Les miracles eucharistiques

Les miracles eucharistiques

L’eucharistie constitue l’un des sept sacrements de l’Église catholique.

Au cours de sa vie publique, Jésus prépare ses disciples au sacrement eucharistique.

Jésus :

« Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.

Moi, je suis le pain de la vie.

Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm. »

(Jn 6, 59)

Puis, le soir même où Jésus fut livré, il institua le sacrement de l’eucharistie en présence de ses douze apôtres.

Jésus :

« Alors, ayant reçu une coupe et rendu grâce, il dit : « Prenez ceci et partagez entre vous. Car je vous le déclare : désormais, jamais plus je ne boirai du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. »

Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »

Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous. […] » »

(Lc 22, 17-20)

Seules les Églises catholique et orthodoxe, dans la continuité des Évangiles, croient en la présence réelle du Seigneur dans le pain et le vin consacrés (transsubstantiation). Cela a été attesté, au fil des siècles, par les miracles eucharistiques (136 reconnus par l’Église). Parfois l’hostie arrête les guerres, les épidémies et les éléments naturels. Parfois elle se met à saigner et devient véritablement chair.

Liste des miracles eucharistiques

Carlo Acutis est un jeune catholique italien décédé le 12 octobre 2006 à l’âge de 15 ans. Doté d’une maturité spirituelle fulgurante, il fut béatifié en 2020 en raison de sa vie exemplaire au service des pauvres et de l’évangélisation. Son corps incorrompu repose à Assise (Italie), au sanctuaire de la Spogliazione. Conscient de l’importance centrale de l’eucharistie, Carlo Acutis avait réalisé une exposition très détaillée sur les miracles eucharistiques qui, aujourd’hui, continue d’être exposée dans le monde entier. Elle est désormais disponible en version app pour smartphone. (Carlo Acutis a aussi réalisé trois autres expositions sur « les Appels de la Madone, les Apparitions et les Sanctuaires mariaux dans le monde« , « les Anges et les Démons« , et « l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis« .)

Voici la liste des miracles eucharistiques dressée par le bienheureux Carlo Acutis enrichie des dernières informations :

  • 2024 : Chumoukedima (Inde) – enquête en cours
  • 2013 : Legnica (Pologne)
  • 2008 : Sokółka (Pologne)
  • 2006 : Tixtla (Mexique)
  • 1992-1994-1996 : Buenos Aires (Argentine)
  • 1991 : Betania (Venezuela)
  • 1969 : San Mauro La Bruca (Italie)
  • 1948 : Rosano (Italie)
  • 1907 : Silla (Espagne)
  • 1906: Tumaco (Colombie)
  • 1902 : Saint-André de la Réunion (Île de la Réunion)
  • 1902 : Morne-Rouge (Martinique)
  • 1824 : Onil (Espagne)
  • 1822 : Bordeaux (France)
  • 1772 : Patierno, Naples (Italie)
  • 1732 : Scala (Italie)
  • 1730 : Siena (Italie)
  • 1668 : Les Ulmes (France)
  • 1657 : Montserrat (Espagne)
  • 1656 : Cava dei Tirreni (Italie) : arrêt de la peste
  • 1649 : Eten (Pérou)
  • 1643 : Pressac (France)
  • 1640 : Turin (Italie)
  • 1631 : Dronero (Italie)
  • 1630 : Canosio (Italie)
  • 1610 : Rome (Italie)
  • 1608 : Faverney (France)
  • 1604 : Mogoro (Italie)
  • 1597 : Alcalà (Espagne)
  • 1572 : Gorkum-El Escorial (Espagne)
  • 1570 : Veroli (Italie)
  • 1568 : Alcoy (Espagne)
  • 1560 : Morrovalle (Italie)
  • 1535 : Asti (Italie)
  • 1533 : Ponferrada (Espagne)
  • 1533 : Marseille-en-Beauvais (France)
  • 1517 : Salzano (Italie)
  • 1472 : Volterra (Italie)
  • 1461 : La Rochelle (France)
  • 1453 : Turin (Italie)
  • 1447 : Ettiswil (Suisse)
  • 1433 : Avignon (France)
  • 1430 : Dijon (France)
  • 1429 : Alkmaar (Pays-Bas)
  • 1427 : Zaragoza (Espagne)
  • 1421 : Bergen (Pays-Bas)
  • 1420 : Guadalupe (Espagne)
  • 1417 : Erding (Allemagne)
  • 1412 : Herentals (Belgique)
  • 1412 : Bagno di Romagna (Italie)
  • 1411 : Weiten-Raxendorf (Autriche)
  • 1411 : Ludbreg (Croatie)
  • 1405 : Bois-Seigneur-Isaac (Belgique)
  • 1400 : Boxmeer (Pays-Bas)
  • 1399 : Poznan (Pologne)
  • 1392 : Moncada (Espagne)
  • 1384 : Seefeld (Autriche)
  • 1383 : Wilsnack (Allemagne)
  • 1380 : Boxtel-Hoogstraten (Pays-Bas)
  • 1374 : Middleburg-Lovain (Belgique)
  • 1374 : Liège (Belgique)
  • 1370 : Cimballa (Espagne)
  • 1370 : Bruxelles (Belgique)
  • 1356 : Macerata (Italie)
  • 1348 : Alboraya-Almacéra (Espagne)
  • 1345 : Cracovie (Pologne)
  • 1345 : Amsterdam (Pays-Bas)
  • 1342 : Stiphout (Pays-Bas)
  • 1331 : Blanot (France)
  • 1330 : Walldürn (Allemagne)
  • 1330 : Cascia (Italie)
  • 1317 : Herkenrode-Hasselt (Belgique)
  • 1310 : Fiecht (Autriche)
  • 1300 : O’Cebreiro (Espagne)
  • 1300 : Breda-Niervaart (Pays-Bas)
  • 1297 : Gerona (Espagne)
  • 1294 : Gruaro, Valvasone (Italie)
  • 1290 : Paris (France)
  • 1290 : Glotowo (Pologne)
  • 1280 : Kranenburg (Allemagne)
  • 1273-1280 : Offida (Italie)
  • 1264 : Bolsena (Italie)
  • 1257 : Neuvy Saint Sepulcre (France)
  • 1255 : Regensburg (Allemagne)
  • 1254 : Douai (France)
  • 1251 : S. J. de las Abadesas (Espagne)
  • 1247 : Santarém (Portugal)
  • 1240 : Sainte Claire d’Assise (Italie)
  • 1239 : Daroca (Espagne)
  • 1231 : Caravaca de la Cruz (Espagne)
  • 1230-1595 : Florence (Italie)
  • 1228 : Alatri (Italie)
  • 1227 : Rimini (Italie)
  • 1222-1465 : Meerssen (Pays-Bas)
  • 1216 : Benningen (Allemagne)
  • 1203 : Bruges (Belgique)
  • 1194 : Augsburg (Allemagne)
  • 1171 : Ferrara (Italie)
  • 1125 : Bettbrunn (Allemagne)
  • XIe siècle : Trani (Italie)
  • XIe siècle : San Pier Damiani (Italie)
  • 1010 : Ivorra (Espagne)
  • 750 : Lanciano (Italie)
  • Ve-VIe siècles : Rome (Italie)
  • IVe-Ve siècle : Sainte Marie l’Égyptienne (Égypte)
  • IIIe-Ve siècles : Scété (Égypte)
  • non daté : Weingarten (Allemagne)
  • non daté : Valencia (Espagne)

Observation : Les miracles eucharistiques les plus récents démentent complètement les thèses sédévacantistes selon lesquelles « l’Église conciliaire » aurait cessé d’être catholique et valide au décès du pape Pie XII.

Les analyses scientifiques

Les miracles eucharistiques de Lanciano (Italie, ≈ an 700), de Buenos Aires (Argentine, 1992-1996), de Tixtla (Mexique, 2006), de Sokółka (Pologne, 2008) et de Legnica (Pologne, 2013), où l’hostie a changé d’aspect sans se décomposer, ont fait l’objet d’analyses scientifiques modernes en laboratoire.

Les résultats sont systématiquement les mêmes :

  • Il s’agit de tissus de chair
  • Ces tissus proviennent d’un muscle cardiaque humain
  • Ce tissu cardiaque humain est « traumatisé » (phénomène de fragmentation des cellules myocardiques,
  • lié à une souffrance physique et émotionnelle extrême)
  • Ils contiennent du sang
  • Le groupe sanguin est AB (un groupe sanguin particulièrement rare, essentiellement présent au Moyen-Orient)
  • Les tissus présentent des caractéristiques de tissus vivants (à l’exception du miracle de Lanciano)

Le cœur est l’organe vital qui permet d’irriguer tous les membres, toutes les extrémités du corps et qui leur donne vie ; il symbolise également l’amour. L’Eucharistie est véritablement le cœur de Jésus qui vient en nous pour nourrir chaque portion de notre être de son Amour divin et infini. Par cette nourriture céleste qui pénètre chacune de nos cellules, Jésus Christ est en nous, et nous sommes en lui ; unis par cette communion d’Amour nous demeurons dans la Vie et la mort n’a pas prise sur nous.

Mais souvenons-nous que toute hostie consacrée au cours d’une messe valide constitue un miracle eucharistique à part entière, puisque même si l’apparence du pain et du vin demeure identique, la transsubstantiation est active. Les sectes sataniques ne s’y trompent pas : ce sont bien des hosties consacrées au cours de messes catholiques qu’elles cherchent à voler pour leurs rituels infernaux, et non les pains distribués lors des offices protestants.

Livre de référence

Franco Serafini est un cardiologue italien exerçant à Bologne. Il s’intéresse depuis plusieurs années aux « miracles eucharistiques » par le biais de l’analyse scientifique. Son livre, Un cardiologo visita Gesù. I miracoli eucaristici alla prova della scienza, a été traduit en français sous le titre Un cardiologue rencontre Jésus, Les miracles eucharistiques à l’épreuve de la science (Éditions Artèges, 2024, 240 pages). Titre en Anglais : A Cardiologist Examines Jesus: the Stunning Science Behind Eucharistic Miracles.

Écouter son interview en Anglais.