Certains entendent profiter de l’incendie de Notre-Dame de Paris pour détourner plusieurs millions d’euros des donateurs au profit de l’artiste contemporaine Claire Tabouret, en la chargeant de remplacer six vitraux historiques que les flammes avaient pourtant épargnés.
Jusque-là, Claire Tabouret avait l’habitude de peindre des portraits lugubres, la bouche maculée de sang, ou des toiles en l’honneur de Pamela Colman Smith, une occultiste proche du sataniste britannique Aleister Crowley.
En 2019, la cathédrale Notre-Dame de Paris fut sauvée in extremis des flammes.
Par chance, les vitraux historiques du XIXe siècle, conçus par Eugène Viollet-le-Duc, situés dans les chapelles du bas-côté sud (côté Seine), furent épargnés. Ils furent récemment nettoyés et restaurés.
Toutefois, le président de la République française, Emmanuel Macron, après avoir conduit une politique violemment anti-catholique pendant des années (inscription de l’avortement dans la Constitution, promotion acharnée de l’euthanasie), se croit légitime pour remplacer ces vitraux par des vitraux contemporains plus à son goût. Le président est même intervenu pour évincer les candidats initialement sélectionnés, Daniel Buren et Monique Frydman. Daniel Buren avait présenté un projet permettant de conserver les vitraux de Viollet-le-Duc. L’archevêque de Paris, Mgr Laurent Ulrich, valide la démarche.
L’enlèvement de ces six vitraux est un choix, pas une nécessité.
Plus de 335.000 citoyens, historiens, architectes et experts du patrimoine se sont opposés à ce projet. La Commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNPA), dont l’avis est simplement consultatif, a rejeté le projet à l’unanimité, avant de donner son accord le vendredi 13 juin 2025, sans le “valider”. L’association Sites et monuments a déposé un recours qui fut débouté par la justice. En Italie, Sœur Simona Brambilla envisage de porter plainte.
Le coût de la substitution des six vitraux s’élève à près de 4 millions d’euros. Une somme prélevée sur l’argent que les donateurs ont versé pour la remise en état de la cathédrale. Une somme considérable lorsqu’on sait combien d’églises sont en danger partout en France.
C’est également un beau cadeau l’artiste Claire Tabouret et l’atelier verrier rémois Simon-Marq. Le choix de cette artiste fut annoncé le mercredi 18 décembre 2024 dans un communiqué de presse conjoint du Palais de l’Élysée et du diocèse de Paris.
Claire Tabouret est une “peintre contemporaine”, qui vit et travaille à Los Angeles. Elle est connue pour réaliser des portraits lugubres avec du sang autour de la bouche, non sans rappeler les rites sacrificiels et les dépravations auxquels s’adonnent certaines élites.











Claire Tabouret peint également des reproductions des cartes du tarot Tarot Rider-Waite (ou tarot Waite–Smith, tarot Rider–Waite–Smith, tarot de Rider). Ce tarot fut illustré par l’artiste féministe et occultiste Pamela Colman Smith sur les instructions du franc-maçon et occultiste américano-britannique Arthur Edward Waite. Les détails et les arrière-plans des cartes du tarot Rider-Waite foisonnent de symboles. Selon les estimations, plus de 100 millions d’exemplaires du jeu circuleraient dans plus de 20 pays, en faisant le jeu de tarot le plus populaire jamais créé (cf. Sharmistha Ray, “Reviving a Forgotten Artist of the Occult”, Hyperallergic, 23 mars 2019). Pamela Colman Smith et Arthur Edward Waite étaient tous deux membres de l’Ordre hermétique de l’Aube dorée (The Hermetic Order of the Golden Dawn). Fondé à Londres par William Wynn Westcott, en 1888, cet Ordre était une société secrète britannique dédiée à l’étude et à l’enseignement des sciences occultes. Pamela Colman Smithre en devint membre en 1901 et y côtoya notamment le sataniste britannique Aleister Crowley. Arthur Edward Waite devint Grand Maître de l’Ordre en 1903. Il rejoignit, par ailleurs, en 1902, la secte rosicrucienne Societas Rosicruciana in Anglia (SRIA).
Claire Tabouret vit à Los Angeles avec son compagnon, l’artiste Nathan Thelen. À l’occasion du FOG Design+Art, ils réalisent ensemble des œuvres mettant à l’honneur Pamela Colman Smith.
Depuis 2019, Claire Tabouret et Nathan Thelen habitent une maison du quartier de Los Feliz. Au plafond de leur maison : une fresque qui reprend les motifs du tarot de Marseille. “[Réaliser cette fresque] est la première chose que nous avons faite, lorsque la maison était encore vide […] j’aime l’idée que la maison conserve ces souvenirs et cette énergie”, explique Claire Tabouret à AD Magazine.
Claire Tabouret est soutenue par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, le milliardaire et collectionneur d’art François Pinault qui achète ses œuvres et par Agnès Troublé, créatrice de la marque de luxe Agnès b., qui ont acheté plusieurs de ses tableaux. Elle a dessiné des sacs pour Dior. Après l’incendie, François Pinault et son fils François-Henri Pinault firent un don de 100 millions d’euros pour la reconstruction de Notre Dame de Paris. L’influence des Pinault n’est peut-être pas étrangère dans le choix de Claire Tabouret. En tout cas, la sélection de cette artiste participe à faire monter sa côte et donc la valeur des tableaux que Pinault lui a acheté.
La fabrication des nouveaux vitraux a commencé. Leur installation est prévue pour fin 2026. Mais, sous la pression publique, les autorités peuvent encore suspendre le projet avant le démontage des vitraux. → Signer la pétition