Mère Teresa

Mère Teresa (1910-1997) est une religieuse catholique albanaise mondialement connue pour son engagement indéfectible auprès des plus pauvres, notamment de la ville de Calcutta en Inde.

Dates clés de sa vie

  • 26 août 1910 : Naissance à Üsküb (Albanie, Empire ottoman) sous le nom d’Anjezë Gonxhe Bojaxhiu.
  • 26 septembre 1928 : Elle rejoint, à 18 ans, entre en religion chez les sœurs de Lorette, au couvent de Rathfarnham (près de Dublin, Irlande), sous le nom de Mère Teresa.
  • Début 1929 : Elle arrive à Calcutta (Inde) pour y faire son noviciat.
  • 23 mai 1929 : Elle devient novice et prend l’habit religieux.
  • 25 mai 1931 : Elle prononce ses vœux temporaires et prend le nom de sœur Mary Teresa, en référence à Sainte Thérèse de Lisieux, canonisée six ans plus tôt et proclamée patronne des missions.
  • De 1931 à 1937 : Elle enseigne à l’école de Loreto Entally, à Calcutta, dans des classes comptant jusqu’à 300 élèves.
  • 24 mai 1937 : Elle est nommée en 1944 directrice des études de l’école Sainte-Marie, réservée aux classes sociales supérieures de Calcutta. Elle parallèle, elle visite les pauvres des bidonvilles et les patients de l’hôpital Nibratan Sarkal.
  • 10 septembre 1946 : Elle reçoit “l’appel dans l’appel” : “Soudain, j’entendis avec certitude la voix de Dieu. Le message était clair : je devais sortir du couvent et aider les pauvres en vivant avec eux. C’était un ordre, un devoir, une certitude. Je savais ce que je devais faire, mais je ne savais comment.”
  • 1949 : Elle quitte la communauté des sœurs de Lorette.
  • 1950 : Elle fonde la congrégation des Missionnaires de la Charité.
  • 17 octobre 1979 : Elle reçoit le prix Nobel de la paix qu’elle accepte “au nom des pauvres”. Dans son discours, elle dénonce l’avortement : “De nos jours, nous tuons des millions d’enfants à naître, et nous ne disons rien. Prions tous pour avoir le courage de défendre l’enfant à naître et pour donner à l’enfant la possibilité d’aimer et d’être aimé.”
  • 5 septembre 1997 : Décès à Calcutta (Inde). À la mort de Mère Teresa, les Missionnaires de la Charité sont implantées dans 123 pays, s’occupant d’orphelinats, d’écoles, d’hospices, de maisons d’accueil au service des plus délaissés.
  • 19 octobre 2003 : Elle est béatifiée par le pape Jean-Paul II.
  • 4 septembre 2016 : Elle est canonisée par le pape François.

Testament spirituel de Sainte Mère Teresa

Je viens te relever

“Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi. Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son trône.” (Ap 3, 20-21)

 

Voici que je me tiens à la porte et que je frappe. C’est vrai !

Je me tiens à la porte de ton cœur, jour et nuit.

Même quand tu ne m’écoutes pas, même quand tu doutes que ce puisse être moi, c’est moi qui suis là.

J’attends le moindre petit signe de réponse de ta part, le plus léger murmure d’invitation, qui me permettra d’entrer en toi.

Je veux que tu saches que chaque fois que tu m’inviteras, je vais réellement venir.

Je serai toujours là, sans faute. Silencieux, invisible, je viens, mais avec l’infini pouvoir de mon amour.

Je viens, apportant tous les dons de l’Esprit Saint.

Je viens avec ma miséricorde, avec mon désir de te pardonner, de te guérir, avec tout l’amour que j’ai pour toi ; un amour au-delà de toute compréhension, un amour où chaque battement du cœur est celui que j’ai reçu du Père même. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés.

Je viens, assoiffé de te consoler, de te donner ma force, de te relever, de t’unir à moi, dans toutes tes blessures.

Je viens t’apporter ma lumière.

Je viens écarter les ténèbres et tous les doutes de ton cœur.

Je viens avec mon pouvoir capable de te porter toi-même et de porter tous tes fardeaux.

Je viens avec ma grâce pour toucher ton cœur et transformer ta vie.

Je viens avec ma paix, qui va apporter le calme et la sérénité à ton âme.

Je te connais de part en part. Je connais tout de toi. Même les cheveux de ta tête je les ai tous comptés. Rien de ta vie n’est sans importance à mes yeux.

Je t’ai suivi à travers toutes ces années et je t’ai toujours aimé, même lorsque tu étais sur des chemins de traverse.

Je connais chacun de tes problèmes.

Je connais tes besoins et tes soucis.

Je t’aime tel que tu es

“Le dernier jour de la fête, le grand jour, Jésus, debout, s’écria : “Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi !” selon le mot de l’Écriture : De son sein couleront des fleuves d’eau vive. Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui avaient cru en lui.” (Jn 7, 37-39)

 

Oui je connais – je connais tous tes péchés, mais je te le redis une fois encore : je t’aime, non pas pour ce que tu as fait, non pas pour ce que tu n’as pas fait. Je t’aime pour toi-même, pour la beauté et la dignité que mon Père t’as données en te créant à son image et à sa ressemblance. C’est une dignité que tu as peut-être souvent oubliée, une beauté que tu as souvent ternie par le péché, mais je t’aime tel que tu es.

J’ai versé mon Sang pour te ramener à Dieu. Si seulement tu me demandais avec foi, ma grâce viendrait te toucher et combler tous tes besoins. Je vais te donner la force pour te libérer toi-même du péché et de tous les pouvoirs destructeurs de ta vie. Je connais ce qu’il y a dans ton cœur. Je connais ta solitude. Je connais les blessures de ton cœur, les rejets que tu as dû subir, les jugements et les humiliations. Tout cela, je l’ai porté avant toi. J’ai tout porté pour toi, afin de pouvoir te partager ma force et ma victoire.

Je connais tout spécialement ton besoin d’être aimé. Je connais combien tu as soif d’être aimé et d’être chéri et combien tu as cherché en vain d’assouvir cette soif, dans un amour égoïste, accourant pour remplir le vide de ton cœur dans des plaisirs qui passent – avec un vide encore plus grand : celui du péché. Est-ce que tu as soif ? Venez à moi, vous tous qui avez soif, je vais vous combler. Est-ce que tu as soif d’être aimé ? Je t’aimerai plus que tout ce que tu peux t’imaginer. Je t’ai aimé jusqu’à ce point de mourir sur la croix pour toi.

J’ai soif de toi. Moi aussi, j’ai soif de toi. C’est la seule manière avec laquelle je pourrai décrire mon amour pour toi. J’ai soif de toi. J’ai soif de ton amour. J’ai soif d’être aimé par toi. Cela te dit combien tu es précieux à mes yeux. J’ai soif de toi. Viens à moi. Je vais remplir ton cœur.

J’ai soif de toi

“Après quoi, sachant que désormais tout était achevé, pour que l’Écriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit : “J’ai soif.” Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d’une branche d’hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : “C’est achevé” et, inclinant la tête, il remit l’esprit” (Jn 19, 28-30)

 

Je vais soigner tes blessures. Je vais faire de toi une nouvelle créature. Je vais te donner la paix, au cœur même de toutes tes épreuves. Mais j’ai soif de toi. Ne doute jamais de ma miséricorde, du fait que je t’accepte sans cesse, de mon désir de te pardonner, de ma soif ardente de te bénir, de vivre en toi ma propre vie. J’ai soif de toi ! Si tu te crois sans importance aux yeux du monde, cela ne m’importe pas du tout. Pour moi, il n’y a qu’une chose qui importe : il n’y a rien de plus important dans le monde entier que toi. J’ai soif de toi ! Ouvre-toi à moi. Viens à moi et aie soif de moi. Donne-moi ta vie et je vais te prouver combien tu es important à mon Cœur. J’ai soif de toi !

Peu importent tes errements. Peu importe combien tu m’as oublié. Peu importent toutes les croix que tu as dû porter toute ta vie. II n’y a qu’une seule chose dont je veux que tu te souviennes tout le temps, une seule chose qui ne changera jamais : J’ai soif de toi, tel que tu es. Tu n’as pas besoin de changer pour croire en mon amour, parce que c’est de croire en mon amour qui va te changer. Tu m’as oublié, et maintenant je te cherche à chaque instant de ta vie, me tenant debout, à la porte de ton cœur et frappant.

Tu penses que c’est dur à croire ? Alors, regarde vers la Croix, regarde vers mon Cœur transpercé pour toi. Regarde vers mon Eucharistie. Tu n’as pas compris ma Croix ? Alors, écoute encore une fois ce que j’ai dit sur la Croix : J’ai soif ! Oui, j’ai soif de toi. J’ai soif de toi. J’ai cherché quelqu’un pour combler mon amour et je n’ai trouvé personne. Sois celui-ci. J’ai soif de toi – de ton amour.

Le saviez-vous ?

Nuit de la foi

La publication des lettres que Mère Teresa rédigea, au cours des soixante dernières années de sa vie, dans l’ouvrage Mother Teresa: Come Be My Light (Mère Teresa : Viens, sois ma lumière), révèle un fait que seul son évêque et ses conseillers spirituels semblaient connaître. Pendant 50 ans, Mère Teresa vécut l’épreuve mystique appelée “nuit de la foi” : Dieu se fait absent, seule la fidélité persévérante subsistant.

Lectrice assidue de Maria Valtorta

D’après le témoignage écrit du père Leo Maasburg, directeur national des Œuvres pontificales missionnaires autrichiennes et confesseur pendant 4 ans de Mère Teresa, celle-ci lui aurait recommandé la lecture de Maria Valtorta qu’elle aimait particulièrement.