Points introductifs
Il est important de commencer ce dossier en rappelant les points suivants :
Les musulmans sont enfants de Dieu :
Dieu étant le Père de tous les humains, nous sommes tous frères et sœurs.
Nous recherchons tous au fond de nous-même la vérité, parce que, comme l’affirme Jésus, celle-ci nous rend libres (Jn 8, 32) ;
L’Église catholique “regarde avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa Mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes après les avoir ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne.” (cf. Déclaration Nostra Ætate, 28 octobre 1965).
Ainsi, nous savons que :
Nos pieux frères et sœurs musulmans détiennent des éléments de vérité :
- ils reconnaissent que Dieu est créateur du ciel et de la terre ;
- ils croient que Dieu est juge et qu’au terme de leur séjour terrestre les âmes peuvent aller au Paradis ou en enfer ;
- ils croient en deux mystères catholiques :
- Jésus-Christ est le Messie des temps derniers ;
- Marie fut et resta perpétuellement vierge ;
- ils croient que Jésus ne s’est jamais marié et est resté vierge ;
- ils craignent l’enfer ;
- ils s’efforcent, sous l’influence de la grâce de Dieu, d’agir de façon à accomplir sa volonté telle que leur conscience la leur révèle et la leur dicte.
Nos pieux frères et sœurs musulmans peuvent manifester de très belles qualités, et exercer de très belles valeurs et vertus :
- la recherche Dieu d’un cœur sincère ;
- l’adoration de Dieu manifestée par leur prosternation dans la prière ;
- la prière fervente ;
- la pratique d’une hospitalité généreuse ;
- le sens de la famille et l’amour filial ;
- le souci de transmettre ce qu’ils considèrent de meilleur à leurs enfants ;
- le respect de l’embryon et des anciens ;
- l’abstinence avant le mariage ;
- la continence (ils sont pudiques, ne s’alcoolisent pas, ne fument pas, jeûnent et donnent l’aumône) ;
- un certain esprit critique vis-à-vis du matérialisme et du progressisme.
Précisons enfin que :
Nous distinguons l’islam et les musulmans :
Nous faisons clairement la différence entre l’islam (système de pensée religieux et politique né au VIIème siècle) et les musulmans (personnes adhérant à ce système souvent par mimétisme familial, peur de l’enfer et/ou méconnaissance). En tant que catholiques, nous ressentons une profonde compassion pour les musulmans et il nous presse de leur transmettre la connaissance du Christ, plénitude de la vérité qui libère et de l’amour qui sauve.
L’islam et le christianisme sont profondément divergents :
Il est courant d’entendre des musulmans dire que l’islam et le christianisme sont similaires. En nous appuyant sur les sources scripturales, nous verrons que l’islam et le christianisme sont, au contraire, profondément divergents sur les plans théologiques et moraux.
Or, le même Dieu ne peut pas fonder deux religions se contredisant l’une l’autre. Soit l’une est vraie et l’autre fausse. Soit les deux sont fausses. C’est parce que nous aimons les musulmans comme nos frères et sœurs que nous voulons leur partager ce que nous croyons être la vérité, sans contrainte.
“Il faut être conscient, entre autres, de la divergence notable entre la culture européenne, qui a de profondes racines chrétiennes, et la pensée musulmane.” (Jean-Paul II, Exhortation apostolique Ecclesia in Europa, 28 juin 2003, n°57)
L’islam est une construction humaine :
Les musulmans pensent que le Coran, à la base de l’islam, est un livre incréé dicté par un ange sur ordre de Dieu. Or, nous allons voir ci-dessous comment l’islam a été construit par des hommes sur plusieurs siècles, notamment en reprenant des textes talmudiques (donc purement humains).
Le présent dossier s’inscrit dans cette quête nécessaire et vitale de la vérité. La vérité rend libre et tous les êtres humains y ont droit. La partager avec bienveillance et transparence est un acte d’amour.
Les sources islamiques de référence
Dans le cadre de ce dossier, nous allons recourir aux sources islamiques de référence.
Les théologiens de l’islam (les oulémas chez les sunnites et les hodjatoleslam chez les chiites duodécimains), s’appuient sur les sources scripturales suivantes pour étudier et enseigner l’islam :
Le Coran
Le Coran est le livre central de l’islam. Selon le narratif musulman, Muhammad (un surnom signifiant “le loué”) dicte son contenu de 610 jusqu’à sa mort en 632 après Jésus-Christ, qu’il reçoit en état de transe et dit provenir d’Allah ou d’une entité surnaturelle se présentant comme l’archange Gabriel.
Le contenu du Coran est donné en deux laps de temps :
- les versets de la “période mecquoise“, allant de 610 à 622,
- puis, les versets de la “période médinoise“, allant de 622 à 632 (abrogeant les premiers lorsqu’ils se contredisent).
Des deux périodes, les versets mecquois sont les moins violents (les musulmans devaient alors se montrer conciliant, car minoritaires). Ces deux lieux se trouvent dans l’actuelle Arabie saoudite.
Les versets coraniques sont souvent donnés à la suite d’événements historiques, d’une bataille, d’une situation pratique. Des livres, comme Tafhim al-Qur’an (The Meaning of Quran) de Sayyid Abul Ala Maududi, aident à saisir ce contexte historique.
Il s’agirait d’un livre “révélé” au mot près (là où la Torah ou la Bible sont des écrits “inspirés”). Le Coran précise même qu’il existerait “un Coran glorieux écrit sur une Tablette Gardée” au Ciel par des anges (sourate 85, versets 21 et 22) et qui serait l’écrit de référence par excellence et dont Muhammad aurait reçu la transcription.
C’est le troisième calife de l’islam, Othman ibn Affan, qui fait mettre par écrit le Coran, 15 ans après la mort de Muhammad.
Il fut rédigé en arabe classique, considéré par les musulmans comme la “langue du Ciel”.
Le Coran actuel compte 6235 versets répartis en 114 chapitres (nommés “sourates”). Les sourates ne sont pas classées par ordre chronologique, mais dans un ordre de longueur relativement décroissant (à l’exception de la première).
En réalité, il existe dix “lectures” (al-qirâ’ât al-‘ashr) distinctes du Coran, toutes sont considérées comme authentiques et légitimes. Les 10 lecteurs indépendants (qurrâ’) sont :
- Nāfi‘ al-Madanī
- Ibn Kathīr al-Makkī
- Abū ‘Amr al-Baṣrī
- Ibn ‘Āmir ash-Shāmī
- Āṣim ibn Abî al-Najûd al-Asadī al-Kūfī
- Ḥamza al-Kūfī
- al-Kisā’ī al-Kūfī
- Abū Ja‘far al-Madanī
- Ya‘qūb al-Ḥaḍramī
- Khalaf al-‘Āshir
Chacune de ces lectures est rapportée par deux élèves “rapporteurs principaux”.
Exemples :
- La lecture du grand lecteur Nāfi‘ al-Madanī fut rapportée par ses élèves :
- Qālûn (Abû Mûsâ ‘Īsâ ibn Mînâ),
- Warsh (Uthmân ibn Sa‘îd, surnommé Warsh par son maître).
- La lecture du grand lecteur Ibn Kathîr al-Makkî fut rapportée par ses élèves :
- al-Bazzî,
- Qunbul.
- La lecture du grand lecteur Āṣim ibn Abî al-Najûd al-Asadī al-Kūfī fut rapportée par ses élèves :
- Hafs ibn Sulaymân (lecture la plus répandue aujourd’hui dans le monde),
- Shu‘bah ibn ‘Ayyāsh.
L’analyse croisée de ces différentes lectures arriverait au chiffre impressionant de plus de 93.000 différences entre elles, donnant parfois un sens inverse à certains versets.
La Sunna et les hadiths
La Sunna désigne l’ensemble des paroles et des actes attribués au prophète Muhammad et rapportés sous la forme de hadiths.
Les hadiths, ou “tradition du Prophète”, sont les retranscriptions des actes et paroles de Muhammad (les “Dits du Prophète”) et de ses compagnons, sur la base de témoignages oraux.
Les sunnites possèdent six recueils majeurs de hadiths (“Kutub al-Sittah”, voulant dire “les six livres”) :
- Sahih al-Bukhari (compilé par l’imam Muhammad ibn Ismaïl al-Bukhari, au IXème siècle ; 7397 hadiths authentiques sur 300.000)
- Sahih Muslim (compilé par l’imam Muslim ibn al-Hajjaj, au IXème siècle, en Iran ; 7275 hadiths)
- Jami’ at-Tirmidhi (compilé par l’imam al-Tirmidhi ; 3101 hadiths)
- Sunan Abi Dawood (compilé par l’imam Abu Dawood ; 5274 hadiths)
- Sunan an-Nasa’i ou al-Sughra (compilé par l’imam An-Nassa’i ; 5314 hadiths)
- Sunan ibn Majah (compilé par l’imam Ibn Majah ; 4451 hadiths)
Les recueils de Bukhari et de Muslim sont les plus connus.
On dénombre, au total, plus de 500.000 hadiths. Certains parlent même de 1,5 millions. Ils peuvent aller d’une phrase à une ou deux pages, et font en moyenne trois paragraphes.
La Sunna complète le Coran et constitue la deuxième source de la foi, du droit islamique (charia), de la jurisprudence et de la pratique religieuse musulmane. Elle constitue un modèle à suivre pour la majorité des courants musulmans, afin d’imiter Muhammad dans leur vie quotidienne, religieuse et morale.
Certains éléments importants, comme les cinq prières quotidiennes ou l’âge de Muhammad au moment de sa “révélation”, ne proviennent que de hadiths (et non du Coran).
Nous pouvons consulter les recueils de hadiths en ligne gratuitement sur :
Les Sîra
Les Sîra sont les biographies de Muhammad composées à partir du VIIIème siècle sur la base du Coran et des hadiths.
La Sîra d’Ibn Hicham (mort en 834), basée sur une compilation antérieure mais perdue d’Ibn Ishaq (v. 704-767), est la plus ancienne biographie de Muhammad conservée et est réputée pour être la plus fiable. Mahmoud Hussein en a effectuée une traduction française (560 pages) agréée par le Conseil français du culte musulman (CFCM).
Les Tafsirs
Les Tafsirs sont des exégèses du Coran écrites par des religieux musulmans.
Une façade simple et cohérente
L’islam fonctionne et séduit parce qu’il propose une vision simple et cohérente :
- Il n’y a qu’un seul Dieu unique. (Donc il n’y aurait pas de Trinité.)
- Le Coran résumerait, rétablirait et achèverait tous les écrits religieux antérieurs. (Donc il n’y aurait pas besoin de lire et d’étudier ces derniers.)
- Toutes les grandes figures du judaïsme et du christianisme seraient des prophètes et Muhammad serait le dernier et le plus grand d’entre eux.
- Pour aller au Paradis, il faudrait être musulman et faire plus de bonnes actions que de mauvaises. On se sauverait par ses propres forces en suivant une logique quantitative.
- L’islam est une orthopraxie : Pour conduire sa vie, il faudrait appliquer ce qui est halal (“licite”), et proscrire ce qui est haram (“illicite”). (Il suffirait donc de connaître et d’appliquer de longues séries de préceptes codifiant tous les actes de la vie quotidienne.)
Mais, quand on gratte un peu la surface de ce vernis, lisse et simple, il craquelle rapidement, révélant un enchevêtrement d’incohérences et d’aberrations historiques, scripturales, théologiques et morales. Observons-les maintenant une à une.
Le problème historique
Depuis la fin de XXème siècle, l’islamologie, la science étudiant les premiers temps de l’islam, a énormément avancé et remet en question ses prétentions à l’historicité. Le 5 octobre 2023, Hocine Kerzazi a fait un travail de synthèse de plusieurs de ces points dans l’article L’islam à l’épreuve de ses origines, publié sur le site musulman Oumma.com.
La thèse du père Édouard-Marie Gallez, docteur en théologie et histoire des religions, intitulée Le Messie et son Prophète et publiée en deux tomes aux Éditions de Paris, puis vulgarisée et complétée par Odon Lafontaine (alias Olaf) dans son livre Le Grand secret de l’islam, met en lumière plusieurs éléments. Nous allons les voir ci-dessous.
Le messianisme nazôréen-quraychite
À partir du IVème siècle, les judéonazôréens composaient une petite secte juive messianique. Ces juifs, très minoritaires, reconnaissaient Jésus comme étant le messie et espéraient son retour. Et ils croyaient que pour que Jésus revienne, il fallait préalablement que le Temple de Jérusalem (anéanti en l’an 70) soit reconstruit, de gré ou de force. Les judéonazôréens auraient, en partie, réussi à convaincre leurs voisins quraychites (de la tribu de mercenaires Quraych dans laquelle serait né Muhammad) de cette nécessité. Unissant leur force, judéonazôréens et quraychites auraient tenté par deux fois de reconstruire le Temple, sans y parvenir. Leur démarche fut condamnée par l’évêque de Jérusalem. Les judéonazaôréens seraient éliminés à partir de l’an 640. Les quraychites auraient ensuite arabisé et diffusé leurs croyances, influençant l’islam naissant.
L’absence de Muhammad dans les sources extra-musulmanes
Étonnamment, les sources extra-musulmanes ne mentionnent ni Muhammad, ni le Coran, ni l’islam à cette époque. Ainsi :
- Saint Sophrone (v. 560-638), patriarche de Jérusalem, n’en parle pas dans ses récits de la prise de Jérusalem par le calife Omar ibn al-Khattab (584-644), pourtant présenté par les musulmans comme l’un des compagnons de Muhammad.
- Jean II d’Antioche (?-648), patriarche syriaque jacobite, n’en parle pas dans son dialogue avec le gouverneur de Hîms, Oumayr ibn Sad al-Ansari, pourtant présenté par les musulmans comme l’un des compagnons de Muhammad.
Il faut attendre le Xème siècle pour voir mentionné, dans les pays conquis par l’islam, un prophète auquel les Sarrazins auraient obéi.
L’anachronisme de La Mecque
L’islam présente La Mecque comme étant la ville natale de Muhammad. Or, d’après les fouilles archéologiques effectuées au XXème siècle, les toutes premières traces de construction de La Mecque remonteraient à l’an 670 environ, soit 40 ans après la mort de Muhammad. Avant cette date, la zone aurait été inhabitable en raison de sa topographie inondable.
Par ailleurs, les descriptions de La Mecque fournies par le Coran correspondent étrangement à la ville de Lattaquié en Syrie.
(À l’inverse, la ville de Médine, telle que décrite dans le Coran, serait exacte.)
Les premières mosquées
Les premières mosquées ne seraient pas orientées vers La Mecque.
L’argument islamique en faveur de l’authenticité du Coran
Beaucoup de musulmans (mais aussi de médias occidentaux) présentent le “Coran de l’université de Birmingham” comme étant le plus ancien du monde, datant seulement de 13 ans après la mort de Muhammad. Et, selon eux, cette version serait conforme au Coran actuel, constituant ainsi la preuve ultime de l’immuabilité de son contenu à traverser.
Toutefois, il est important de noter que :
- le “Coran de l’université de Birmingham” n’est constitué que de deux folios ne contenant, au total, qu’une soixantaine de versets (sur les 6236 versets du Coran complet, ou les 6214 versets de l’édition du Caire de 1924) ;
- le “Coran de l’université de Birmingham” contient des points diacritiques ; or, aucun folio ou même fragment coranique ne comporte de points diacritiques avant le VIIIème siècle, soit bien après le calife Othman (assassiné entre 654 et 656) ;
- ce n’est pas le contenu, mais le support (un parchemin en peau de mouton) qui serait évalué de 13 ans après la mort de Muhammad.
En savoir plus sur le Coran de l’université de Birmingham.
Le problème scriptural
Un livre présenté comme révélé
Les catholiques croient que les livres qui composent la Bible furent écrits par des hommes inspirés par Dieu. Ainsi, ces livres peuvent être étudiés, analysés et contextualisés.
À l’inverse, les musulmans croient que le Coran fut dicté mot à mot par Allah. Ainsi, le Coran serait “révélé” et “incréé” sous forme de dictées. Une copie identique du Coran existerait au Ciel, auprès de Dieu. Cette croyance leur interdit toute contextualisation critique du Coran (pouvant être perçue comme blasphématoire).
La complexe construction des sources islamiques
Les hadiths et les Siras furent mis par écrit à la fin du VIIIème siècle et s’inscrivent dans la construction idéologique du jeune empire abbasside. Le dogme musulman se cristallise dans les années 800. Dans un tel contexte, il n’est pas toujours évident de départager entre ce qui appartient à la réalité historique ou à la fiction.
Les multiples emprunts du Coran
Selon le théologien palestinien Sami Aldeeb, le Coran serait une grande compilation désordonnée de textes provenant à 80% de sources juives (Torah, Talmud, Midrash, contes) et de quelques textes chrétiens. Il ne se contente pas de l’affirmer, mais il le montre dans son étude Le Coran : texte arabe et traduction française, par ordre chronologique selon l’Azhar avec renvoi aux variantes, aux abrogations et aux écrits juifs et chrétiens présentée en deux colonnes. La première colonne contient le texte intégral du Coran, verset après verset, et la seconde donne, en miroir, sa source souvent rabbinique et parfois chrétienne.
Sami Aldeed émet l’hypothèse selon laquelle le Coran aurait été écrit par un rabbin juif converti – très érudit, mais maîtrisant imparfaitement l’arabe littéraire – mandaté par un calife pour asseoir son autorité. Sami Aldeeb penche pour cette explication en raison des quelque 2500 erreurs linguistiques observées dans le Coran.
Voici des passages rabbiniques (écrits par des hommes) reproduits, des siècles plus tard, dans le Coran (attribué à Allah) :
- En l’an 219, le rabbin Jehudah HaNaci commente le passage d’Abel et Caïn dans la Genèse en écrivant : “Quiconque sauve la vie d’un fils d’Israël, sauve le monde entier” (Talmud babylonien Sanhédrin 37a-38-39). Ce passage se retrouve à la sourate 5, verset 32, à la suite de l’histoire d’Abel et Caïn racontée aux versets précédents (27 à 31).
- Le passage du Talmud, Hagigah 12b : “il y a sept cieux superposés ; c’est une conception répandue dans une zone immense” se retrouve aux sourates 2, 29 ; 28, 86 ; 41, 11 ; 65, 12 et 68, 3.
- Le passage du Midrash Tanhouma, Bereshit 10, Pirke de Rabbi Eliezer 21 : “un corbeau apprend à Caïn à enterrer un mort” se retrouve au verset 31 de la sourate 5.
- Le passage du Talmud, Berachoth XLVI : “se purifier avec du sable en fait assez” se retrouve aux sourates 4, 43 et 5, 6.
- La légende du Midrash Bereshit Rabbah 8 ; Bereshit Rabbah 10 ; Pirké Rabbi Eliezer 11 ; Tanhuma Pequde 3 ; Pesikta de Rab Kahana 57a (“Dieu invita satan à se prosterner devant Adam, satan refusa, au motif qu’il avait été fait de feu alors qu’Adam avait été fait d’argile. Pour ce refus, satan fut maudit par Dieu.”) se retrouve aux sourates 2, 30-34 ; 7, 11-18 ; 15, 27-44 ; 17, 61-65 ; 18, 50 ; 20, 116 et 38, 71-85.
- La légende du Midrash Sanhedrin 109a (“Un tiers des hommes qui bâtirent la tour de Babel furent changés en singes.”) se retrouve aux sourates 5, 60 et 7, 166.
- La légende du Midrash Bereshit Rabbah 38 et Bereshit Rabbah 13 (“Abraham se demande si le soleil, la lune, etc. sont des dieux, et répond par la négative parce qu’ils disparaissent à certains moments.”) se retrouve à la sourate 4, 74-78.
- La légende apocryphe du Midrash Targoum Sheni, 1, 2, 3 ; Midrash Bamidar Rabbah 14, 3 ; Midrash Tanhouma 4, 110 et Midrash Qoheleth Rabbah 1, 1 (“Salomon, commandant une armée formée d’hommes, d’oiseaux et de djinns, envoie la huppe faire une reconnaissance au pays des Saba, à la suite de quoi la reine vient rendre visite à Salomon. Ce dernier la fait passer à travers une pièce dallée de cristal. La reine croit voir de l’eau, et relève sa robe. Salomon peut ainsi voir si, oui ou non, la reine a des jambes de chèvre.”) se retrouve aux sourates 21, 9-82 ; 27, 15-40 ; 34, 10-13 et 38, 17-19.
- Le passage du Midrash Sanhedrin 20b (“Salomon, ayant perdu son anneau magique, fut dépossédé de la royauté, et un démon prit son apparence et s’assit sur son trône. Lorsqu’il mourut, Salomon resta immobile appuyé sur son bâton, et pendant longtemps nul ne s’aperçut de sa mort.”) se retrouve aux sourate 34, 2-14 et 38, 30-34.
- Le passage du Midrash Shabbat, 119b ; Ketubot, 104a et Hagigah, 16a : “deux anges surveillent chaque homme afin de témoigner pour et contre lui lors du jugement dernier” se retrouve à la sourate 50, 7-18.
- Les versets 1 et 2 de la sourate 54 rapportent que Muhammad aurait miraculeusement divisé la lune en deux. Certains musulmans cherchent à justifier ce passage en montrant des photos satellites d’une rainure de 300 kilomètres de long et de 5 kilomètres de large, présente sur la surface lunaire et appelée Rima Ariadaeus. Or, il est probable que ces versets proviennent de textes antérieurs qui évoquent le thème de la division lunaire, à l’instar du Testament de Moïse, un apocryphe juif du Ier siècle (cf. Paul Neuenkirchen, “Sourate 54”, dans Le Coran des historiens, 2b, 1617 et suiv., Éditions du Cerf, 2019).
- Etc.
Il est manifeste que le Coran reproduit des passages du Talmud et du Midrash, deux recueils juifs compilant les commentaires et les légendes de grands rabbins sur la Torah. Or, tous les juifs – même les plus intégristes – considèrent le Talmud et le Midrash comme des œuvres purement humaines (les horreurs qu’ils contiennent en attestent largement) et non divines. Le Coran ne peut donc pas être “incréé”.
Retour au judaïsme
Par plusieurs aspects, l’islam apparaît comme un retour au judaïsme :
- Monothéisme rejetant la Trinité et la divinité de Jésus
- Circoncision
- Interdiction du porc
- Loi du talion (sourate 17, verset 33)
- Interdiction de représenter Dieu (cela étant considéré comme de l’idolâtrie)
- Voile féminin intégral et facial chez les plus religieux ; nommé frumka ou shal chez les juifs ultra-orthodoxes haredim, et burqa (qui masque les yeux par une grille ou un voile léger) ou niqab (qui laisse uniquement les yeux visibles) chez les musulmans
Lorsque le Coran dit une chose et son contraire
Mais les contradictions ne se limitent pas entre la Bible et le Coran, elles sont également présentes au sein même du Coran. Une lecture assidue du Coran y décèle une liste impressionnante de contradictions. Exemples :
- Allah a-t-il créé le monde en deux jours (sourate 41, 9), en six (sourate 7, 54 ; 10, 3 ; 11, 7 ; 25, 59), en huit (sourate 41, 9-12), ou bien instantanément (sourate 2, 117) ?
- Allah a-t-il créé la terre puis le ciel (sourate 2, 29), ou le ciel puis la terre (sourate 79, 27-30) ?
- Le ciel et la terre étaient-ils d’abord une masse compacte qu’Allah a séparée (sourate 21, 30), ou bien deux masses séparées qu’il a réunies (sourate 41, 11) ?
- L’homme a-t-il été créé à partir d’un caillot de sang (sourate 96, 1-2), d’eau (sourate 21, 30 ; 24, 45 ; 25, 54), de terre (sourate 11, 61), d’argile (sourate 15, 26), de poussière (sourate 3, 59 ; 30.20 ; 35.11), de sperme (sourate 16, 4), ou bien de rien (sourate 19, 67) ?
- Allah a-t-il créé les hommes et les djins pour l’adorer (sourate 51, 56) ou pour peupler l’enfer (sourate 7, 179) ?
- Les créatures se prosternent-elles toutes devant Allah : oui (sourate 16, 48-49 ; 30, 26) ou non (sourate 7, 11) ?
- Le mal vient-il des humains (sourate 4, 79), de satan (sourate 38, 41), ou bien d’Allah (sourate 4, 78 ; 17, 61) ?
- Iblis (satan) est-il un ange (sourate 2, 34) ou un djin (sourate 18, 50) ?
- Caïn est-il au nombre des perdants : oui (sourate 5, 27 & 30) ou non (sourate 5, 31) ?
- Allah a-t-il sauvé le fils de Noé : oui (sourate 21, 78 ; 37, 77) ou non (sourate 11, 42-43) ?
- Quelle est la seule réponse que firent les habitants de Sodome à Lot : celle-ci (sourate 7, 82) ou celle-là (29, 29) ?
- La femme de Lot a-t-elle été sauvée : oui (sourate 26, 170-171) ou non (sourate 7, 83) ?
- Les ennemis de Noé ont-ils été engloutis par le Déluge : oui (sourate 11, 38) ou non (sourate 54, 9-11) ?
- Abraham n’a-t-il jamais été parmi les associateurs : oui (sourate 2, 135) ou non (sourate 6, 76-78) ?
- Dans l’entourage de Pharaon, des Égyptiens croyaient en Moïse : oui (sourates 7, 120-122 ; 20, 70 ; 26, 46-48) ou non (sourate 10, 83) ?
- Pharaon a-t-il été sauvé : oui (sourate 10, 92) ou non (sourates 17, 103 ; 28, 40 ; 43, 55) ?
- Aaron a-t-il péché avec les Hébreux renégats : oui (sourates 7, 151 ; 9, 92 ; 20, 87 & 92-94) ou non (sourate 20, 94) ?
- Allah a-t-il donné le Coran à Muhammad par l’Esprit-Saint (sourate 16, 102) ou par l’archange Gabriel (sourate 2, 97) ?
- Le Coran confirme-t-il l’Évangile (sourate 2, 97) ou le remplace-t-il (sourate 16, 101) ?
- Faut-il prendre Muhammad pour modèle, oui (sourate 33, verset 21) ou non (sourate 7, verset 3) ?
- Qui a été le premier musulman : Muhammad (sourate 6.14), Abraham (sourate 2, 131 ; 3, 67), un groupe d’Égyptiens (sourate 26, 51), Moïse (sourate 7, 143), ou Adam (sourate 2, 37) ?
- Muhammad a-t-il vu Allah (sourate 53, 1-18 ; 81, 15-29), ou bien non (sourate 6, 102-103 ; sourate 42, 51) ?
- Allah a-t-il détruit le peuple de Aad en un jour (sourate 54, 19), en huit (sourate 69, 7), ou davantage (sourate 41, 16) ?
- A-t-il rejeté Jonas sur la plage (sourate 37, 145), ou pas (sourate 68, 49) ?
- Un seul ange apparut-il à la Vierge Marie (sourate 19.17), ou plusieurs (sourate 3, 45) ? Jésus se trouve-t-il au Ciel (sourate 3, 45 ; 4, 158), ou en enfer (sourate 21, 98) ?
- Si Allah a envoyé des messagers à chaque peuple (sourate 10, 47), et si Abraham et Ismaël sont venus construire la Kaaba (sourate 2, 125-129), en sorte qu’il y a eu des avertisseurs en Arabie avant la venue de Muhammad (sourate 35.24) ― y compris des missionnaires chrétiens ! ―, comment le Coran peut-il dire que les Arabes n’ont jamais reçu d’avertisseurs avant Muhammad (sourate 28, 46 ; 34, 44 ; 36, 6) ?
- Allah n’envoie-t-il que des hommes comme messagers (sourate 12, 109), ou bien aussi des anges (sourate 22, 75), et, si oui, les anges mangent-ils et font-ils leurs courses au marché (sourate 25, 20) ?
- Le Coran a-t-il été révélé à Muhammad au long des 23 ans de son rôle prophétique (sourate 17, 106), est-il descendu du Ciel en l’espace d’un mois (sourate 2, 185), ou bien d’une seule nuit (sourates 2, 97 ; 44, 3 ; 97, 1) ?
- Muhammad était-il analphabète (sourate 7, 157-158), ou non (sourates 16, 98 ; 17, 14&45 ; 96, 1&3) ?
- Allah est-il vraiment le seul à connaître l’interprétation du Coran (sourate 3, 7), ou bien Muhammad connaît-il lui aussi le secret du mystère divin (sourate 72, 26-27) ?
- Comment est-il licite d’épouser la femme de ses fils adoptifs (sourate 33, 37) s’il est interdit d’adopter des enfants (sourate 33, 4-5) ?
- La fornication des femmes est-elle punie par la flagellation (sourate 24, 2), ou par la réclusion à perpétuité (sourate 4, 15) ?
- Le mariage avec des non musulmanes est-il interdit (sourate 2, 221) ou non (sourate 5, 5) ?
- L’usage du vin est-il interdit (sourate 5, 90-91), ou non (sourate 4, 43) ?
- Le vin est-il un cadeau de Dieu (sourate 47, 15) ou du diable (sourate 5, 90) ?
- Faut-il montrer de l’affection à ses parents mécréants (sourate 17, 23-24 ; 31, 14-15 ; 29, 8), ou non (sourate 9, 23 ; 58, 22) ?
- Comment Allah peut-il ne pas vouloir que tous les hommes croient (sourate 10, 99), et s’en étonner (sourate 84, 20) ?
- Un jour pour Allah vaut-il pour nous mille ans (22.47), ou bien cinquante mille ans (70.4) ?
- Allah considère-t-il certains messagers plus élevés que d’autres (sourate 2.253), ou bien non (sourate 2.285) ?
- Au jour du Jugement dernier, Allah témoignera-t-il seul contre l’humanité (sourate 5.109), ou bien non (sourate 2.143) ?
- Acceptera-t-il alors l’intercession pour autrui (sourate 20, 109 ; 34, 23 ; 43, 86 ; 53, 26), ou bien non (sourate 2, 122-123&254 ; 6, 51 ; 82, 18-19) ?
- Peut-on se charger des péchés d’autrui (sourate 16.25), ou pas (sourate 17, 13-25) ?
- Allah récompense-t-il les bonnes actions des mécréants (sourate 99, 7) ou pas (sourate 9, 17) ?
- Au dernier jour, y aura-t-il trois groupes distincts de personnes (sourate 56, 7), ou bien seulement deux (sourate 90, 18-19 ; 99, 6-8) ?
- Le repentir aux portes de la mort est-il agréé (sourate 10, 90-92), ou pas (sourate 4, 18) ?
- Ceux qui font de bonnes œuvres seront ils récompensés (sourate 2, 62 ; 99, 7), ou pas (sourate 9, 17-30) ?
- Les chrétiens seront ils sauvés (sourate 2, 62 ; 3, 55 ; 5, 69), ou non (sourate 3, 85 ; 5, 72) ?
- Les croyants s’interrogeront-ils alors mutuellement (sourate 37, 27 ; 52, 25), ou non (sourate 23, 10) ?
- Finalement, Allah pardonne-t-il tous les péchés (sourate 39, 53), y compris l’idolâtrie (sourates 2, 51 ; 4, 153 ; 25, 70), ou pas (sourate 4, 48&116) ?
- Allah pardonne-t-il la calomnie des femmes chastes (sourate 24, 5), ou pas (sourate 24, 23) ?
- Qui accueille les âmes à leur trépas : Allah (sourate 39, 42) ou l’Ange de la mort (sourate 32, 11) ?
- Les damnés recevront-ils leur acte d’accusation dans leur main gauche (sourate 69, 25) ou dans leur dos (sourate 84, 10) ?
- Les damnés auront-ils pour seule nourriture les fruits de l’arbre de Zakkoun et une mixture d’eau bouillante (sourate 37, 66), du pus (sourate 69, 36) ou des épines (sourate 88, 6) ?
- L’enfer est-il éternel : oui (sourate 2, 167 ; 5, 37) ou non (sourate 19, 71-72) ?
Les consignes de certains versets s’opposent aux consignes d’autres versets. Par exemple, le verset 256 de la sourate 2 dit “nul contrainte en religion”, alors que le verset 89 de la sourate 4 dit “[si les mécréants] se détournent [de la cause de Dieu], emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez”.
Or, le verset 82 de la sourate 4 dit que “si le Coran ne venait pas de Dieu, on y trouverait beaucoup de divergences”. En effet, Dieu étant parfait, il ne peut pas se contredire. Les très nombreuses contradictions qu’il contient montrent assez clairement qu’il s’agit d’une œuvre humaine.
Pour surmonter ces contradictions flagrantes, les imams ont instauré la règle des “versets abrogatifs” (mansukh ou nasikh en arabe) voulant que les versets écrits les plus récemment annulent les versets les plus anciens lorsqu’ils les contredisent.
Malheureusement, avec cette règle, ce sont les versets les plus violents (époque médinoise) qui l’emportent. Cela s’explique par le fait que les versets les plus conciliants furent rédigés à la période mecquoise (lorsque les musulmans étaient en infériorité numérique). Puis, progressivement, au fur et à mesure de la montée en puissance de l’islam et de ses conquêtes militaires, le ton s’est durci.
Les inversions scripturales
Malgré ses nombreux emprunts, le Coran inverse des éléments antérieurs à de nombreuses reprises.
- Dieu aurait demandé de sacrifier Ismaël (Ismaïl) et non Isaac (Ishaq).
- Marie, la mère de Jésus, est la fille d’Anne et de Joachim. Mais pour les musulmans, elle serait la fille d’Amram et de Yokébed et la sœur aînée de Moïse et d’Aaron.
- Jésus aurait été élevé au Ciel avant d’être crucifié (Coran, sourate 4, verset 157), et ce serait Judas ou Simon de Cyrène qui serait à sa place sur la croix.
- Pour les musulmans, Jésus aurait été crucifié “en apparence” (Coran, sourate 4, versets 157-158). Or, si son sacrifice pour nous racheter est factice, la rédemption l’est aussi.
- Selon les versets 151-152 de la sourate 37, Dieu n’aurait pas engendré Jésus. Or, après le baptême de Jésus au Jourdain, l’Esprit de Dieu dit : “Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie.” (Mc 1, 10-11)
- Isaac et Ismaël.
Le problème moral
Même si les textes islamiques rapportaient des vérités historiques et si Muhammad avait réellement existé, ces textes et ce chef continueraient de poser de graves problèmes moraux.
Observons :
Muhammad
Il serait mort le 8 juin 632.
L’envoyé de qui ?
Annoncé par personne, Muhammad dit être un prophète enseigné par Allah et par une entité surnaturelle se présentant comme l’archange Gabriel. Ses communications surnaturelles vont s’étendre sur 23 ans.
Muhammad tombe régulièrement en convulsions/transe lorsqu’il canalise des versets. Malgré les apparences, on ne peut pas parler de crise d’épilepsie du fait que Muhammad se souvienne de ce qu’il a reçu.
Cette entité le menace de l’enfer s’il se montre réticent à transmettre ses messages.
Les contenus de ses messages contredisent les évangiles sur le plan théologique (négation de la divinité de Jésus, de sa crucifixion et de sa résurrection, du baptême, de la Trinité, etc.) et sur le plan moral (autorisation de la polygamie, du mariage infantile, des mutilations corporelles, des conversions forcées, etc.).
La Bible prévient clairement à ce sujet : “si un ange du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème !” (Ga 1, 8)
Muhammad à la lumière de ses privilèges
Certains de ces versets sont rédigés au seul bénéfice de Muhammad :
- Les musulmans ne peuvent pas avoir plus de quatre femmes simultanément (sourate 4, 3), sauf Muhammad qui en eu trois fois plus (13 femmes).
- Le verset 23 de la sourate 4 stipule, entre-autres, qu’il est interdit d’épouser ses nièces. Mais, vingt-neuf sourates plus loin, Muhammad en est exonéré : “Ô Prophète, nous déclarons licites pour toi les épouses légitimes que tu as dotées, les captives que Dieu t’a accordées au titre de butin de guerre, les filles de tes oncles paternels et maternels, les filles de tes tantes paternelles et maternelles qui ont émigré avec toi, ainsi que toute croyante qui se donne à toi pourvu que tu acceptes de l’épouser. C’est là un privilège qui t’est réservé, à l’exclusion des autres croyants. Certes, nous connaissons les règles que nous leur avons prescrites au sujet de leurs épouses et de leurs esclaves. Il n’y a pas lieu, Prophète, d’éprouver la moindre gêne à cet égard. Dieu est indulgent et miséricordieux” (Sourate 33, 50).
- La sourate 33 liste des mesures destinées au seul confort de Muhammad :
- versets 37-38 : Un jour, Muhammad, en rendant visite à son fils adoptif, Zaïd Bin Harithah, il désira sa femme, Zainab (ou Zaynab). Toutefois, le verset 23 de la sourate 4 précise qu’il est interdit, entre-autres, d’épouser les femmes de ses fils. Pour tranquilliser Muhammad, Allah lui envoie deux versets (sourate 33, versets 37 et 38) faisant exception pour les fils adoptifs : “[…] Lorsque Zaïd eut cessé toute relation avec sa femme, nous te la donnâmes en mariage afin qu’il ne soit plus interdit aux musulmans d’épouser les femmes avec lesquelles leurs fils adoptifs auront cessé tout commerce. […]” Ainsi Muhammad put faire de Zainad sa septième épouse.
- verset 51 : Muhammad peut disposer à sa guise de ses épouses, et celles-ci, avec joie, ne peuvent rien lui refuser.
- verset 52 : Muhammad n’a plus le droit changer de femmes ou d’en épouser de nouvelles, à l’exception de ses esclaves précise le texte.
- verset 53 :
- On ne doit pas entrer dans la demeure de Muhammad si nous n’y sommes pas invités,
- On ne doit pas le déranger,
- Si l’on vient demander un ustensile à ses femmes, on doit le faire derrière une cloison pour ne pas l’offenser Muhammad.
- Le verset finit en disant qu’il ne faudra épouser ses femmes après son décès, car “ce serait, auprès d’Allah, un énorme péché”.
Nous sommes là aux antipodes de Jésus qui lavait les pieds de ses disciples et enseignait que le plus grand est le serviteur de tous.
Muhammad à la lumière des dix commandements
Dans l’Ancien Testament, Dieu donne à son peuple dix commandements (Décalogue). Ils sont composés de neuf interdictions et d’une obligation :
Aimer Dieu de tout son être :
- 1 : Ne pas avoir d’autres dieux que Dieu ; l’aimer plus que tout et l’adorer.
- 2 : Ne pas employer le nom de Dieu irrespectueusement.
- 3 : Ne pas travailler le jour du Seigneur.
Aimer son prochain comme soi-même :
- 4 : Honorer ses parents.
- 5 : Ne pas tuer.
- 6 : Ne pas succomber à l’impureté et à l’adultère.
- 7 : Ne pas voler.
- 8 : Ne pas mentir.
- 9 : Ne pas succomber à la concupiscence charnelle.
- 10 : Ne pas succomber à la convoitise matérielle.
Les catholiques croient qu’au terme de leur vie ils seront jugés sur l’Amour dont ils auront fait preuve, en général, et sur leur respect des dix commandements, en particulier.
Lorsque nous lisons la vie de Muhammad telle qu’elle est décrite dans les textes islamiques (Coran, hadiths, Sîra), nous pouvons constater que celui-ci aurait enfreint, au moins, six des dix commandements divins. En effet, selon ces textes :
D’après Omar ibn al-Khattâb (584-644), qui était l’un des compagnons de Muhammad, ce dernier embrassa une pierre noire, la kaaba.
Sources :
Sahih Muslim, livre 7, hadith 2895
Sahih Muslim, livre 7, hadith 2912
Sahih Muslim, livre 7, hadith 2913
Sahih Muslim, livre 7, hadith 2914
Toujours selon Omar ibn al-Khattâb, Muhammad aurait dit que toucher les deux coins [de la pierre noire] expie les péchés, ainsi que de tourner autour sept fois autour.
Source :
Jami’ at-Tirmidhi, volume 2, livre 4, hadith 959
= donc il n’a pas respecté le Commandement n°1 en introduisant une pratique idolâtre attribuant à un élément naturel (une pierre) une prérogative de Dieu (en effet, seul Dieu peut pardonner les péchés).
Muhammad invoqua Dieu pour tuer. Il approuva, au nom de Dieu, la décapitation de centaines de juifs de la tribu médinoise des Banu Qurayza, en l’an 627 (cf. Sira Ibn Hicham).
= donc il n’a pas respecté le Commandement n°3 interdisant d’invoquer le nom de Dieu pour le mal.
Muhammad était un chef de guerre et mena 82 batailles.
Muhammad lapida à mort une personne de la tribu arabe de Banu Aslam et un couple juif pour cause d’adultère (Sahih Muslim, livre 17, hadiths n°4211, n°4212, n°4213, n°4216).
Muhammad fit tuer des poètes :
- le centenaire Abou ‘Afak dont il n’appréciait pas les critiques (cf. Ibn Ishaq, Sira Rasul Allah et Ibn Sa’d al-Baghdadi, Kitab al-Tabaqat al-Kabir),
- Ka’b ibn al-Ashraf en 624, un poète juif qui s’était opposé à lui et avait composé des poèmes pour se lamenter du massacre de masse ayant eu lieu à Badr (Sira Ibn Hicham).
- Al Nadr ibn al-Harith,
- Abu Rafi ‘ibn Abi Al-Huqaiq,
- Abdullah bin Khatal,
- Fartana,
- Quraybah,
- Huwayrith ibn Nafidh,
- Ka’b ibn Zuhayr ibn Abi Sulama,
- Al-Harith bin al-Talatil,
- Abdullah ibn Zib’ari,
- Hubayrah
Source : Tableau Liste_des_meurtres_ordonnes_ou_soutenus_par_Muhammad.htm
Le meurtre des non musulmans est autorisé par les sourates 2, 154 & 191 ; 3, 145 ; 8, 72 ; 9, 5 & 14 ; 47, 4 & 6.
Le meurtre des apostats est demandé par la sourate 4, 89 et par de nombreux hadiths (ex : Sahih al-Bukhari, Vol. 9, Book 84, Hadith 57).
Il est licite de tuer “pour une bonne cause [en accord avec la loi]” (Surah An’am 6:151.5).
= donc il n’a pas respecté le Commandement n°5 interdisant le meurtre.
Muhammad conseilla de boire du lait et de l’urine de chameau à des fins thérapeutiques (Sahih al-Bukhari, n°5686).
Muhammad prit pour lui des femmes mariées à ses ennemis tués.
Muhammad eu des rapports sexuels adultérins avec une copte nommée Myriam (Mâria), servante de sa femme Hafsa, dans la maison de cette dernière (sourate 66,1-4 ; Tafsir al-Jalalayn).
Il prit pour lui des femmes mariées à d’autres hommes, dont Zainad l’épouse de son fils adoptif Zaïd (pour ce faire, il dicta les versets 37 et 38 de la Sourate 33).
L’autorisation et la pratique de la polygamie place dans une situation d’adultère.
= donc il n’a pas respecté le Commandement n°6 interdisant de succomber à l’impureté et à l’adultère.
Muhammad pilla des caravanes et des villes avec ses compagnons.
= donc il n’a pas respecté le Commandement n°7 interdisant le vol.
= donc il n’a pas respecté le Commandement n°9 interdisant de succomber à la concupiscence charnelle.
Muhammad convoita les biens présents dans des caravanes et des villes et les attaqua pour s’en emparer.
Il sera à la fin de sa vie, l’homme le plus riche et puissant de la péninsule arabique.
= donc il n’a pas respecté le Commandement n°10 interdisant de succomber à la convoitise matérielle.
Le verset 2 de la sourate 48 nous apprendre que Muhammad est pécheur. Et ce dernier reconnaît qu’il ne sait pas s’il sera sauvé : “Par Allah, bien que je sois le messager d’Allah, j’ignore ce qui m’arrivera, tout comme toi.” (Sahih Boukhari, vol.9, I, 87, n°145)
Cela est tout de même problématique pour l’homme que l’islam présente comme étant le plus exemplaire de tous.
La version coranique des Dix commandements
Le Coran donne une version modifiée des Dix commandements bibliques versets 151-153 de la sourate 6 :
“Dis : “Venez, je vais vous réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne lui associez rien, et soyez bienfaisants envers vos père et mère. Ne tuez pas vos enfants à cause de la pauvreté, car c’est Nous qui vous nourrissons tout comme eux. N’approchez pas les turpitudes, publiquement ou en secret. Et ne tuez pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, si ce n’est de plein droit. Voilà ce qu’Il vous a commandé de faire, afin que vous compreniez. Et ne vous approchez des bienfaits de l’orphelin que de la plus belle manière, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité. Donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous ne chargeons une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s’il s’agit d’un proche parent. Et tenez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu’Il vous recommande afin que vous vous rappeliez. Et voilà mon chemin, dans toute sa rectitude ; suivez-le donc et ne suivez pas les sentiers qui vous écarteraient de Sa voie.” Voilà ce qu’Il vous recommande afin que vous Le craignez.”
En s’appuyant sur ces versets, les musulmans listent ces dix commandements ainsi :
- N’adorez qu’Allah Seul sans rien Lui associer.
- Soyez bienfaisants envers vos père et mère.
- Ne tuez pas vos enfants pour cause de pauvreté.
- N’approchez pas des turpitudes ouvertement ou en cachette.
- Ne tuez qu’en toute justice la vie qu’Allah a rendue sacrée.
- Ne vous approchez des biens de l’orphelin que de la plus belle manière, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité.
- Donnez la juste mesure et le bon poids.
- Soyez équitables quand vous parlez même s’il s’agit d’un proche parent.
- Remplissez votre engagement envers Allah.
- Suivez le chemin d’Allah dans toute sa rectitude et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.
Nous voyons que, dans la version coranique, le meurtre, l’impureté, l’adultère, le vol ou la convoitise ne sont plus strictement interdits.
Muhammad et ses compagnons pillent, attaquent et répandent souvent leurs vues par la violence.
Autres actes problématiques
Toujours selon les sources islamiques, nous pourrions ajouter :
Les violences conjugales
Muhammad autorisa les violences conjugales (sourate 4, 34) et frappa son épouse enfant, Aïcha, sur la poitrine ce qui lui fit mal (Sahih Muslim, Book 4, Hadith 2127).
Sur la base de ces faits, les talibans ont inscrit, dans le code pénale afghan, l’autorisation pour un mari de punir physiquement son épouse (système du ta’zîr) au début de l’année 2026. Ils ont également inscrit une peine de 3 mois d’emprisonnement pour toute femme rendant visite à ses proches sans l’autorisation de son époux.
Le viol
Muhammad viola des captives (sourate 4, 24).
La p***philie
Muhammad épousa à une enfant de 6 ans nommée Aïsha et coucha avec elle trois plus tard, alors qu’il avait plus de 50 ans (cf. al-Bukhari : volume 5, livre 58, n°234 et 236 ; volume 5, hadiths 3894 et 3896 ; volume 7, livre 62, n°64, 65 et 88 ; volume 7, hadiths 5133 5134 ; volume 8, hadith 6130. Muslim : livre 8, n°3309, 3310 et 3311. Sunan Abu Dawud : livre 41, n°4915 et 4917. Lire ces passages en ligne.)
L’esclavagisme
Muhammad posséda, vendit et acheta des esclaves noirs (cf. al-Bukhari, livre 91, hadith 368).
Muhammad posséda des dizaines d’esclaves (غلام) domestiques et sexuelles.
Sur la base de ces faits, les talibans ont rétabli, dans le code pénale afghan, la légalisation de l’esclavage au début de l’année 2026, y compris le concubinage forcé à visée sexuelle.
La mutilation, les actes de torture et de barbarie. (Réflexion : les démembrements pour cause de vol peuvent sembler paradoxaux du fait que Muhammad lui-même pilla des caravanes.)
Muhammad enseigna que ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et sèment la corruption sur la terre, doivent être soit tués, soit crucifiés, soit amputés de leur main et de leur jambe opposées, soit expulsés du pays (sourate 5, 33)
Muhammad fit torturer Kinana, l’époux de la juive Safiya afin de découvrir l’emplacement de son trésor (Sira Ibn Hicham)
Muhammad démembra des voleurs :
- fit couper les membres d’un voleur récidiviste jusqu’à ce que ledit voleur soit tué (Sunan Abi Dawud, Book 39, Hadith 4396)
- fit couper la main d’une (ou plusieurs) femme(s) ayant commis un vol (cet épisode est rapporté dans des dizaines de hadiths : Sahih al-Bukhari, n°3733 ; Sahih al-Bukhari, n°6787 ; Sahih Muslim, n°1689 ; Sunan Abi Dawud, n°4374 ; Sunan Abi Dawud, n°4396 ; Sunan an-Nasa’i, n°4891 ; Sunan an-Nasa’i, n°4897 ; etc.),
- coupa lui-même la main d’un homme qui avait volé un bouclier valant trois ou cinq dirhams (Sahih al-Bukhari, Vol. 8, Book 81, Hadith 788 ; Sunan an-Nasa’i, n°4913 ; Malik, livre 41, hadith 21 ; etc.),
- coupa lui-même les mains et les pieds et brûla les yeux avec du fer chauffé à blanc d’un groupe d’hommes qui venaient de tuer des bergers et de voler des chameaux (Sahih al-Bukhari, n°5686),
- mort par emmurement – sourate 4, 15,
- amputation – sourate 5, 38,
- décapitation, lapidation, crucifixion et crimes d’honneur, prescrit par la charia, sont toujours en vigueur en terre d’islam
- etc.
La prostitution
Muhammad autorisa le mariage temporaire ou Mut’a (plaisir, jouissance) (sourate 4, 24)
La belligérance
Muhammad encouragea de combattre et de mourir en martyr pour la cause d’Allah (Sahih al-Bukhari, Vol. 1, Book 2, Hadith 36)
La maltraitance animale
Muhammad ordonna de tuer tous les chiens, avant de limiter ce massacre aux seuls chiens noirs (Sunan Abi Dawud 2846, Book 16, Hadith)
Conclusion
Avec un tel casier judiciaire, Muhammad aurait encouru, de nos jours, la réclusion criminelle à perpétuité, doublée de fortes mesures de sûreté. Le problème est que les musulmans considèrent Muhammad comme “le meilleur modèle” religieux, sociétal et politique.
“En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment.” (sourate 33, 21)
De nombreux passages du Coran demandent aux musulmans d’obéir à Muhammad : 3:32 ; 3:132 ; 4:13 ; 4:59 ; 4:69 ; 5:92 ; 8:1 ; 8:20 ; 8:46 ; 9:71 ; 24:47 ; 24:51 ; 24:52; 24:54 ; 24:56 ; 33:33 ; 47:33 ; 49:14 ; 58:13 ; 64:12.
Cela explique que tous les imams réformateurs ont échoué.
D’ailleurs, le Coran dénonce les “réformateurs” :
“Quand on leur dit : “Ne semez pas la corruption sur la terre”, ils disent : “Au contraire nous ne sommes que des réformateurs !” Certes, ce sont eux les véritables corrupteurs, mais ils ne s’en rendent pas compte.” (Coran, sourate 2, versets 11-12)
En effet, ce n’est pas dans la réforme de Muhammad que se trouve le salut, mais dans la conversion au Christ.
Jésus : “Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père sinon par moi.” (Jn 14, 6)
Jésus : “Il en est bien ainsi : Dieu, le Roi des rois, a choisi un seul, son Fils, pour construire dans les cœurs sa maison.” (Valtorta, 78.6 ; citant Is 9, 4-5)
Muhammad à la lumière des trois tentations au désert
Tout de suite après son baptême, Jésus est poussé par l’Esprit de Dieu au désert. Il s’y recueille pendant quarante jours, jeûnant et priant. Au terme de cette retraite, le diable se présente à lui pour le tenter à trois reprises : sur la chair, sur l’orgueil, sur la puissance. Jésus rejette ces tentations en leur opposant systématiquement les Écritures saintes.
En observant la vie de Muhammad, on constate que là où Jésus a dit “non”, le fondateur de l’islam a dit “oui” :
- Il s’est enrichi démesurément, notamment en multipliant les pillages et les razzias.
- Il a recherché et exercé le pouvoir temporel.
- Il a plongé dans la luxure, accumulant femmes et esclaves sexuelles.
La mort de Muhammad
Les sources islamiques divergent quant aux conditions de la mort de Muhammad :
L’hypothèse traditionaliste :
- Muhammad serait mort à 63 ans, le 28 mai ou le 8 juin 632, à Médine, d’une courte pleurésie, une maladie respiratoire considérée en islam comme étant d’origine satanique.
Les hypothèse chiites :
- Muhammad serait mort dans la ville de Khaybar après avoir mangé une épaule d’agneau empoisonnée et cuite par Zaynab bint Al-Harith, une juive originaire de cette ville, dont il avait massacré le père, l’époux, l’oncle et le peuple (cf. Ibn Ishaq, The Life of Muhammad ; Umar al-Waqidi, The Life of Muhammad ; Sahih Bukhari, volume 3, livre 47, hadith 786). Après avoir mangé de cette viande, Muhammad dit à Zaynab qu’Allah ne lui donnera jamais le pouvoir de l’empoisonner (Sahih Muslim, livre 26, hadith 5430). Toutefois, selon Aïcha, il serait mort dans d’atroces douleurs : “Je n’ai jamais vu quelqu’un souffrir plus de douleur que le messager d’Allah” (Sunan Ibn Majah, p.1622). Le poison mit un certain temps à le tuer. Ali ibn Abi Talib (quatrième calife de l’islam) qui lava son corps après sa mort constata que Muhammad avait une érection, ce qui confirmerait la thèse de l’empoisonnement (symptôme courant). Un compagnon de Muhammad, nommé Bishr, mourut également en mangeant de la même viande (Ibn Sa’d, pp. 252-253). Cet assassinat vengeur (loi du talion), participe d’une certaine judéophobie chez les musulmans (“les juifs sont les méchants, ils ont tué tous les prophètes”).
- Muhammad serait mort en respirant une pomme donnée par Azraël, l’ange de la mort (sur le modèle des légendes juives liées à la mort de Moïse).
Quelle que soit l’hypothèse retenue, elle contredit la protection divine de Muhammad évoquée dans le Coran.
Source : http://islam.faq.free.fr/islam/mort-Muhammad-poison.htm
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mort_de_Muhammad
La violence
Dans son livre Fascination du dijhad. Fureurs islamistes et défaite de la paix (PUF, 2016), l’historien français Gabriel Martinez Gros montre comment, en Occident et en Chine, la religion a pour effet de pacifier la société. Dans un tel contexte, les États cherchent “les ressources de violences” nécessaires à leur fonctionnement.
En terre musulmane, c’est l’inverse. C’est la religion musulmane qui produit la violence et les États/Empires qui jouent le rôle de pacificateurs.
Pour Gabriel Martinez Gros, les membres de Daech ne sont pas des déséquilibrés mentaux, mais de véritables ennemis idéologiques. Il note, par ailleurs, que plus l’Occident se pacifie, plus Daesh récupère le monopole de la fascination de la violence collective (dirigée contre l’Occident).
Une femme vaut deux fois moins qu’un homme
En matière de témoignage :
“[…] Si le débiteur est gaspilleur ou faible, ou incapable de dicter lui-même, que son représentant dicte alors en toute justice. Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler. […]” (sourate 2, verset 282).
En matière d’héritage :
“Pour vos enfants, Allah vous recommande le partage suivant : pour le garçon, une part égale à celles de deux filles. […]” (sourate 4, verset 11).
“Si un homme meurt […] s’il laisse des frères et des sœurs, le fils aura la portion de deux filles” (sourate 4, verset 175)
La violence envers les femmes
Dans les hadiths
Les hadiths sont truffés de passages misogynes, mais il est difficile de savoir lesquels seraient “authentiques” ou non. Voici quelques exemples :
Le hadith Kanz al-Ummal 22:10 affirme que seule une femme sur cent échappera à l’enfer.
“Aïcha dit [à Muhammad] : “Tu nous as faites égales aux chiens et aux ânes”” (Muslim, 4:1039)
Paroles attribuées à Muhammad :
- “S’il y a un signe maléfique quelque part, c’est dans la femme, le cheval ou la maison.” (récit de Sahl ibn Sad Saidi, Bukhari LU 111).
- “Après moi, je n’ai pas laissé de calamité plus douloureuse pour les hommes que les femmes.” (récit de Usama ibn Zaid, Bukhari LXII 33).
- “Je ne touche pas les mains des femmes.” (Aqila Bint Oubeid, rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans Sahih Al Jami n°7177)
- “Je ne serre pas la main des femmes. Ma parole vaut pour cent femmes comme pour une femme.” (récit de Malik, Muwatta LV 2)
Punitions pour les insoumises
Dans certains cas, le Coran permet aux hommes de répudier, de frapper ou de tuer leurs femmes.
Répudier ses femmes
Tout musulman peut aisément répudier l’une de ses femmes (talâq). Pour ce faire, il lui doit suivre les trois étapes décrites aux versets 1, 2 et 4 de la sourate 65 :
- prononcer à haute voix la formule correspondante,
- empêcher la femme répudiée de sortir de la maison pendant 3 mois ou jusqu’au jour où elle accouche si elle est enceinte,
- au terme de “cette période d’attente”, acter la répudiation devant Allah et “deux hommes intègres parmi [la oumma]” qui serviront de témoins et chasser la femme répudiée.
En revanche, la répudiation s’applique sans délai si les époux n’ont jamais eu de rapports sexuels (sourate 33, verset 49) ou si la femme a commis “quelque turpitude avérée” (sourate 65, verset 1).
Le Coran rappelle qu’il est bon que le répudiant laisse vivre la répudiée sous son toit, lui verse une somme proportionnelle à sa fortune (sourate 65, verset 6 et 7), ainsi qu’une pension tant qu’elle allaite sa progéniture (sourate 65, verset 6).
En théorie, la femme aussi peut divorcer. Mais, dans ce cas, la procédure, devant passer devant un tribunal, est autrement plus complexe, voire inapplicable dans biens des contextes.
Frapper ses femmes
“[…] Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance (nouchouz), ne vous mettez pas au lit avec elles, reléguez-les et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, laissez-les tranquilles, car Allah étant au-dessus, il est haut et grand.” (sourate 4, verset 34).
Muhammad, lui-même, aurait frappé sa femme favorite, Aïcha, à la poitrine un soir où elle l’avait suivi en dehors de la maison sans sa permission. Aïcha raconte : “Il me frappa à la poitrine ce qui me causa une grande douleur” (Muslim, livre 4, Numéro 2127, rapporté par Muhammad ibn Qais).
Toutefois, Muhammad précise ailleurs qu’ “il ne faut pas laisser de traces ni faire couler le sang, et il ne faut pas frapper au visage”.
Tuer ses femmes
Nous connaissons la miséricorde de Jésus secourant la femme adultère de ses accusateurs hypocrites. À l’inverse, le verset 4 de la sourate 4 du Coran à emmurer vivante toute femme reconnue comme adultère par quatre témoins, jusqu’à ce que la mort s’empare d’elle.
Objet sexuel
“Bienheureux les croyants qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves et les captives que leur main a acquise (et qui sont devenues ainsi leur propriété en toute légalité). Car là vraiment, nul ne peut les blâmer.” (sourate 23, versets 5-6)
“Vos femmes sont un champ de labour pour vous. Cultivez votre champ de la manière qui vous convient, et œuvrez pour vous-mêmes préalablement. […]” (sourate 2, verset 223).
La femme doit être soumise à l’homme et ne peut se refuser sexuellement à son époux. Ainsi, Muhammad précise “qu’Allah envoie ses anges à toute femme qui se refuse à l’homme. Les anges vont l’entourer pour la maudire toute la nuit, jusqu’au lever du jour” (Bukhari, Livre du mariage, hadith 67), et qu’ “Allah, qui est dans le ciel, restera furieux contre elle, jusqu’à ce qu’elle satisfasse son mari” (Muslim, Livre 16, hadith 143).
Polygamie
L’homme musulman peut avoir jusqu’à quatre femmes simultanément :
“[…] Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille).” (Sourate 4, verset 3)
Mais Muhammad, dépassant largement ce quota, en aurait eu entre 12 et 26 femmes au cours de sa vie, dont entre 9 et 11 simultanément.
Selon les hadiths :
- Sahih Bukhari, Volume 1, Book 5, Hadith 268,
- Sahih Bukhari, Volume 1, Book 5, Hadith 282,
- Sahih Bukhari, Volume 7, Book 62, Hadith 6,
- Sahih Bukhari, Volume 7, Book 62, Hadith 142,
Muhammad copulait avec toutes ses femmes, l’une après l’autre, au cours d’une même journée et d’une même nuit,
Sahih Bukhari, Volume 1, Book 5, Hadith 268 précise qu’il avait la force de trente hommes.
Parmi elles, sa préférée était Aïcha, neuf ans.
Selon le huitième tome du Livre des Classes Principales (“Kitab al-Tabaqat al-Kabir”) du biographe et historien musulman Ibn Sa’d al-Baghdadi (784-845), Muhammad expliqua que son désir immodéré pour les femmes naquit après avoir mangé un mets surnaturel que lui présenta “l’archange Gabriel”.
Les textes islamiques précisent également :
- qu’il régnait une ambiance délétère au sein du harem de Muhammad et une profonde mésentente entre ses épouses, si bien que Muhammad faillit répudier toutes ses femmes (Émile Dermenghem, Mahomet et la tradition islamique, éd. Seuil, 1955, p46) ;
- que ses femmes étaient voilées (sourate 33, verset 59),
- qu’elles avaient interdiction de se marier après le décès de Muhammad (sourate 33, verset 53),
- de parler aux hommes (Émile Dermenghem, Mahomet et la tradition islamique, éd. Seuil, 1955, p47).
Imagine-t-on Jésus au milieu d’un harem dont sa préférée aurait moins de 10 ans ? Au contraire, Jésus est catégorique envers ceux qui enfreignent l’innocence des enfants : “Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà.” (Lc 17, 2)
Ces chiffres n’incluent pas ses esclaves sexuelles, achetées ou capturées à la guerre.
Esclavage sexuel
Les musulmans ont le droit de marier/violer les femmes qui sont leurs “esclaves en toute propriété“, y compris si elles ont déjà un époux (sourate 4, verset 24).
Lorsque l’armée de Muhammad remporta la bataille de Hunayn, certains de ses compagnons hésitaient à violer les femmes capturées mariées. Allah les tranquilisa alors en faisant descendre le verset coranique selon lequel toutes les femmes mariées sont interdites, à l’exception des captives de guerre (Sunan Abi Dawood, Livre du mariage, hadith 2155).
Selon Sirat Rassoul Allah d’Ibn Ishaq, Ibn Hsham, Kitab At Tabaqat d’Ibn Sa’d, ou encore les recueils des hadiths authentiques de Bukhari et de Msulim, Muhammad lui-même avait au moins quatre esclaves sexuelles :
- Mariyah (ou Maria la Copte) : Elle était d’une rare beauté. Elle fut offerte comme esclave, en tant que cadeau à Muhammad, par Jourayj bin Mînâ, le gouverneur d’Alexandrie. Celui-ci avait agi ainsi suite aux menaces de Muhammad. Les historiens musulmans sont unanimes sur le fait que Maria est restée esclave sexuelle jusqu’à sa mort.
- Juwairiyah : elle fut capturée lors du raid contre les Bani al-Mustaliq, attaqués par surprise alors qu’ils faisaient paître leurs troupeaux. Les hommes furent tués et leurs femmes et enfants pris comme esclaves selon les prescriptions coraniques sur le butin. Lorsque les femmes furent distribuées aux soldats de Muhammad, Juwairiyah fut donnée à Thabit, qui la vendit à Muhammad.
- Rayhâna : cette jeune fille de 15 ans, faisait partie des prisonnières capturées lors de l’attaque et du massacre de la tribu juive de Médine : les Bani Qurayza. Lors du partage du butin, Muhammad se garda Rayhana pour lui-même. Il distribua les autres captives entre ses soldats. Au même moment, il ordonne de décapiter le mari de Rayhana et les 700 à 900 hommes de sa tribu. Muhammad proposa à Rayhana de choisir entre se convertir à l’islam et devenir son épouse, ou garder sa religion juive et rester esclave sexuelle. Les historiens musulmans rapportent que Rayhana refusa et préféra le statut d’esclave de religion juive, à celui d’épouse musulmane. Ce qui n’a pas empêché Muhammad d’avoir des relations charnelles avec elle, jusqu’à sa mort.
- Safiya la juive : Sa famille appartient à la tribu juive des Banu al-Nadir. Opposés à Muhammad, ils furent chassés de Médine et s’exilèrent à l’oasis de Khaybar. Safiya (611-670/672) épousa Kinana b. al-Rabl. Lorsque les musulmans tuèrent les hommes de Khaybar (dont le père et le frère de Safiya) en 628, Muhammad distribua les prisonnières en tant qu’esclaves sexuelles à ses combattants. Safiya fut ainsi capturée à 17 ans et attribuée à Dihya b. Khalifa al-Kalbi. Mais, après l’avoir vu, Muhammad préféra la prendre pour lui. Il fit torturer son mari, Kinana, pour découvrir l’emplacement de son trésor (Sira Ibn Hicham), puis le fit décapiter (cf. “Saffiya”, Encyclopedia of islam, volume 8, page 817). Safiya disait de lui : “Nul ne me paraissait plus détestable que Muhammad, car il avait tué mon père et mon époux”. Muhammad la viola le soir même en arrangeant à la hâte une “cérémonie de mariage”. Plus tard, elle devint sa femme, suite de sa conversion à l’islam. Les autres épouses jalouses de Muhammad lui firent mauvais accueil et maintinrent une suspicion sur sa conversion. Après la mort de Muhammad, elle prit parti pour Uthman.
Ibn Khatir rapporta que Muhammad possédait vingt-cinq femmes esclaves.
Invisibilisation dans l’espace public
Les femmes sont invisibilisées dans l’espace public.
Le port du tchador (voile, parfois grillagé) et du qamis (longue robe pour les femmes) sont sujets à controverses. Voici ce qu’en disent les textes :
“Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qu’en paraît et qu’elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris ou à leurs pères ou à leurs frères ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs maris, ou aux femmes musulmanes ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, Ô croyants ! afin que vous récoltiez le succès” (Coran, sourate 24, verset 31).
“Ô prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles (jalababihinna) : elles seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est pardonneur et miséricordieux.” (Coran, sourate 33, verset 59).
“Aïcha raconte qu’une fois, sa sœur, Asma entra chez Muhammad avec des vêtements transparents. Celui-ci se détourna d’elle et dit: Ô Asma, quand la fille devient pubère, il ne convient pas de voir d’elle une autre partie que celles-ci (lui indiquant indiquant le visage et les mains).” (Hadith Moursal).
Nulle part, les cheveux sont explicitement mentionnés, seule la poitrine l’est.
Selon l’interprétation dure, la musulmane pubère doit porter le voile lorsqu’elle sort de sa maison ou en présence d’hommes n’appartenant pas à sa proche parenté. Les parfums et maquillages lui sont également interdits dans les mêmes circonstances.
Exclusion du religieux
Les femmes sont absentes ou séparées dans les mosquées. Elles n’accèdent à aucune fonction religieuse. Il n’y a pas de nonnes en islam.
La violence envers les enfants
Le verset 4 de la sourate 65, nous apprend indirectement qu’un homme peut épouser une enfant prépubère (“de même pour celles qui n’ont pas encore de règles”).
→ Voir ici pour les détails concernant le texte original en arabe.
Selon Bukhari :
- Sahih al-Bukhari, volume 5, livre 58, hadith 234 (lire sur Sunnah.com) : Dans ce hadith, Aïcha explique qu’elle fut fiancée à six ans à Muhammad et que sa mère la remit à ce dernier lorsqu’elle avait neuf ans
- Sahih al-Bukhari, volume 5, livre 58, hadith 236 (lire sur Sunnah.com) : Dans ce hadith, le père d’Hisham explique que, cinq ans après la mort de Khadija, Muhammad épousa Aïcha lorsqu’elle avait six ans et que le mariage fut consommé lorsqu’elle avait neuf ans
- Sahih al-Bukhari, volume 7, livre 62, n°64 (lire sur Sunnah.com) : Dans ce hadith, Aïcha explique qu’elle fut mariée à six ans à Muhammad et que le mariage fut consommé lorsqu’elle avait neuf ans, suite à quoi elle resta avec lui neuf ans
- Sahih al-Bukhari, volume 7, livre 62, n°65 (lire sur Sunnah.com) : Dans ce hadith, Aïcha explique qu’elle fut mariée à six ans à Muhammad et que le mariage fut consommé lorsqu’elle avait neuf ans
- Sahih al-Bukhari, volume 7, livre 62, n°88
- Sahih al-Bukhari, volume 8, livre 73, hadith 151 : Ce hadith nous apprend que si l’islam interdit de jouer avec des poupées, cela était permis à Aïcha lorsqu’elle était mariée à Muhammad du fait qu’elle n’avait pas atteint l’âge de la puberté.
Selon Muslim :
- Sahih Muslim, livre 8, hadith 3309 : Ce hadith dit qu’Aïcha fut marié à Muhammad à l’âge de 6 ans, qu’elle emménagea chez lui à 9 ans un jour où elle jouait à la balançoire avec ses amies
- Sahih Muslim, livre 8, hadith 3310 : Ce hadith dit qu’Aïcha fut marié à Muhammad à l’âge de 6 ans, qu’elle emménagea chez lui à 9 ans.
- Sahih Muslim, livre 8, hadith 3311 (lire sur Sunnah.com) : Ce hadith dit qu’Aïcha fut marié à Muhammad à l’âge de 7 ans, qu’elle emménagea chez lui avec ses poupées et qu’elle avait 18 ans lorsqu’il mourut
Selon Abu Dawud :
- Sunan Abu Dawud, livre 41, hadith 4915 : Ce hadith dit qu’Aïcha fut marié à Muhammad à l’âge de 6 ou 7 ans, qu’on vint la chercher pour qu’elle emménage chez lui à Médine à 9 ans, alors qu’elle se balançait
- Sunan Abu Dawud, livre 41, hadith 4917 : Ce hadith dit qu’on vint chercher Aïcha, alors qu’elle jouait à la balançoire, pour qu’elle emménage chez Muhammad à Médine à 9 ans
Aïcha (614-678) est l’une des filles d’Abou Bakr, compagnon de Muhammad et deuxième calife de l’islam. Enfant, Aïcha aurait été fiancée à un non musulman nommé Jober Ibn Al-Moteam Ibn Oday. Cependant, Muhammad, qui l’avait repéré, la préféra à ses sœurs plus âgées. Avec l’accord des parents de la fillette, il l’épousa lorsqu’elle eut l’âge de 6 ans. Il aurait consommé le mariage trois ans plus tard, alors qu’il avait 53 ans. Elle fut la femme que Muhammad épousa alors qu’elle était encore vierge. Elle atteint dix-huit ans à la mort de Mahomet et fut interdite de remariage.
Les plus grands savants musulmans de l’histoire sont unanimes sur ces faits :
- Tabari (IX-Xème siècles) confirme que Muhammad épousa Aïcha, après la mort de Khadija, à La Mecque trois ans avant l’hégire et consomma ce mariage entre sept et huit après son arrivée à Médine, entre avril et juin 623 selon les récits. (Cf. The History of Al-Tabari: The Foundation of the Community, traduit par M. V. McDonald et annoté par William Montgomery Watt, State University of New York Press, 1987, volume VII, pp.6-7.)
- Ibn Qayyim (XIVème siècle) confirme que Muhammad épousa Aïcha “au cours du mois lunaire de Shawwal, alors qu’elle avait six ans, et consomma le mariage au cours de la première année après l’Hégire, au mois de Shawwal, alors qu’elle avait neuf ans.” (Cf. Ibn Qayyim Al-Juaziyyah, Dispositions pour l’au-delà, de la guidance du meilleur adorateur d’Allah, Zad-ul Ma’ad fi Hadyi Khairi-l ‘Ibad.)
- Ibn Kathir (XIVème siècle) confirme que Muhammad “contracté le mariage avec Aïcha lorsqu’elle avait six ans, puis l’a consommé lorsqu’elle avait neuf ans” (Cf. Ibn Kathir, La vie du prophète Muhammad, Al-Sira al-Nabawiyya, volume II.)
- Etc.
→ Lire leurs citations en ligne.
Sur ces bases, Abd al-Aziz ibn Baz, ancien grand mufti d’Arabie Saoudite répondit dans ses “fatwas concernant les femmes” : “Je conseille aux jeunes filles de ne pas refuser un homme parce qu’il serait plus âgé. Même s’il a dix, vingt ou trente ans de plus, cela n’est pas une excuse valable. Le Prophète (la paix soit sur lui) a épousé Aïcha alors qu’il avait cinquante-trois ans et elle neuf ans. […] En aucun cas, l’âge ne doit servir d’excuse.”
Plus tard, le cheikh Saleh Al-Fawzan, un éminent religieux, membre du Conseil des oulémas saoudien et ancien élève d’ibn Baz, émit une fatwa affirmant l’absence d’âge minimum pour le mariage et que les fillettes peuvent être mariées “même si elles sont dans le berceau” (source).
En 2025, les partis musulmans chiites conservateurs, majoritaires au parlement irakien, militent pour l’abaissement de l’âge légal du mariage de 18 à 9 ans, mais également pour la privation des femmes de leurs droits au divorce, à la garde des enfants et à l’héritage.
Certains musulmans ignorent le verset 4 de la sourate 65, ne reconnaissent pas l’authenticité du hadith donnant l’âge de la consommation du mariage d’Aïcha ou tentent de le modifier. Nous pouvons alors leur poser la question suivante : “D’accord, admettons que ce hadith soit faux. Mais si l’islam déclarait la chose licite, l’approuveriez-vous ?” La peur qu’ils éprouvent à l’idée de désapprouver Allah, les poussera souvent à éluder la question.
→ Aller plus loin : visitez l’observatoire de l’Unicef sera le mariage des enfants.
Par ailleurs, Muhammad avait plusieurs dizaines d’années d’écart avec presque toutes ses autres femmes :
- Âge probable d’Hafsah au moment de son mariage = 19 ans et 7 mois.
Âge de Muhammad = 53 ans et 9 mois.
Différence d’âge = 34 ans et 2 mois. - Âge probable de Zaynab bint Khuzayma au moment de son mariage = 28 ans et 4 mois.
Âge de Muhammad = 53 ans et 10 mois.
Différence d’âge = 25 ans et 6 mois. - Âge d’Hind au moment de son mariage = 28 ans et 6 mois.
Âge de Muhammad = 55 ans.
Différence d’âge = 26 ans et 6 mois. - Âge probable de Zaynab bint Jahsh au moment de son mariage = 37 ans et 2 mois.
Âge de Muhammad = 55 ans et 11 mois.
Différence d’âge = 18 ans et 9 mois. - Âge probable de Juwayriyah au moment de son mariage = 20 ans.
Âge de Muhammad = 56 ans et 9 mois.
Différence d’âge = 36 ans et 9 mois. - Âge de Safiyah au moment de son mariage = 16 ans et 6 mois.
Âge de Muhammad = 57 ans et 3 mois.
Différence d’âge = 40 ans et 9 mois. - Âge probable de Ramlah au moment de son mariage de la consommation = 34 ans et 7 mois.
Âge de Muhammad = 57 ans et 3 mois.
Différence d’âge = 22 ans et 8 mois. - Âge probable de Maymunah’s au moment de son mariage at Marriage = 35 ans et 2 mois.
Âge de Muhammad lors du mariage = 57 ans et 10 mois.
Différence d’âge = 22 ans et 8 mois. - Âge probable de Mulaykah au moment de son mariage = 13 ans.
Âge de Muhammad lors du mariage = 58 ans et 9 mois.
Différence d’âge = 45 ans et 9 mois. - Âge d’Asma au moment de son mariage = 20 ans
Âge de Muhammad lors du mariage = 59 ans et 3 mois.
Différence d’âge = 39 ans et 3 mois. - Âge probable d’Amrah au moment de son mariage = +/-15 ans
Âge de Muhammad lors du mariage = 60 ans et 5 mois.
Différence d’âge = environ 45 ans et 5 mois.
Sources et calculs : WikiIslam.net
Le paradis : un lieu de péchés débridé
Pour les chrétiens, le Paradis est l’union parfaite et béatifique entre la créature et l’Amour de Dieu. Il s’agit d’un état spirituel parfait où les choses terrestres n’ont plus cours (mariage, sexualité, nourriture, péchés, etc.).
À l’inverse, les textes islamiques dépeignent le Paradis comme un lieu où les plus bas instincts se relâchent de manière débridée. Gourmandise, alcool, luxure, faste et richesses matérielles, qui étaient considérés comme des péchés sur Terre, y deviennent non seulement licites, mais omniprésents. Et, inversement, toute spiritualité y semble absente.
Exemple : Alcool
Alors que les musulmans ont interdiction de boire de l’alcool, le Coran mentionne à plusieurs reprises la présence d’un vin délicieux à disposition des habitants du Paradis (sourate 37, versets 45-47 ; sourate 47, verset 15 ; sourate 83, versets 25-28).
Exemple : Sexualité
Selon Abu Umamah al-Bahili, l’un des compagnons de Muhammad, ce dernier aurait affirmé qu’au Paradis, Allah marie systèmatiquement tous les hommes musulmans à 72 femmes. Parmi elles, 2 sont des houris et 70 proviennent de l’enfer (des damnées ? des démons ? que font-elles au Paradis ?). Cf. Abu Umamah al-Bahili, dans la Sunan ibn Majah, volume 5, livre 37, hadith 4337.
Le savant égyptien Al-Suyuti diffère. Selon lui, au Pardais, les hommes musulmans épouseront “70 houris, à côté de la femme qu’ils ont épousée sur la Terre”. Il précise qu’à chaque rapport les houris sont vierges. Cf. Al-Suyuti, Al-Itqan fi Ulum al-Qur’an, p.351.
Évoquées dans le Coran, et, les houris sont des créatures féminines “cloîtrées dans les tentes” (sourate 55, verset 72), déflorées par “aucun homme ou djinn” (sourate 55, verset 56), ayant des “yeux noirs” (sourate 52, verset 20) “grands et beaux” (sourate 56, verset 22), “[aussi belles] que le rubis et le corail” (sourate 55, verset 58), “vierges, gracieuses, toutes de même âge” (sourate 56, verset 37), offertes au Paradis aux hommes musulmans pour leur plaisir sexuel, “en récompense pour ce qu’ils faisaient [sur terre]” (sourate 56, verset 24). D’autres textes les décrivent avec des cheveux noirs et bouclés, et une peau claire, éternellement jeunes, parfaites et vierges.
Abu Umamah al-Bahili et Al-Suyuti s’accordent sur le fait, qu’au Paradis, le pénis des hommes musulmans demeure éternellement en érection.
Le problème théologique
La négation du kérygme
La catholicisme a toujours été clair. Selon Saint Paul, “si le Christ n’est pas ressuscité, [notre] foi est sans valeur” (1 Co 15, 17). Ce condensé est le cœur de notre foi, c’est ce qu’on nomme le kérygme.
La vision islamique apparaît comme un anti-kérygme : comme nous venons de le voir, pour l’islam, Jésus n’est pas Dieu et il n’est pas mort sur la croix. Il n’y a donc ni rédempteur ni rédemption. Cette négation est tellement importante dans l’islam que certains muesins chantent du haut de leur minaret : “Jésus n’est pas le Fils de Dieu”.
Or, cela est grave. Car, Jésus peut effacer les péchés (y compris d’Adam et Ève), mais pas “le reniement du Verbe Sauveur” (Valtorta, 374.2).
Dieu est-il Amour ?
L’Amour est l’essence même de Dieu et la destinée de l’homme. Ainsi, le mot amour figure 295 fois dans la Bible, mais il est absent du Coran.
“Dieu est Amour.” (1 Jn 4, 8)
Hymne à l’Amour de Saint Paul :
“J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé. Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant. Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu. Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.” (1 Co 13, 1-13)
Jésus est-il le Fils unique de Dieu ?
Nous savons que le Nouveau Testament n’ont jamais été modifié depuis deux millénaires. Or, ses pages nous apprennent que, contrairement à nous qui ne sommes que homme ou femme, Jésus est simultanément à la fois vrai Homme et vrai Dieu.
Attention, ici, il ne faut pas confondre Fils unique de Dieu (personne de même nature que Dieu) et enfants de Dieu (créatures lui étant fidèles).
Il est vrai que certains passages du Nouveau Testament soulignent l’humanité de Jésus. Mais s’en arrêter là nécessiterait d’effectuer une lecture très sélective et partielle. En effet, dans le Nouveau Testament, Dieu est très souvent présenté sous le nom de “Père”. Or, Jésus y est continuellement présenté comme le Fils unique de Dieu (“le Père”).
Jésus affirme, à de très nombreuses reprises, que Dieu est son Père :
Jésus : “Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.” (Mt 7, 21)
Jésus : “Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.” (Mt 11, 25-27)
Jésus leur demanda : “Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ?”
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !”
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : “Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.” (Mt 16, 15-17)
Jésus commentant une parole : “Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur.” (Mt 18, 34-35)
Jésus à ses apôtres Jacques et Jean, fils de Zébédée : “Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. (Mt 20, 23)
Jésus : “Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.” (Mt 25, 34)
Jésus chassent les marchands de colombes hors du Temple : “Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce.” (Jn 2, 16)
Jésus à ses accusateurs : “Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.” (Jn 6, 32-33 & 35-40)
Jésus à ses accusateurs : “Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.” (Jn 8, 54-55)
Jésus : “Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père.” (Jn 10, 17-18)
Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : “Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement !”
Jésus leur répondit : “Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. […] Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père.”
[…] Et là, beaucoup crurent en lui. (Jn 10, 24-30 & 36-38 & 42)
Jésus : “Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.” (Jn 12, 24-26)
Jésus : “vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?” (Jn 14, 1-2)
Jésus : “Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.” (Jn 14, 6-7)
Jésus : “D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui.” (Jn 14, 19-21)
Jésus lui répondit : “Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.” (Jn 14, 23-24)
Jésus : “Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. […] Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.” (Jn 15, 1-2 & 8-10)
Jésus à ses disciples : “Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.” (Jn 15, 15-16)
Jésus : “Si je n’étais pas venu, si je ne leur avais pas parlé, ils n’auraient pas de péché ; mais à présent ils sont sans excuse pour leur péché. Celui qui a de la haine contre moi a de la haine aussi contre mon Père. Si je n’avais pas fait parmi eux ces œuvres que personne d’autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché. Mais à présent, ils ont vu, et ils sont remplis de haine contre moi et contre mon Père.” (Jn 15, 22-24)
Jésus : “[Le vainqueur] sera comme moi qui ai reçu autorité de mon Père, et je lui donnerai l’étoile du matin.” (Ap 2, 28)
Jésus : “jamais je n’effacerai son nom du livre de la vie ; son nom, je le proclamerai devant mon Père et devant ses anges.” (Ap 3, 5)
Jésus : “Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône.” (Ap 3, 21)
Dieu, le Père, aussi manifeste à plusieurs reprises le fait que Jésus est son Fils unique :
Jésus : “[…] Père, glorifie ton nom !” Alors, du ciel vint une voix qui disait : “Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore.” En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : “C’est un ange qui lui a parlé.” Mais Jésus leur répondit : “Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous.” (Jn 12, 28-30)
Or, le Coran nie le fait que Jésus soit le Fils unique de Dieu, avançant que Dieu ne peut pas avoir de relation charnelle avec une femme (sourate 6, 101). Mais ce n’est pas ce que croient les chrétiens, puisque la conception de Jésus se fit par l’intervention miraculeuse l’Esprit Saint, sans rapport charnel, tout en préservant la virginité de sa mère, Marie.
Le rapport à la vérité
Selon les hadiths d’al-Bukhari (volume 3, livre 49, hadith 857) et de Muslim (livre 32, hadith 6303), Muhammad autorisa le mensonge :
- en situation de combat,
- pour obtenir la paix entre des personnes,
- pour obtenir la paix entre des époux.
Les sourates 3, 28 et 16, 106 développent l’idée selon laquelle les musulmans peuvent dissimuler leurs convictions religieuses dans des situations de contrainte ou de danger, afin de préserver leur vie ou leurs biens. Cette pratique est connue sous le nom de taqîya.
Or, pour les chrétiens, satan est “le père du mensonge” (Jn 8, 44). À l’inverse, Jésus est la vérité (Jn 14, 6-7).
Jésus : “Pourquoi mentir ? Je suis la Vérité, et je ne veux le mensonge ni en moi, ni autour de moi.” (Valtorta, 74.2)
Jésus à Judas : “si l’on supporte encore les mensonges d’un enfant parce qu’il en ignore la portée et qu’on lui apprend à ne plus en dire, chez un homme, on ne le supporte pas, et chez un apôtre, disciple de la Vérité même, il provoque le dégoût. Un dégoût total.” (Valtorta, 530.4)
Jésus : “Je sais que je ne dois pas mentir, pour aucune raison. Le Fils de l’homme ne doit pas mentir, même si dire la vérité doit être la cause de sa mort. Car si le Fils de l’homme mentait, il ne serait plus le fils de la Vérité, et la Vérité le repousserait loin d’elle. Je connais Dieu, à la fois comme Dieu et comme homme. Par conséquent, comme Dieu et comme homme, je garde ses paroles et je les observe.” (Valtorta, 507.11)
Vierge Marie : “le mensonge est le premier pas vers le vol et l’homicide” (Valtorta, 442.4)
La personne humaine et sa dignité
Pour les catholiques, toutes les personnes humaines, en tant que créatures de Dieu, possèdent de facto une dignité inaliénable, indépendamment de leurs origines, conditions et actes. Il s’agit, ensuite, de magnifier cette situation inaliénable en nous élevant spirituellement. À l’inverse, dans l’islam, cette dignité est conditionnée par la soumission préalable à l’islam.
Le rapport à l’égalité
Alors que le christianisme prêche l’égale dignité des âmes, l’islam instaure une hiérarchisation stricte entre les musulmans et mécréants, entre esclavagistes et esclaves.
Jésus n’a bien sûr jamais eu d’esclave et dénonçait cette pratique infâme. Il dit lui-même qu’il “n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude” (Mc 10, 45), et l’atteste par toute sa vie. S’il avait eu un ou plusieurs esclaves, Jésus ne serait tout simplement pas le Christ du Seigneur. Voici ce que Jésus dit à Callixte, l’esclave de Claudia qu’il vient de guérir et d’affranchir : “[vous, les esclaves, êtes] regardés comme une marchandise, considérés comme moindres que des bêtes, alors qu’en raison de votre conception vous êtes des hommes, égaux à César, peut-être meilleurs par la volonté de votre cœur…” (Valtorta, 563.6).
Le salut
Selon le Coran, seuls les musulmans peuvent être sauvés à leur mort. Les bonnes œuvres accomplies par une personne ne sont valables pour le salut de son âme qu’à condition qu’elle soit musulmane. Mais aucun musulman ne sait avec assurance s’il le sera effectivement. De son côté, le musulman ne peut que compter sur ses propres forces pour se soumettre le plus rigoureusement possible aux obligations et interdictions prescrites par l’islam (“islam” veut dire “soumission” en arabe). Il s’agit d’une orthopraxie permettant à l’individu de sauver par lui-même. Cette vision du salut participe à enfermer puissamment les musulmans dans l’islam.
Pour les chrétiens, c’est l’inverse. Il est impossible pour l’être humain de sa sauver par lui-même. Seul le l’adhésion – par notre foi et par nos oeuvres – au sacrifice de Jésus qui a payé, à notre place, le prix de nos péchés, nous ouvre le Ciel.
Jésus : “Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.” (Jn 14, 6)
C’est Dieu qui appelle tous les hommes et ceux-ci sont libres de lui répondre favorablement ou non. C’est donc la personne qui décide. Quant à Dieu, il veut notre amour et notre salut, au point qu’il s’est sacrifié pour nous sur la Croix, mais il respecte (par amour) notre liberté.
La science
L’islam présente le Coran comme étant d’origine divine et, donc, rationnellement infaillible. Toutefois, à sa lecture nous rencontrer des dizaines d’erreurs scientifiques.
Par exemple, les rédacteurs du Coran imaginaient que la Terre était plate.
“La terre est plate. Quiconque clame qu’elle est sphérique est un athée méritant un châtiment.” (Cheikh Abd al-Aziz Ibn Baz, grand mufti de l’Arabie saoudite de 1993 à 1999)
→ Regarder la playlist : Les 100 contradictions et erreurs scientifiques du Coran
Les fruits de l’islam
Le christianisme nous enseigne à reconnaître la présence de Dieu à travers les neuf fruits de l’Esprit Saint qui accompagnent ceux qui vivent dans le Christ (cf. Ga 5, 22-23) :
- L’amour
- La joie
- La paix
- La patience
- La bonté
- La bienveillance
- La fidélité
- La douceur
- La maîtrise de soi
À l’inverse, les fruits opposés doivent nous alerter.
Jésus : “Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ? C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.” (Mt 7, 15-20)
La guerre civile permanente entre musulmans (fitna)
Après la mort par empoisonnement de Muhammad en 632, ses plus proches compagnons entreprirent de s’entretuer pour lui succéder.
Voici quelques exemples.
Les premières guerres intra-religieuses sont désignées sous les noms de Première Fitna et de Deuxième Fitna. Le terme fitna signifie “grande discorde” en arabe et désigne la guerre civile entre musulmans.
La Première Fitna (656-661) :
- 656 : Le calife Othmân ibn Affân est assassiné à Médine. À La Mecque, Aïcha (l’une des femmes de Muhammad) appelle au châtiment des meurtriers et parvient avec l’aide deux des premiers compagnons de son mari a monter une petite armée et exécuter environ 600 hommes.
- 9 décembre 656 : Près de Bassorah, Ali ibn Abi Talib (cousin germain et gendre de Muhammad, élu quatrième calife), allié à Aïcha (l’une des veuves de Muhammad), remporte une victoire contre ses opposants lors de la Bataille du Chameau.
- Été 657 : Ali ibn Abi Talib affronte le gouverneur de Syrie et cousin d’Othmân ibn Affân, Mu’awiya, qui refuse de reconnaître son autorité, lors de la Bataille de Siffin. Le conflit se termine par un arbitrage. Mais cet arbitrage déplaît à des partisans d’Ali ibn Abi Talib qui vont former leur propre faction : les Kharijites. L’un d’entre eux assassinera Ali ibn Abi Talib en 661.
La Deuxième Fitna (680-692) :
- 10 octobre 680 : Après la mort de Mu’awiya Ier, Al-Hussein ibn Ali – un des fils d’Ali et des petits-fils de Muhammad – et ses partisans sont massacrés par l’armée omeyyade lors de la Bataille de Karbala.
- 683-692 : Convoitant le califat basé à La Mecque, Abd Allah ibn al-Zubayr soulève l’Arabie et étend son pouvoir jusqu’à Bassora, défiant le pouvoir omeyyade.
- 692 : Abd Allah ibn al-Zubayr est décapité, puis crucifié, à La Mecque par le gouverneur omeyyade Al-Hajjaj ben Yusef.
- 685-686 : Mukhtar et ses partisans se rebellent, prennent le pouvoir à Koufa et cherchent à venger l’assassinat d’Al-Hussein ibn Ali. Ils parviennent notamment à assassiner Omar ibn Sa’d, Ubayd Allah ben Ziyad, Hourmala et Shimr ibn Dhil-Jawshan.
- Automne 686 : Le demi-frère de Moukhtar, Mus’ab ibn al-Zubayr, et ses partisans assiègent Koufa et assassinent Moukhtar.
- Etc.
Tous ses protagonistes se considéraient musulmans.
Qui imaginerait que les apôtres de Jésus décident de s’entretuer, après son Ascension, pour prendre la tête de l’Église ? Au contraire, ils restèrent profondément unis autour de Simon-Pierre que Jésus avait désigné comme le chef de l’Église.
Jésus : “À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres.” (Jn 13, 35)
Ainsi, le livre des Actes des apôtres nous apprend que :
“[Les premiers chrétiens et tous ceux qui les rejoignaient pour être baptisés] étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.
La crainte de Dieu était dans tous les cœurs à la vue des nombreux prodiges et signes accomplis par les Apôtres.
Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun.
Chaque jour, d’un même cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, ils rompaient le pain dans les maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu et avaient la faveur du peuple tout entier. Chaque jour, le Seigneur leur adjoignait ceux qui allaient être sauvés.” (Ac 2, 42-47)
Voici ce que dit Jésus à Maria Valtorta à ce sujet :
“[Voici l’]exclamation des païens des premiers siècles : “Voyez comme ils s’aiment et comme ils sont vertueux ! Voyez comme ils nous aiment !” Si le monde d’alors est devenu chrétien, il le devait à cette constatation de ce qu’étaient le clergé et les chrétiens des premiers siècles.” (Valtorta, “Revenez aux méthodes des catacombes”, in Les Carnets, le 25 avril 1948)
La problématique du développement
Dans son étude 100 Years of Nobel Prizes (Atlantic Publishers & Dist, 2003, 152 pages), Baruch Shalev constate qu’entre 1901 à 2000, les 628 lauréats proviennent de 28 religions différentes :
- 65,4% d’entre eux sont chrétiens,
- 20% d’entre eux sont juifs (alors que les juifs ne représentent que 0,2% de la population mondiale),
- 10.5% d’entre eux sont des penseurs libres ou des athées,
- 0,8 % d’entre eux sont musulmans (alors que les musulmans représentent 20% de la population mondiale).
Aujourd’hui encore, malgré leurs démographies importantes, leurs ressources naturelles et leurs richesses, presque aucun pays musulman n’est autonome sur le plan industriel. Sans l’ingénierie occidentale, les pays du Golf ne pourraient pas extraire leur pétrole ou produire d’engins motorisés, de téléphones ou d’ordinateurs.
Aujourd’hui encore, des millions de musulmans migrent – ou espèrent migrer – vers l’Occident en quête d’un avenir meilleur.
Les justifications islamiques
Face aux écrits islamiques et aux faits, les musulmans adoptent généralement les postures défensives suivantes :
“Le Coran est intraduisible.”
On ne pourrait en faire qu’une “traduction approchée”.
“La Torah et la Bible furent falsifiées.”
Dès qu’un passage dans les textes juifs et catholiques ne va pas dans leur sens, la plupart des imams affirment que celui-ci fut modifié ultérieurement par les hommes (ex : la divinité de Jésus ou le fait que la venue de Muhammad ne soit annoncée nul part), sans préciser ni quand ni par qui , et sans fournir de preuves.
Or, beaucoup d’éléments historiques infirment cet argumentaire, mais aussi les révélations privées reçues par Maria Valtorta au XXème siècle. Lire notre dossier sur la fiabilité de la Bible.
Paradoxalement, le Coran invite les musulmans à interroger les gens du livre lorsqu’ils doutent de ce qui leur est révélé (sourate 10, 94).
“Ce que faisait et enseignait Muhammad était normal pour l’époque et constituait même un progrès.”
Les agissements de Muhammad ne seraient pas problématiques (esclavagisme, polygamie, âge d’Aïcha, razzias, mutilations corporelles, etc.) au regard du contexte historique du VIIème siècle. Mais cet argument rencontre plusieurs problèmes :
- Il “déprophétise” Muhammad (puisqu’un grand prophète inspiré par Dieu a une conduite et une parole intemporelles) ;
- Il profane le Coran (puisque le texte suprême de Dieu ne peut pas être restreint à une période du passé) ;
- L’histoire nous apprend que de nombreux humains avaient des comportements plus vertueux des siècles, et même des millénaires, avant Muhammad.
“La violence de Muhammad et de ses fidèles fut un mal nécessaire pour diffuser la bonne parole d’Allah.”
Cette affirmation est invalidée par la prodigieuse diffusion du christianisme alors même que les premiers chrétiens refusaient, par fidélité au Christ, toute manifestation de violence à l’encontre de leurs persécuteurs.
Jésus : “Imitez-moi. Soyez humbles, doux, patients. C’est ainsi que l’on conquiert le monde, non par la violence et la force.” (Valtorta, 98.11)
Jésus : “Tu crois que je pourrais vaincre par la violence ? Mais c’est un pauvre procédé humain, et qui ne sert que pour un temps, pour des victoires humaines. […] Je ne veux pas un royaume temporaire. Je veux un royaume éternel : le Royaume des Cieux. Je ne pouvais utiliser la violence comme moyen humain pour établir le Royaume des Cieux, autrement dit le Royaume de l’esprit.” (Valtorta, 138.2)
“Le djihad est comparable aux croisades.”
On entend parfois des personnes défendre l’islam au motif que “les chrétiens auraient fait la même chose avec les croisades”. Comparer les croisades au djihad est un non-sens comme le montre cette carte interactive :
Détourner l’attention vers autre chose lorsqu’un élément problématique est soulevé.
Exemple : cette vidéo analyse les techniques employées par le célèbre imam Zakir Naik pour noyer le poisson lorsqu’il fait face à des critiques légitimes : regarder la vidéo.
Comment l’islam peut-il tenir ?
Plusieurs facteurs, conjugués entre eux, favorisent le maintien de l’islam :
La quête de Dieu
Il est tout à fait juste et bon de rechercher notre Créateur et son Amour (souvent avec les moyens fournis par notre environnement social), mais mieux vaut-il être bien guidé pour ne pas s’égarer.
La peur de l’enfer
L’islam enseigne que seuls les musulmans vont au paradis.
L’ignorance
D’un côté, la très grande majorité des musulmans :
- n’ont lu ni le Coran, ni la Sîra (biographie de Muhammad), ni les Hadiths (actes et paroles de Muhammad et de ses compagnons), ni la Sunna (règles législatives) ;
- ne connaissent pas l’Évangile.
De l’autre, les non musulmans, remplis du relativisme ambiant, sont nombreux à croire que toutes les religions se valent, disant simplement la même chose avec des mots différents.
L’interdiction de la critique
Un musulman doit à la fois :
- se considérer comme inférieur à Allah et à son prophète,
- et considérer que le contenu du Coran fut dicté mot à mot par le Ciel.
Par conséquent, il n’est pas autorisé à questionner son contenu s’il y voit d’apparentes contradictions. Si tel était le cas, le musulman est invité à faire acte de foi en disant : “Allah et son prophète savent.”
L’idéologue islamique Ibn Taymiyya (1263-1328) a écrit l’ouvrage de référence As-Sarim al-Maslul ’ala Shatim ar-Rasul (The Drawn Sword against those who insult the Messenger) dans lequel il appelle les musulmans à accepter les enseignements de Muhammad sans les remettre en question.
De plus, cette situation, empèche toute réforme interne de l’islam.
L’auto-surveillance et la pression de la oumma
La communauté des musulmans (la oumma) forme une structure coercitive d’auto-surveillance et une pression sociale. S’en extraire signifie le plus souvent, a minima, la “mort sociale”.
La menace et la violence
Il est facile d’y rentrer (il suffit de réciter la chahada, une profession de foi de quelques lignes, devant témoins), mais difficile d’en sortir. En effet, l’apostasie (le fait de quitter l’islam) est, en théorie, punie de mort. Cela s’applique dans la plupart des pays musulmans. Même en occident, des ex-musulmans vivent avec une menace permanente qui pèsent sur eux.
L’islam, par ses nombreux codes et préceptes, est censée régir toute la vie du musulman. Aussi, le quitter induit généralement un coût très élevé et de grandes souffrances (sacrifices familiaux, sociaux, économiques).
Selon la charia, le crime de ridda (apostasie + trahison) est passible de sanctions pénales pouvant aller jusqu’à la mort.
“Ils aimeraient que vous abjuriez comme ils ont abjuré de façon à être semblables à eux. Ne prenez parmi eux comme compagnons que ceux qui se sont déjà mis en route vers le Seigneur. S’ils font marche arrière, saisissez-vous d’eux où qu’ils soient et tuez-les. Ne prenez parmi eux ni protecteur ni aide.” (Sourate 4, verset 89).
“Le sang d’un musulman, qui accepte qu’il n’y a d’autre Dieu qu’Allah et que Muhammad est son prophète, ne peut être versé que dans trois conditions : en cas de meurtre, pour une personne mariée qui s’adonne au sexe de manière illégale, et pour celui qui s’éloigne de l’islam et quitte les musulmans” (Boukhari, volume 9, livre 83, n°17)
“Il y avait un homme enchaîné à côté d’Abu Musa. Mu’adh demanda : ‘Qui est-ce ?’ Abu Musa dit : ‘C’est un juif qui est devenu musulman et qui est retourné au judaïsme’. Abu Musa demanda ensuite à Mu’adh de s’asseoir à côté, mais Mu’adh dit : ‘Je ne vais pas m’asseoir avant qu’il soit tué, c’est la loi d’Allah et de son apôtre’, et il le répéta trois fois. Alors Abu Musa ordonna qu’il soit tué et il fut tué” (Boukhari, volume 9, livre 84, n°58)
“Quiconque quitte sa religion, tuez-le, ordonne Muhammad.” (Boukhari, volume 9, livre 84, n°57 ; Sourate 9, verset 29).
En 1996, vingt-deux États membres de la Ligue des États arabes ont adopté à l’unanimité Le Code pénal arabe unifié de la Ligue arabe, en vue d’harmoniser leurs législations selon les principes du droit musulman. Or, ce code pénal ordonne, aux articles 162, 163, 164 et 165, la mise à mort des apostats maintiendraient leur position trois jours après avoir été averti et la dépossession de ses biens par l’État.
Au Maroc, en 2013, le Haut Conseil des oulémas, présidé par le roi du Maroc, a émis une fatwa condamnant à la mort quiconque, né de père musulman, renoncerait à l’islam.
En 2016, le grand imam et président de l’université sunnite al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, confirma que les apostats doivent rejoindre l’islam ou être tués (cf. “Egypt’s Top “Moderate” Cleric: Apostasy a “Crime” Punishable by Death”, in Middle East Forum, 24 juin 2016). Ahmed al-Tayeb est titulaire d’un doctorat en philosophie islamique de l’université Paris-Sorbonne où il enseigna comme professeur invité. Avant de prendre la présidence de l’université al-Azhar en 2003, il fut grand mufti d’Égypte en 2002 et 2003. L’université d’État al-Azhar, basée au Caire, est la plus prestigieuse du monde islamique.
Les financements massifs
Les financements en provenance des pays du Golf (pétro-dollars) soutenant l’implantation et l’expansion d’un islam rigoureux (type “Frères musulmans”).
La corruption politique
Livres sur le sujet :
- L’enquête Inch’allah : l’islamisation à visage découvert (Éditions Fayard, 17 octobre 2018, 300 pages). Les reporters au Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui dirigent le projet Spotlight au sein duquel ils enquêtent avec cinq étudiants sur la propagation de l’islam en Seine Saint-Denis. Celle-ci fait ressortir la complicité des politiques d’extrême gauche pour renouveler leurs mandats.
- L’ouvrage collectif, réalisé sous la direction de Florence Bergeaud-Blackler (CNRS) et Pascal Hubert (avocat), Cachez cet islamisme, Éditions La Boîte à Pandore, 2021.
- Lucas Jakubowicz, Vote religieux, un tabou français, février 2026
Gérard Davet : “Il y a un slogan en Seine-Saint-Denis : une mosquée, trois mandats.” (Europe 1, octobre 2018)
Témoignage de Fadila Maaroufi sur le cas de la Belgique :
Vidéo sur le cas de la ville de Roubaix, en France :
- Peluches et livres pour enfants sans visage
- Librairies islamiques prônant la charia
- Box pour femmes voilées dans les restaurants
- La marie de Roubaix – dirigée par Guillaume Delbar de 2014 à 2025 – qui donne des dizaines de milliers d’euros de subvention à l’association Ambitions et initiatives pour la réussite (AAIR) qui dispense des cours coraniques rigoristes, avec des fonds publics et dans des locaux publics, sous prétexte de “soutien scolaire”. Guillaume Delbar fut également vice-président de la Métropole européenne de Lille (MEL) et vice-président du Conseil régional des Hauts-de-France. Le maire et les responsables de l’association seront tous relaxés par la justice.
- Etc.
Les stratèges musulmans profitent de la naïveté, de la couardise et de l’opportunisme des politiciens occidentaux pour gagner du terrain.
Exemple : L’Organisation de la Coopération islamique (OCI) regroupe 57 États musulmans, faisant d’elle la deuxième plus importante organisation d’États au monde (après l’ONU). En 1983, l’Organisation de la coopération islamique et l’Organisation islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ISESCO) élaborent un document intitulé Stratégie de l’action culturelle islamique à l’extérieur du monde islamique. Il détaille leur stratégie pour “construire une société islamique pure et saine” en Occident (p105), qui constituera une “civilisation de substitution” (p83). Ce document sera adopté par les États membres de l’OCI lors de la neuvième Conférence islamique au Sommet tenue à Doha (Qatar), en 2000. L’homme politique français Jean-Frédéric Poisson analyse ce document dans son livre L’Islam à la conquête de l’Occident : la stratégie dévoilée, éditions du Rocher, 2018.
Ou poussent leurs propres candidats au sein des listes d’extrême gauche (lisible ici).
Les aménagements
Des musulmans ont réussi à se frayer une voie plus douce dans le contexte islamique, à l’instar des courants soufi ou alevi.
Réponses aux principales objections musulmanes sur le christianisme
Vidéo 1/2 (57 minutes)
- Comment peut-on dire que les chrétiens croient en un seul Dieu, alors qu’ils professent la Trinité ?
- Comment Jésus peut-il dire qu’il est Dieu, alors qu’il a vécu comme un homme ?
- Jésus est-il vraiment mort crucifié et ressuscité ?
Vidéo 2/2 (46 minutes)
- La Bible a-t-elle été falsifiée ?
- N’y a-t-il pas autant de violence dans la Bible que dans le Coran ?
- Jésus n’a-t-il pas annoncé Mohammed en promettant le Paraclet ?
- L’islam n’est-il pas la vraie religion, car il est arrivé après le Christianisme ?
Les différents chemins permettant aux musulmans de connaître la vérité
Les musulmans sont les victimes prisonnières du contexte culturel dans lequel ils sont nés. Mais ils sont aussi les enfants de Dieu. Et Dieu ne veut pas que les êtres humains se perdent, mais que tous soient sauvées (1 Tm 2, 4).
En priant
Les musulmans peuvent demande à Dieu d’un cœur sincère et confiant qu’il leur révèle la vérité. En effet, Dieu est Amour et veut le meilleur pour chacun de nous. Il est donc certain qu’il donnera la vérité à celui qui le prie.
Jésus : “Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent !” (Lc 11, 9-13)
En voyant les oeuvres et les miracles de Dieu
La connaissance de la divinité de Jésus est permise par la surabondance de miracles obtenus en son nom à travers les siècles.
Jésus : “Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.” (Jn 14, 11)
Par exemple :
Jésus : “Oubliez tout ce qui vous a été dit par un autre que moi et diffère de ma parole. Repoussez tout ce qui pourra vous être raconté à l’avenir. À quiconque voudra vous pousser à abjurer le Christ, répondez : “Ses œuvres parlent à notre esprit”, et soyez persévérants dans la foi.” (Valtorta, 399.4)
En découvrant la Parole de Dieu
La parole de Dieu est performative et nous transforme. En islam, les textes du Coran sont faits pour être appris et récités par cœur. Pas pour être médités, et encore moins questionnés. A contrario, les chrétiens sont invités à se plonger dans la Bible pour méditer la Parole de Dieu (lectio divina) et découvrir comment elle résonne dans leur vie. Faire cette découverte aide à découvrir la véritable essence de Dieu : l’Amour qui s’abaisse jusqu’à mourir pour nous donner la Vie.
Alors Jésus dit aux Douze : “Voulez-vous partir, vous aussi ?”
Simon-Pierre lui répondit : “Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu.”
(Jn 6, 67-69)
Puis [Jésus] leva les yeux au ciel et dit : “Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.” (Jn 17, 1-3)
Saint Paul apôtre : “Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur.” (He 4, 12)
En allant à Jésus en suivant Marie
Celle qui connaît le mieux Jésus Christ – sa Mère – conduit les musulmans vers Lui.
“[Les saints amoureux de Marie] ont proclamé que ceux qui veulent trouver Dieu, le Salut, la Vie, doivent aller à Marie. En elle, se trouvent la Charité, la Vie, la Lumière, la Sagesse. C’est là que l’homme peut renaître et devenir un véritable fils de Dieu, d’homme qu’il était.” (Maria Valtorta, Leçon n°14, 91, sur l’Épître de Saint Paul aux Romains).
Jésus Christ, via la mystique Monique Marie, a aussi exhorté les catholiques :
- à prier les défunts musulmans qui ne sont pas en enfer, pour que, eux qui désormais connaissent pleinement le Christ, guident leurs enfants sur Terre vers lui, qu’ils osent franchir la porte des églises (ce que l’islam leur interdit) et puissent y trouver des fidèles bienveillants, fervents, priant et adorant Dieu à genoux ;
- à prier un chapelet spécifique pour la conversion des musulmans.
En faisant l’expérience de la charité chrétienne
Comme l’écrivait Saint Charles de Foucault, ce n’est pas par l’apologétique intellectuelle que nous toucherons les musulmans, mais d’abord “en leur donnant une idée de notre religion par notre bonté et nos vertus”.
Le fait qu’un nombre considérable de musulmans préfèrent vivre dans des pays façonnés par le christianisme plutôt que dans ceux appliquant la charia ne peut simplement s’expliquer par le niveau économique (car certains pays appliquant la charia sont très riches), mais met en lumière cette attraction de la charité chrétienne.
En faisant des pèlerinages
À la rue du Bac à Paris, à Lourdes, à Medjugorje, à Paray-le-Monial, etc.
En écoutant des témoignages d’anciens musulmans
Aujourd’hui, grâce à Internet et à la circulation de l’information, de plus en plus de personnes quittent l’islam. De très nombreux apostats vont jusqu’à exprimer publiquement leur parcours, notamment sur les réseaux sociaux, en dépit des représailles auxquelles ils s’exposent (Majid Oukacha, Alibabal, Amir Apostat, Yanis Apostat, JackLeFou, etc.) Parmi eux, plusieurs ont découvert le Christ et sont devenus catholiques, à l’instar de l’humoriste Mehdi Djaadi qui a partagé son histoire dans le spectacle Coming out.
Témoignage d’un ancien musulman irakien réfugié en France en raison de sa conversion au catholicisme (30 mins) :
De nombreux musulmans se convertissent à la suite d’une rencontre avec Jésus en rêve : témoignages vidéo ici.
Retrouvez un témoignage de conversion au catholicisme tous les dimanches.
Ressources
Numériques
En français :
- Ananie.org : service diocésain de Paris pur l’accueil et l’accompagnement des convertis de tradition musulmane
- Mission Ismérie | Facebook
- Forums Jésus le Messie | Youtube : forums d’ex-musulmans convertis
- Mission Angelus
- Net Angels
- Le christianisme expliqué aux musulmans, par Françoise Breynaert (audios)
- Jésus ou Muhammad | Youtube
- Association Marie de Nazareth
- Missionnaire de la miséricorde divine | Youtube
- LeMessieEtSonProphete.com : site du Père Édouard-Marie Gallez
- Association Clarifier
- Inchallah.net
- Al-Kalam.fr | Youtube
- Jésus fils de Marie
- L’Observatoire de l’islamisation de la France
- Le-Reflet.com | Youtube : traductions en français d’œuvres historico-critiques sur l’islam
En anglais :
- WikiIslam.net : un wiki de près d’un millier d’articles sourcés
- Books of Father Zakaria
En arabe :
- OurWayToGod.org (textes et audios)
Bibliographiques
Ouvrages d’étude et d’analyse :
- Le Coran des historiens, Éditions du Cerf, 2019, 3408 pages.
- Sami Aldeeb, Le Coran, texte arabe et traduction française par ordre chronologique avec renvoi aux variantes, aux abrogations et aux écrits juifs et chrétiens, 3ème édition, 2019, 491 pages.
- Odon Lafontaine (Olaf), avec le Père Édouard-Marie Gallez, Le Grand secret de l’islam, L’histoire cachée de l’islam révélée par la recherche historique, 2020, 256 pages (pdf).
- Annie Laurent, L’islam, Pour tous ceux qui veulent en parler (mais ne le connaissent pas encore), préfacé par Rémi Brague, Éditions Artège, 2017.
- Abbé Guy Pagès, Interroger l’Islam, Mille et une questions à poser aux Musulmans, Éd. DMM (496 pages).
- Ferghane Azihari (né dans une famille comorienne musulmane), L’Islam contre la modernité, Éditions Presses de la Cité, 15 janvier 2026, 400 pages. Écouter son interview.
Témoignages d’anciens musulmans :
- Joseph Fadelle, Le Prix à payer, 2010 (témoignage d’un Irakien converti et réfugié en France)
- Mark A. Gabriel (PhD) : Égyptien, formé dès son plus jeune âge par son oncle imam, il pouvait réciter tout le Coran par cœur à l’âge de 12 ans, il intégra la plus prestigieuse université islamique du monde, l’université publique sunnite al-Azhar du Caire. En quatrième année, il arriva deuxième meilleur élève sur six mille étudiants. Imam très respecté, à 28 ans, il devint l’un des plus jeunes assistants de l’université al-Azhar et y enseigna l’histoire et la culture de l’islam. Jusqu’au jour où, soupçonné d’apostasie pour avoir posé trop de questions sur l’islam, il fut renvoyé et torturé pendant deux semaines par la police secrète égyptienne. Il se convertira plus tard au christianisme en lisant les évangiles. Exilé en Europe, il partage son histoire et son analyse dans le livre Jésus et Muhammad, Profondes différences et surprenantes ressemblances (Éditions Ourania, 2009). Lire son livre en ligne, en anglais. Portrait vidéo de l’auteur.
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