Mère Teresa : le regard du Christ pour tous

Portrait de Sainte Mère Teresa

Mère Teresa (1910-1997) est une religieuse catholique albanaise mondialement connue pour son engagement indéfectible auprès des plus pauvres des pauvres, débuté dans les bidonvilles de Calcutta, en Inde.

La présente synthèse est principalement issue du livre Fioretti de Mère Teresa de Mgr Leo Maasburg. Dans ce livre, ce témoin autrichien privilégié relate son expérience auprès de Mère Teresa, qu’il accompagna de nombreuses fois lors de ses voyages aux quatre coins du monde. Par la suite, en 2005, le père Maasburg fut nommé directeur national des Œuvres pontificales missionnaires autrichiennes.

Ici, les numéros de page donnés renvoient à l’édition suivante : Mgr Leo Maasburg, Fioretti de Mère Teresa, Éditions Emmanuel, nouvelle édition, 12 janvier 2024, 312 pages. Vous pouvez lire quelques extraits du livre ici.

Étapes clés de sa vie

  • 26 août 1910 : Naissance à Üsküb (aujourd’hui nommé Skopje), dans l’Empire ottoman, sous le nom d’Anjezë Gonxhe Bojaxhiu. Elle naquit dans une famille aisée de la minorité chrétienne albanaise. Son père était entrepreneur et sa mère femme au foyer.
  • L’éducation qu’elle reçut enfant joua un rôle fondamental. Ses parents étaient de fervents catholiques. La mère emmenait les deux enfants à la messe chaque matin et on priait, chaque soir, le chapelet en famille (p112). Sa mère :
    • visitait les pauvres
    • enseignait la nécessité de partager
    • interdisait que l’on critique autrui (et coupait l’électricité de la maison lorsque cela se produisait, en disant : “je ne paie pas l’électricité pour des enfants qui critique les autres”). Il faut croire que cette méthode éducative fut payante, puisque des décennies plus tard, Mère Teresa dira que s’il y a un péché qu’elle n’a jamais eu à confesser, c’est de juger une personne.
  • Son père mourut lorsqu’elle était enfant, possiblement empoisonné en raison de son engagement politique. Suite à sa disparition, la famille perdit rapidement son aisance matérielle pour connaître la pauvreté.
  • 26 septembre 1928 : Elle rejoint, à 18 ans, entre en religion chez les sœurs de Lorette, au couvent de Rathfarnham (près de Dublin, Irlande), sous le nom de Mère Teresa. Elle choisit le nom de “Teresa” par affection pour la petite Thèrese de Lisieux. Après son départ, le régime communiste lui interdira de revenir dans son pays et revoir les siens. Elle ne reverra plus jamais sa mère et sa sœur, mais pu maintenir une correspondance épistolaire. Lorsqu’elle put enfin se recueillir sur la tombe de sa mère, elle dira que sans elle, elle ne serait jamais devenue la personne qu’elle est devenue.
  • Début 1929 : Elle arrive à Calcutta (Inde) pour y faire son noviciat.
  • 23 mai 1929 : Elle devient novice et prend l’habit religieux.
  • 25 mai 1931 : Elle prononce ses vœux temporaires et prend le nom de sœur Mary Teresa, en référence à Sainte Thérèse de Lisieux, canonisée six ans plus tôt et proclamée patronne des missions.
  • De 1931 à 1937 : Elle enseigne à l’école de Loreto Entally, à Calcutta, dans des classes comptant jusqu’à 300 élèves.
  • 24 mai 1937 : Elle est nommée en 1944 directrice des études de l’école Sainte-Marie, réservée aux classes sociales supérieures de Calcutta. Elle parallèle, elle visite les pauvres des bidonvilles et les patients de l’hôpital Nibratan Sarkal.
  • 10 septembre 1946 : Sur le chemin la conduisant de Kolkata à Darjeeling, elle entendit la voix de Jésus et reçut “l’appel dans l’appel” à se mettre au service des plus pauvres parmi les pauvres (the poorest of the poor). Elle témoigna : “Soudain, j’entendis avec certitude la voix de Dieu. Le message était clair : je devais sortir du couvent [des sœurs de Lorette] et aider les pauvres en vivant avec eux. C’était un ordre, un devoir, une certitude. Je savais ce que je devais faire, mais je ne savais comment.”
  • 1949 : Elle quitte la communauté des sœurs de Lorette.
  • 1950 : Elle fonde la congrégation des Missionnaires de la Charité.
  • 17 octobre 1979 : Elle reçoit le prix Nobel de la paix qu’elle accepte “au nom des pauvres”. Dans son discours, elle dénonce l’avortement : “De nos jours, nous tuons des millions d’enfants à naître, et nous ne disons rien. Prions tous pour avoir le courage de défendre l’enfant à naître et pour donner à l’enfant la possibilité d’aimer et d’être aimé.”
  • 5 septembre 1997 : Décès à Calcutta (Inde). À la mort de Mère Teresa, les Missionnaires de la Charité sont implantées dans 123 pays, s’occupant d’orphelinats, d’écoles, d’hospices, de maisons d’accueil au service des plus délaissés.
  • 19 octobre 2003 : Elle est béatifiée par le pape Jean-Paul II.
  • 4 septembre 2016 : Elle est canonisée par le pape François.

Points saillants

Son tempérament

Mère Teresa était une femme de petite taille, extrêmement énergique. Elle se couchait vers 22h et débutait sa journée en plein de milieu de la nuit et œuvrait jusqu’à tomber de fatigue. Elle ne préoccupait nullement d’elle-même et de son confort personnel. Toute sa vie était donnée.

Elle égrainait continuellement son chapelet, répétant probablement une courte prière jaculatoire à chaque grain. Elle avait aussi pour habituer de confier les combats spirituels dans une “quick novena” (“neuvaine rapide”).

Mère Teresa parcourait le monde pour ouvrir de nouvelles maisons, visiter ses sœurs et les pauvres, ou rencontrer des donateurs. On estime qu’elle changeait de lieu (ville, pays, continent) tous les 2,6 jours en moyenne sur les 35 dernières années de sa vie (p281).

Elle correspondait avec énormément de monde : “on lui connaît plus de 5000 lettres de haut niveau spirituel et théologique” (p281).

Elle ne prenait, pour ainsi dire, jamais de repos, de temps de désert. Elle avait un tempérament du sud. Il ne fallait pas perdre une minute. L’âme souffrait, les pauvres souffraient, et Jésus était assoiffé de notre amour. Elle avait trop attendu. L’autorisation de répondre à son appel arriva au bout de deux. Elle avait 50 ans.

Mère Teresa avait de nombreux dons naturels.

Exemples :

  • elle était dotée d’une “mémoire presque photographique” (p197),
  • elle était dotée d’un “bon sens paysan”,
  • elle était “experte en ce qui concerne la nature humaine”, ainsi savait-elle prévenir les tentations chez ses sœurs, pp270-271),
  • elle était “intelligente et diplomate”.

Mais ces seuls dons n’auraient pas suffi s’ils n’étaient pas irrigués par la source surnaturelle par excellence : l’eucharistie, sans laquelle elle aurait explosé en plein vol ou fini en burn out.

La désorganisation pour faire place à l’Esprit Saint

Dans son livre, Mgr Leo Maasburg parle de la désorganisation comme d’une manière de laisser de la place à l’Esprit Saint. Mère Teresa s’en amusait en disant que les initiales “MC” n’était pas simplement l’acronyme des “Misonary of Charity” (“Missionnaires de la Charité”), mais également de “Much Confusion“, de “More Confusion“.

Nous retiendrons :

  • Sa force d’âme et de prière.
  • Sa liberté intérieure. Égale à elle-même, avec tous. Fidèle à sa foi et à ses principes moraux, qu’en pense le monde. (Exemple : les sandwiches à la réception de Bonn. Ses médailles miraculeuses au dictateur marxiste Daniel Ortega, p96.)
  • La simplicité percutante de ses enseignements et son sens de la répartie (elle non plus ne le ferait pas pour 1 million de dollars, p63).
  • Sa doctrine simple et pleinement catholique (contraste avec les sermons édulcorés). Notamment sur les sujets de morale : l’interdiction de l’avortement, l’abstinence avant le mariage, la pureté. Voulait une formation simple mais très solide pour ses sœurs.
  • Son détachement vis-à-vis des biens matériels. Elle donnait aussitôt ce qu’elle recevait. Elle faisait circuler la providence. (Exemple : refus du don de la maison parce qu’elle ne pouvait pas servir sur le champ pour accueillir les pauvres, p94.)
  • Son choix de ne voir que le bien chez l’autre et de sa capacité à ne juger personne (p138).
  • très attentionnée envers tous (ex : boîte de chocolat)
  • Son art de mettre à contribution les talents des personnes qu’elle croise. Exemples : vous-même, l’architecte de Miami
  • “elle recevait des inspirations véritablement surnaturelles, mystiques” (p270)

Sa manière d’être

Sa devise était “Love in action” [p122].

Elle marquait par :

  • Sa force d’âme et de prière.
  • Sa liberté intérieure. Égale à elle-même, elle était pareil avec tous. Fidèle à sa foi et à ses principes moraux, qu’en pense le monde. (Exemple : les sandwiches à la réception de Bonn. Ses médailles miraculeuses au dictateur marxiste Daniel Ortega, p96.)
  • La simplicité percutante de ses enseignements et son sens de la répartie (elle non plus ne le ferait pas pour 1 million de dollars, p63).
  • Sa doctrine simple et pleinement catholique (contraste avec les sermons édulcorés). Notamment sur les sujets de morale : l’interdiction de l’avortement, l’abstinence avant le mariage, la pureté. Voulait une formation simple mais très solide pour ses sœurs.
  • Son choix de ne voir que le bien chez l’autre et de sa capacité à ne juger personne (p138).
  • Son refus de perdre du temps (changeait de lieu tous les 3 jours en moyenne au cours des 35 dernières années de sa vie), p281. “on lui connaît plus de 5000 lettres de haut niveau spirituel et théologique” (p281).
  • Son art de mettre à contribution les talents des personnes qu’elle croisait. Exemples : l’architecte de Miami, le père Léo.

Elle était très attentionnée envers tous [p117]. Ex : veille aux intentions de chacun ; boîte de chocolat.

Son analyse

Mère Teresa identifiait trois grands types de pauvretés [pp157-158] :

  • la pauvreté matérielle (la faim)
  • la pauvreté spirituelle
  • la pauvreté de la solitude

Sa façon de décider

Pour prendre ses décisions, elles consultaient les personnes compétentes et les prêtres (certaine que leur ordination leur conférait la présence du Christ). Elle écoutait chacun consciencieusement, puis tranchait. Elle assumait pleinement les éventuels échecs, sans les reprocher à personne. Mais que la décision résulte à une réussite ou un échec importait peu, cela dépendait de Dieu. Elle ne s’appropriait aucune gloire et ramener toujours la focale sur le Christ.

Un catéchisme à la fois solide et simple

Mère Teresa voulait un catéchisme à la fois solide et simple pour ses sœurs. Elle ne manquait jamais une occasion d’annoncer l’amour du Christ et ne faisait aucun compris avec le mal, affirmant ouvertement la doctrine catholique à temps et à contre-temps. Elle saisit ainsi l’occasion de sa remise du prix Nobel de la paix pour rappeler que la fin des guerres est indissociable de la fin de l’avortement. “Si vous ne voulez pas des enfants, donnez-les moi, je les adopte, mais ne les tuez pas !”

Le secret du succès de Mère Teresa

Mère Teresa que le secret de son succès résidait dans sa communion quotidienne, chaque matin.

3 conditions pour ouvrir une nouvelle maison

Mère Teresa posait trois conditions aux évêques pour ouvrir un couvent dans leur diocèse :

  1. Disposer d’un prêtre attitré pouvant assurer la messe quotidienne.
  2. Avoir le Saint Sacrement dans la maison pour vivre l’Adoration.
  3. Pouvoir pratiquer la mendicité dans le diocèse.

Retraites

Mère Teresa avait institué des retraites types pour les sœurs : celles-ci étaient composées de 4 enseignements de 45 minutes par jour pendant 8 jours consécutifs.

Sa triple vocation

Mère Teresa décrivait sa vocation ainsi : Aimer + Souffrir + Sauver des âmes.

Une missionnaire

Elle inspira beaucoup de personnes et nombreuses furent celles qui, ensuite, se mirent à marcher à la suite du Christ

Médailles miraculeuses

Elle était habitée du souci permanent du salut des âmes.

Elle avait toujours dans son sac de très nombreuses médailles miraculeuses (de la Rue du Bac, à Paris) qu’elle offrait à chaque personne qu’elle rencontrait, souvent en embrassant la médaille et en montrant comment l’accrocher de son cou. C’est ainsi qu’elle offrit des dizaines de milliers de sa main [p96], dont neuf pour le dictateur marxiste du Nicaragua, Daniel Ortega, et sa femme et leurs enfants.

Le choix de la pauvreté

Elle était fermement attachée à mener une vie pauvre afin de pouvoir mieux les comprendre. Ainsi, les sœurs n’ont pas de ventilateur, pas de machine à laver le linge, pas d’assurance maladie et n’acceptent pas de nourriture en dehors de leur couvent. Les sœurs de la maison mère n’avaient qu’un seul point d’eau pour 300 sœurs (p118). Aujourd’hui encore, les Sœurs et les Frères de la Charité n’utilisent pas de machine de laver.

Ce choix se matérialisait par son détachement le plus total vis-à-vis des biens matériels. Elle donnait aussitôt ce qu’elle recevait. Elle n’hésitait pas à faire fondre les médailles honorifiques qu’elle recevait pour en tirer de quoi nourrir les pauvres. Elle faisait circuler la Providence.

Parfois, son détachement allait jusqu’à refuser des dons perçus comme inutiles. Elle refusa, par exemple, la luxueuse maison qu’un millionnaire souhaitait offrir à sa communauté, lorsqu’elle appris que cette maison ne pouvait pas servir sur le champ pour accueillir les pauvres (p94).

Mère Teresa observait que “moins on possède, plus on est capable de donner” (the less you have the more you can give).

Nuit de la foi

Elle voulait détruire ses écrits. Mais ils furent publiés après son décès, contre sa volonté.

En 2007, avec la publication posthume de ses lettres, le monde découvrit la longue et douloureuse nuit intérieure qu’endura Mère Teresa. Elle l’associait à l’abandon de Jésus à Gethsemani et cela la rapprochait des pauvres, abandonnés de tous. Lorsqu’elle était seule, elle pouvait avoir le visage fermé. Mais si tôt qu’une personne se présentait, elle retrouvait son sourire, fidèle à son adage “make a smile“.

La publication des lettres que Mère Teresa rédigea, au cours des soixante dernières années de sa vie, dans l’ouvrage Mother Teresa: Come Be My Light (Mère Teresa : Viens, sois ma lumière), révèle un fait que seul son évêque et ses conseillers spirituels semblaient connaître. Ce fut une surprise pour tous les autres. Pendant 50 ans, Mère Teresa vécut l’épreuve mystique appelée “nuit de la foi” : Dieu se fait absent, seule la fidélité persévérante subsistant.

La nuit de la foi lui impose de vivre seulement de foi et d’amour (pure faith, pure love).

L’humilité

Mère Teresa: “Comment apprend-on l’humilité ? Seulement à travers les humiliations !” (We learn humility only from humiliation) (p253)

Mère Teresa faisait remarquer que Dieu a tout créé, et pourtant Il se fait très humble.

Aussi cherchait-elle à rester humble. Ainsi avait-elle pris l’habitude de nettoyer les toilettes. Une fois, alors qu’elle se rendait à une entrevue avec le président des États-Unis, Ronald Reagan [discours], la sœur qui l’accompagnait à constater que durant le vol, Mère Teresa s’était levée et avait nettoyé les quatre WC de l’appareil (p252).

Vivre son engagement à fond

Mère Teresa n’érigeait pas son action en modèle absolu. Humblement, elle répondait : “Ce que je fais, vous ne pouvez pas le faire. Ce que vous faites, je ne peux pas le faire”, nous signifiant ainsi l’importance de la complémentarité des engagements. En vivant le sien à fond, elle inspirait les autres non pas à l’imiter, mais à vivre le leur à fond.

Offrir nos sacrifices

Mère Teresa invitait à offrir nos, petits et grands sacrifices, au Christ pour qu’ils aient de la valeur.

Exemple : Elle n’aimait pas du tout être le centre des attentions et être prise en photo. Aussi avait-elle passé un accord avec le Ciel : pour le sacrifice de chaque photo prise d’elle, elle demandait au bon Dieu de libérer une âme du purgatoire (p260).

Lectrice de Maria Valtorta

D’après le témoignage de Mgr Leo Maasburg, celle-ci lisait Maria Valtorta et lui en aurait recommandé la lecture :

Il avait déjà indiqué cette information, en 2016, dans une note signée et destinée au Frère Anthony Pillari (Ottawa, Canada) :

Témoignage de Mgr Leo Maasburg sur Mère Teresa et Maria Valtorta

Mère Teresa prenait au sérieux les apparitions et les révélations privées de son époque (Zeitoun, Akita, Garabandal, Kibeho, Medjugorje, etc.) et écoutait attentivement ce qu’on pouvait lui en rapporter, sans toutefois faire du zèle en ce sens. Mgr Leo Maasburg rapporte, dans son livre, la visite que fit Mère Teresa au lieu d’apparition mariale de Cuapa, au Nicaragua (p147).

Réponses aux calomnies

Des athées et militants anti-cléricaux (Christopher Hitchens) ne supportant pas la notoriété de Mère Teresa et son apostolat ont déployé une énergie considérable au fil des dernières décennies pour la dé-canoniser. Voici les réponses à leurs calomnies :

Mère Teresa et ses sœurs n’auraient ni réalisé de diagnostic systématique ni des soins médicaux avancés

Mère Teresa n’a jamais prétendu monter un centre hospitalier. Elle recueillait avec ses sœurs les personnes mourantes pour leur donner de l’amour (que souvent elles n’avaient jamais reçues) et leur rendre leur dignité dans cette phase ultime de leur vie.

Mère Teresa précisait qu’elles étaient des sœurs contemplatives dans le monde au service des plus pauvres des pauvres, pas des agents sociaux ou médicaux.

Mère Teresa et ses sœurs n’auraient pas donner des anti-douleur suffisants aux malades

En réalité, la loi Narcotic Drugs and Psychotropic Substances Act, de 1985, entraîna une pénurie quasi générale de morphine légale en Inde. Celle-ci diminua d’environ 97% en douze ans, passant au total de plusieurs centaines de kilogrammes à moins de 20 kilogrammes par an à l’échelle nationale, rendant cette substance quasiment introuvable, même dans les grands hôpitaux publics indiens de l’époque.

Testament spirituel de Sainte Mère Teresa

Je viens te relever

“Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi. Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son trône.” (Ap 3, 20-21)

Voici que je me tiens à la porte et que je frappe. C’est vrai !

Je me tiens à la porte de ton cœur, jour et nuit.

Même quand tu ne m’écoutes pas, même quand tu doutes que ce puisse être moi, c’est moi qui suis là.

J’attends le moindre petit signe de réponse de ta part, le plus léger murmure d’invitation, qui me permettra d’entrer en toi.

Je veux que tu saches que chaque fois que tu m’inviteras, je vais réellement venir.

Je serai toujours là, sans faute. Silencieux, invisible, je viens, mais avec l’infini pouvoir de mon amour.

Je viens, apportant tous les dons de l’Esprit Saint.

Je viens avec ma miséricorde, avec mon désir de te pardonner, de te guérir, avec tout l’amour que j’ai pour toi ; un amour au-delà de toute compréhension, un amour où chaque battement du cœur est celui que j’ai reçu du Père même. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés.

Je viens, assoiffé de te consoler, de te donner ma force, de te relever, de t’unir à moi, dans toutes tes blessures.

Je viens t’apporter ma lumière.

Je viens écarter les ténèbres et tous les doutes de ton cœur.

Je viens avec mon pouvoir capable de te porter toi-même et de porter tous tes fardeaux.

Je viens avec ma grâce pour toucher ton cœur et transformer ta vie.

Je viens avec ma paix, qui va apporter le calme et la sérénité à ton âme.

Je te connais de part en part. Je connais tout de toi. Même les cheveux de ta tête je les ai tous comptés. Rien de ta vie n’est sans importance à mes yeux.

Je t’ai suivi à travers toutes ces années et je t’ai toujours aimé, même lorsque tu étais sur des chemins de traverse.

Je connais chacun de tes problèmes.

Je connais tes besoins et tes soucis.

Je t’aime tel que tu es

“Le dernier jour de la fête, le grand jour, Jésus, debout, s’écria : “Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi !” selon le mot de l’Écriture : De son sein couleront des fleuves d’eau vive. Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui avaient cru en lui.” (Jn 7, 37-39)

Oui je connais – je connais tous tes péchés, mais je te le redis une fois encore : je t’aime, non pas pour ce que tu as fait, non pas pour ce que tu n’as pas fait. Je t’aime pour toi-même, pour la beauté et la dignité que mon Père t’as données en te créant à son image et à sa ressemblance. C’est une dignité que tu as peut-être souvent oubliée, une beauté que tu as souvent ternie par le péché, mais je t’aime tel que tu es.

J’ai versé mon Sang pour te ramener à Dieu. Si seulement tu me demandais avec foi, ma grâce viendrait te toucher et combler tous tes besoins. Je vais te donner la force pour te libérer toi-même du péché et de tous les pouvoirs destructeurs de ta vie. Je connais ce qu’il y a dans ton cœur. Je connais ta solitude. Je connais les blessures de ton cœur, les rejets que tu as dû subir, les jugements et les humiliations. Tout cela, je l’ai porté avant toi. J’ai tout porté pour toi, afin de pouvoir te partager ma force et ma victoire.

Je connais tout spécialement ton besoin d’être aimé. Je connais combien tu as soif d’être aimé et d’être chéri et combien tu as cherché en vain d’assouvir cette soif, dans un amour égoïste, accourant pour remplir le vide de ton cœur dans des plaisirs qui passent – avec un vide encore plus grand : celui du péché. Est-ce que tu as soif ? Venez à moi, vous tous qui avez soif, je vais vous combler. Est-ce que tu as soif d’être aimé ? Je t’aimerai plus que tout ce que tu peux t’imaginer. Je t’ai aimé jusqu’à ce point de mourir sur la croix pour toi.

J’ai soif de toi. Moi aussi, j’ai soif de toi. C’est la seule manière avec laquelle je pourrai décrire mon amour pour toi. J’ai soif de toi. J’ai soif de ton amour. J’ai soif d’être aimé par toi. Cela te dit combien tu es précieux à mes yeux. J’ai soif de toi. Viens à moi. Je vais remplir ton cœur.

J’ai soif de toi

“Après quoi, sachant que désormais tout était achevé, pour que l’Écriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit : “J’ai soif.” Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d’une branche d’hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : “C’est achevé” et, inclinant la tête, il remit l’esprit” (Jn 19, 28-30)

Je vais soigner tes blessures. Je vais faire de toi une nouvelle créature. Je vais te donner la paix, au cœur même de toutes tes épreuves. Mais j’ai soif de toi. Ne doute jamais de ma miséricorde, du fait que je t’accepte sans cesse, de mon désir de te pardonner, de ma soif ardente de te bénir, de vivre en toi ma propre vie. J’ai soif de toi ! Si tu te crois sans importance aux yeux du monde, cela ne m’importe pas du tout. Pour moi, il n’y a qu’une chose qui importe : il n’y a rien de plus important dans le monde entier que toi. J’ai soif de toi ! Ouvre-toi à moi. Viens à moi et aie soif de moi. Donne-moi ta vie et je vais te prouver combien tu es important à mon Cœur. J’ai soif de toi !

Peu importent tes errements. Peu importe combien tu m’as oublié. Peu importent toutes les croix que tu as dû porter toute ta vie. II n’y a qu’une seule chose dont je veux que tu te souviennes tout le temps, une seule chose qui ne changera jamais : J’ai soif de toi, tel que tu es. Tu n’as pas besoin de changer pour croire en mon amour, parce que c’est de croire en mon amour qui va te changer. Tu m’as oublié, et maintenant je te cherche à chaque instant de ta vie, me tenant debout, à la porte de ton cœur et frappant.

Tu penses que c’est dur à croire ? Alors, regarde vers la Croix, regarde vers mon Cœur transpercé pour toi. Regarde vers mon Eucharistie. Tu n’as pas compris ma Croix ? Alors, écoute encore une fois ce que j’ai dit sur la Croix : J’ai soif ! Oui, j’ai soif de toi. J’ai soif de toi. J’ai cherché quelqu’un pour combler mon amour et je n’ai trouvé personne. Sois celui-ci. J’ai soif de toi – de ton amour.

Prière attribuée à Mère Teresa, “La vie est la vie”

La vie est beauté, admire-la
La vie est félicité, profites-en.
La vie est un rêve, réalise-le.
La vie est un défi, relève-le.
La vie et un devoir, fais-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, soigne-la bien.
La vie est richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, pénètre-le.
La vie est une promesse, tiens-la.
La vie est tristesse, dépasse-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, lutte avec elle.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.

Ressources complémentaires

Le film Mère Teresa, Une vie dévouée aux plus pauvres (distribué par Saje) :

En dessin animé pour les enfants :