Le new age et les mondes occultes

Jésus : “Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes, qui produiront de grands signes et des prodiges, au point d’abuser, s’il était possible, même les élus. Voici que je vous ai prévenus.” (Mt 24, 24-25 ; Mc 13, 22-23)

Saint Paul apôtre : “Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques.” (2 Tm 4, 3-5)

Saint Paul apôtre : “Prenez garde à ceux qui veulent faire de vous leur proie par une philosophie vide et trompeuse, fondée sur la tradition des hommes, sur les forces qui régissent le monde, et non pas sur le Christ. Car en lui, dans son propre corps, habite toute la plénitude de la divinité. En lui, vous êtes pleinement comblés, car il domine toutes les Puissances de l’univers.” (Col 2, 8-10)

Les origines du new age

Le new age est un concept aux contours flous qui fut élaboré, aux XIXème et XXème siècles, notamment par :

Zoom sur Helena Blavatsky :

Zoom sur Alice Bailey :

Elle fit partie de la société théosophique de 1915 à 1922. Elle était franc-maçonne. Plus tard, elle mettra en forme et popularisera le new age.

New age et franc-maçonnerie

Le fait qu’Alice Bailey était franc-maçonne n’est pas anodin. En effet, la franc-maçonnerie et le new age se ressemblent sur de nombreux points :

  • négation du théisme au profit d’un vague “Grand Architecte de l’Univers” impersonnel
  • pas de limites préexistante à l’individu (négation des commandements divins et de la loi naturelle)
  • pas de Révélation publique
  • pas de dogmes
  • négation de la divinité de Jésus et de son sacrifice rédempteur
  • culte de l’homme et de sa liberté exacerbée
  • symbolisme
  • ésotérisme/initiation
  • gnosticisme

Nous pourrions aller jusqu’à dire que le new age est une déclinaison de la franc-maçonnerie pour le grand public, sans barrière à l’entrée.

Une spiritualité à la carte

Le new age évoquerait l’avènement d’une ère nouvelle marquée par une élévation spirituelle collective. Il désigne aujourd’hui la démarche selon laquelle l’individu pourrait composer son propre parcours spirituel, sur mesure. Le new age ne propose pas La Vérité immuable, mais une vérité personnalisable et malléable. Dès lors, chacun pourrait composer la sienne en piochant ce qui lui plaît dans l’ensemble des offres spirituelles disponibles et en faisant ses choix sur la base de ses seuls ressentis positifs personnels (“le cœur plutôt que l’intellect”). Les notions de devoirs, de bien et mal, d’interdits moraux, d’acceptation de la souffrance sont insupportables pour les adeptes du new age, car ils les perçoivent comme autant d’entraves à leur liberté, à leur épanouissement, à leur développement personnel. Leur vocabulaire reflète cette posture. Ils préfèrent parler de “spiritualité” plutôt que de “religion”, de “l’Univers” plutôt que de “Dieu”, de “karma” plutôt que de “jugement”, d’ “êtres éveillés” plutôt que de “saints”, etc.

Le new age laisse croire que l’on se suffirait à soi-même : nul besoin ni de révélation, ni de rédemption (par exemple, l’individu réparerait seul ses erreurs au cours de nouvelles existences, selon son karma).

Cette spiritualité liquide, à la carte, a le vent en poupe en ce qu’elle s’accorde idéalement avec le consumérisme et l’égocentrisme ambiants.

Aujourd’hui, le new age est très largement répandu, jusqu’à être financé par France Travail :

Zoom sur quelques constantes

La négation de la Croix

Déjà, il y a 2500 ans, la quête du Bouddha Gautama Siddhartha était de faire disparaître la souffrance.

Mais la véritable élévation spirituelle se fait, nécessairement, le long de la Croix (Maria Valtorta, Les Cahiers, 6 août 1944).

Jésus : “Je ne demande pas [à Dieu] de ne pas souffrir, mais de savoir souffrir.” (Valtorta, 565.10)

Or, le new age, en tant que fruit satanique, promet l’élévation spirituelle sans la Croix, en ménageant le confort et l’ego. Combien d’adeptes du new age ne cherchent-ils pas à accroître leur confort matériel et leur prestige en vendant leurs formations, leurs services de guérison, leurs coachings de développement personnel ou leurs panoplies de produits dérivés ?

L’ingénieuse séduction de satan est de nous faire croire que la Croix est évitable ou optionnelle. Qu’il est possible de devenir un “maître ascensionné” sans accueillir la souffrance.

La vérité serait nécessairement cachée

Les adeptes du new age croient que la vérité est nécessairement cachée et que seules les personnes éveillées (dont ils font partie) peuvent, en y ayant accès, s’épanouir spirituellement. C’est le principe du “gnosticisme”. Cette croyance est également caractéristique de la franc-maçonnerie. Elle est très flatteuse pour l’ego et excitante en ce que ceux qui l’adoptent sont stimulés par une quête insatiable de vérités cachées dont la découverte les place au-dessus du commun des mortels. Ils se mettent alors à l’affût des signes et des symboles qui renfermeraient des informations cryptées.

À l’inverse, le catholicisme croit que Jésus a révélé la plénitude de la Vérité et a envoyé ses disciples pour l’offrir à toutes les âmes.

Jésus : “Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.” (Jn 15, 15)

Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : “Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.” (Mt 28, 18-20)

Cette transmission totale, gratuite, transparente et universelle est insupportable pour les adeptes du new age et du gnosticisme en général. Pour eux, l’Église catholique institutionnelle a nécessairement caché des choses essentielles afin de conserver son emprise sur ses ouailles et préserver ses privilèges, la Bible a forcément été modifiée dans ce but, les contenus apocryphes sont forcément les victimes de cette censure, la bibliothèque du Vatican renferme forcément des documents explosifs, etc. Quant à Jésus, il ne serait pas Dieu incarné pour notre salut, mais l’un des grands maîtres du royaume de Shambhala, appartenant à la caste des esséniens, initié en Inde dans son enfance, végétarien, grand médecin, en couple avec Marie-Madeleine avec laquelle il aurait eu une descendance cachée, etc. Comme le capitalisme qui transforme Che Guevara en visuel bankable, le new age a la plasticité d’absorber et de recycler toutes les traditions à son avantage.

→ Lire notre article sur Jésus.

Saint Jean apôtre : “Bien-aimés, ne vous fiez pas à n’importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde. Voici comment vous reconnaîtrez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui proclame que Jésus Christ est venu dans la chair, celui-là est de Dieu. Tout esprit qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n’est pas de Dieu : c’est l’esprit de l’anti-Christ, dont on vous a annoncé la venue et qui, dès maintenant, est déjà dans le monde.” (1 Jn 4, 1-3)

La réincarnation

Les adeptes du new age sont très férus de réincarnation (ou “métempsychose”), croyant que, au moment de la mort, l’âme migre dans un nouveau corps et débute une nouvelle vie terrestre ou extraterrestre.

En réalité, “le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés” (He 9, 27).

L’enseignement de la réincarnation est un révélateur de sa fausseté d’un “enseignant”, même lorsque celui-ci se dit “chrétien”.

Exemples de faux enseignants :

  • Le médium américain Edgar Cayce (1877-1945) fut élevé au sein du mouvement des Disciples of Christ (de Stone-Campbell), une branche du protestantisme américain. Lorsqu’il emménagea à Virginia Beach, il rejoignit une Église presbytérienne. Il lisait quotidiennement la Bible, participait au culte dominical et animait des classes bibliques. Toutefois, il pratiquait l’hypnose, croyait en la réincarnation et au karma, ne fréquentait pas les sacrements catholiques instaurés par Jésus, n’encourageait pas ses adeptes à rejoindre l’Église catholique. etc.
  • Le rebouteux prussien Bruno Gröning (1906-1959) se disait chrétien. Mais il croyait en la réincarnation, faisait payer ses séances de guérison une fortune, ne fréquentait pas les sacrements catholiques et n’incitait pas ses adeptes à rejoindre l’Église catholique.
  • Sœur Beghe (il s’agit du pseudonyme d’une femme non religieuse), se présente sur son site Internet comme une mystique catholique tout en enseignant que, dans certains cas, les âmes pourraient se réincarner (ce qui est contraire à l’enseignement de Jésus et de l’Église).

→ Lire ce que dit Jésus au sujet de la réincarnation.

Les extraterrestres et autres êtres légendaires

Dans leur certitude que les autorités cachent sciemment la vérité, les adeptes du new age sont spontanément enclins à croire que les extraterrestres existent, sont présents sur terre, ont bâti les pyramides et nous ont créés par manipulation génétique.

D’autres entretiennent la croyance en des elfes, gnomes, dragons, élémentaux, etc. :

En réalité, il est fort probable que les démons excitent ces croyances en suscitant, par exemple, des phénomènes ufologiques.

→ Lire notre article sur les extraterrestres.

Le yoga

Le yoga n’est pas une super-gymnastique.

Le yoga est une pratique religieuse hindoue millénaire, antérieure aux Védas, signifiant “union” (avec l’univers) en sanscrit. Pour les occidentaux, le yoga constitue souvent une porte vers la panoplie du new age, les éloignant de la foi catholique. En Inde, les évêques syro-malabars ont réaffirmé que la doctrine chrétienne est inconciliable avec la philosophie yogie. Rappelons ici que l’objectif de satan n’est pas de “posséder” les personnes, mais de les couper des sacrements du salut (baptême, confession, eucharistie), afin qu’elles meurent en état de péché grave, en les parquant dans des voies de garage séduisantes ; que ce soit dans l’islam, le new age, la franc-maçonnerie ou l’athéisme, cela n’a pour lui guère d’importance.

Si ce sont les exercices corporels qui vous attirent vers le yoga, songez à le remplacer par la gymnastique de l’abbé Sebastian Kneipp.

Considérations du père Joseph Marie Verlinde sur le yoga nidra et la sophrologie :

La glande pinéale et l’hypophyse

La glande pinéale (ou épiphyse) est une petite glande endocrine se trouvant au centre du cerveau, à proximité de l’hypophyse. Parce qu’elle sécrète la mélatonine, elle joue un rôle central dans la régulation des rythmes biologiques (veille/sommeil et saisonniers). À la suite de la mythologie védique du Yoga qui l’associe au troisième œil ou au chakra de la couronne, et de Descartes qui la considère comme le siège de l’âme, certains adeptes du new age attribuent une place centrale à cette glande. Selon eux, il serait possible de l’activer afin “d’ouvrir le troisième œil” et “d’élever son niveau de conscience et son taux vibratoire”.

Révélation privée :

À ce sujet, Jésus-Christ répond : “Vous parlez de glandes et en avez plein la bouche quand vous traitez d’hypophyse ou de glande pinéale, vous mettez en elles le siège de la vie, comprise non pas dans le sens du temps où vous vivez, mais dans les temps qui ont précédé et qui succéderont à votre vie actuelle ; sachez que votre vraie glande, celle qui fait de vous les possesseurs de la vie éternelle, c’est votre esprit. Plus elle sera développée, plus vous posséderez les lumières divines et évoluerez de la condition d’hommes à celle de dieux immortels. Vous obtiendrez ainsi, sans contrevenir au désir de Dieu, à son commandement au sujet de l’arbre de vie, de posséder cette vie comme Dieu veut que vous en jouissiez, puisqu’il l’a créée pour vous, sans fin et resplendissante, pour être une étreinte béatifique avec son éternité qui vous absorbe en elle-même et vous communique ses propriétés.” (Valtorta, 606.14)

Les pratiques

Cette vision se matérialise par des pratiques.

En voici quelques unes : mantras, méditations transcendentales, sophrologie, hypnose, magnétisme, radiesthésie par pendule ou baguette, ésotérisme, occultisme, spiritisme, rebirth, lithothérapie, divination, astrologie, numérologie, cartomancie, nécromancie, magies, chi gong, tai chi chuan, tambour chamanique, huttes de sudation, channeling/canalisation, écriture automatique, reïki, ouija, kundalini yoga, etc.

Ici, le piège commun est de croire que “puisque ça marche, cela vient nécessairement d’une source positive”. Les adeptes du new age n’ayant généralement pas les connaissances pour évaluer ce qu’ils font, se laissent aisément prendre par des croyances et des pratiques exotiques séduisantes, mais fausses et potentiellement dangereuses.

Notons encore que la quête de “pouvoirs surnaturels” constitue une porte d’entrée idéale pour le démon en ce qu’elle est souvent motivée par l’orgueil (le péché de Lucifer).

Révélation privée :

Jésus : “[L’homme satanisé veut la divinité.] Il veut le surnaturel pour étonner, pour être acclamé, craint, connu, célébré… Et pour avoir quelque chose de ce que seul Dieu peut donner gratuitement, il s’agrippe à Satan, qui est le singe de Dieu et procure de prétendus dons surnaturels.” (Valtorta, 365.16)

Révélation privée :

Jésus : “L’orgueil est la pierre qui sert de piédestal à satan. Pourquoi la garder dans le cœur ? Cet être horrible est-il un maître agréable ?” (Valtorta, 366.3)

Pas de source, mais une origine dangereuse

Il est frappant de voir combien les livres new age assènent des “vérités” sans source vérifiable. Leurs lecteurs n’en demandent tout simplement pas.

Si on les interroge, les adeptes du new age bredouillent quelques sources évasives, puis invoquent leurs “ressentis intérieurs”, comme base de leur certitude, s’exonérant ainsi de toute remise en question et de toute étude sérieuse. Ultimement, ils attribueront ces révélations à des “anges”, à des “esprits”, à des “entités”, à des “guides” qui les leur auraient généreusement transmis lors de méditations, de transes, de channelings, de séances d’écriture automatique, etc. Dans ces cas, ce sont en réalité des démons qui profitent de la disponibilité et de la réceptivité de ces adeptes pour les duper, les lier et les utiliser.

Une surenchère insatiable

Les rayonnages des grandes librairies généralistes regorgent d’ouvrages new age aux couvertures tapageuses. Dans cette rude concurrence, l’auteur qui se hissera en haut des ventes sera celui qui révélera le mystère le plus époustouflant, le plus inédit. Ainsi, de manière périodique, cette tour de Babel de l’invraisemblable gagne un étage supplémentaire, éloignant toujours un peu plus ses idolâtres de la vérité : la création par manipulation génétique de l’humanité par les Élohim, le jardinage avec les élémentaux, la cité d’Agartha et la terre creuse habitée par des intraterrestres, les familles mi-humaine mi-reptile (les reptiliens) qui dominent le monde, etc.

Saint Paul apôtre : “Ils se sont laissé aller à des raisonnements sans valeur, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs privés d’intelligence. Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles […] Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont vénéré la création et lui ont rendu un culte plutôt qu’à son Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen.” (Rm 1, 21-25)

La Vérité se donne aux humbles

En réalité, comme le dit l’apôtre Saint Jean, dès le premier chapitre de son évangile, le monde a refusé la Lumière qui s’est donnée à lui :

“Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. […] Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.” (Jn 1, 1-11)

Reconnaître que la Bible contienne, intacte, la parole de Dieu et la suivre nécessite de se défaire du confort d’être le producteur de sa propre vérité, de renoncer à l’illusion d’une liberté toute-puissante pour se soumettre à des interdits moraux, d’accepter l’enseignement de l’Église fondée par Jésus sur Saint Pierre (Mt 16, 18). Cela demande une humilité et un renoncement auxquels peu de gnostiques sont prêts.

Jésus : “Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.” (Mt 11, 25-26)

En refusant d’être dociles à l’Évangile, ils se rendent esclaves de faux dieux et de narratifs auto-produits, non sans conséquences.

Mais Dieu permet que les adeptes du new age s’enlisent dans l’erreur pour que, touchant le fond de leur misère, ils finissent par lâcher leur superbe, pousser un cri vers Lui et faire l’expérience de sa grâce salvatrice.

Ressources

Nos articles complémentaires

Vidéos

Voici plusieurs vidéos et témoignages aidant à comprendre le lien entre le new age et les forces occultes.

Ci-dessous, le documentaire Lumière sur l’occultisme réalisé en 2023 par Cecylia Rançon pour KTO/Ellis Films.

Vous trouverez ci-dessous une playlist incluant les enseignements et témoignages :

Une ancienne “maître reiki” témoigne :