Judaïsme

 

TABLE -

Définir les termes

Hébreux :

Les hébreux constituent un peuple sémitique nomade du Proche-Orient ancien, lié aux patriarches Abraham, Isaac et Jacob. Ils parlent l’hébreu, une langue sémitique.

Juifs :

Les Juifs constituent un peuple lié au royaume de Juda dans l’Antiquité et partageant la religion et l’héritage traditionnel judaïques.

Les principaux textes du judaïsme

Les textes d’inspiration divine

Les textes formant la base de la tradition, de la loi et de la religion juives sont :

La Torah (Pentateuque) : Rédigée entre le VIIème et le Vème siècle avant Jésus-Christ, elle est composée des cinq livres de Moïse (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome). Considérée comme le fondement du judaïsme, la Torah est lue dans les synagogues.

Les Neviim (les livres des Prophètes) : Écrits entre le VIIIème et le IIème siècle avant Jésus-Christ :

  • Les Premiers Prophètes (Nevi’im Rishonim), allant de l’installation des Juifs en terre de Canaan jusqu’à la chute du Premier Temple de Jérusalem et l’exil à Babylone :
    • Josué, Juges, Samuel, Rois
  • Les Derniers Prophètes (Nevi’im Aharonim), ultérieurs à l’exil à Babylone :
    • Les trois grands prophètes : Isaïe, Jérémie, Ézéchiel.
    • Les douze petits prophètes : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahoum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie.

Les Tehilim (Psaumes) : Compilés par le roi David, ils expriment de manière poétique les sentiments et les aspirations du peuple juif.

Les Ketouvim (Écrits) : Compilés entre le Ve et le IIe siècle avant Jésus-Christ, les Ketouvim comprennent les Tehilim, les Proverbes, et d’autres textes.

Le Tanakh : Il comprend la Torah, les Neviim et les Ketouvim.

Les textes d’origine humaine

Le Talmud : Une compilation de commentaires rabbiniques portant sur des sujets religieux, sociaux et juridiques, composée entre le IIIème et le Vème siècle après Jésus-Christ. Le Talmud comprend la Mishna (traditions orales rabbiniques qui accompagnent les lois de la Torah, compilées par Rabbi Juda le Prince vers 200 après Jésus-Christ) et la Gemara (commentaires sur la Mishna). Il existe deux versions principales : le Talmud de Jérusalem et le Talmud de Babylone. Selon le théologien palestinien Sami Aldeeb, les rédacteurs du Coran auraient repris de nombreux éléments présents dans le Talmud (cf. son étude Le Coran : texte arabe et traduction française, par ordre chronologique selon l’Azhar avec renvoi aux variantes, aux abrogations et aux écrits juifs et chrétiens).

La Kabbale : Tradition ésotérique, symbolique et mystique du judaïsme, la Kabbale est considérée comme la dimension interne et secrète de la Torah. Ses adeptes croient qu’elle fut transmise oralement par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, en même temps que la Torah. Puis, elle aurait été transmise de génération en génération au sein d’un petit cercle d’initiés. Le Zohar, rédigé au XIIIème siècle après Jésus-Christ, constitue le texte central de la Kabbale.

Le Choul’han Aroukh (Code de Loi juive) : Directives quotidiennes, notamment extraites du code de Maïmonide, compilées au XVIème siècle après Jésus-Christ.

La singularité du judaïsme

Le plus petit de tous les peuples

Une relation privilégiée à Dieu

Le monothéisme

Le peuple juif est qualifié de “peuple élu” en raison de sa relation privilégiée avec Dieu. En effet, alors que l’ensemble des peuples environnant succombaient au polythéisme et à l’adoration d’idoles faites de mains d’hommes (idolâtrie), le peuple juif fut le seul à conserver la connaissance et l’adoration du Dieu unique (connu depuis Adam et Ève).

La loi divine et les préceptes humains

La Torah contient 613 commandements divins.

Les prophètes et l’attente du Messie

Dieu choisit les Juifs comme peuple gardien de sa Présence et de son Amour.

Régulièrement, émergeaient du milieu de ce peuple des prophètes, véritables intermédiaires entre Dieu et les hommes.

Leur mission était double :

  • Ramener le peuple juif sur les sentiers du Seigneur en purifiant son cœur et en le détournant des idoles, en lui transmettant les messages célestes, et en lui rappelant le monothéisme, l'Alliance conclue avec Dieu, la Loi et la justice divine ;
  • Annoncer la venue prochaine du Messie qui rétablira ce que le péché originel (la désobéissance par orgueil) avait brisé dans la relation entre Dieu et l'être humain.

Les prophètes de l’Ancien Testament ne se sont pas contentés d’annoncer le Messie. Ils ont, en plus, transmis une multitude d'indications factuelles à son sujet qui permettraient de le reconnaître le jour venu (lieu de naissance, famille et généalogie, actes, paroles, souffrance rédemptrice, résurrection, etc.).

Parmi ces dizaines de prophètes, un grand nombre furent persécutés et tués par les leurs, en raison de leur parole sans détours.

Voici les principaux prophètes bibliques :

  • Dans l’Ancien Testament :
    • Moïse
    • Les quatre "grands prophètes" : Isaïe, Jérémie, Baruch, Ézéchiel, Daniel
    • Les douze "petits prophètes" : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie
    • Ainsi que : Débora, Samuel, Nathan, Gad, Achija de Silo (un prophète hébreu de la tribu de Lévi), Élie, Élisée
  • Dans le Nouveau Testament :
    • Anne
    • Syméon
    • Jean-Baptiste
    • L’apôtre Jean (Apocalypse)

Saint Pierre apôtre : "ainsi se confirme pour nous la parole prophétique ; vous faites bien de fixer votre attention sur elle, comme sur une lampe brillant dans un lieu obscur jusqu’à ce que paraisse le jour et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs. Car vous savez cette chose primordiale : pour aucune prophétie de l’Écriture il ne peut y avoir d’interprétation individuelle, puisque ce n’est jamais par la volonté d’un homme qu’un message prophétique a été porté : c’est portés par l’Esprit Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu." (1 P 1, 19-21)

Révélation privée :

Jésus : "Dieu se communiquait [aux prophètes juifs] avec une grande plénitude" en raison de leur sainteté. (Valtorta, 426.5)

Révélation privée :

Le rabbi Gamaliel demande : "Qui es-tu ? Dis-le-moi."
Et Jésus, doucement, lui répond : "Lis les prophètes et tu trouveras ta réponse. Le premier signe est chez eux. L’autre va venir." (Valtorta, 604.10)

Voici les prophéties présentes dans l’Ancien Testament concernant le Messie :

  • Psaume 2, 7 ; Psaume 109, 3 : Le Messie aura la singularité d’être engendré par Dieu (et non pas créé par lui).
  • Psaume 2, 7Deuxième livre de Samuel 7, 14 : Dieu sera pour le Messie un père, et lui sera pour Dieu un fils.
  • Psaume 109, 4 : Le Messie sera un prêtre de toute éternité (à l’inverse des humains qui sont créés à un instant t).
  • Isaïe 35, 4 : Dieu vient en personne pour nous sauver.
  • Nombres 24, 17 : Le Messie sera juif, "issu d’Israël".
  • Gn 22, 18 : Saint Paul apôtre fait observer (en Ga 3, 16) que Dieu promit à Abraham que "toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de [quelqu’un qui descend de lui]". Or, Jésus descend d’Abraham Mt 1, 1-17 et est celui qui a amené le plus de non juifs de l’histoire à se reconnaître "enfants d’Abraham".
  • Isaïe 11, 1 & 10 : Le Messie "sortira de la souche de Jessé, père de David", comme cela est confirmé en Mt 1, 6-17.
  • Zacharie 13, 1 : Le Messie sera issu "de la maison de David", comme cela est confirmé en Lc 1, 32.
  • Deuxième livre de Samuel 7, 12-16 : Dieu annonce au roi David : "Je te susciterai dans ta descendance un successeur [… il] bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. […] ma fidélité ne lui sera pas retirée […]".
  • Daniel 7, 13 : Le Messie aura l’apparence d’"un Fils d’homme".
  • Daniel 7, 14 : Le Messie aura une domination, une gloire et une royauté universelle et éternelle (ne se limitant ni au seul peuple juif, ni à une période donnée).
  • Genèse 49, 10 & Daniel 2, 39-45 & Daniel 9, 24-27 : Le Messie naîtra au temps annoncé par le prophète Daniel.
  • Isaïe 7, 14 : Le Messie naîtra d’une vierge et on l’appellera Emmanuel ("Dieu-avec-nous"), comme cela est confirmé en Lc 1, 26-38.
  • Cantique des cantiques 5, 9 : La Mère du Messie est "la plus belle des femmes".
  • Isaïe 9, 5 : Le Messie viendra sous la forme d’un enfant mâle.
  • Michée 5, 1 : Le prophète Michée annonce, 800 ans à l’avance, que le Messie naîtra à Bethléem Éphrata, en Judée, comme cela est confirmé en Mt 2, 1.
  • Isaïe 1, 3 : Le Messie naîtra dans une crèche, entre un bœuf et un âne.
  • Malachie 3, 1 : Le Messie "viendra dans son Temple" (Jésus sera effectivement présenté au Temple de Jérusalem après sa naissance et il reviendra souvent par la suite ; le Temple ayant été détruit en l’an 70, le Messie devait arriver avant cette date).
  • Jérémie 31, 15 : La naissance du Messie sera accompagnée du massacre des Saints Innocents comme annoncé par le prophète Jérémie 700 ans à l’avance. "Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus." (Mt 2, 17-18).
  • Osée 11, 1 : Dieu appelle son fils d’Égypte (où il s’était réfugié pour échapper à la persécution d’Hérode), comme cela est confirmé en Mt 2, 15.
  • Malachie 3, 1 : Un messager préparera le chemin du Messie (ce fut le rôle de son cousin : Jean-Baptiste, "le précurseur").
  • Isaïe 8, 23 & 9, 1 : Le Messie viendra de Galilée (s’accomplissant en Mt 4, 12-16).
  • Psaume 78, 2 : Le Messie enseignera en utilisant des paraboles et révélera des choses cachées depuis la création du monde.
  • Isaïe 35, 5-10 ; Isaïe 42, 7 ; Isaïe 61, 1-3 : Le Messie annoncera la bonne nouvelle aux humbles, guérira ceux qui ont le cœur brisé, guérira les aveugles, les boiteux, les muets, proclamera aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamera une année de bienfaits accordée par le Seigneur, et un jour de vengeance pour notre Dieu, consolera tous ceux qui sont en deuil, mettra le diadème sur leur tête au lieu de la cendre, l’huile de joie au lieu du deuil, un habit de fête au lieu d’un esprit abattu, confirmant ainsi que l’esprit du Seigneur Dieu est sur lui, que le Seigneur l’a consacré par l’onction. Comme cela est explicitement confirmé par Jésus en Mt 11, 4-5 et Jn 10, 38, et tout au long de son ministère.
  • Isaïe 11, 2 : L’Esprit du Seigneur reposera sur le Messie.
  • Isaïe 42,1 : Le Messie est le bien-aimé de Dieu en qui celui-ci trouve son bonheur et fait reposer son Esprit ; il fera connaître le jugement de Dieu aux nations, comme confirmé en Mt 12, 17-18.
  • Isaïe 42, 9 : Le Messie sera la lumière des nations.
  • Zacharie 9, 9 : Le Messie sera pauvre et humble.
  • Zacharie 9, 10 ; Isaïe 52, 7 : Le Messie sera pacifique.
  • Jérémie 31, 31-33 : Le Messie établira une nouvelle alliance avec la maison d’Israël, qu’il inscrira sur les cœurs.
  • Isaïe 62, 11Zacharie 9, 9 : Le Messie entrera dans Jérusalem sous les cris de joie, monté sur "un ânon, le petit d’une ânesse", comme confirmé en Mt 21, 7, en Mc 11, 2-7 et en Lc 19, 30-35.
  • Isaïe 53, 10 : Le Messie livrera sa vie en sacrifice pour le péché.
  • Psaume 40, 10 : Le Messie sera trahi par celui avec qui il partagera son pain, comme confirmé en Jn 13, 21-16.
  • Zacharie 11, 12-13 : Le Messie sera trahi en échange de trente pièces (ou sicles) d’argent (ou deniers), comme confirmé en Mt 27, 3-9.
  • Psaume 21, 7 ; Isaïe 53, 3 : Le Messie sera rejeté par le peuple et abandonné des hommes, comme nous le voyons lorsque ses apôtres prennent la fuite (Mt 26, 56) et le renient (Mt 26, 69-75 ; Jn 18, 17 & 25-27), et que la foule lui préfère Barabbas (Mt 27, 21-25).
  • Isaïe 53, 4 : Le Messie se taira devant ses accusateurs, comme c’est le cas en Mt 26, 63 ; Mt 27, 14Mc 14, 61.
  • Isaïe 50, 6 : Le Messie sera torturé : son dos sera frappé et sa barbe sera arrachée.
  • Psaume 21, 8 ; Isaïe 50, 6 : Le Messie sera moqué et on lui crachera au visage.
  • Psaume 21, 17 : Le Messie sera cerné par une foule haineuse.
  • Isaïe 53, 3 : Le Messie sera l’homme des douleurs, comme "le lépreux qui se couvre le visage".
  • Psaume 22, 19 : Le Messie verra ses vêtements partagés et sa tunique tirée au sort, comme c’est le cas en Mt 27, 35 et en Lc 23, 34.
  • Psaume 69, 22 : Le Messie, assoiffé, sera abreuvé de vinaigre.
  • Psaume 22, 16 : Le Messie se desséchera comme l’argile et sa langue s’attachera son palais.
  • Psaume 21, 17 : Le Messie aura les mains et les pieds percés, comme c’est le cas en Mt 27, 35
  • Psaume 21, 2 ; Psaume 22, 2 : Le Messie se sentira abandonné de Dieu et prononcera les mots : "Mon Dieu ! Mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné ?"
  • Psaume 31, 6 : Le Messie prononcera les mots : "Je remets mon esprit entre tes mains."
  • Isaïe 53, 8 & Daniel 9, 26 : Le Messie sera mis à mort ; le "Messie sera supprimé".
  • Exode 12, 46 ; Nombres 9, 12 ; Psaume 34, 20 : Le Messie n’aura aucun os brisé [entendre aucun os de ses membres principaux ; certains osselets de ses mains et de ses pieds furent brisés par les clous].
  • Zacharie 12, 10 : Le Messie sera transpercé [d’un coup de lance].
  • Zacharie 12, 10 : On pleura sur le Messie comme on pleure la mort d’un fils unique.
  • Amos 8, 9 ; Joël 3, 4 : À la mort du Messie, Dieu couchera le soleil à midi et obscurcira la terre en plein jour. Le soleil sera changé en ténèbres.
  • Isaïe 53, 9 : Le Messie aura son sépulcre parmi les méchants (Jésus sera crucifié entre deux larrons), et son tombeau avec le riche (Jésus sera enseveli dans le tombeau du riche pharisien Joseph d’Arimathie).
  • Psaume 15, 10 : Le corps du Messie ne pourrira pas.
  • Isaïe 53, 11 : Suite à ses tourments, le Messie verra la lumière/ressuscitera (Mt 28, 6).
  • Psaume 117, 22 : Et "la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle."
  • Isaïe 53, 4 : Le Messie portera nos souffrances, comme confirmé en Mt 8, 17.
  • Isaïe 53, 11 : Le Messie portera nos fautes.
  • Zacharie 13, 1 : Le Messie sera la source qui nous lave de notre péché et de notre souillure.
  • Isaïe 53, 5 : Le Messie sera celui nous guérit par ses blessures.
  • Isaïe 25, 8 : Le Messie "fera disparaître la mort pour toujours".
  • Isaïe 11, 10 ; Isaïe 42, 1-4 ; Isaïe 49, 6Isaïe 56, 7 ; Osée 2, 25 : Le Messie viendra non seulement pour les juifs, mais pour toutes les nations de la terre. Toutes se tourneront vers lui et appellerons sa maison "une maison de prières". Il deviendra "la lumière des nations, pour que [le] salut [de Dieu] parvienne jusqu’aux extrémités de la terre."
  • Joël 3, 1-2 : Dieu répandra son Esprit sur tout être de chair, donnant lieu à des prophéties, à des songes et à des visions (comme cela se produira après l’Ascension de Jésus Christ au Ciel, avec l’Effusion de l’Esprit Saint et la multiplication des charismes).
  • Ezéchiel 9, 3-6 : Tous ceux qui auront leur front marqué par la croix du Seigneur seront épargnés au jour de l’extermination des impies.

→  En savoir plus sur les prophéties juives annonçant la venue de Jésus.

"Jésus leur dit alors : “Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ?” Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. […] “Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : ‘Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.’” Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures. Il leur dit : “Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. À vous d’en être les témoins.”" (Lc 24, 25-27 & 44-48)

Révélation privée :

Jésus : "Les prophéties m’ont décrit, comme le meilleur peintre ne saurait le faire, de mon aurore à mon crépuscule. Ces deux moments de l’aurore et du crépuscule sont même les deux passages les plus mis en lumière par les prophètes." (Valtorta, 589.3)

Révélation privée :

Joseph d’Arimathie : "Ses œuvres sont celles du Messie. Sa vie est parfaite. Nous vivons à l’époque prophétisée. Satan le combat. Que chacun conclue dans son cœur qui est le Nazaréen." (Valtorta, 549.3)

Les grands événements de l’histoire juive

L’Alliance et la promesse à travers les patriarches

La tradition juive fait remonter ses origines aux trois “patriarches” que sont Abraham, Isaac et Jacob. Abraham est présenté comme le premier à entrer dans une Alliance avec Dieu, qui lui promet une descendance et une terre. Isaac est le fils d’Abraham et de Sara, né comme l’enfant de la promesse, et sa figure est surtout marquée par l’épisode de la ligature sur le mont Moriah, où sa vie devient un symbole central de la fidélité à l’Alliance. Jacob reçoit le nom d’Israël, et ses douze fils sont à l’origine des douze tribus.

La sortie d’Égypte et la libération de l’esclavage (Exode) et le don de la Loi au Sinaï

L’Exode raconte la sortie des Hébreux d’Égypte, où ils étaient réduits en esclavage, sous la conduite de Moïse. Après cette libération, le peuple atteint le Sinaï, où Dieu lui donne la Loi, notamment les commandements qui structurent la vie religieuse et morale.

Installation en Canaan, unité nationale, monarchie et centralité du Temple

Après avoir erré 40 ans au désert, les hébreux entre en Terre promise. Les tribus d’Israël s’installent en Canaan et se fédèrent progressivement. La tradition biblique rapporte ensuite l’apparition d’une monarchie avec Saül, puis David et Salomon. David fait de Jérusalem la capitale politique et religieuse. Salomon y construit le premier Temple. Cette période associe.

La scission du peuple entre Israël et Juda

Après Salomon, le royaume se divise en deux entités, Israël au nord et Juda au sud. Le Temple de Jérusalem reste le centre du culte dans le royaume de Juda. Les prophètes interviennent pour dénoncer l’injustice sociale, l’idolâtrie et l’infidélité à l’Alliance.

La chute du royaume du Nord, la première destruction du Temple et l’exil à Babylone

Le royaume du Nord disparaît en 722 av. J.-C. sous les coups des Assyriens. Puis, Jérusalem est prise par Babylone en 586 av. J.-C. et le premier Temple est détruit. Une partie des élites judéennes est déportée à Babylone. Le peuple doit continuer à exister sans sanctuaire ni souveraineté.

Retour d’exil et reconstruction

Lorsque Cyrus de Perse conquiert Babylone, il autorise les exilés à rentrer en Juda. Sous l’impulsion d’Esdras et de Néhémie, la communauté se réorganise et le second Temple est reconstruit à Jérusalem, le cœur religieux du peuple juif. Le judaïsme se recentre sur l’étude de la Loi et l’observance aux prescriptions religieuses. Le Temple fonctionne à nouveau, avec ses prêtres, ses sacrifices et ses pèlerinages. Émergence aussi une diversité de courants (pharisiens, sadducéens, esséniens, etc.). C’est dans ce contexte que va vivre et enseigner Jésus.

La scission du peuple juif entre pharisiens et chrétiens

Le peuple juif se scinde en deux :

  • beaucoup reconnaissent Jésus comme le Messie annoncé, se convertirent au Christ (avant et après sa crucifixion)  comme suite logique de leur judaïcité et deviennent les premiers “chrétiens”, soit les disciples du Christ ;
  • et ceux qui suivent les pharisiens dans leur rejet du Christ.

La non reconnaissance de Jésus

Dans l’une des paraboles donnée par Jésus, un riche damné supplie Abraham d’envoyer Lazare, un bienheureux défunt, avertir ses frères des conséquences mortelles de leur égoïsme.
Voici la réponse d’Abraham :
– Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.
– S’ils n’écoutent ni Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.
(Lc 16, 19-31)

Par cette parabole, Jésus prophétise aussi ce qu’il se passera. De nombreux Juifs qui avaient Moïse et les Prophètes, mais ne les ont pas écoutés, ne se sont pas non plus convertis lorsque Lazare fut ressuscité par Jésus après y avoir passé quatre jours au tombeau et non pas accueilli Jésus lorsqu’il ressuscita le troisième jour après sa crucifixion.

Ils imaginaient un Messie politique

Une autre partie du peuple juif, à l’instar des pharisiens, attendaient un puissant Messie politique, à l’instar du roi Salomon ou du roi David.

Mais le royaume de ce Messie politique aurait été limité dans l’espace et le temps.

Révélation privée :

Jésus aux pharisiens : “N’ayez pas peur. Je serai Roi, le roi issu d’Israël, le roi qui étendra son règne sur l’humanité tout entière. Mais vous, les maîtres d’Israël, ne déformez pas mes paroles ni celles des prophètes qui m’annoncent. Aucun royaume humain, aussi puissant soit-il, n’est universel ni éternel. Les prophètes disent que le mien le sera. Que cela vous éclaire sur la vérité et la spiritualité de ma royauté.” (Valtorta, 163.5)

Ils imaginaient un Messie humainement puissant

L’attente erronée : Les Juifs hostiles à Jésus pensaient que “le Messie est celui qui, par ordre de Dieu, rassemblera Israël dispersé et en fera un peuple triomphal qui tiendra le monde sous son pouvoir.” (Valtorta, 537.5)

La réponse à cette erreur : Dans le cas décrit ci-dessus, le Messie ne serait qu’un très grand homme et l’adorer serait de l’idolâtrie, car seul Dieu doit être adoré. (Valtorta, 537.5)

Révélation privée :

Jésus répondant aux pharisiens qui attendent un Messie vengeur : “Le Royaume du Messie n’est pas de ce monde. C’est le Royaume de Dieu, fondé sur l’amour. Il n’est rien d’autre. Le Messie n’est pas le roi des peuples et des armées, mais le roi des âmes. […] et son Royaume n’aura pas de limites ni de frontières, ni dans le temps, ni dans l’espace. Ouvrez les yeux et acceptez la vérité.” (Valtorta, 518.6)

Révélation privée :

Jésus : “Mon Royaume ne viendra pas par la rébellion et la férocité, mais il s’établira. Il ne sera pas réservé à un petit nombre, mais il sera universel.” (Valtorta, 163.5)

Ils imaginaient un Messie exclusif au peuple juif

L’attente erronée : La plupart des Juifs attendaient un Messie communautaire, exclusif à leur peuple.

La réponse à cette erreur : Tous les humains sont les enfants de Dieu et Dieu ne veut en perdre aucun.

Jésus : “votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.” (Mt 18, 14)

Révélation privée :

Jésus : “Pour moi, il n’y a aucune différence entre l’âme d’un Juif et celle d’un Samaritain. Et d’ici peu, il n’y aura plus de séparation entre la Samarie et la Judée, car le Messie aura un peuple unique qui portera son nom, et auquel appartiendront tous ceux qui l’aimeront.” (Valtorta, 554.11)

Révélation privée :

Jésus : “Voici quelle est l’idée messianique : réunir tout le monde dans l’amour. C’est la vérité de l’idée messianique. Un seul peuple sur la terre sous le sceptre du Messie. Un seul peuple dans le Ciel sous le regard d’un seul Dieu.” (Valtorta, 554.12)

Ils imaginaient un Messie non souffrant concrètement

Révélation privée :

Jésus : Israël tout entier refusait d’accepter “la réalité prophétique et contemplait les prophéties relatives à mes souffrances comme des allégories et des symboles. C’est la grande erreur à cause de laquelle, à l’heure de la Rédemption, bien peu de personnes en Israël surent reconnaître le Messie dans le Condamné.” (Valtorta, 324.11)

Ils virent Jésus comme un imposteur et continuèrent d’attendre, jusqu’à aujourd’hui, le Sauveur.

“À chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher à la foule un prisonnier, celui qu’elle voulait. […] Les grands prêtes et les anciens persuadèrent aux foules de réclamer Barabbas [un prisonnier fameux] et de perdre Jésus.
Pilate [le gouverneur] dit donc aux gens qui se trouvaient rassemblés : ‘Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ?’
La foule : ‘Barabbas.’
Pilate : ‘Que ferais-je donc de Jésus que l’on appelle le Christ ?’
La foule : ‘Qu’il soit crucifié !’
Pilate : ‘Quel mal a-t-il donc fait ?’
La foule : ‘Qu’il soit crucifié !’
Voyant alors qu’il n’aboutissait à rien, mais qu’il s’ensuivait plutôt du tumulte, Pilate prit de l’eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant : “Je ne suis pas responsable de ce sang ; à vous de voir !’
Et tout le peuple répondit : ‘Que son sang soit sur nous et sur nos enfants !’”
(Mt 27, 15-25)

Le châtiment de Dieu

Après la crucifixion du Christ, la colère de Dieu s’abattit sur eux :

  • En l’an 70 après Jésus-Christ, la révolte des Juifs contre les Romains aboutit à la seconde destruction du Temple de Jérusalem et à l’anéantissement de près d’un tiers de la population juive.
  • En 132-135 après Jésus-Christ, la prochaine et dernière révolte des Juifs contre les Romains aboutit à l’expulsent définitivement des Juifs de Palestine par les Romains.
  • La venue de nouveaux prophètes cessa.
  • Les Juifs furent disséminés dans le monde entier, puis persécutés, ghettoïsés, exterminés.

Révélation privée :

Esprit Saint : “Israël n’est donc pas entré dans la justice. Il est resté ligoté et momifié dans les formules qu’il s’était données. Il s’est mis à l’abri sous des gravats de béton qui l’ont rendu intellectuellement aveugle et stérile. Semblable à un cadavre, il est devenu sans vie. Il s’est privé de la foi parfaite, celle qu’on vit avec le Christ et dans le Christ. Jésus Rédempteur, Celui qui pour Israël, surtout pour lui, aurait pu être “Lumière” et “Pierre angulaire”, est devenu sa pierre d’achoppement. Il s’agit de la pierre annoncée par le prophète Isaïe (Is 8, 14). Il s’agit de la pierre dont le prophète Siméon a parlé et prédit qu’elle serait “la ruine et la résurrection de beaucoup, et un signe de contradiction” (Lc 2, 34). Il s’agit de la pierre dont le Christ lui-même a dit : “La pierre qu’ils ont rejetée est devenue pierre angulaire… quiconque heurtera contre cette pierre se fracassera, et ceux sur qui cette pierre tombera seront broyés” (Ps 118, 22-23 ; Mt 21,42-44). Qui sont-ils ceux qui se fracassent en heurtant contre cette Pierre-Jésus-Église ? Ce sont les ennemis du Christ qui est la Pierre-Église-Chef de cette Église. Jusqu’ici il ne s’est jamais vu qu’un vrai et grand adversaire de l’Église catholique, apostolique, romaine s’en est sorti victorieux. L’histoire de vingt siècles démontre que celui qui, de façon présomptueuse, s’est permis de lever la main avec haine contre l’Église, a vu brisés ses rêves pervers de gloire. Ceci prouve que les condamnations ecclésiastiques ne sont pas une “lettre”, mais une réalité à laquelle Dieu souscrit avec tout le poids de sa volonté, et que ceux qui en sont frappés, ne peuvent connaître que ruine dans le temps et dans l’éternité. Qui sont ceux sur qui la pierre tombe en les broyant ? C’est ceux qui ont appelé sur eux cette Pierre, en criant : “Que son Sang retombe sur nous et sur nos propres enfants” (Mt 27, 25). Et ce Sang est retombé. Et il a broyé le Temple, l’Autel, les prêtres, les puissants, comme les plus petits d’Israël. Il les a écrasés, eux, et il pulvérisa leur sotte fierté nationale, leur dureté impitoyable envers les plus petits, ainsi que leurs déductions et convictions erronées sur le Royaume prophétisé et le Messie-Roi. Il a tout broyé. Pendant des siècles. Et ce n’est pas achevé. Il ne s’arrêtera pas, aussi longtemps que de la fierté et de l’aveuglement têtu d’Israël — demeurés tels même si cette Pierre, en tombant sur lui, l’a pulvérisé, en dispersant partout sa poussière d’orgueil — ne sortira pas un humble cri invoquant le pardon, des larmes de connaissance et de reconnaissance, les larmes que l’Éternel attend depuis vingt siècles pour pouvoir enfin pardonner. Pardonner le péché terrible, inouï, de ceux qui ont tué son Fils-Dieu. Ce jour-là Israël sera à nouveau admis à la vision salutaire du Christ : “Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au Christ, Fils de Dieu par génération éternelle, Fils de David par génération humaine à travers la Vierge, rejeton de la racine de Jessé, la fleur, le lis inviolé dérivé de cette racine. C’est par Elle que l’Emmanuel est né, grâce à l’œuvre accomplie par l’Esprit du Seigneur sur sa corolle virginale et immaculée” (Mt 21, 9 ; Is 11, 1 ; Is 7, 14 ; Mt 1,23). Jusqu’à ce moment-là la condamnation pèsera sur Israël.” (Maria Valtorta, Leçon n°42 sur l’Épitre de Saint Paul aux Romains, 24 juillet 1950)

Naissance du judaïsme rabbinique

Après la second destruction du Temple de Jérusalem, le culte sacrificiel cesse alors d’être le centre de la vie religieuse. Les Juifs doivent repenser leur religion sans Temple, la réorganisant autour de la synagogue, de la prière et de l’étude.
Les sages prennent alors une importance décisive. La tradition orale est progressivement mise en forme dans la Mishna, puis dans le Talmud. Le judaïsme rabbinique repose sur l’étude, l’interprétation de la Loi et la vie communautaire ; cette forme du judaïsme va dominer durablement l’histoire juive.

Antiquité tardive, dispersion mondiale et les transformations

Aux premiers siècles de notre ère, les communautés juives se répartissent largement dans le bassin méditerranéen et en Babylonie. Cette dispersion n’efface pas l’unité religieuse, car les communautés partagent la Loi, le calendrier et les textes. Elles développent aussi des centres d’étude importants. La diaspora devient ainsi une composante structurelle du peuple juif.

Avec la dispersion des Juifs hors de Palestine, de toutes les sectes juives (pharisiens, sadducéens, esséniens, zélotes, sicaires, etc.), seule celle des pharisiens subsiste et impose sa manière de penser.

La spiritualité, orientée autour du Temple et des sacrifices, disparaît au profit d’un nouveau judaïsme :

  • qui se construit en opposition à Jésus et au christianisme (qui ne cesse de s’étendre et qui revendique également la Bible) ;
  • qui accorde une place considérable au Talmud (profondément anti-christique) ;
  • qui développe l’idée que le Messie ne serait pas un homme, mais le peuple juif lui-même.

Le Talmud

Pour contenir la conversion en masse des Juifs au christianisme, certains rabbins ont entrepris de la calomnier, Jésus et Marie, afin de dissuader tout élan d’amour. Ainsi, le Talmud contient des passages d’une violence extrême envers Jésus et Marie.

L’occultation du livre d’Isaïe

Rédigé quelque 800 ans avant Jésus-Christ, le livre du prophète juif Isaïe annonce la venue du Messie qu’il décrit comme un “serviteur souffrant”, rejeté, chargé de nos péchés et mis à mort pour nous sauver. Ces passages font si nettement penser à Jésus Christ qu’ils cessèrent d’être lus en synagogue. Aujourd’hui, l’accès facilité aux informations via Internet conduit de nombreux Juifs à découvrir ces pages du grand prophète Isaïe et l’identité de Jésus Christ.

Prophète Isaïe :

“Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.” (Is 50, 5-7)

“Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.” (Is 52, 13-15)

“Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?
Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.
Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.” (Is 53, 1-12)

 

Moyen Âge : développement intellectuel et spirituel, expulsions et migrations

Du VIIIe au XVe siècle, le judaïsme connaît un grand développement intellectuel et spirituel. Des savants comme Saadia Gaon, Rachi, Maïmonide ou Yehouda Halévi jouent un rôle majeur. Ils commentent les textes, réfléchissent à la foi et dialoguent avec les mondes musulmans et chrétiens. Cette période est marquée à la fois par la créativité et par la dépendance à des sociétés souvent dominantes.

À partir du Moyen Âge, de nombreuses communautés juives sont expulsées ou déplacées, notamment en Europe occidentale et en Espagne. Ces mouvements renforcent la dispersion du peuple juif et favorisent l’apparition de grands ensembles culturels comme les Ashkénazes et les Séfarades. Malgré les ruptures, les communautés conservent leur continuité grâce aux textes, aux rites et à la mémoire. L’histoire juive devient alors une histoire de circulation et d’adaptation.

Époque moderne

À l’époque moderne, le judaïsme est confronté à la mystique, à la modernisation et à la sécularisation. Des figures comme Maïmonide, Sabbataï Tsevi, puis les penseurs des Lumières juives, montrent la diversité des réponses possibles. Certains cherchent à approfondir la tradition, d’autres à l’adapter à la modernité.

XIXe siècle et sionisme

Au XIXe siècle, l’émancipation des Juifs en Europe s’accompagne aussi d’un nouvel antisémitisme. Dans ce contexte naît le sionisme politique, porté notamment par Theodor Herzl, qui propose un retour national en Terre d’Israël. Le projet s’appuie à la fois sur la mémoire biblique et sur une analyse moderne de la condition juive. Il marque une transformation majeure de l’histoire juive, entre religion, peuple et nation.

Le richissime financier juif anglais et franc-maçon de la loge Moira à Londres, Sir Moses Haïm Montefiore (1784-1885) joua un rôle essentiel pour préparer l’avènement du sionisme.

Peu après, le journaliste juif athée Theodor (Binyamin Zeev) Herzl (1860-1904) :

Les sionistes sont des Juifs, pour la plupart athées. Ils poursuivent un but politique, celui de refonder un État national pour les Juifs.

Plusieurs lieux géographiques sont envisagés : en Amérique latine, en Afrique. Mais ils s’aperçoivent que l’aspect biblique de la Palestine fédère mieux et rassemble un plus grand nombre de Juifs. Toutefois, tous les Juifs n’adhèrent pas à leur projet. Certains Juifs ultras orthodoxes y voient une transgression religieuse.

Le 2 novembre 1917, Lord Arthur Balfour, secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères (Foreign Secretary) dans le gouvernement de David Lloyd George signe la “déclaration Balfour“, une lettre ouverte adressée à Lionel Walter Rothschild (1868-1937), financier britannique du mouvement sioniste, aux fins de retransmission à l’Organisation sioniste mondiale. Par cette lettre, le Royaume-Uni se déclare en faveur de l’établissement en Palestine d'”un foyer national pour le peuple juif” (“a national home for the Jewish people”).

Le 25 août 1933, la Fédération sioniste d’Allemagne, la Banque de l’Anglo-Palestine et les autorités nazies signent l’accord Haavara après trois mois de négociations. Cet accord vise à faciliter l’émigration des Juifs allemands vers la Palestine, alors sous mandat britannique.

Ils commencent à s’implanter en Palestine (alors colonie britannique conquise à l’empire ottoman trente ans plus tôt), pour la transformer en un “Foyer national juif”, en y achetant des terres. Puis, les organisations armées sionistes (Irgoun Lehi, Haganah) entreprennent une série d’attentats envers les Britanniques. Ces derniers, pris entre deux feux – les Palestiniens et les sionistes – se décident d’abandonner leur mandat sur la Palestine le 18 février 1947.

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en un État juif et un État arabe (la “solution à deux États”).

Mais le lendemain du vote, la guerre civile éclate entre les communautés palestiniennes juive et arabe.

Les pays arabes veulent toute la Palestine et nombre de sionistes, rêvent d’un “grand Israël” allant du Nil au Jourdain.

En 1948, l’État hébreu est créé suite à la guerre israélo-arabe.

En 1967, les israéliens remportent une bataille décisive en anéantissant la moitié de la flotte aérienne militaire égyptienne dès le premier jour (c’est la guerre des six jours).

Depuis, les tensions n’ont pas cessé, les colonies juives se multiplient et les territoires palestiniens reculent.

La Palestine est un État reconnu par l’ONU (en tant qu'”État observateur non membre”), l’UNESCO et de nombreux États.

Depuis l’émergence du sionisme jusqu’à nos jours, nous trouvons des juifs antisionistes, que ce soit pour des raisons religieuses ou politiques.

Ressources :

La Shoah

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le régime nazi organise l’extermination des Juifs d’Europe. La Shoah détruit des communautés entières et bouleverse durablement la conscience juive et universelle. La mémoire de ce traumatisme historique et religieux devient un élément central de l’identité juive contemporaine.

Création de l’État d’Israël et guerres régionales

En 1948, l’État d’Israël est proclamé. Pour beaucoup de Juifs, cet événement incarne à la fois un retour historique sur la terre ancestrale et une réponse politique aux persécutions. Depuis lors, le peuple juif vit entre Israël et une diaspora mondiale très importante, avec des courants religieux et culturels multiples. L’histoire contemporaine du judaïsme est donc marquée par la coexistence entre continuité religieuse, pluralité identitaire et enjeux politiques.

Les principales fêtes juives

Les principales fêtes juives (appelées Yamim Tovim) commémorent soit des événements historiques, soit des thèmes religieux/agricoles.

Fêtes bibliques (prescrites dans la Torah)

Les trois fêtes de pèlerinage (appelées Shalosh Regalim) :

Pessah (la Pâque juive)
Elle est célébrée du 15 au 22 Nissan (mars-avril).
Elle commémore la sortie d’Égypte (l’Exode), vers l’an 1446 avant J.-C., sous Ramsès II.

Shavuot
Elle est célébrée le 6 Sivan (mai-juin), 50 jours après Pessah.
Elle commémore le don de la Torah à Moïse sur le Mont Sinaï, dans le contexte de l’Exode, au XVe siècle avant J.-C.

Sukkot
Elle est célébrée du 15 au 21 Tishri.
Elle commémore les quarante années d’errance dans le désert après la sortie d’Égypte, dans le contexte de l’Exode, au XVe siècle avant J.-C.

Les jours solennels (appelés Yamim Noraïm) :

Rosh Hashanah
Il est célébré les 1er-2 Tishri (septembre-octobre).
Il commémore le Nouvel An juif, et selon la tradition rabbinique la création du monde (ou la création d’Adam).

Yom Kippur
Il est célébré le 10 Tishri.
Il commémore le Jour du Grand Pardon (également lié au pardon l’idolâtrie du Veau d’or dans le contexte de l’Exode), au XVe siècle avant J.-C.

Fêtes post-bibliques/rabbiniques

Hanukkah
Elle est célébrée le 25 Kislev (novembre-décembre), pendant 8 jours.
Elle commémore la re-dédicace du Temple après la révolte des Maccabées et le “miracle de l’huile”, située au 25 Kislev de l’an 164 avant J.-C.

Purim
Elle est célébrée le 14 Adar (ou le 15 Adar dans certaines villes).
Elle commémore le salut des Juifs raconté dans le Livre d’Esther situé sous le règne de Xerxès Ier (souvent identifié à Assuérus), dans la seconde moitié du Ve siècle avant J.-C.

Shemini Atzeret et Simchat Torah
Elles sont célébrées à la suite de Sukkot.
Elles commémorent :

  • Shemini Atzeret : assemblée solennelle distincte de Sukkot.
  • Simchat Torah : fin et recommencement annuel de la lecture de la Torah.

Tisha B’Av (jour de deuil majeur)
Il est célébré le 9 Av (juillet-août).
Il commémore :

  • La destruction du Premier Temple en l’an 586 avant J.-C.
  • La destruction du Second Temple en l’an 70 après J.-C.

Tu Bishvat
Le nouvel an des arbres (surtout symbolique/agricole).

Lag BaOmer
Commémorations multiples :

  • Fin d’une épidémie frappant les disciples de Rabbi Akiva (tradition)
  • Associé aussi à Shimon bar Yochai (IIe siècle)
  • Parfois relié à la révolte de Bar Kokhba (132–136 apr. J.-C.)

Observation : Ces temps forts commémorent des événements passés, dont le plus récent remonte à l’an 70 après J.-C. Depuis, plus rien. Le temps, pour les juifs, semble s’être figé il y a 2000 ans, là où le catholicisme célèbrent continuellement depuis 2000 ans de nouveaux événements/Saints.

Une attente prolongée et anachronique

Aujourd’hui, les Juifs croyants continuent d’attendre la venue du Messie. Il est de coutume, chez les Juifs, de souhaiter à une femme enceinte d’être la mère du Messie.

Ceci malgré l’annonce de l’archange Gabriel au prophète Daniel qui avait annoncé que la date de la venue du Messie (il y a 2000 ans) :

L’archange Gabriel au prophète Daniel : “Soixante-dix semaines ont été fixées à ton peuple et à ta ville sainte, pour faire cesser la perversité et mettre un terme au péché, pour expier la faute et amener la justice éternelle, pour accomplir vision et prophétie, et consacrer le Saint des saints. Sache et comprends ! Depuis l’instant où fut donné l’ordre de rebâtir Jérusalem jusqu’à l’avènement d’un messie, un chef, il y aura sept semaines. Pendant soixante-deux semaines, on rebâtira les places et les remparts, mais ce sera dans la détresse des temps. Et après les soixante-deux semaines, un messie sera supprimé. Le peuple d’un chef à venir détruira la ville et le Lieu saint. Puis, dans un déferlement, sa fin viendra. Jusqu’à la fin de la guerre, les dévastations décidées auront lieu. Durant une semaine, ce chef renforcera l’alliance avec une multitude ; pendant la moitié de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’offrande, et sur une aile du Temple il y aura l’Abomination de la désolation, jusqu’à ce que l’extermination décidée fonde sur l’auteur de cette désolation.” (Dn 9, 24-27)

Une surreprésentation sectorielle

Proportionnellement au nombre de personnes sur Terre, les Juifs sont très peu nombreux.
Mais, force est de constater, qu’ils sont surreprésentés dans plusieurs domaines (bien sûr cela ne concerne qu’une fraction des Juifs).

Exemples :

La finance

En 1910, sur l’île Jekyll Island, au large des côtes de la Géorgie (États-Unis), se tient une réunion secrète entre des banquiers et des responsables politiques pour discuter de la création d’une banque centrale pour les États-Unis. Trois ans plus tard, en 1913, le Congrès américain vote le Federal Reserve Act, une loi donnant naissance à la Réserve fédérale des États-Unis (FED). Un bon nombre de ces banques sont détenues par des juifs :

  • J.P. Morgan & Co. (fondée par une famille protestante)
  • Kuhn, Loeb & Co., (fondée par des banquiers juifs germano-américains et représentée par Paul Warburg)
  • National City Bank of New York
  • First National Bank of New York
  • Bankers Trust
  • Goldman Sachs (fondée par les juifs allemands Marcus Goldman et Samuel Sachs)
  • Chase
  • Lazard (fondée par des frères juifs français)
  • Warburg (fondée en Europe par une influente dynastie bancaire juive)
  • Rothschild (fondée en Europe par une influente dynastie bancaire juive)

Les nouvelles technologies

La très haute criminalité

Le pillage financier

  • Steven Hoffenberg monta un système de Ponzi qui s’avéra être la seconde plus grande fraude financière de l’histoire américaine.
  • Robert Maxwell, magnat de la presse écrite britannique, détourna des centaines de millions de livres sterling appartenant aux fonds de pension de ses sociétés.
  • Jeffrey Epstein : recruté par Steven Hoffenberg, depuis les années 1980 au moins, Jeffrey Epstein est un agent israélien du Mossad (il participa, par exemple, à l’affaire Iran-Contra, en aidant Leslie Wexner à reconvertir les avions Iran-Contra de la CIA), il est membre de la Commission trilatérale, du Council on Foreign Relations, du Académie des sciences de New York et de l’Institute of International Education. Il organisa un trafic d’être humains international exploitant des mineurs. Il impliquait des personnalités importantes dans ces activités illicites (Bill Gates, Prince Andrew, etc.) et les filmait afin de afin d’exercer un certain contrôle sur elles.
  • Ghislaine Maxwell, fille de Robert Maxwell et compagne de Jeffrey Epstein, l’assista dans ses crimes.
  • Jean-Luc Brunel-Benchamoul (1946-1922), complice français de Jeffrey Epstein, l’alimentait en victimes.
  • Les Wexner, proche du crime organisé, aurait versé plusieurs centaines de millions d’euros à Jeffrey Epstein. Il préside une fondation à son nom (gérée par Epstein) ayant pour objectif “l’aide au développement de leaders professionnels et bénévoles juifs en Amérique du Nord et de leaders publics en Israël” et dirige Mega, un groupe de milliardaires juifs américains qui financent les lobbys pro-Israël à travers le monde.
  • Bernard Madoff entretint un système de Ponzi pendant 48 ans (de 1960 à 2008) qui s’avéra être la plus grande fraude financière de l’histoire américaine et aurait porté sur 65 milliards de dollars.
  • Jordan Belfort, via son entreprise de courtage, Stratton Oakmont, vola 200 millions de dollars à ses clients et ne respecta pas les accords de remboursement ordonnés par la justice.
  • Gilbert Chikli, via les arnaques au faux président et au “faux Le Drian”, vola 100 millions d’euros.
  • Grégory Zaoui, Arnaud Mimran ou Cyril Astruc via la fraude à la TVA sur les quotas de carbone volèrent 6 milliards d’euros à divers États européens (1,6 milliard d’euros à l’État français). Plusieurs de ces escrocs se réfugièrent en Israël pour échapper à la justice.
  • En pleine guerre russo-ukrainienne, l’opération “Midas” menée par le Bureau national anticorruption d’Ukraine (NABU), menée en collaboration avec le Parquet spécialisé anticorruption (SAPO), a mis au jour un vaste réseau de corruption ayant détourné 100 millions de dollars dans les secteurs de l’énergie et de la défense, alors que le peuple souffre de pénuries et que les hommes meurent au front. Le système de corruption était organisé autour de l’opérateur nucléaire national, Energoatom, par Timour Minditch, un homme d’affaires israélo-ukrainien et ami intime du président Volodymyr Zelensky. Si tôt le scandale découvert, il a quitté le pays et a trouvé refuge en Israël.
  • En 2018, le franco-israélien Yahir Haddad et son ami d’enfance Avner Taieb se présentent comme d’anciens opticiens et créent les centres Alliance Vision à travers la France (Paris, Argenteuil, Havre, Saint-Étienne, Amiens, Orléans, etc.), 13 centres ophtalmologiques ouverts de 8h à 20h, 7j/7. Le personnel se fait passer pour des médecins alors qu’ils ne le sont pas. “Des secrétaires, souvent sans expérience, pouvaient pratiquer des actes relevant des personnels de santé. Les orthoptistes [chargés de rééduquer la vision] effectuaient des actes relevant de l’ophtalmologue et une partie des ophtalmologues étaient des médecins étrangers n’ayant pas encore l’autorisation d’exercer en France.” Le but est de faire le plus de patients possible par jour et de facturer de leurs le maximum prestations directement remboursées par la Sécurité Sociale afin de siphonner l’argent public. Les patients ne se rendent compte de rien. “Ils nous donnaient leur carte vitale en arrivant. Ils n’avaient rien à débourser grâce au tiers payant.” Le préjudice pour l’Assurance Maladie est estimé à 21 millions d’euros. Le 15 juin 2023, Yahir Haddad s’enfuit en Israël alors qu’il porte un bracelet électronique. Il y sera finalement arrêté début mars 2026 pour blanchiment d’argent. Daniel Dimermanas, directeur des centres de santé du Cosem, semble visé par des faits analogues. Source.

Le trafic d’organes

Selon le journal financier Bloomberg (fondé par l’homme d’affaire juif Michael Rubens Bloomberg et financé par la banque d’investissement juive Salomon Brothers), Israël constituerait un “marché noir mondial tentaculaire d’organes où les intermédiaires utilisent la tromperie, la violence et la coercition pour acheter des reins à des personnes démunies, principalement dans des pays sous-développés, et les vendre ensuite à des patients gravement malades dans des pays plus riches. […] Un grand nombre des reins prélevés par ces gangs sur le marché noir sont destinés à des personnes vivant en Israël.”

Cela amena la France a cessé sa collaboration d’organes avec Israël dès les années 1990.

Depuis le début des années 2000, la moitié des reins greffés à des Israéliens auraient été achetés illégalement en Turquie, en Europe de l’Est ou en Amérique latine.

Les crimes sexuels

  • Harvey Weinstein, producteur de nombreux films anticatholiques ; 96 plaignantes l’accuseront de viol, déclenchant le mouvement international #MeToo. Fin : malade, incarcéré à Los Angeles.
  • Roman Polanski, acteur, réalisateur, producteur, scénariste et auteur de multiples crimes sexuels.
  • Woody Allen et Jack Lang, proches de Jeffrey Epstein, furent inquiétés dans des affaires de pédophilie.
  • Nancy L. Salzman, cofondatrice de NXIVM, une secte organisant un trafic d’êtres humains et d’esclaves sexuels.
  • Dominique Strauss-Kahn est un agresseur sexuel notoire.
  • Cohen-Bendit : figure centrale de mai 68, homme politique, il deviendra “libéral-libertaire” ; il produisuit un témoignage péd*phile. Fin : échappe à toute poursuite judiciaire.
  • Etc.

Tous se sont crus intouchables. Tous ont fini humiliés, emprisonnés, suicidés, assassinés ou exilés en Israël. Et quand bien même ils échapperaient à la justice des hommes, ils ne seraient échapper à la justice de Dieu.

Esprit Saint : “L’histoire de vingt siècles démontre que celui qui, de façon présomptueuse, s’est permis de lever la main avec haine contre l’Église, a vu brisés ses rêves pervers de gloire.” (Maria Valtorta, Leçon n°42 sur l’Épitre de Saint Paul aux Romains, 24 juillet 1950)

Hollywood

Les Juifs sont surreprésentés dans la fondation d’Hollywood et ses postes de direction.

Exemples :

L’industrie pornographique

Les Juifs sont également surreprésentés dans l’industrie pornographique.

Ethical Capital Partners est un fonds d’investissement canadien, propriétaire Aylo (ex-MindGeek). Aylo possède certains des plus gros sites pornographiques au monde, comme Pornhub. Pornhub est dirigé Solomon Friedman, un ancien rabbin et investisseur clé d’Ethical Capital Partners. Source 1. Source 2.

De tels comportements et sentiments d’impunité sont en cohérence avec leur rejet du Christ et de sa doctrine.

Dans son livre XXX-Communicated: A Rebel Without a Shul (2004), Luke Ford rapporte une conversation avec Al Goldstein, éditeur et patron de presse pornographique, au cours de laquelle Ford lui demande pourquoi les Juifs sont si fortement surreprésentés dans l’industrie pornographique. Goldstein lui aurait répondu : “La seule raison pour laquelle les Juifs sont dans la pornographie, c’est que nous pensons que le Christ est nul. Le catholicisme est nul. Nous ne croyons pas à l’autoritarisme. La pornographie devient ainsi un moyen de souiller la culture chrétienne et, à mesure qu’elle pénètre au cœur même de la société américaine dominante (et qu’elle est sans aucun doute consommée par ces mêmes WASP), son caractère subversif se renforce.” (cf. aussi Jonas E. Alexis, Christianity and Rabbinic Judaism: Surprising Differences, Conflicting Visions, and Worldview Implications, From the Early Church to Our Modern Time, WestBow Press, 29 décembre 2011, pp.204–205.)

En tant que catholiques, souvenons-nous qu’il nous faut toujours espérer la conversion de tous, même des plus grands pécheurs. Tant qu’ils sont en vie, ils peuvent reconnaître Jésus pour Seigneur et Sauveur, se convertir, réparer, faire pénitence, et, ainsi, être lavés de leurs péchés et sauvés. Prions en ce sens.

La guerre et le terrorisme

Selon le Haaretz, le Times of Israel, le Jerusalem Post, le New York Times, Business Insider, CNN…, de 2018 à 2023, le Qatar versa plus d’un milliard de dollars (entre 15 et 35 millions de dollars, chaque mois), aux responsables du Hamas à Gaza. L’argent était acheminé dans des valises de billets via le poste-frontière d’Erez, sous escorte israélienne. Une fois ce point de passage passé, des agents israéliens du Shin Bet accompagnaient les émissaires qataris jusqu’aux bureaux du Hamas. Officiellement, ces fonds devaient éviter l’effondrement humanitaire et payer les fonctionnaires au sein de l’enclave. Mais une partie servait également à armer le Hamas. Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, encourageait ce système pour “maîtriser la hauteur des flammes” et affaiblir le Fatah en Cisjordanie et, ainsi, entraver l’émergence d’un État palestinien unifié. Le milliardaire israélien et proche de Netanyahu, Shlomi Fogel, aurait aidé au bon déroulement de ces transferts. Alors que les services de renseignement sonnaient l’alarme, un mois avant l’attaque du 7 octobre 2023, Israël demandait au Qatar d’augmenter ses versements au Hamas.

En février 2024, le chercheur indépendent Marc Owen Jones et le Digital Forensic Research Lab ont révélé que le Ministère israélien des Affaires de la Diaspora aurait payé 2 millions de dollars à Stoic, une agence de communication basée à Tel-Aviv fondée par Ido Stossel, afin d’e déployer des faux comptes sur X, Facebook et Instagram se faisant passer pour des citoyens américains ordinaires et soutenant la guerre menée par Israël. Une campagne de propagande nommée “Hasbara“. Source 1, source 2. Ce n’est pas un cas isolé.

Les prophéties au sujet des Juifs

Les derniers à reconnaître Jésus, à la fin du monde.

Révélation privée :

Jésus : “[…] les derniers à dire : “Nous croyons que tu es Dieu et Messie” seront les Juifs, malgré toutes les preuves que j’ai données et que je donnerai de ma divinité.” Ce sera alors “la fin du monde” (Valtorta, 258.5)

Les Juifs messianiques

Notons qu’il existe, aujourd’hui, un judaïsme messianique au sein duquel des Juifs du monde entier reconnaissent Jésus comme le Messie, sans souhaiter ni recevoir le baptême et ni se séparer de leur communauté et tradition. Exemple : Juifs pour Jésus (Jews for Jesus), affiliés aux protestants évangéliques.

Quelques ressources pour découvrir les Juifs messianiques :

Groupes :

Sur YouTube :

Prier pour que les Juifs reconnaissent Jésus Christ, le Messie qu’ils attendent et l’unique Sauveur

Depuis ses débuts, l’Église catholique prie, en particulier le Vendredi Saint, pour la conversion du peuple juif, conformément au désir de l’apôtre Saint Paul de voir tout Israël reconnaître Jésus Christ et être sauvée (Rm 9-11).

Avec le missel de Paul VI, promulgué en 1970, elle prit la forme suivante :

“Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier : qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité de son Alliance.”

Puis, le pape Benoît XVI introduit, en 2008, formulation suivante pour la messe extraordinaire, Usus Antiquior :

“Prions aussi pour les Juifs, afin que Dieu notre Seigneur éclaire leurs cœurs et qu’ils reconnaissent Jésus-Christ, Sauveur de tous les hommes.”