Un ange déchu bien réel
Selon un sondage Ifop de 2023, deux Français sur huit croiraient au diable. En toute partialité, le sondage range lui-même le sujet dans la catégorie des “croyances irrationnelles et des superstitions”.
Pourtant, satan n’est pas un concept ou une image, mais un être réel. Une vérité de foi.
Créé avant les humains, il est le premier des anges déchus. Par sa désobéissance en pleine conscience, il est damné irrévocablement.
Jésus : “Lucifer était un ange, le plus beau des anges. C’était un esprit parfait qui n’était inférieur qu’à Dieu. C’est pourtant dans son être lumineux que naquit une vapeur d’orgueil qu’il ne dissipa pas. Au contraire, il la condensa en la couvant. C’est de cette incubation qu’est né le Mal. Il existait avant que l’homme ne fût. Dieu avait précipité hors du paradis cet Incubateur maudit du Mal, ce contaminateur du paradis (Is 14, 9-21). Mais il est demeuré l’éternel Incubateur du Mal et, comme il ne pouvait plus contaminer le paradis, il a contaminé la terre.” (Maria Valtorta, Les Cahiers, 5 mars 1944)
Les anges qui l’ont suivi dans sa rébellion sacrilège – un tiers selon la Tradition (Ap 12, 4) – sont devenus les “démons”.
Jésus : “Depuis le commencement, il a été un meurtrier. Il ne s’est pas tenu dans la vérité, parce qu’il n’y a pas en lui de vérité. Quand il dit le mensonge, il le tire de lui-même, parce qu’il est menteur et père du mensonge.” (Jn 8, 44)
Ne pouvant pas s’attaquer à Dieu frontalement, les démons s’attaquent à Lui indirectement en ciblant sa créature de prédilection : l’être humain. Ainsi, par vengeance jalouse, ils ne cessent de séduire les humains pour voler des âmes à Dieu et le blesser.
Saint Pierre apôtre : “votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer.” (1 P 5, 8)
Révélé dans la Bible
Satan, les démons et leurs œuvres sont présents du premier au dernier livre de la Bible. Satan apparaît dès les premières pages de la Genèse pour tenter et pousser nos premiers parents à la faute originelle. Le livre de l’Apocalypse parle du combat final, entre la Mère du Sauveur et satan. La femme qui écrase la tête de l’antique serpent qui, en retour, lui blesse le talon (Gn 3, 15).
Puis, lorsque Jésus entre dans sa vie publique, satan se manifeste. Il prend forme humaine et le rejoint au désert pour le tenter. Jésus le vainc par son obéissance au Père et le met en déroute. Les évangiles relatent une trentaine d’exorcismes par Jésus.
Révélation privée :
Le Vierge Marie à Consuelo : “Très chère fille, je regrette d’avoir à parler du diable, mais il serait inconvenant de garder le silence. Les hommes ont besoin de savoir que satan existe, qu’il représente un danger qui guette constamment leur âme, qu’ils doivent lutter contre lui, car ils ont le pouvoir de vaincre avec l’aide de la grâce. Cet enseignement qui, de prime abord, pourrait effrayer, représente “la vérité qui conduit à la lumière” (1 Jn 1) ; par contre le mensonge est obscurité et conduit à la mort.” (Consuelo, Marie, Étoile de l’évangélisation, Éd. du Parvis, 1995, p.27)
La tentation de voir satan comme une métaphore
Le diable a pour habitude de faire croire qu’il n’existe pas (selon les mots de Beaudelaire), afin qu’on néglige le combat spirituel. Ainsi, une tentation récurrente est de vouloir le réduire à une métaphore.
Supérieur général de la Compagnie de Jésus, le père Arturo Sosa Abascal, estima dans la presse italienne que satan était une “réalité symbolique”.
Confirmé par le Magistère
En 1215, le IVe Concile de Latran définit que le diable et les autres démons furent créés bons par Dieu et qu’ils devinrent mauvais par leur propre décision.
Le pape Saint Paul VI affirma que “s’écarte du cadre de l’enseignement biblique et ecclésial celui qui refuse de reconnaître son existence” (audience générale, 1972)
Le Catéchisme de l’Église catholique explique (§391-395) :
II. La chute des anges
§391 : Derrière le choix désobéissant de nos premiers parents il y a une voix séductrice, opposée à Dieu (cf. Gn 3:4-5) qui, par envie, les fait tomber dans la mort (cf. Sg 2:24). L’Écriture et la Tradition de l’Église voient en cet être un ange déchu, appelé Satan ou diable (cf. Jn 8:44; Ap 12:9). L’Église enseigne qu’il a été d’abord un ange bon, fait par Dieu. “Le diable et les autres démons ont certes été créés par Dieu naturellement bons, mais c’est eux qui se sont rendus mauvais” (Cc. Latran IV en 1215: DS 800).
§392 : L’Écriture parle d’un péché de ces anges (cf. 2P 2:4). Cette “chute” consiste dans le choix libre de ces esprits créés, qui ont radicalement et irrévocablement refusé Dieu et son Règne. Nous trouvons un reflet de cette rébellion dans les paroles du tentateur à nos premiers parents: “Vous deviendrez comme Dieu” (Gn 3:5). Le diable est “pécheur dès l’origine” (1Jn 3:8), “père du mensonge” (Jn 8:44).
§393 : C’est le caractère irrévocable de leur choix, et non un défaut de l’infinie miséricorde divine, qui fait que le péché des anges ne peut être pardonné. “Il n’y a pas de repentir pour eux après la chute, comme il n’y a pas de repentir pour les hommes après la mort” (S. Jean Damascène, f. o. 2, 4: PG 94, 877C).
§394 : L’Écriture atteste l’influence néfaste de celui que Jésus appelle “l’homicide dès l’origine” (Jn 8, 44), et qui a même tenté de détourner Jésus de la mission reçue du Père (cf. Mt 4:1-11). “C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu” (1 Jn 3, 8). La plus grave en conséquences de ces œuvres a été la séduction mensongère qui a induit l’homme à désobéir à Dieu.
§395 : La puissance de Satan n’est cependant pas infinie. Il n’est qu’une créature, puissante du fait qu’il est pur esprit, mais toujours une créature: il ne peut empêcher l’édification du Règne de Dieu. Quoique Satan agisse dans le monde par haine contre Dieu et son Royaume en Jésus-Christ, et quoique son action cause de graves dommages — de nature spirituelle et indirectement même de nature physique — pour chaque homme et pour la société, cette action est permise par la divine Providence qui avec force et douceur dirige l’histoire de l’homme et du monde. La permission divine de l’activité diabolique est un grand mystère, mais “nous savons que Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment” (Rm 8:28).
Partout, à toutes les époques
L’influence de satan et ses œuvres sont, depuis la Chute, omniprésentes dans l’histoire humaine. Depuis le meurtre fratricide d’Abel (éleveur) par Caïn (agriculteur) jusqu’à la guerre mondiale et atomique, il est là.
Par exemple, dans toutes les sociétés antiques nous trouvons des sacrifices humains, cherchant à recueillir l’adrénochrome (adrénaline colorée).
Ainsi, les Aztèques croyaient que leurs dieux leur réclamaient de sacrifier leurs semblables par dizaines de milliers pour assurer le bon fonctionnement des éléments naturels (fertilité du sol, cycles solaire et lunaire, etc.) Il ne s’agissait pas de dieux mais de démons.
Seule la progression du christianisme a permis de faire reculer durablement ces pratiques démoniaques.
Un combat continuel
Combat individuel
Satan ne cesse de nous attaquer.
Mais les tourments et tentations que nous inflige le démon sont autant d’occasions de victoires. Ainsi, Saint Maxime le confesseur, reconnaissait qu’après la grâce de Dieu, c’est le démon qui l’a le plus aidé à se sanctifier ! Saint Jean-Marie Vianney avait, lui, une tactique redoutable pour retourner les tentations contre son instigateur. Il demandait à Dieu que pour chaque tentation surmontée une âme soit sauvée !
Saint Paul apôtre : “Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable. Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes. Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon. Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais. Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.
En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles.”(Ep 6, 11-18)
Saint Jacques apôtres : “résistez au diable : il s’enfuira loin de vous.” (Jc 4, 7)
Combat collectif
Aujourd’hui encore :
- les textes islamiques propagent la polygamie, la pédoph*l*e, le meurtre des juifs, des chrétiens et des apostats ;
- la franc-maçonnerie tente d’imposer un retour au paganisme et à ses pratiques les plus sombres (avortement, euthanasie, etc.) ;
- le new age promeut les pratiques occultes, véritables portes ouvertes aux démons ;
- Etc.