, salut.
Vers toi nous élevons nos cris, pauvres enfants d’Ève exilés.
Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Tourne donc, ô notre Avocate, tes yeux miséricordieux vers nous.
Et, Jésus, le fruit béni de tes entrailles, montre-le nous après cet exil.
Ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie.
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Chants à Marie
Regarde l’étoile (d’après un hymne de Saint Bernard de Clairvaux, XIIème siècle)
1. Si le vent des tentations s’élève, si tu heurtes le rocher des épreuves.
Si les flots de l’ambition t’entraînent, si l’orage des passions se déchaine :
Refrain. Regarde l’étoile, invoque Marie, Si tu la suis, tu ne crains rien !
Regarde l’étoile, invoque Marie, Elle te conduit sur le chemin.
2. Dans l’angoisse et les périls, le doute, quand la nuit du désespoir te recouvre.
Si devant la gravité de tes fautes la pensée du jugement te tourmente :
3. Si ton âme est envahie de colère, jalousie et trahison te submergent.
Si ton cœur est englouti dans le gouffre, emporté par les courants de tristesse :
4. Elle se lève sur la mer, elle éclaire, son éclat et ses rayons illuminent.
Sa lumière resplendit sur la terre, dans les cieux et jusqu’au fond des abîmes.
Coda. Si tu la suis, tu ne dévies pas, si tu la pries, tu ne faiblis pas.
Tu ne crains rien, elle est avec toi et jusqu’au port, elle te guidera.
(Par C. Blanchard, Éditions de l’Emmanuel.)
Voici les Louanges à Marie formulées dans la Deuxième homélie de Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) :
Lorsque vous assaillent les vents des tentations,
lorsque vous voyez paraître les écueils du malheur,
regardez l’étoile, invoquez Marie.
Si vous êtes ballottés sur les vagues de l’orgueil,
de l’ambition, de la calomnie, de la jalousie,
regardez l’étoile, invoquez Marie.
Si la colère, l’avarice, les séductions charnelles
viennent secouer la légère embarcation de votre âme,
levez les yeux vers Marie…
Dans le péril, l’angoisse, le doute,
pensez à Marie, invoquez Marie.
Que son nom ne quitte ni vos lèvres ni vos cœurs !
Et pour obtenir son intercession,
ne vous détournez pas de son exemple.
En la suivant, vous ne vous égarerez pas.
En la suppliant, vous ne connaîtrez pas le désespoir.
En pensant à elle, vous éviterez toute erreur.
Si elle vous soutient, vous ne sombrerez pas ;
si elle vous protège, vous n’aurez rien à craindre ;
sous sa conduite vous ignorerez la fatigue ;
grâce à sa faveur, vous atteindrez le but.
Je mets ma confiance (Saint Louis-Marie Grignon de Montfort)
1. Je mets ma confiance
Vierge en votre secours
Servez-moi de défense
Prenez soin de mes jours.
Et quand ma dernière heure
Viendra fixer mon sort
Obtenez que je meure
De la plus sainte mort.
2. Sainte Vierge Marie
Refuge des pécheurs
Prenez part, je vous en prie,
À mes justes frayeurs.
Vous êtes mon refuge
Votre Fils est mon Roi
Ah ! Soyez mon refuge
Intercédez pour moi.
3. À votre bienveillance
Ô Vierge j’ai recours
Soyez mon assistance
En tout lieu et toujours
Là-haut dans la lumière
Ô Reine des élus
Offrez notre prière
À votre Fils Jésus.
4. Profonde est ma misère
Daignez me secourir
Ô vous par qui j’espère
Bien vivre et bien mourir.
Ô Vierge maternelle
Veillez sur votre enfant !
Je vous serai fidèle
Jusqu’au dernier instant !
5. Je veux toujours vous plaire
Ô Mère du Sauveur !
Mon cœur ne veut rien faire
Qui blesse votre honneur.
Je veux, à votre image,
Servir Dieu chaque jour,
Et puis vous rendre hommage,
Au Ciel, avec amour.
Bonus
Marie est l’anagramme du verbe Aimer.
Ressources
- L’association Marie de Nazareth est créé :
- Le père Roschini est l’un des plus grands mariologues du XXème siècle. Il considérait son dernier livre, La Vierge Marie dans l’œuvre de Maria Valtorta, comme son meilleur travail.